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3.71/5 (sur 339 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Springfield, Missouri , le 04/03/1953
Biographie :

Daniel Woodrell est un écrivain américain.

Il quitte le lycée sans avoir terminé sa scolarité. Et, à 17 ans, il s'engage dans l'armée. Après quelques temps au sein des Marines, il voyage dans toute l'Amérique en stop et entreprend de poursuivre de manière épisodique des études à l'université.

Son expérience professionnelle se limite à de petits boulots manuels, pas toujours faciles (manutentionnaire, poseur de toile goudronnée, chargeur de camions). Toutefois, il a réussi à obtenir un B.A. de l'Université du Kansas et un MFA en écriture de Iowa Writers' Workshop.

Il aborde l'écriture par la publication de nouvelles dans des journaux de Washington et de New York.

À partir de 1986, il élabore une chronique policière d'une petite ville de la Louisiane dont divers membres de la famille Shade sont les protagonistes. "Sous la lumière cruelle" (Under the bright light, 1986) est le premier tome est son premier polar publié.

Après un roman historique, "La Chevauchée avec le diable" (Woe to Live on, 1987), ayant pour cadre la Guerre de Sécession américaine (adapté au cinéma par Ang Lee en 1999), il entreprend une série de romans noirs situés dans la région des Monts Ozarks du Missouri.

En 2010, "Un hiver de glace (Winter's Bone, 2006) a été adapté au cinéma par Debra Granik, avec Jennifer Lawrence, et a remporté deux prix au Festival du film de Sundance, dont le Grand Prix du Jury pour un film dramatique.

"La fille aux cheveux rouge tomate" (Tomato Red, 1998) est porté sur grand écran en 2017 par Juanita Wilson.

Daniel Woodrell vit à West Plains, Missouri, en compagnie de son épouse, la romancière Katherine Estill.
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Source : /livres.fluctuat.net
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Official Trailer: Tomato Red


Citations et extraits (64) Voir plus Ajouter une citation
- J'ai toujours l'impression de posséder tout ce qui m'entoure dans le rayon d'un jet de pisse, a fait Red.
- Alors tu devrais boire plus de bière.
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Nous savons beaucoup de choses sur ceux que nous aimons... beaucoup de choses que nous refusons néanmoins de croire.
Elias Canetti
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- De quoi tu rêverais si t'avais le choix ?
- Oh j'en sais rien. De toute façon ce qu'on appelle les rêves, c'est la plupart du temps des envies. Entre rêve et envie, il y a une grosse différence. Je ne sais même pas lequel des deux risque d'être exaucé en premier.
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« Shug, tu ne connaissais pas la fille qui était assise derrière nous ?
- Sans plus, elle était dans ma classe.
- J’ai l’impression, mon petit cœur, qu’elle faisait de son mieux pour que tu la remarques.
- Je l’ai vue.
- Quand les filles s’intéressent à toi, trésor, tu devrais leur rendre la politesse.
- Les filles ne s’intéressent pas à moi. En plus, je m’en fiche.
- Elle se trémoussait comme si tu lui plaisais.
- Elle devait avoir envie de pisser et n’avait pas envie de rater une scène. »


Conversation entre Glenda et son fils Shuggie à la sortie du cinéma.
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Le darwinisme urbain était ici à l'oeuvre, sous cette lumière lugubre, et les plus forts triomphaient, armés d'une mauvaise rage qui ne se connaissait pas de limites, tandis que les plus faibles s'enfonçaient, dans le plus grand silence.
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Les pierres avaient sans doute été empilées par ses ancêtres directs et pendant un bon moment, elle s'efforça d'évoquer la vie des pionniers en se disant qu'une partie au moins de leur existence transparaissait encore dans la sienne.

En fermant les yeux, elle pouvait presque les invoquer, voir ses aïeux...dont tant d'os se brisaient, se cassaient et se ressoudaient mal, de sorte qu'ils claudiquaient toute leur vie durant, d'années en années, sur ces os mal réparés, jusqu'à ce qu'ils tombent morts, un certain soir, d'un truc qui faisait résonner leurs poumons d'un bruit mouillé...

Elle s'imaginait les femmes plus grandes et plus proches, avec des yeux noyés de solitude, de vilaines dents jaunes, un sourire figé, toujours plaqué à la bouche, travaillant à n'en plus pouvoir dans les champs brûlés par le soleil, les mains aussi calleuses que des épis de maïs secs, les lèvres gercées tout l'hiver durant, une robe blanche pour les noces, une noire pour les obsèques.
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Ree...redescendit à travers un bosquet de pins, enveloppée par leur odeur caractéristique et cette ombre et ce silence qu'ils produisent.

Des pins dont les branches basses s'étalaient au-dessus de la neige fraîche formaient pour l'esprit une voûte plus solide que n'en pourraient jamais créer prie-dieu et chaires.
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Je me suis abandonné un instant à l'un de mes espoirs préférés, celui d'être enterré dans une boîte de conserve. Demander aux médecins de me réduire aux dimensions de petites pépites, grosses comme des graines, pour me glisser ensuite dans une vieille boîte de conserve, celles avec le couvercle déchiqueté encore accroché au bord, et la clouer tout en haut d'un arbre pour que les oiseaux puissent se nourrir de moi puis battre des ailes, prendre leur envol, parcourir le globe et me chier sur la tête de toutes les créatures vivantes.
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La guerre est synonyme de perte, mais la capitulation est synonyme de dévastation.
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— Ce que je sais, c'est qu'il y avait tous ces nègres morts à Lawrence. Je n'arrive pas à les chasser de mon esprit.
— Il y avait beaucoup de morts à Lawrence, dis-je.
— Il n'ont pas épargné un seul nègre.
— Ils ne voulaient épargner personne, Holt.
— Jake, voici ce que je pense de ces hommes : les nègres et les Hollandais sont leur cible favorite. Pourquoi est-ce qu'on était avec eux ?
— Et bien, pour arrêter les agresseurs Yankee.
— Mais on ne les a pas arrêtés.
— Non.
— Et ils t'ont tiré dessus, et ils m'ont tiré dessus.
— C'était une affaire d'hommes, répliquais-je. Les affaires d'hommes n'ont rien à voir avec la guerre.
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