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Note moyenne 3.57 /5 (sur 133 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Besançon , le 29/04/1780
Mort(e) à : Paris , le 27/01/1844
Biographie :

Jean-Charles-Emmanuel Nodier est un écrivain, romancier et académicien français.

Amoureux des belles-lettres, cet érudit n'en demeure pas moins un scientifique aguerri, passionné d'histoire naturelle, d'entomologie et de politique.

Ce fils de militant jacobin prend ses distances avec l'esprit révolutionnaire paternel et fait preuve d'une certaine nostalgie pour la royauté, même si son principal combat politique s'incarne dans la lutte contre le despotisme.

Ainsi, il écrit en 1802 "La Napoléone", un pamphlet virulent à l'égard de Bonaparte qui lui vaudra un séjour en prison. A l'écart des cercles politiques, le grammairien devient conservateur de la bibliothèque de l'Arsenal à Paris, où il fait la rencontre des futurs acteurs du romantisme, Victor Hugo et Lamartine notamment.

Son écriture invite au bouleversement littéraire défendu par cette nouvelle génération, et Nodier s'impose dans des genres romantiques par excellence : le récit de voyages, comme "Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France" ou "Promenade de Dieppe aux montagnes d'Ecosse", et le conte fantastique parmi lesquels "La Fée aux miettes", "Smarra" ou "Trilby".

Académicien élu en 1833, ce bibliophile a permis la redécouverte d'auteurs majeurs de la Renaissance comme Ronsard ou Duvergnac, auteurs que le XIXe consacrera avec ferveur. Quelque peu oublié au XXe siècle, Charles Nodier marque néanmoins son époque - et celles qui suivront - avec une oeuvre discrète mais fondatrice.
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Source : EVENE
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Charles Nodier : Trilby
Olivier BARROT présente l'ouvrage de C Nodier "Tribly".
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Citations et extraits (75) Voir plus Ajouter une citation
Charles Nodier
NathalC   02 novembre 2017
Charles Nodier
Le vrai bonheur est dans le calme de l'esprit et du coeur.
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Charles Nodier
LaForceduTemps   25 mai 2014
Charles Nodier
Après le plaisir de posséder des livres,

il n'y en a guère de plus doux que d'en parler
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fanfanouche24   23 décembre 2013
L'amateur de livres de Charles Nodier
Le bibliophile est un homme doué de quelque esprit et de quelque goût, qui prend plaisir aux œuvres de génie, de l'imagination et du sentiment. Il aime cette muette conversation des grands esprits qui n'exige pas de frais de réciprocité, que l'on commence où l'on veut, que l'on quitte sans impolitesse, qu'on renoue sans se rendre importun. (p.92-93)
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gavarneur   21 juillet 2018
Jean Sbogar de Charles Nodier
La position de Trieste a quelque chose de mélancolique qui serrerait le cœur si l’imagination n’était pas distraite par la magnificence des plus belles constructions, par la richesse des plus riantes cultures. C’était le revers d’un rocher aride, embrassé par la mer ; mais les efforts de l’homme y ont fait naître les dons les plus précieux de la nature. Pressé entre la mer immense et de hauteurs inaccessibles, il offrait l’image d’une prison ; l’art, vainqueur du sol, en a fait un séjour délicieux. Ses bâtiments, qui s’étendent en amphithéâtre depuis le port jusqu’au tiers de l’élévation de la montagne, et au-delà desquels se développent, de degrés en degrés, des vergers d’une grâce inexprimable, de jolis bois de châtaigniers, des buissons de figuiers, de grenadiers, de myrtes, de jasmins, qui embaument l’air, et au-dessus de tout cela la cime austère des Alpes illyriennes, rappellent aux voyageurs qui traversent le golfe l’ingénieuse invention du chapiteau corinthien ; c’est une corbeille de bouquets, frais comme le printemps, qui repose sous un rocher. Dans cette solitude ravissante, mais bornée, on n’a rien négligé pour multiplier les sensations agréables. La nature a donné à Trieste une petite forêt de chênes verts, qui est devenue un lieu de délices : on l’appelle, dans le langage du pays, le Farnedo, ou le Bosquet. Jamais ces divinités champêtres, dont les heureux rivages de l’Adriatique sont la terre favorite, n’ont prodigué, dans un espace de peu d’étendue, plus de beautés faites pour séduire. Le Bosquet joint souvent même à tous ces charmes celui de la solitude ; car l’habitant de Trieste, occupé de spéculations lointaines, a besoin d’un point de vue vaste et indéfini comme l’espérance. Debout sur l’extrémité d’un cap, et sa lunette fixée sur l’horizon, son plaisir est de chercher une voile éloignée, et, depuis le Farnedo, on n’aperçoit pas la mer.

