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Note moyenne 3.42 /5 (sur 39 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Aubenas , 1941
Biographie :

Enfant d'un village d'Ardèche où cigales, soleil, parfum des garrigues parlent déjà de Provence. Études de psychologie à Lyon. Participe à la création d'un centre de formation d'adultes et en assume la direction en 1967-1968. S'oriente ensuite vers le Conseil professionnel auprès de cadres : vingt-deux années lyonnaises entre Saône et Rhône. Vit actuellement dans le massif du Pilat.



Source : http://auteurs.arald.org/
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
Annabelle31   22 août 2015
Les roses de l'hiver de Claude Vincent
Marthe comprend ce qu'ils ne disent pas ! Cette maison fermée sur la certitude de l'absence, et maintenant...Pour eux, elle sait qu"elle est une sorte de fantôme. Ils auraient pu fuir. Ils sont là. Ils sont là, retenant leurs gestes, leurs mots, n'osant se tourner l'un vers l'autre, se demandant s'ils rêvent ou s'ils sont éveillés, si ce pays les a envouté pour mieux les briser. On ne joue pas au plus fort avec le pays de la pierre et du feu.
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Claude Vincent
Azallee92   04 juin 2020
Claude Vincent
Maintenant, Hélène remplit une assiette de soupe.

"Mais enfin, se demande Maria, pourquoi la pose-t-elle sous l'attrape-mouche?"

Des mouches encore vivantes, empêtrées de colle, tombent dans le liquide bouillant, s'y débattent. Une à une, elles s'y noient.

-"Té, ça doit être assez refroidi, dit Hélène. Que je vous fasse manger maintenant que j'ai le temps. Ouvrez la bouche, je vous dis," s'emporte Hélène qui ne l'a pas entendu entrer.

D'un seul coup d'oeil, Marcou a tout vu, tout compris....Les lèvres serrées de Maria, les mouches dans la soupe, la hargne.

-Tiens ! Bouffe-la, si elle te plaît ta soupe ! Bouffe-la ! hurle-t-il, arrachant l'assiette des mains de sa mère et en lui jetant le contenu au visage.

...."Non, Marcou ! Non, mon petit !" supplie une voix à l'intérieur de Maria.

Il lève la main.

"Non ! Pas ça, Marcou !

La tête de Maria éclate. Tout le sang de son corps reflue à ses tempes. Tant de colère dans autant de silence, ça fait trop de bruit, trop pour crier ce qui s'est tu si longtemps.
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sissou60   20 août 2012
La joie en herbe de Claude Vincent
Nous étions un vieux couple chargé d'ans et de déconvenues, poursuivant, sans doute par habitude, en tous cas sans illusions, la route ensemble. A l'instant où je la regardai, je me sentis bizarrement gêné de la découvrir à mes côtés, telle qu'autrefois, frêle et enfantine.
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Annabelle31   22 août 2015
Les roses de l'hiver de Claude Vincent
Marthe écoute se prolonger les mots. dans sa cuisine silencieuse, il n'y a plus que le crépitement du feu. Il y a aussi, sur elle, le regard de l'homme qui, parce qu'elle ne peut ni bouger, ni parler, ni même abaisser son propre regard, a l'air de lire en elle, loin, toutes ces choses qu'elle sent monter, dans l'instant, du fin fond d'elle-même. sans qu'elle puisse la retenir, une larme roule, tiède, contre son nez.
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BRICOUT   17 septembre 2016
Les roses de l'hiver de Claude Vincent
lire que j'aime lire , il est super des que l'on le prend on ne peut plus le quitter, un plaisir à chaque moment

Merci à l'écrivain Claude Vincent beaucoup de poésie, et de details une femme superbe
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Azallee92   21 août 2019
Fossoyeurs d'étoiles de Claude Vincent
Qu'est-ce que je demandais? Finir mes jours chez moi, pas plus, avec mon fourneau pour chauffer l'hiver et le soleil levé sur l'été. La campagne au soleil levant, c'est vraiment la plus belle chose au monde, la plus belle. Avec sa porte ouverte sur le matin, malgré toute la tristesse d'une vie, on peut être content. Dire qu'il m'a fallu toute mon existence pour apprendre une chose aussi simple...Le plus fort, c'est que, dans ma maison, je n'imaginais pas que j'étais vieille. Avec le temps, elle et moi nous nous étions habituées à voir passer le temps ensemble, à faire ce qu'il y avait à faire, toujours pareil du lever au coucher, comme de soigner les bêtes et les plantes, passer le café du matin et tant d'autres besognes qui occupent une journée. Il fallait, c'est drôle, que je me dise mon âge pour me voir vieillir.
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zazimuth   04 septembre 2012
La joie en herbe de Claude Vincent
Le paradis, me répliqua mon hôte en riant, j'imagine qu'il est, au moins en un point, assez semblable à l'enfer : quand on l'a dans le cœur, on le déverse sur terre.  (p.219)
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hlmrsbernard   17 novembre 2012
La joie en herbe de Claude Vincent
Ce que je vis d'abord, c'est la fenêtre qui venait de s'allumer. Puis je distinguai l'homme, debout à un mètre cinquante, deux mètres du mur, me tournant le dos. Brutalement, la réalité de la scène me sauta aux yeux : il brandissait dans son poing levé une petite masse beige, couinante. Quatre ou cinq autres gisaient à terre, inertes, minuscules tas de fourrure baignés de sang.
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Ysane   30 décembre 2016
La joie en herbe de Claude Vincent
Je plains ces humains trop tôt vieux qui, faisant économie de la souffrance et du don, se privent d'un petit compagnon à quatre pattes dilapidateurs de joie, d'insouciance, coutumiers que sont les chiens de ce vivant gaspillage qu'est le débordement du cœur.
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zazimuth   04 septembre 2012
La joie en herbe de Claude Vincent
Derrière l'ironie manifeste de mon regard, le soupçon, sans doute, que celui qui aime la vie l'aime sous toutes ses formes.

Serions-nous si étroits que l'attention portée aux animaux nous détourne de la détresse humaine ?  (p.43)
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