AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Note moyenne 3.17 /5 (sur 60 notes)

Nationalité : France
Né(e) le : 29/11/1969
Biographie :

Écrivain et journaliste française.

Elle est l'auteur d'une cinquantaine de livres en nom propre (romans, essais, carnets d'humour), pour le compte de vedettes, psychiatres et psychanalystes, témoins de société (nègre littéraire) ou sous les pseudonymes de "Agathe Ward" ("Télécruella" en 2007) ou "CatSig" ("Celle qui couche avec les autres" en 2010)

Elle collabore de façon permanente à la presse écrite et épisodique à la radio ou à la télévision.

Après les classes préparatoires classiques au Lycée Louis le Grand (1988-89-90) à Paris, elle fait une licence et un DEA de Philosophie consacrés à Leibniz, sur le thème de "la liberté, le destin et la grâce de Dieu" dans l’œuvre du philosophe allemand à partir d'opuscules latins inédits et intraduits (Sorbonne 1990-1991).

Elle fait ses premiers pas de journaliste à Bas les masques chez Mireille Dumas (1992), y découvre le goût des gens et écrit ses premières "autobiographies" comme nègre (tous ses livres sont néanmoins signés). Elle alterne à compter de cette date "autobiographies" pour le compte d'anonymes éprouvés par la vie ou de célébrités, marchant au "coup de foudre" au gré de ses rencontres. Elle a raconté cette aspect de sa vie professionnelle dans "Enfin Nue" (Intervista, 2008)

Après une dizaine de livres, elle écrit son premier roman "A la folie, je t'aime" (éditions1/Calmann Levy), en 1999, sur le thème de l'aliénation, qui reçoit un bel accueil de la critique.

Depuis 1999, elle écrit des livres personnels, en alternance avec des livres pour le compte des autres.

Elle mène de front télévision, presse écrite, et écriture, avec des phases monomaniaques. Elle a été journaliste et chroniqueuse spécialisée dans les sujets société à Sans Aucun Doute (1997-1998), rédactrice en chef de Ciel mon mardi (2000) et Y a pas photo, sur TF1. Elle a également été chroniqueuse sur France 3 dans des sketchs filmés (Jules et les filles, France 3, 2006), en quotidienne sur Morandini ! (Direct 8, 2007-2008) durant deux ans, ou dans les Maternelles (2009). Elle est l'auteur d'un Zone interdite consacré aux mères en prison.

En presse écrite, Catherine Siguret écrit chaque mois depuis 1994 des témoignages dans Maxi, et des papiers "psy" ou société dans Questions de femmes.
+ Voir plus
Source : Wikipedia
Ajouter des informations
Bibliographie de Catherine Siguret   (36)Voir plus


Catherine Siguret et ses lectures



Quel est le livre qui vous a donné envie d`écrire?


Certaines pages d`Albert Cohen (à qui le héros de mon dernier roman doit son prénom), de Louis-Ferdinand Céline, de Gustave Flaubert, rien de très original car dans le fond, l`Histoire trie le bon grain de l`ivraie, d`où la tentation de ne lire que des auteurs défunts, et depuis assez longtemps.


Quel est l`auteur qui vous a donné envie d`arrêter d`écrire (par ses qualités exceptionnelles...)


A peu près les mêmes, mais je peux être aussi "soufflée", comme on dit l`être par une bombe, par des romans contemporains, comme tout récemment Pour Vous de Dominique Mainard ou Les Déferlantes de Claudie Gallay. On reste un peu pétrifié quand il y a une forme de perfection dans un roman, au sens d`une rondeur, une boucle bouclée. Pourquoi écrire après ?


Quelle est votre première grande découverte littéraire ?


Une vie , de Guy de Maupassant. Tous les classiques ont suivi ensuite.



Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?


Madame Bovary

Quel est le livre que vous avez honte de ne pas avoir lu ?


Sans aucun doute, A la recherche du temps perdu . Je ne passe pas la page 50, malgré des efforts obstinés. Je n`ai pas dit (lu) mon dernier mot : j`ai mis des années à aimer Belle du Seigneur , qui est resté l`une de mes plus belles lectures.



Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?


Le vent Paraclet ou Claudie Gallay, donc.


Quel est le classique de la littérature dont vous trouvez la réputation surfaite ?


A la recherche du temps perdu , donc. Je ne parle pas du style mais de l`extrême contentement de soi, du culte d`une consanguinité culturelle. Je ne devrais pas dire mon avis d`aujourd`hui, puisque mon ambition en toutes matières est de changer d`avis un jour !


Avez vous une citation fétiche issue de la littérature ?


Non.


Et en ce moment que lisez-vous ?


Le dernier frère , de Nathacha Appanah, avec plaisir mais sans passion.


L`entretien de Catherine Siguret avec Babelio à propos de Tout Pour le Mieux



Il y a de nombreux rebondissements au cours de l`histoire, est-ce que vous avez eu toute l`histoire en tête avant de l`écrire ou bien, au contraire, est-ce que l`histoire s`est imposée d`elle-même au fur et à mesure de son écriture ?


Je n`ai jamais de plan en tête, sinon une première scène assez obsédante pour que je commence à écrire. La suite vient aussi par scènes, un film qui se déroule sous mes yeux et que je me borne à décrire le matin après l`avoir rêvé le soir en général. J`aime être surprise moi-même par mes héros, les aimer assez pour qu`à un moment donné, ils se mettent à vivre leur vie, celle qui m`échappe et me déroute.


De même, les personnages ne se découvrent pas tout de suite, les lecteurs apprennent à les connaître au gré de certaines révélations qui les concernent et de la découverte de certains motifs qui les animent. Les aviez-vous bien en tête avant de rédiger ou ont-ils beaucoup évolué entre les premiers jets et la version finale du roman ?


Rien en tête avant, donc. Par ailleurs, il n`y a qu`un jet. Qui arrive par saccades, jour après jour, sur une période d`un mois et demi à peu près, à ne penser qu`à ça, à écrire par tranches de deux heures/une heure de sommeil profond toute la journée, avant une grande nuit de huit heures. Rien d`autre alors ne m`intéresse. Et un très petit nombre de gens.


Nos deux amoureux Albert et Marilyn, tout semble les opposer au début. Est-ce, selon vous, le point de départ idéal pour vivre une grande histoire d`amour ?


Le point de départ idéal est pour moi l`immense curiosité de l`autre, un désir insatiable de le connaître, une soif, qui va de paire avec le désir sexuel, l`un nourrissant l`autre. Or je ne suis pas, moi, très curieuse de mes semblables, de mes pairs, sinon très intellectuellement, donc amicalement. Reste que la vie surprend, et qu`entre ce que l`on croit et ce qui finalement survient, il y a parfois un abîme. "Idéal" n`a pas de réalité. L`amour est une réalité.


L`histoire se déroule principalement dans un seul et même immeuble. Aviez-vous la volonté d`en faire un véritable personnage du roman ?


Je crois que les murs imprègnent la vie, plus qu`on ne croit. Les mêmes personnes au même moment ne vivraient pas la même histoire selon qu`ils vivraient dans un château ou dans un trois pièces, ou une villa avec piscine. Les lieux modulent les êtres et leurs sentiments. Cet immeuble de l`avenue Mozart, c`est tout un esprit bourgeois, une volonté de pérennité. Ce n`est pas un hasard s`il va arriver "des bricoles", très matériellement, à cet immeuble, sans dévoiler le marasme. Ensuite, les héros iront Quai des Grands Augustins, c`est plus romantique, plus bohème, plus poétique. A chaque période de la vie correspond ses pierres.

Il s`agit votre quatrième roman. Est-ce que cela signifie la fin de votre travail en tant que "nègre" dont vous aviez fait part dans le livre Enfin nue ! : Confessions d`un nègre littéraire


Oui, j`avais écrit Enfin nue ! : Confessions d`un nègre littéraire pour dire stop, pour écrire "stop" plutôt, comme un ordre. A plus de 40 livres à 40 ans, il faut savoir dire stop et doonner plus de temps à la vie, même si j`en donnais déjà beaucoup. Je n`ai fait, depuis cette promesse il y a quatre ans, que trois rechutes. Il y en aura peut-être d`autres mais j`ai cessé d`écrire tête baissée, sans faire aucun plan de carrière.

