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3.99/5 (sur 147 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Charleville-Mézières , le 14/09/1941
Biographie :

Arlette Farge est une historienne française spécialisée dans l’étude du XVIIIe siècle, directrice de recherche au CNRS et enseignante à l’EHESS.

Avec son équipe de recherche du « groupe d’histoire des femmes » (Espace public Jürgen Habermas), elle travaille sur les thèmes des identités populaires au XVIIIe siècle, des relations hommes-femmes et de l'écriture de l’histoire.

Elle s'est aussi spécialisée dans l'étude des archives judiciaires et poursuit des recherches sur la criminalité parisienne au XVIIIe siècle.

Elle est également co-animatrice de l’émission Les Lundis de l'Histoire sur France Culture.

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Frédéric Candelon-Boudet vous présente son ouvrage "Les capitaines du port de la Lune : Bordeaux des Lumières, l'appel du large" aux éditions Mollat. Entretien avec David Vincent. L'historienne citée à la 13e minute et 52 secondes n'est pas Arlette Fage, mais bien Arlette Farge. Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2664444/frederic-candelon-boudet-les-capitaines-du-port-de-la-lune-bordeaux-des-lumieres-l-appel-du-large Note de musique : © mollat Sous-titres générés automatiquement en français par YouTube. Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Linkedin : https://www.linkedin.com/in/votre-libraire-mollat/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Vimeo : https://vimeo.com/mollat

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"En histoire, les vies ne sont pas des romans, et pour ceux qui ont choisi l'archive comme lieu d'où peut s'écrire le passé, l'enjeu n'est pas dans la fiction."
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Le cabaret appartient au peuple ; tout bonnement parce qu'il est le prolongement du boulevard, l'aboutis normal d'une vie menée dehors par toute une population où l'intime n'a pas de place reconnue. Des cabarets et des taverne, on en compte à peu près 2 000 à Paris. On y passe, on s'y arrête, on y revient, on y a même ses habitudes.
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Si une épouse veut enfermer son conjoint, elle doit convaincre le Roi de l'horreur de sa situation
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Le goût de l'archive s'enracine dans ces rencontres avec des silhouettes défaillantes ou sublimes. Obscure beauté de tant d'existences à peine éclairées par les mots, s'affrontant à autrui, aussi prisonnières d'elles-mêmes que défaites du temps qui les abrite.
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De toutes parts, on s'indigne de l'insubordination et de l'insolence de ceux qu'on voudrait voir obéir en domestiques dans la chaîne des autorités successives qui va du roi au plus petit d'entre tous. Cette indignation est teintée d'une véritable peur : les syndics et jurés n'osent pas intervenir sans le commissaire qui, lui-même, hésite, intervient discrètement ou tente d'impossibles conciliations. Une seule issue, bien souvent employée : la lettre de cachet sur ordre royal, rapide, sans jugement et qui fait disparaître du jour au lendemain l'ouvrier trublion.
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Avec la notion de progrès s'insinue le souci d'une nouvelle surveillance. Elle n'aura plus grand chose à voir avec celle des patrouilles du guet.
On éclairera les rues, on achèvera d'inscrire sur la pierre des maisons le nom de chaque ruelle, on numérotera chaque bâtisse, on se repérera enfin dans la ville.
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L'avidité que montre la population parisienne pour se mettre au courant de ce qui survient est un usage de la vie, une habitude aussi réfléchie qu'émotionnelle.
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Au XVIIIe siècle, dans la rue, les carrefours, les marchés, les tavernes, sur les bords de Seine et près des ports, parler et se parler est une nécessité matérielle et économique pour ceux qui ne savent pas écrire, un échange permanent, mais aussi une forme de plaisir continu et bavard, même si les bouches, en ces temps, s'ouvrent bien souvent pour des cris, disputes et injures, attisés par l'ivresse.
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"Le silence d'une salle d'archives est fabriqué de regards qui s'attardent sans voir ou dévisagent en aveugles."
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L'archive est excès de sens, là où celui qui la lit ressent de la beauté, de la stupeur et une certaine secousse affective. Le lieu est ici secret, pour chacun différent, mais, dans tout itinéraire, surviennent des rencontres qui facilitent l'accès à ce lieu et surtout à son expression. Michel Foucault fut une de ces rencontres, à la fois simple et déroutante. Il aimait le manuscrit et l'archive, et pouvait écrire combien ces textes de peu l'impressionnaient : "Sans doute une de ces impressions dont on dit qu'elles sont "physiques", comme s'il pouvait y en avoir d'autres." Commotionné, il savait que l'analyse ne pouvait pas tout dire, mais aussi que l'émotion dite ne satisfaisait point les historiens, pourtant il n'éloignait point cette forme d'appréhension du document aussi autorisée que d'autres et peu la lui connaissaient : "J'avoue que ces "nouvelles" surgissant soudain à travers deux siècles et demi de silence ont secoué en moi plus de fibres que ce qu'on appelle d'ordinaire la littérature [...] si je les ai utilisées c'est sans doute à cause de cette vibration que j'éprouve lorsqu'il m'arrive de rencontrer ces vies infimes devenues cendres dans les quelques phrases qui les ont abattues."
Qui a le goût de l'archive cherche à arracher du sens supplémentaire aux lambeaux de phrases retrouvées ; l'émotion est un instrument de plus pour ciseler la pierre, celle du passé, celle du silence.
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