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Note moyenne 3.46 /5 (sur 224 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Châteaudun , le 27/01/1963
Biographie :

Christophe Ferré est un auteur dramatique, romancier et scénariste français. Il est la plume de plusieurs personnalités politiques et artistiques.

Christophe Ferré passe sa petite enfance à Châteaudun et séjourne fréquemment à Illiers-Combray, le village de Marcel Proust, berceau de sa famille paternelle. Adolescent, il est élève au lycée Hoche (Versailles) puis au lycée Lakanal (Sceaux) en hypokhâgne et khâgne. À cette époque, il monte des pièces sous la direction de Denis Podalydès au théâtre Montansier à Versailles. Après le concours de l’École normale supérieure, il devient professeur de lettres à l’âge de 21 ans. Fasciné par la musique de Serge Prokofiev, dont le rythme inspire son travail artistique, il se lie d'amitié avec la femme du compositeur, Lina Prokofiev, avec qui il habite à Vevey (Suisse). Il publie un premier roman en 1995, La Chambre d'Amour (Arléa), très remarqué par la critique. Le livre, adapté par l'auteur sur France Culture, obtient le Grand Prix international de la radio face à Nancy Huston en 1999.

Il obtient le Grand Prix de la nouvelle de l'Académie française en juin 2010 pour son livre La Photographe consacré au 11 Septembre.

Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, le nomme Chevalier des arts et des lettres en juillet 2010 et lui remet personnellement ses insignes.


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EN LIBRAIRIE LE 9 OCTOBRE 2019 #thrillerpsychologique #christopheferre #livresuspense Dans un coin sauvage des Pyrénées, le cadavre d’une jeune femme est retrouvé nu. Peter, ancien international de rugby aujourd’hui architecte d’intérieur, est parti randonner en solitaire à cet endroit, mais il est injoignable depuis le jour du meurtre. D’abord inquiète qu’il ait croisé la route de l’assassin, Alexia, sa femme depuis plus de vingt ans, découvre avec effroi qu’il connaissait la victime... Et si Peter avait quelque chose à se reprocher ? Et s’il était le meurtrier ? C’est en tout cas ce que semble penser la police... Quand l’homme que vous aimez est accusé du pire, la confiance et la passion vacillent... Déchirée entre l’amour et le doute, Alexia doit faire éclater la vérité. https://www.facebook.com/archipelsusp... ------ Grand Prix de la nouvelle de l’Académie française, Christophe Ferré est romancier et auteur dramatique. Il a écrit plusieurs romans avant de se tourner vers le suspense. On lui doit "La Révélation de Chartres" (Salvator, 2015, 20 000 ex toutes éditions confondues) et "La Petite Fille du phare" (L’Archipel, 2018), en cours d’adaptation pour la télévision.

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Citations et extraits (56) Voir plus Ajouter une citation
brinvilliers   07 février 2019
La petite fille du phare de Christophe Ferré
Elle posa la main sur son épaule. Elle semblait très émue.

- Je voudrais te demander une chose très importante. Ne dis rien à personne. Rien. Même pas à tes amis les plus proches.

- Morgane, je suis une tombe.

Il avait "une tombe". Elle sursauta en entendant le mot.

- Ce que tu sais, garde-le au fond de ton cœur. Ne parle jamais de moi. Je ne parlerai jamais de toi.

- Je n'ai aucune raison de répondre aux questions qu'on me pose.

- Il fait se taire. Ne jamais révéler le secret de la lande.
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Rob7   14 février 2018
La révélation de Chartres de Christophe Ferré
Que tous les peuples, dans la personne des trois mages, adorent le créateur de l'univers et que Dieu ne soit plus seulement connu en Judée, mais dans le monde entier. Les rois mages, qui symbolisent les trois parties du monde, annoncent ce message.
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Nat_85   11 février 2019
La petite fille du phare de Christophe Ferré
On croit souvent que les monstres ressemblent à des monstres. Qu’en les croisant, on reconnaîtra la lueur maléfique dans leur regard ou la bizarrerie de leur allure, de quoi donner l’alerte et se protéger. Mais les monstres ne ressemblent à rien, ou, plutôt, ils ressemblent à tout le monde.
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Nat_85   12 février 2019
La petite fille du phare de Christophe Ferré
Monsieur, vous lisez des romans ?