Page 43
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gavarneur   01 septembre 2018
Jean Sbogar de Charles Nodier
Les brigands avaient paru à Santa-Croce, à Opschina, à Materia ; on assurait qu’ils occupaient même le château de Duino, et que c’était du pied de ce promontoire qu’ils se jetaient, à la faveur de la nuit, comme des loups affamés, sur tous les rivages du golfe, où ils portaient la désolation et la terreur. Les peuples épouvantés se précipitèrent bientôt sur Trieste. La casa Monteleone surtout était loin d’être un asile sûr. Un bruit s’était répandu qu’on avait vu Jean Sbogar lui-même errer, au milieu des ténèbres, sous les murailles du château. La renommée lui donnait des formes colossales et terribles. On prétendait que des bataillons effrayés avaient reculé à son seul aspect.

Page 41
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gavarneur   20 août 2018
Jean Sbogar de Charles Nodier
Ce sont des hommes redoutables que le désir de voir du sang tient éveillés pendant les plus longues nuits d’hiver, et qui égorgeraient une jeune mariée pour avoir son collier de perles.

CONDOLA.

Épigraphe du chapitre II
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gavarneur   16 juillet 2018
Jean Sbogar de Charles Nodier
On trouve donc ici les scories de mainte doctrine du pouvoir, passée à travers le filtre de l'expérience révolutionnaire : Machiavel, Hobbes, Rousseau s'y côtoient, mais ne s'y reconnaîtraient pas.

En revanche, il n'est pas étonnant que les Jeunes-France, les romantiques de la seconde génération, se soient parfaitement reconnus dans ce portrait, qu'ils se soient jetés, pleins d'une foi mystique, dans cet idéalisme excessif. Et Nodier, pour l'occasion ; était prêt à oublier qu'il avait été un ultra-royaliste enragé.

Préface signée L.C. (Loïc Chotard)
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cmpf   13 février 2015
Jean-François les Bas-Bleus de Charles Nodier
Je n’écrirai de ma vie une histoire fantastique, on peut m’en croire, si je n’ai en elle une foi aussi sincère que dans les notions les plus communes de ma mémoire, que dans les faits les plus journaliers de mon existence ; et je ne crois pas pour ceci rien devoir en intelligence et en raison aux esprits forts qui nient absolument le fantastique. Je diffère d’eux, à la vérité, par une certaine manière de voir, de sentir et de juger, mais ils diffèrent ainsi de moi, et je ne me crois obligé par aucun défaut public et reconnu d’organisation à soumettre les perceptions intimes de mes sens et de ma conscience au caprice d’une autorité frondeuse, qui n’a peut-être de motif pour contester qu’une présomptueuse ignorance.
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gavarneur   07 septembre 2018
Jean Sbogar de Charles Nodier
L’étranger doué d’une imagination vive, qui, assis sur les rivages de Dalmatie, a entendu une seule fois la jeune fille morlaque exhaler son chant du soir, et livrer aux vents ses accents qu’aucun art ne saurait enseigner, qu’aucun instrument n’imitera jamais, qu’aucune parole ne peut décrire, a pu comprendre la merveille des sirènes de l’Odyssée, et il a excusé, en souriant, la méprise d’Ulysse.

Page 69
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Pessoa   22 juin 2011
Contes de Charles Nodier
J’avais le coeur plein d’amertume, et je cherchais la solitude et la nuit. Ma promenade ne s’étendait guère au-delà des jardins de Chaillot, et je ne la commençais ordinairement qu’après que onze heures du soir étaient sonnées. Mais j’étais obsédé de si tristes pensées, mon imagination se nourrissait de tant de funestes rêveries, que souvent, dans cet état d’exaltation involontaire qui est familier aux âmes souffrantes, j’ai eu à repousser je ne sais combien de prestiges dont un moment de réflexion me faisait rougir.
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