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Note moyenne 3.87 /5 (sur 155 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Webster Groves, Missouri , le 16/05/1914
Mort(e) à : Santa Fe, Nouveau Mexique , le 20/07/2009
Biographie :

Edward T. Hall, de son nom complet Edward Twitchell Hall est un anthropologue et un spécialiste de l'interculturel.

Il a enseigné à l'université de Denver, au Bennington College dans le Vermont, à Harvard Business School, à l'Institut de Technologie de l'Illinois, etc. Le fondement de la recherche qu'il a poursuivie toute sa vie sur la perception culturelle de l'espace remonte à la Seconde Guerre mondiale, pendant laquelle il a servi dans l'US Army en Europe et aux Philippines.

Entre 1933 et 1937, Edward T. Hall a vécu et travaillé avec les nations Navajo et Hopi dans les réserves dans le Nord-Ouest de l'Arizona, il tira de cette expérience le sujet de West of the Thirties. Il a reçu son diplôme de Doctor of Philosophy (Ph.D.) à Columbia University en 1942 et a continué son travail sur le terrain en Europe, au Moyen-Orient et en Asie. Pendant les années 1950, il a travaillé pour le Département d'État des États-Unis d'Amérique où il enseignait les techniques de communication interculturelle au personnel du service étranger, il a développé le concept "high-context and low-context cultures", et écrit plusieurs livres de vulgarisation sur des sujets interculturels.

Le concept le plus connu de Edward T. Hall est la proxémie (distance physique qui s'établit entre des personnes prises dans une interaction). Dans son livre La dimension cachée, il décrit la dimension subjective qui entoure quelqu'un et la distance physique à laquelle les individus se tiennent les uns des autres selon des règles culturelles subtiles.

Dans The Silent Language (1959), Edward T. Hall introduit le néologisme « polychronique » pour décrire la capacité à assister à de multiples événements simultanément, par opposition à « monochronique » (individu ou culture qui gère les événements séquentiellement).
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Source : Wikipédia
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
Aunryz   22 novembre 2015
La Dimension cachée de Edward Twitchell Hall
Les conventions, non plus que le malaise éprouvé par les dirigeants de sociétés si leurs employés ne sont pas visuellement présents, ne suffisent pas à expliquer pourquoi si peu d'hommes d'affaires installent leur bureau à leur domicile. J'ai remarqué à ce propos que beaucoup d'hommes semblent avoir deux personnalités, une pour la maison et une pour le bureau.



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Bernacho   29 novembre 2016
Au-delà de la culture de Edward Twitchell Hall
Dans un sens, les découvertes sur la synchronie chez l'homme révèlent que les rapports de l'homme avec la création artisitique sont beaucoup plus intimes qu'on le croit généralement : l'homme est art et vice versa. On ne peut les séparer. La conception qui veut les séparer est un autre exemple du transfert de projection (et probablement une aberration de la culture occidentale).
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Bernacho   01 décembre 2016
Au-delà de la culture de Edward Twitchell Hall
Si quelque-chose peut changer la vie, c'est bien la perception du temps. Le temps n'est pas une "simple convention", comme certains anthropologues anglais voudraient nous le faire croire, mais l'un des systèmes les plus fondamentaux qui ordonnent l'existence, car tout comportement standard a une dimension temporelle et spatiale.
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Bernacho   22 novembre 2016
Au-delà de la culture de Edward Twitchell Hall
Paradoxalement, l'étude des modèles que l'homme a créés pour expliquer la nature en dit plus long sur l'homme que sur les éléments naturels concernés.
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Mimimelie   07 août 2016
Le langage silencieux de Edward Twitchell Hall
Le fait que la majorité de nos enfants détestent l'école ou en sortent sans avoir rien appris montre bien que nous avons encore beaucoup à apprendre dans le domaine des processus d'acquisition des connaissances.
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Aunryz   20 mars 2015
La Dimension cachée de Edward Twitchell Hall
peu à peu elles devenaient comme les meubles, définitivement collées au mur, en silence, à intervalles réguliers entre les lits
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Mimimelie   07 août 2016
Le langage silencieux de Edward Twitchell Hall
Je crois que nos rapports avec les pays étrangers butent sur l’ignorance où nous sommes de la communication interculturelle. Cela fait que nous gaspillons à l’étranger les efforts ou la bonne volonté de notre nation.

