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3.73/5 (sur 574 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Pittsburgh,Pennsylvanie , le 23/10/1965
Biographie :

Augusten Burroughs (né Christopher Robison) est un écrivain américain.

Augusten est le fils du poète Margaret Robison et du professeur de philosophie John G. Robison.

Il vit aujourd’hui à New York. Il est devenu un auteur à sensation en publiant ses mémoires. Son premier livre, le plus connu, s’intitule Courir avec des ciseaux, il à été adapté au cinéma.

Source : Wikipédia
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Courir avec des ciseaux (Running With Scissors) - Official HD Movie Trailer 2006


Citations et extraits (42) Voir plus Ajouter une citation
Dans le bus de minuit qui me conduisait à Amherst, j'ai passé en revue tous les visages d'homme, à l'affût d'un petit copain potentiel. Question critères, la barre était très haute : le premier à se retourner sur moi ferait l'affaire, n'importe qui. Personne ne m'a regardé.
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Mais elle l'aimait. Je le crois. Je sais exactement comment c'est, d'aimer quelqu'un qui ne le mérite pas. Parce que cette personne est tout ce qu'on a. Parce que n'importe quelle sorte d'attention vaut mieux que pas d'attention du tout.
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La part de moi qui autrefois astiquait des bijoux pendant des heures et se peignait les cheveux jusqu'à s'en écorcher le cuir chevelu allumait maintenant sans arrêt des cigarettes soigneusement écrasées ensuite. J'étais un fumeur-né, mais jusqu'à ce jour, je n'avais pas eu de cigarettes à ma disposition, tout simplement.
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Je suis entré d'un pas nonchalant, et me suis dirigé droit vers le fond du magasin pour chercher un Coca Light. Comme ça, me suis-je dit, il aurait tout le temps de me mater dans mon jean Calvin Klein. J'étais bien content d'avoir pensé à enfiler aussi mon sweat-shirt rouge, car il me faisait paraître moins pâlot.
J'ai pris la cannette et j'ai gagné la caisse, en feignant d'examiner distraitement les linéaires. Mon coeur s'est emballé. Ça battait tellement fort, là-dedans, que j'avais peur que le garçon ne l'entende, qu'il ne s'imagine que j'avais un problème cardiaque et que du coup, il ne me considère pas comme un bon candidat pour une relation à long terme, mais au contraire comme quelqu'un de juste bon pour une aventure sexuelle sans lendemain. Et s'il y avait une chose au monde dont je ne voulais pas, c'était bien d'une aventure sans lendemain. L'idée de baiser à droite à gauche et de s'en tenir là, je trouvais ça dégoûtant.
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Notre maison était remplie de livres, des milliers, rangés dans les bibliothèques qui recouvraient les murs. Empilés sous forme de gratte-ciel près des lits. Sur la moindre surface plane. Des livres partout. Il m'arrivait de dormir avec un livre sous mon oreiller parce que je trouvais ces objets réconfortants.
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- Tu n'as jamais le sentiment qu'on est lancés à la poursuite de quelque chose ? Une chose plus importante ? Que seuls toi et moi on peut voir. Que c'est comme si on était en train de courir, courir, courir ?
- Ouais, ça, pour courir, on court... mais avec des ciseaux.
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Le problème, quand on a personne pour vous dire ce qu'il faut faire, c'est qu'il n'y a personne pour vous dire ce qu'il ne faut pas faire. Je venais de le comprendre.
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Ma copine Jill est le genre de personne qui traversera toujours une rue à un passage clouté sans quitter des yeux le feu vert pour les piétons."Si j'arrive de l'autre côté avant que le feu ne commence de clignoter au rouge, ma journée sera bonne." Elle croit que si le feu passe au rouge alors qu'elle n'est pas encore arrivée de l'autre côté, il pourrait bien lui arriver quelque mauvais coup.
C'est la version adulte de ce jeu magique propre aux enfants : "Marche dans une flaque d'eau et ta maman se claque le dos." Jésus lui-même a du entendre ça à la récré. Et à chaque génération les gosses évitent les flaques pour épargner à leur mère de passer le restant de ses jours dans un fauteuil à roulettes.
Je me souviens que moi je ne manquais jamais d'y patauger. Je ne sais pas s'il y a une relation de cause à effet, mais ma folle de mère est aujourd'hui partiellement paralysée et se déplace en chaise roulante.
Voilà deux exemples de ce que les psychologues appellent la "pensée magique", autrement dit la croyance qu'on peut exercer sur les évènements une plus grande influence qu'on ne pense.
Mon amie Suzanne est un autre exemple. En avion elle est une passagère craintive, raide dans son siège, toutes ses pensées tendues à maintenir l'appareil en l'air. Elle se refuse à lire un magazine ou à faire un petit somme, redoutant que la relâche de sa concentration n'entraine la chute de l'avion. "Je reste là assise, serrant les accoudoirs, à penser vole, vole, vole." Elle comprend, bien sûr, que l'appareil poursuivra ou non son vol, indépendamment de sa concentration. L'affaire est entre les mains de dieu et des terroristes.
Je n'ai jamais été de ces gens qui croient que quelque portion de l'univers se déplacera s'ils se concentrent assez fort. Je n'ai jamais rien attendu d'autre d'un passage clouté que de me protéger quand je traverse une rue. Je préfère penser que c'est le monde entier que je contrôle avec mon esprit.
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C'est précisément pour cette raison qu'il est parfois gratifiant de se tailler les veines et de pisser le sang. Comme en ces jours de grisailles où rien ne distingue huit heures du matin de midi, où rien ne s'est passé entre les deux et où rien ne se passera après, et que vous êtes en train de laver un verre dans l’évier quand, accidentellement, il se brise et vous entaille la peau. Ce rouge vous cause alors un choc, c'est la chose la plus éclatante de la journée, il est si intense qu'il vous donne le tournis, ce sang - votre sang. Ce n'est pas forcément désagréable, car au moins, on se sait vivant.
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Ma mère a pris beaucoup de phots de mon cochon d'Inde Ernie et de moi - Ernie dans un des costumes que j'avais créés pour lui avec des bouts de tissu et de colle, Ernie assis sur une chaise comme une personne. Mais quand j'ai tendu un des énormes soutiens-gorge de ma mère entre les dossiers de deux chaises de la cuisine et que j'ai installé Ernie dans un des bonnets, comme dans un hamac, elle n'a pas pris de photo comme je l'espérais mais elle a crié : "Retire-moi cette horrible chose de mon soutien-gorge!" Je me suis senti insulté qu'elle ait traité Ernie d'"horrible chose" et je lui ai répliqué : "Il est plus joli que ce qui se trouve d'habitude dans ce vieux soutien-gorge."
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