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Citations de Christian-Joseph Guyonvarc`h (12)


La légende arthurienne, dont la forêt de Brocéliande est une des localisations principales, a ceci de particulier qu'elle n'appartient pas au répertoire folklorique de la région ni même de la Bretagne. Elle n'a laissé qu’une trace fugitive dans la littérature bretonne mais elle regroupe un certain nombre de récits ou d’œuvres littéraires françaises, anglaises ou allemandes qui traitent de ce qu'il est convenu de nommer la matière de Bretagne et datent toutes du Moyen Age(la seule trace littéraire moyen bretonne , le Dialogue entre Arthur et Guinglaff, consiste en fragments sans suite ni cohérence recueillis tardivement par Dom Le pelletier dans son dictionnaire manuscrit en 1733.)
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Tout ce qui est noble sera méprisé, tout ce qui est servile sera élevé [...]
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On brisera quiconque est intelligent.
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Le sort des Celtes continentaux a été scellé à Alesia. Mais nos éléments d’appréciation sur la portée et les conséquences de cet événement sont des plus variables. La Gaule a-t-elle perdu sa liberté pour gagner en compensation la civilisation qu’elle méritait ? S’est-elle soumise à bout de forces et de sang ou, au contraire, s’est-elle laissée romaniser volontairement ? Ce serait calomnier, assurément, les équités gaulois que de penser qu’ils auraient volontiers accepté de perdre leur liberté en échange du confort de la fortune et des titres. Et si la Gaule s’est laissée romaniser volontairement, c’est qu’elle avait perdu ou qu’on lui avait aussi volé jusqu’à son âme, sort le plus indigne qu’on puisse faire subir à un vaincu. Sans trop lire entre les lignes du De Bello Gallico, ce que nous pouvons supposer de plus probable est que César s’est débarrassé de la majeure partie de la classe militaire gauloise et qu’il a domestiqué le peu qui en restait. Le douloureux dénouement d’Alesia, s’il a marqué l’histoire, est cependant plus une étape qu’un aboutissement et plus une conséquence qu’une cause.
Car c’est au moment où il atteignait sa plus grande extension que le monde celtique commençait sa décadence. Les Grecs n’y sont pour rien, si ce n’est en Galatie, encore que les Galates aient survécu à la conquête des rois de Pergame au IIIe siècle avant notre ère. Sans qu’on sache très bien pourquoi (est-ce à force d’exporter des mercenaires dans toutes les directions ?), l’infériorité militaire de la Gaule est manifeste dès le IIe siècle avant notre ère et, pour protéger son indépendance politique, religieuse et économique, il lui aurait fallu une insularité aussi lointaine que celle de l’Irlande. Les guerres orientales et les troubles qui agitent la république romaine valent aux Celtes un répit de quelques dizaines d’années. Mais Rome est devenue assez puissante pour arrêter net à Verceil les Cimbres et les Teutons et, pendant ce temps, les turbulentes tribus germaniques à la recherche de nouvelles terres affaiblissent la Gaule. César fait le reste et, en six ou sept ans, tout est terminé.
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Le druide est la magie comme il est le sacerdoce et la partie spirituelle de la souveraineté. Et il ne peut en être autrement, puisque la magie est un aspect secondaire du sacerdoce.
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[Je suis] fils de Poésie,
Poésie, fille d'Examen,
Examen, fils de Méditation
Méditation, fillle de Grand Savoir,
Grand Savoir, fils de Recherche,
Recherche, fille d'Investigation,
Investigation, fille de Grand Savoir,
Grand Savoir, fils de Grand Bon Sens,
Grand Bon Sens, fils de Compréhension,
Compréhension, fille de Sagesse,
Sagesse, fille des trois dieux de Dana.
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La géographie du monde celtique est ainsi facile à décrire, du moins tant que l’on s’en tient aux généralités. Un premier centre d’expansion, après le stade des invasions indo-européennes théoriques, a été l’Europe centrale, et plus particulièrement la Bohême, à la jonction des époques de Hallstatt et de La Tène. Les ultimes mouvements dans cette région ont dû être contemporains de la conquête romaine du Norique (en Autriche) et de la Pannonie (en Hongrie). On trouve en tout cas des traces indiscutables de la présence des Celtes dans tout l’ouest et le sud de la Pologne, en Hongrie et dans les Balkans où la progression s’est faite suivant l’axe du Danube. Il est inutile d’insister ici sur l’invasion de la Grèce en 289 avant J-C. ou la prise de Rome un siècle auparavant.