- Je n'ai pas le temps.

- Vous devriez le prendre. Ils éclairent notre existence. Les histoires comme celles-ci sont légion dans les livres. Des gens obscurs cherchent à se venger d'hommes et de femmes qu'ils envient de manière obsédante.
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Analire   03 octobre 2019
Mortelle tentation de Christophe Ferré
L'avocat ne défend pas que des innocents. Il défend aussi des monstres.
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MarieDantec   18 décembre 2018
La petite fille du phare de Christophe Ferré
En se levant, elle écouta la musique qu’elle préférait, celle qui la consolait quand ça n’allait plus du tout, La Dérobée de Guingamp. Une musique folklorique des temps anciens, troublante, entêtante. Une danse. Le sang de la Bretagne. L’âme du Trégor. Elle pleurait en l’entendant. Elle pleurait à chaudes larmes à chaque fois. C’était tellement beau. Tellement fort. Dans les fêtes de la région, les couples la dansaient, main droite dans la main droite, main gauche dans la main gauche.

La fièvre de l’amour enfiévrait La Dérobée de Guingamp. Elle l’avait dansée une fois avec Elouan, dans les premiers mois de leur mariage, lors d’un fest-noz – « fête de nuit » en breton – à Beg Léguer, près de Lannion. Elle portait une coiffe en dentelle, une robe traditionnelle du pays, son époux avait enfilé le chapeau noir et le costume bretons.

Guingamp était un bourg de l’arrière-pays, une sous-préfecture paisible dominée par la basilique Notre-Dame-du-Bon-Secours.

Morgane ignorait le sens du mot "dérobée" quand on parlait de danses folkloriques, elle ne connaissait que l’acception courante.

Elle pensait à sa petite fille dérobée. Elle n’arrêtait pas de penser à ce qui s’était passé le soir du 20 septembre.
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ktylauney   21 octobre 2018
La petite fille du phare de Christophe Ferré
Les pervers ressemblent à des crocodiles. Ils attendent tapis dans le marigot, sans bouger, sans rien faire, les prunelles tournées vers leur proie. Au moment où celle-ci est la plus fragile, la plus vulnérable, ils se jettent sur elle et l’engloutissent.
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FELIBIEN   15 avril 2016
La révélation de Chartres de Christophe Ferré
Une interview radiophonique de Christophe Ferré m’a donné envie de lire La Révélation de Chartres, son dernier livre. Ce n’est pas un livre sur la cathédrale mais un thriller qui la met en scène selon les règles propres à la fiction. L’intention de l’auteur est de nous faire sortir de l’indifférence qui menace d’obsolescence les objets du patrimoine trop connus. Pour réhabiliter notre perception des choses du passé il nous rapproche de leur cause : il retrace cette longue chaîne, qui, des rêveurs aux décideurs, des ingénieurs aux techniciens, des artistes aux artisans, sans oublier les simples participants, permit la réalisation de tous ces grands projets visionnaires dont nous sommes héritiers. Comme le pacte romanesque doit être respecté, parce qu’on est bien dans un roman, l’auteur s’en tient à un cas concret, celui de la cathédrale de Chartres, qui donne toute sa cohérence au récit. Il s’agit pour lui de s’expliquer comment est venu à cette cathédrale ce caractère trempé, pourquoi aujourd’hui elle « se présente toujours comme une provocation, avec ses huit-cents ans, fichée dans la terre et lancée vers le ciel, dans un enracinement et un détachement inégalables » (l’animatrice de télé Mireille Dumas, née à Chartres justement).