Il est également primordial de connaître le langage non verbal qui existe dans chaque pays, à l’échelon national et local.

En sus de ce que nous exprimons verbalement, nos sensations réelles s’extériorisent constamment par un langage sans paroles, le langage du comportement. Quelquefois, ce langage est correctement interprété par des sujets de culture différente. Mais le plus souvent, ce n’est pas le cas.

Il est essentiel que nous comprenions comment les autres peuples lisent notre comportement.

(Introduction)
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PhilOche   10 septembre 2015
Au-delà de la culture de Edward Twitchell Hall
L'adaptation interne au contexte permet chez les êtres humains l'accomplissement d'une fonction extrêmement importante : la correction automatique des déformations ou des oublis dans un message.
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DelphineMa   30 avril 2017
La Dimension cachée de Edward Twitchell Hall
L’américain moyen élevé aux Etats-Unis, estime qu’il a droit à sa propre chambre ou en tout cas à une partie d’une chambre. Quand je demande à des sujets américains de dessiner une pièce ou un bureau idéal, c’est toujours pour eux-mêmes qu’ils le conçoivent et pour personne d’autre. [...] L’Anglais des classes moyennes et supérieures grandit au contraire dans une nursery qu’il partage avec ses frères et soeurs. [...] Le fait de partager dès l’enfance un espace commun au lieu de posséder sa propre chambre semble un détail trivial mais exerce pourtant une influence décisive sur l’attitude de l’Anglais à l’égard de son propre

espace. [...] Cette opposition des comportements américains et anglais prend tout son sens lorsqu’on se rappelle que l’homme, comme les autre animaux, possède un besoin inné de s’isoler d’autrui de temps à

autre. Les conséquences des conflits entre les comportements culturels cachés sont admirablement illustrés par le cas d’un de mes étudiants anglais. À l’époque, celui-ci éprouvait, de toute évidence, de grandes

difficultés dans ses rapports avec les Américains. Tout allait de travers et il ressortait de ses propos que les américains n’avaient aucune éducation. De l’analyse de ses griefs, il apparut que son irritation était due en

grande partie au fait que les Américains n’étaient pas capables de déchiffrer les indices subtils signalant les moments où il désirait être à l’abri des intrusions. Son témoignage est clair : «On dirait qu’à chaque fois

que je désire être seul, mon camarade de chambre se met à me parler. [...] Il nous fallut un certain temps pour parvenir à définir la plus grande partie des structures culturelles opposées appartenant aux mondes anglais et américains, qui entraient en conflit dans son cas. Lorsqu’un

Américain veut être seul, il se rend dans une pièce et ferme la porte ; il dépend donc des éléments architectoniques pour s’isoler. Pour un Américain, refuser de parler à une personne qui se trouve dans la même

pièce, lui inffliger le «traitement du silence», constitue la forme suprême du refus et le signe évident d’un profond mécontentement. Mais l’Anglais qui, depuis l’enfance n’a jamais eu de pièce à lui, n’a pas appris à

utiliser l’espace pour se protéger des autres. Il dispose d’un ensemble de barrières intérieures, de nature psychique, que les autres sont censés reconnaitre lorsqu’il les fait fonctionner. Ainsi, plus l’Anglais se barricade

en présence d’un Américain, plus grand est le risque pour que celui-ci fasse irruption pour s’assurer que tout va bien. La tension persiste jusqu’à ce que les deux individus apprennent à mieux se comprendre.

Ce qui importe ici, c’est que les besoins spatiaux et architecturaux de chacun ne sont nullement les mêmes.
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bebz   17 décembre 2019
Le langage silencieux de Edward Twitchell Hall
S'il est vrai que la culture lie les hommes de manière inconsciente, l'emprise qu'elle exerce n'est rien de plus que la routine des habitudes. L'homme n'a pas élaboré la culture pour s'étouffer lui-même mais comme un milieu dans lequel il se meut, vit, respire et développe son unicité particulière. S'il veut l'utiliser pleinement, il doit la connaître mieux.
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