On sait que vous écrivez beaucoup. Avez-vous déjà de nouveaux romans en préparation ?


Je ne peux pas. C`est comme une histoire d`amour avec ses personnages, un roman, et je suis monomaniaque. Il faut que ceux-là vivent ou meurent mais qu`ils passent. Je me mettrai sans doute moins vite à écrire le suivant en cas de succès (comme quand on est heureux, on ne passe pas à l`amour suivant). En cas d`échec, je serai sans regret, j`en aimerai d`autres.


Enfin, une dernière question concernant un de vos précédents romans, avez-vous envisagé une suite à Je vous aime ?


Je vous aime a une suite, qui s`appelle J`aimerais vous revoir et était beaucoup moins bon. Comme le monde est juste, les lecteurs en tout cas, je crois, il s`est peu vendu et est parti récemment au pilon. Sans regret là encore. Je ne crois pas qu`il faille faire des suites. Quand une histoire est réussie, il faut avoir le courage à la fois de la regarder comme telle et d`en entamer une autre. En pariant qu`elle sera plus belle. Tout pour le Mieux, c`est un titre mais c`est aussi une bonne devise pour vivre heureux.

Le 26 août 2010

Merci à MathildebOOks et peterglitter pour leurs questions !

Découvrez Tout pour le mieux par Catherine Siguret, le nouveau roman de Catherine Siguret aux éditions Robert Laffont.









étiquettes
Videos et interviews (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

Catherine Siguret parle de "Le mouton de la place des Vosges" Partie 1


Citations et extraits (67) Voir plus Ajouter une citation
bgn   21 octobre 2012
Les fonctionnaires de Catherine Siguret
Quelle est la différence entre un fonctionnaire et un chômeur ?

