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4.15/5 (sur 248 notes)

Nationalité : France
Né(e) le : 03/08/1971
Biographie :

Philosophe française, spécialiste de la pensée de Nietzsche et de philosophie politique. Maître de conférences à l’Université Bordeaux Montaigne et membre de l’Institut universitaire de France.
Ses recherches s’inscrivent aujourd’hui dans le champ de la philosophie politique et portent sur l’histoire des libéralismes et de la démocratie.
Ses travaux actuels prolongent l’exploration de ces questions dans le champ des sciences de la vie et de la santé en s’intéressant aux mutations récentes des politiques de santé publique.
Son dernier essai s'intéresse à ce que devrait être la démocratie en explicitant les implications du programme démocratique : le pouvoir du peuple sur lui-même.
Elle est la fille du philosophe Bernard Stiegler

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Spécialiste du rapport entre la politique et la biologie, Barbara Stiegler s'est intéressée aux origines du néolibéralisme, portées notamment par une injonction à l'adaptation, issue du lexique biologique de l'évolution. Dans cet entretien par Olivier Berruyer pour Élucid, elle revient sur ce qui caractérise notre régime politique, et en tire les conséquences pour la « démocratie » : dans un monde néolibéral, le pouvoir (la souveraineté) ne peut pas appartenir au peuple. En ce sens, l'ère d'Emmanuel Macron se présente comme une forme archétypale de ce régime à bout de souffle et fortement contesté.

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Citations et extraits (75) Voir plus Ajouter une citation
Jusqu’au 6 mars 2020, Emmanuel Macron lui aussi a nié la réalité du problème. Ce jour-là, mettant en scène une sortie au théâtre avec son épouse, il a insisté sur la nécessité de « ne rien changer à nos habitudes de vie ». Moins d’une semaine plus tard, il décidera pourtant de fermer toutes les écoles (12 mars), puis tous les cafés et restaurants (14 mars) et finalement tout le pays (17 mars). Comment comprendre un revirement aussi spectaculaire ? L’erreur ici serait de chercher un plan ou une stratégie.
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De sorte qu'on peut se demander si ce virus ne réalisait pas finalement le rêve ultime des néolibéraux : chacun , confiné seul chez soi devant son écran, participant à la numérisation intégrale de la santé et de l'éducation, tandis que toute forme de vie sociale et d'agora démocratique était décrétée vecteur de contamination. S'il avait commencé par mettre à bas le discours néolibéral sur la mondialisation, le virus semblait lui permettre, avec le virage numérique, de retomber sur ses pieds.
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Toute critique des manipulations du savoir par le pouvoir allait être immédiatement accusée de “complotisme“, au mépris des cris d'alarme des plus grandes sur revues scientifiques.
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L’idée est bien de passer du cap aux grèves, et de notre propre destruction à notre lente et profonde réparation.
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Plutôt que de continuer dans la lutte à courir après l’accélération des flux, qui nous décentre sans cesse vers un ailleurs et qui renvoie toujours tout à plus tard, notre grève est toute simple. Il s’agit juste de prendre le temps de s’asseoir ensemble sur nos rives, et de se laisser gagner par ses stases pour réinventer ensemble, sur le parvis, dans nos couloirs, dans nos salles de cours, dans nos amphi-théâtres et dans nos bureaux, par de grandes et minuscules discussions, ce que nous voulons pour cette université, pour ce lycée, pour cet hôpital, pour cette ville, pour cet endroit où nous sommes et que nous contribuons chaque jour à transformer. Plutôt que de se donner un agenda mondial et de contempler lucidement la fin du monde, plutôt que de se soumettre à un agenda national pour affronter le verdict des urnes et retourner nous coucher découragés, il s’agit de dés-automatiser nos conduites et de renouer avec un rapport critique à ce qui nous entoure. Il s’agit au fond de redonner à nos métiers de soin, d’éducation et de santé leur sens et leur légitimité sociale, qui n’est pas seulement de produire de la connaissance ou de la santé, mais d’abord de la pensée, capable de faire face à ce qui nous arrive.
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Hannah Arendt écrivait déjà dans les années 70 « La société de masse (…) est essentiellement une société de consommateurs (…) Croire qu’une telle société deviendra plus "cultivée" avec le temps et le travail de l’éducation, est, je crois, une erreur fatale (…) l’attitude de la consommation, implique la ruine de tout ce à quoi elle touche. » (Arendt, La crise de la culture 1972).
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Oui, c'est vrai, écrire des livres ne prédispose nullement à la mobilisation, et bien souvent, cela conduit même à se séparer du monde. Mais écrire et lire des livres, enseigner, étudier et chercher, c'est aussi tenter de se transformer soi-même et de comprendre ce qui nous entrave pour se redonner une réelle puissance d'agir. P.117
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C'est à ce moment-là que triompha dans les têtes la "distanciation sociale".Certains se demandèrent s'il n'y avait pas là une sorte de lapsus du gouvernement. Désignant les distances physiques de sécurité, l'expression du "social distancing" reprise à l'anglais des épidémiologistes, trahissait peut-être ici un projet politique inavouable : celui d'une dissolution des mouvements sociaux qui, depuis deux ans, avaient bloqué le gouvernement dans ses réformes. Qu'il se soit agit d'un lapsus ou d'un choix délibéré l'expression se répandit comme une traînée de poudre et elle fonctionna comme un nudge efficace, décourageant toute forme de reprise de la vie sociale, en particulier chez ceux qui se devaient d'afficher un comportement "responsable".
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Ce que le virus, au fond, met à nu, c’est la contradiction entre les effets délétères sur notre santé de ce qu’on appelle à tort le « développement économique » et le sous-développement actuel de presque tous nos
systèmes sanitaires, y compris ceux des pays les plus riches de la planète.
Mais ce qu’il révèle aussi, c’est le modèle de développement aberrant dans
lequel nos sociétés se sont enferrées en privilégiant, contre tout le reste, un arsenal biotechnologique extrêmement coûteux.
À l’hôpital, la pression à « l’innovation » s’est progressivement imposée au détriment des soins de base, pourtant indispensables à la santé, mais toujours plus méprisés par les gestionnaires.
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En s'enferrant dans un constructivisme hostile à tout naturalisme, la pensée contemporaine a largement contribué, au contraire, à abandonner le gouvernement du vivant aux tendances les plus réductionnistes des sciences de la vie.
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