Son architecture reflète le bouleversement que connaît l'Occident, à partir du XIème siècle, avec le développement des villes, avec la prospérité économique, avec le développement des universités. Chartres n’est pas soumise, ni au royaume de France balbutiant, ni à la papauté affaiblie par des conflits internes ; elle est rattachée à la Maison de Blois, autant dire qu’elle dispose de toute la liberté que procure la décentralisation. Moment opportun, précédant la montée en puissance de l’Etat monarchique (dont l’Etat "ENArchique" actuel est la continuation). Curieuse de tout, Chartres s’enrichit grâce aux apports culturels venus de l’Antiquité, du monde hébraïque, comme du monde musulman par les croisades et ses contacts avec l’Espagne. Débordant du cadre convenu de l’académisme ecclésial, la cathédrale recrée le monde à sa manière : audace intellectuelle, technique, spirituelle, la cathédrale est un antivirus contre le conformisme (alors que Notre-Dame de Paris, volonté politique de Philippe Auguste, aura incarné quelques années plutôt l’ambition d’une France unifiée).



C’est à la recherche de ce grand moment de liberté créatrice que débute ce livre. Cela se passe dans la crypte, c’est-à-dire dans les soubassements de l’actuelle cathédrale, vestiges des édifices préexistants : une jeune américaine chargée d’un chantier archéologique se retrouve sans le savoir en train de réaliser une prophétie du XVIème siècle qui ébranle un empire industriel. Menacée de mort, l’héroïne traverse des épreuves et aboutit à une découverte surprenante, découverte fictionnelle mais bien dans l’esprit de l’Ecole de Chartres, inspiratrice du programme architectural et iconographique de la cathédrale.



Cette archéologue - personnage central du livre - est poussée à l’action par les événements qui se manifestent à elle. Elle fuit la police parce qu’elle est accusée d’avoir tué, fuit les mercenaires du groupe industriel parce qu’ils veulent la tuer. Cela ne l’empêche pas, telle une navigatrice bravant les tempêtes, de garder le cap. En raison de l’urgence, elle est obligée de penser sa situation en la réduisant à des questions simples (où - quand - qui ?) ; elle doit se fier à son instinct, accepter l’aide des autres, observer, plutôt qu’exploiter un savoir constitué ; elle a la foi du chercheur, et elle trouve une porte de sortie. L’héroïne est la figure du pragmatisme qui rend optimiste parce qu’il vit l’action concrète, contrairement à l’intellectualisme qui rend pessimiste parce que la conscience de la complexité paralyse l’action.



Elle s’appelle Mary, allusion à Marie, cette quasi héroïne de roman, femme hybride mêlant deux êtres inconciliables, la jeune fille (virgo) et la mère, et à qui la cathédrale est dédiée en exclusivité. La figure de Marie représente la dignité du peuple, elle le protège du pouvoir oppresseur. Et si l’héroïne sème le trouble parmi les puissants de ce monde, c’est qu’elle ressemble à son modèle. Jugez-en par les propos révolutionnaires que Marie profère dans cet hymne, qu’on entend souvent sans le comprendre, le Magnificat : « Il a égaré les orgueilleux… fait tomber les gouvernants de leur siège (social !)… renvoyé les riches les mains vides… ». Pas étonnant qu’on retrouve le nom de Marie dans celui de Marianne, prénom très courant devenu la figure symbolique de la République française (cette fusion du nom de la fille - Marie - et de sa mère - Anne - en une seule femme est restée inaperçue des intégristes de la Laïcité).



