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Note moyenne 4.19 /5 (sur 161 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1971
Biographie :

Barbara Stiegler est professeur de philosophie à l’Université Bordeaux Montaigne et membre de l’Institut universitaire de France. Initialement spécialisée en philosophie allemande (Nietzsche et la biologie, Puf, "Philosophies", 2001 et Nietzsche et la critique de la chair. Dionysos, Ariane, le Christ, Puf, "Epiméthée", 2005), ses recherches s’inscrivent aujourd’hui dans le champ de la philosophie politique et portent sur l’histoire des libéralismes et de la démocratie.

Son dernier livre met au jour les sources évolutionnistes du néolibéralisme ainsi que ses relations d’emblée conflictuelles avec la pensée politique pragmatiste de John Dewey (Gallimard, "Nrf Essais", paru en 2019). Ses travaux actuels prolongent l’exploration de ces questions dans le champ des sciences de la vie et de la santé en s’intéressant aux mutations récentes des politiques de santé publique.
Elle est la fille du philosophe Bernard Stiegler
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Barbara Stiegler et François Alla - Santé publique année zéro

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BurjBabil   04 février 2021
De la démocratie en pandémie : Santé, recherche, éducation de Barbara Stiegler
Jusqu’au 6 mars 2020, Emmanuel Macron lui aussi a nié la réalité du problème. Ce jour-là, mettant en scène une sortie au théâtre avec son épouse, il a insisté sur la nécessité de « ne rien changer à nos habitudes de vie ». Moins d’une semaine plus tard, il décidera pourtant de fermer toutes les écoles (12 mars), puis tous les cafés et restaurants (14 mars) et finalement tout le pays (17 mars). Comment comprendre un revirement aussi spectaculaire ? L’erreur ici serait de chercher un plan ou une stratégie.
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Sycorax   20 juin 2022
Santé publique année zéro de Barbara Stiegler
À partir de l'allocution présidentielle du 12 juillet 2021, annonçant la mise en place d'un «pass» qui conditionnait, pour toute la population de plus de douze ans, la poursuite de la vie sociale à son statut sanitaire, nous basculions dans un nouveau type de société. La partition manichéenne sur les choses, qui s'était déclinée en une série de totems et de tabous («je suis pour le vaccin », « pour le masque », «pour les mesures sanitaires »), mutait en un affrontement entre les personnes, qui allait miner l'ensemble de la société allant jusqu'à séparer les amis, diviser les couples et les familles et fracturer les collectifs de travail, les associations et les partis. Appliquant à la lettre les leçons du juriste allemand Carl Schmitt, pour qui l'opposition entre amis et ennemis était au fondement de la communauté politique, le dispositif du «pass» allait contraindre l'ensemble de la société à se recomposer autour de deux camps : celui hégémonique du chef et de ses partisans et celui des ennemis de l'intérieur, condamnés au silence et à la dissidence jusqu'à ce que le pouvoir parvienne à les « réduire » : « C'est une toute petite minorité qui est réfractaire. Celle-là, comment on la réduit? [...] [Puisque] je ne vais pas les mettre en prison, [ni les] vacciner de force, [...] on la réduit, pardon de le dire, comme ça, en l'emmerdant encore davantage». Au lieu d'une bataille présidentielle opposant le gouvernement à ses oppositions, qui aurait été aussi l'heure du bilan et le moment de contempler ensemble le champ de ruines de la crise hospitalière et de tout le secteur de la santé publique, la guerre organisée par le Président dessinait deux camps : ceux qui acceptaient de se soumettre au «pass» et à son monde et ceux qui s'y refusaient. Il n'était pas certain que ce plan avait été clairement théorisé par les cabinets de consulting qui, avec McKinsey et la Nudge unit de BVA, gangrenaient les ministères et l'Élysée. Mais le résultat était là. Le schème ami/ennemi sans cesse réactivé par le dispositif du pass, et implémenté sur un mode automatisé dans toutes nos relations sociales tracées par le QR. code, était en train de liquider les principes fondamentaux de notre République.
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PGilly   26 mars 2021
De la démocratie en pandémie : Santé, recherche, éducation de Barbara Stiegler
De sorte qu'on peut se demander si ce virus ne réalisait pas finalement le rêve ultime des néolibéraux : chacun , confiné seul chez soi devant son écran, participant à la numérisation intégrale de la santé et de l'éducation, tandis que toute forme de vie sociale et d'agora démocratique était décrétée vecteur de contamination. S'il avait commencé par mettre à bas le discours néolibéral sur la mondialisation, le virus semblait lui permettre, avec le virage numérique, de retomber sur ses pieds.