Mais le principal habitat celtique, de la période de Hallstatt à la fin de celle de La Tène, a été la Gaule proprement dite, de la Manche à la Méditerranée, de l’Atlantique aux Alpes et au Rhin, et c’est de ce pays que Tite-Live, transposant en histoire le mythe du ver sacrum d’Ambigatus au VIe siècle avant notre ère, fait partir les vagues d’invasion qui recouvrirent la Forêt-Noire et l’Italie du Nord.
Quoi qu’il en soit l’invasion celtique a très vite touché la péninsule Ibérique, l’Italie du Nord, le sud de la France, toutes les régions rhénanes, de la Suisse aux Pays-Bas et, à partir de la Belgique probablement, les îles Britanniques qui devaient devenir ultérieurement l’ultime refuge de la présence celtique.
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L’apogée de la civilisation celtique se situe aux époques de Hallstatt et de La Tène (du nom des stations éponymes, respectivement en Autriche, dans le Salzkammergut, et en Suisse, au bord du lac de Neuchâtel). Elle fait suite à la civilisation des Champs d’Urnes (anciennement dite civilisation de la Lusace) qui est dans toute l’Europe l’épanouissement de l’âge du bronze et que quelques archéologues ont tendance à rattacher à la première phase de la période suivante (civilisation de Hallstatt). Mais dans quelle mesure les Champs d’Urnes ne sont-ils pas déjà celtiques ?
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La magie est en effet, dans l’univers celtique, un ensemble si vaste que le mot seul est impuissant à la définir globalement parce que des matières aussi importantes que le droit, la médecine ou la littérature qui, dans le monde classique gréco-romain, ont très tôt accédé à l’autonomie, sont toujours indistinctes de ce que nous appelons maintenant la « religion » et que la magie fait partie des techniques religieuses au même titre que le droit, la musique ou la médecine.
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C'est donc par une conséquence de la romanisation de la Gaule et de la christianisation en Irlande, que les dieux celtiques se sont vus munir d'un vêtement et d'un état-civil humains ou, au moins, anthropomorphes.
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Les Celtes ont été la vague occidentale des nouveaux arrivants et ils ont repoussé, détruit ou assimilé tout ce qui leur était antérieur. Nous ne dirons pas qu'il n'a rien existé avant eux et qu'il n'a rien subsisté après eux, mais nous n'en trouvons plus aucune trace sensible ou discernable autrement que dans l'outillage lithique des temps préhistoriques et dans les mégalithes qui sont bien plus anciens que la présence celtique. Les Celtes participent à part entière au phénomène indo-européen, lequel est, aux origines, le mur extrême contre lequel bute l'histoire, mur qu'on ne franchit pas sans verser dans le hasard des hypothèses et des reconstructions approximatives ou imaginaires. Après, nous savons quelque chose, avant, nous ne savons rien, hormis la vie matérielle rudimentaire ou végétative.



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Les celtes occupent cependant une place immense dans l'histoire de l'Europe ancienne (et même médiévale) : il est permis de penser qu'ils sont les principaux acteurs de la protohistoire de toute l'Europe occidental et centrale et qu'ils sont au nombre des peuples qui ont le plus préoccupé les historiens antiques. Une telle affirmation peut sembler paradoxale à une époque où les Celtes sont réduits à de petites entités historiques ou linguistique de l'extrême occident européen. Cependant, dans la Gaule antérieure à la conquête de César, l'implantation celtique ne s'explique pas indépendamment de celle des pays voisins, Espagne, Grande-Bretagne, Italie du Nord, Suisse, Belgique, Allemagne, Europe centrale et danubienne. Et a-t-on toujours exactement évalué ou reconnu la part des Bretons, insulaires ou non, dans la politique mérovingienne, celle de l'Ecosse face aux ois d'Angleterre, celle des ducs de Bretagne alliés à la Bourgogne et au Saint-Empire à la fin du XVe siècle ? L'oubli du rôle des Celtes est une constante de l'historiographie européenne, comme si l'on avait peine à croire que cs "barbares", tardivement christianisés, ont sauvé la culture classique de la nuits des temps mérovingiens, ou bien encore comme si les survivances celtiques postmédiévales étaient une fausse note de l'histoire.
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