Les personnages se déplacent sur un large territoire situé autour du pivot axial qu’est la cathédrale, selon la ligne claire du Chemin de vie incrusté dans le pavement de la nef et qui posséda jusqu’à la Révolution une plaque de bronze représentant Thésée combattant le Minotaure (d’où son appellation habituelle de Labyrinthe). Le cœur du récit bat entre l’action rapide et la réflexion lente, qui permet l’ouverture vers des aspects historiques éclairant l’action. L’auteur aime le sport - en particulier le rugby paraît-il - et quand il a besoin d’une intervention musclée, il n’hésite pas à convoquer le GIGN. On accroche bien, on tourne les pages sans s’en rendre compte ; puis une fois la lecture terminée on entame un long ruminement méditatif : une première interprétation, qui en amène une deuxième plus convaincante, puis une troisième encore plus convaincante… Une fiction doit garder des secrets, il ne peut y avoir de conclusion : ce thriller nous est donné avec tout son potentiel interprétatif mais sans les clefs, à la manière talmudique, et prend ainsi hors-champ la dimension d’une parabole morale. Dans la mouvance des Evangiles, de Lévinas, de René Girard, il aborde la question des conflits et nous conduit au dépassement de la notion d’ennemi. Le livre fait évoluer en parallèle la recherche d’un secret au sens faible, l’énigme policière, et la recherche d’un secret au sens fort, l’énigme philosophique, comme dans "Le Nom de la Rose". La descente dans les profondeurs de la crypte est peut-être la métaphore de la descente en nous-mêmes, de cette guerre contre la guerre-que-nous-faisons-aux-autres, cette guerre contre soi-même qui est la plus difficile de toutes les guerres (qui correspond au mythe de Thésée évoqué plus haut, et qui est aussi le sens originel du mot jihad).



Comment notre identité est fabriquée par nos contacts avec le monde extérieur, même conflictuels ? Cette question traverse tout le livre, et lui donne son caractère d’urgence compte tenu de l’actualité. L’irruption du monde extérieur est un cadeau, non une malédiction, c’est le message de Chartres : il faut rencontrer l’Autre, car cette rencontre me renforce et m’enrichit. Ainsi, sur un vitrail du XIIème siècle, on voit les Rois mages faisant cadeau de leur richesse, symbolisée par des pièces d’or où sont inscrites des paroles du Coran (comme le livre le raconte). Pour le terrorisme islamiste, qui veut - comme tous les terrorismes - imposer une unique manière d’être, la culture est à abattre car la culture nous fait cadeau du sentiment d’appartenir à la même humanité sans nous obliger à renoncer à notre identité.



« On ne perd jamais son temps à fréquenter les génies » : on ressent ce qu’est le génie quand on est au contact de la cathédrale. Il est le résultat de l’apaisement procuré par la reconnaissance que les autres font partie de moi-même, le résultat de l’optimisme qui fait de moi mon propre maître. La cathédrale semble susurrer la phrase évangélique : « le maître est à l’intérieur et il attend » que tu lui donnes toute sa place.



« Rien d’intéressant ne vient que des profondeurs de soi-même », c’est à cette recommandation de Rilke au jeune poète que j’ai pensé quand l’héroïne, équipée d’une foreuse professionnelle fait accoucher, avec un sang-froid de sage-femme, la vérité que cette cathédrale porte en elle, ordonnant à son acolyte : « Creuser, il faut creuser ! ». L’auteur, tel un psychanalyste, a réussi son projet de détourner notre regard des apparences pour l’orienter vers le caché.





Félibien



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ktylauney   19 octobre 2018
La petite fille du phare de Christophe Ferré
Ornano observa le jardin baigné d’une belle lumière, celle du début de l’automne, plus tranchante qu’en août, moins brumeuse. Le ciel était d’un bleu profond. Il apercevait les rochers, la mer par-delà la maison. La marée était basse. Une odeur de pin maritime s’exhalait. L’endroit était paradisiaque. On imaginait mal qu’un drame se soit produit ici.
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ktylauney   19 octobre 2018
La petite fille du phare de Christophe Ferré
Les rochers sont quasi éternels. Ils existaient avant l’homme. Ils existeront quand l’humanité ne sera plus que poussière.
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