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ErnestLONDON   10 mars 2021
De la démocratie en pandémie : Santé, recherche, éducation de Barbara Stiegler
Toute critique des manipulations du savoir par le pouvoir allait être immédiatement accusée de “complotisme“, au mépris des cris d'alarme des plus grandes sur revues scientifiques.
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ErnestLONDON   02 décembre 2020
Du cap aux grèves de Barbara Stiegler
L’idée est bien de passer du cap aux grèves, et de notre propre destruction à notre lente et profonde réparation.
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ErnestLONDON   15 novembre 2020
Du cap aux grèves de Barbara Stiegler
Plutôt que de continuer dans la lutte à courir après l’accélération des flux, qui nous décentre sans cesse vers un ailleurs et qui renvoie toujours tout à plus tard, notre grève est toute simple. Il s’agit juste de prendre le temps de s’asseoir ensemble sur nos rives, et de se laisser gagner par ses stases pour réinventer ensemble, sur le parvis, dans nos couloirs, dans nos salles de cours, dans nos amphi-théâtres et dans nos bureaux, par de grandes et minuscules discussions, ce que nous voulons pour cette université, pour ce lycée, pour cet hôpital, pour cette ville, pour cet endroit où nous sommes et que nous contribuons chaque jour à transformer. Plutôt que de se donner un agenda mondial et de contempler lucidement la fin du monde, plutôt que de se soumettre à un agenda national pour affronter le verdict des urnes et retourner nous coucher découragés, il s’agit de dés-automatiser nos conduites et de renouer avec un rapport critique à ce qui nous entoure. Il s’agit au fond de redonner à nos métiers de soin, d’éducation et de santé leur sens et leur légitimité sociale, qui n’est pas seulement de produire de la connaissance ou de la santé, mais d’abord de la pensée, capable de faire face à ce qui nous arrive.
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Claire45   27 octobre 2020
Du cap aux grèves de Barbara Stiegler
Oui, c'est vrai, écrire des livres ne prédispose nullement à la mobilisation, et bien souvent, cela conduit même à se séparer du monde. Mais écrire et lire des livres, enseigner, étudier et chercher, c'est aussi tenter de se transformer soi-même et de comprendre ce qui nous entrave pour se redonner une réelle puissance d'agir. P.117
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Sibela   06 mars 2022
De la démocratie en pandémie : Santé, recherche, éducation de Barbara Stiegler
C'est à ce moment-là que triompha dans les têtes la "distanciation sociale".Certains se demandèrent s'il n'y avait pas là une sorte de lapsus du gouvernement. Désignant les distances physiques de sécurité, l'expression du "social distancing" reprise à l'anglais des épidémiologistes, trahissait peut-être ici un projet politique inavouable : celui d'une dissolution des mouvements sociaux qui, depuis deux ans, avaient bloqué le gouvernement dans ses réformes. Qu'il se soit agit d'un lapsus ou d'un choix délibéré l'expression se répandit comme une traînée de poudre et elle fonctionna comme un nudge efficace, décourageant toute forme de reprise de la vie sociale, en particulier chez ceux qui se devaient d'afficher un comportement "responsable".
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steka   04 février 2021
De la démocratie en pandémie : Santé, recherche, éducation de Barbara Stiegler
Ce que le virus, au fond, met à nu, c’est la contradiction entre les effets délétères sur notre santé de ce qu’on appelle à tort le « développement économique » et le sous-développement actuel de presque tous nos

systèmes sanitaires, y compris ceux des pays les plus riches de la planète.

Mais ce qu’il révèle aussi, c’est le modèle de développement aberrant dans

lequel nos sociétés se sont enferrées en privilégiant, contre tout le reste, un arsenal biotechnologique extrêmement coûteux.

À l’hôpital, la pression à « l’innovation » s’est progressivement imposée au détriment des soins de base, pourtant indispensables à la santé, mais toujours plus méprisés par les gestionnaires.
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PGilly   26 mars 2021
De la démocratie en pandémie : Santé, recherche, éducation de Barbara Stiegler
Les soignants furent quasiment les seuls, à la sortie du confinement, à manifester dans l'espace public et à y être autorisés par les préfectures. On aurait pu imaginer que les millions de Français qui les avaient applaudis et érigés au rang de héros viendraient défiler à leurs côtés. Il n'en fut rien et il n'y eut là rien d'étonnant. Car si l'héroïsation avait si bien fonctionné, c'était justement pour désamorcer toute forme de conflit social et convertir magiquement le négatif de la colère en l'honneur du dévouement.
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