Le chômeur a déjà travaillé et espère s'y remettre un jour.
Commenter  J’apprécie          80
bgn   21 octobre 2012
Les fonctionnaires de Catherine Siguret
L'administration par objectif est efficace si vous connaissez les objectifs. Mais 90% du temps vous ne les connaissez pas.
Commenter  J’apprécie          80
bgn   21 octobre 2012
Les fonctionnaires de Catherine Siguret
Après avoir fait une grosse connerie, le chat grimpe dans un arbre. Et le fonctionnaire, dans la hiérarchie.
Commenter  J’apprécie          71
bgn   21 octobre 2012
Les fonctionnaires de Catherine Siguret
Le fonctionnaire paresseux est, en général, mal noté par ses supérieurs hiérarchiques : il répugne à faire semblant de tavailler comme tout le monde !
Commenter  J’apprécie          60
rkhettaoui   20 avril 2014
Ma mère, ce fléau - sur le divan de Patrick Delaroche de Catherine Siguret
La sexualité débridée et coupable qu’une mère reproche à son fils en l’absence d’éléments probants, c’est celle de qui ? Le plus souvent, la sienne propre. Au même titre qu’une mère soupçonne son enfant de ne pas être capable de gagner sa vie au motif qu’elle se l’est épargné, elle peut le soupçonner des pires turpitudes parce qu’elle y est sujette. L’on ne sait rien de la vie de cette mère qui permette d’y voir plus clair… Que le fils d’une telle génitrice jette son dévolu sur une femme plus âgée n’étonne pas davantage que la réaction maternelle qui s’ensuit : le fils rejoue le vice adultère avec une version de sa mère, son double en plus jeune, le comble pour une femme jalouse au point de haïr l’animal domestique de son enfant.
Commenter  J’apprécie          40
rkhettaoui   20 avril 2014
Ma mère, ce fléau - sur le divan de Patrick Delaroche de Catherine Siguret
Ma mère ne nous a pas éduquées, elle nous a élevées, comme des animaux, ou plutôt laissées grandir en s’occupant de nous le moins possible. Elle nous confiait à droite à gauche pour aller à la plage avec ses copines, ou être tranquille, y compris le jour de Noël, que nous ne fêtions jamais à la bonne date puisque notre père naviguait – ma mère aussi dans une certaine mesure ! Nous avons, ma sœur et moi, connu la pension dès la sixième le temps de la vie scolaire, mais aussi pendant les vacances, quand ce n’était pas la colonie, les oncles, les tantes. Quand elle venait nous voir au pensionnat à une centaine de kilomètres, c’était sans aménité aucune, et jusqu’à nous faire honte par ses sorties démonstratives ou sa cruauté.
Commenter  J’apprécie          40
rkhettaoui   20 avril 2014
Ma mère, ce fléau - sur le divan de Patrick Delaroche de Catherine Siguret
À défaut de faire un bon père, j’ai l’ambition de faire un bon grand-père une fois l’heure venue auprès des petits-enfants de mon actuelle compagne. J’ai pour principe de ne pas contrarier le sens naturel des vents, d’aimer la vie comme elle vient même si elle ne me le rend pas toujours. Ma mère a trouvé son bonheur en regardant le monde par une minuscule lorgnette qui la tenait à l’abri de tout, moi en l’embrassant tout entier, après avoir compris que ce n’était pas le malheur des autres qui blessait, mais l’incapacité à leur tendre la main, à leur donner des astuces pour aller mieux, à les aimer.
Commenter  J’apprécie          40
rkhettaoui   20 avril 2014
Ma mère, ce fléau - sur le divan de Patrick Delaroche de Catherine Siguret
Grandir comme une bâtarde n’a pas eu que des inconvénients : je me fantasmais une autre mère. « Madame Maman » était une femme haute en couleur, avec des origines juives espagnoles, soigneusement camouflées, y compris auprès de ses enfants ! Je ne l’ai su qu’après avoir été reconnue, à quarante ans donc, quand j’ai eu accès à son extrait de naissance. Elle aimait jouer les grandes bourgeoises chic et de souche, à la Danielle Darrieux, mais des accents plus chauds coloraient son allure.
Commenter  J’apprécie          40
rkhettaoui   20 avril 2014
Ma mère, ce fléau - sur le divan de Patrick Delaroche de Catherine Siguret
Pour le meilleur et pour le pire, nous sommes tous marqués du sceau de nos parents, au pied de la lettre, bien plus réellement que par le mariage ou tout autre acte de l’état civil, sans pouvoir tricher, ni renoncer, ni renier. Car ce lien est le seul incontournable : on peut être conjoint de personne, parent de personne, on est toujours l’enfant de quelqu’un et, qui plus est, assurément l’enfant de sa mère, l’incontestable dans sa chair. On ne peut pas divorcer de sa mère, fantasmer ne pas avoir eu de mère, éluder socialement l’existence de sa mère, même après l’échec répété de multiples tentatives de conciliation et l’éclairage de sa psychanalyse.
Commenter  J’apprécie          30
rkhettaoui   20 avril 2014
Ma mère, ce fléau - sur le divan de Patrick Delaroche de Catherine Siguret
Ma mère nous a fait croire que mon père nous avait abandonnées lâchement, elle la femme de cinquante-six ans, et nous, ses deux filles pas encore adultes, pour ne plus jamais se manifester. « Un lâche. Un salaud. Comme tous. » Mais qui donc étaient « tous », pour une femme mariée depuis quinze ans à un seul homme ? « Je n’ai pas eu de chance avec les hommes », répétait-elle tout aussi étrangement. Peu importait : les faits étaient là, mon père avait « disparu ». Même si cette conduite violente et radicale me surprenait de sa part, le temps passait sans nouvelles aucunes. Ma mère s’est alors mise à me faire pitié au fil des mois, puis des années.
Commenter  J’apprécie          30

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

Jurassic Park

Comment s'appelle l'île sur laquelle se situe le parc ?

Isla Sorna
Isla Nublar
San José
Puntarenas

10 questions
106 lecteurs ont répondu
Thème : Jurassic Park de Michael CrichtonCréer un quiz sur cet auteur