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Note moyenne 3.22 /5 (sur 208 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Né en 1968, Fabrice Bourland vit et travaille en région parisienne.

Avec quelques adeptes de la fiction courte, il a fondé en 1992 la revue L’Imbriaque, dans laquelle il a publié de nombreux textes et aphorismes sous le pseudonyme de Clément Destroit.

Entre 1999 et 2004, il a été collaborateur puis rédacteur en chef de Nouvelle Donne, magazine consacré à l’actualité de la nouvelle.

Depuis 2003, il dirige aux éditions Nestiveqnen une collection de littérature fantastique.

Grand admirateur d’Edgar Poe, Jean Ray, Stevenson ou Hoffmann, ses textes ont été publiés dans différentes revues, collectifs et anthologies.

Source : /www.bibliosurf.com
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Fabrice Bourland est en tête à tête avec Jacqueline Pétroz de France Inter sur le plateau des Deblogueurs à Saint Maur en poche 2015
Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
Musardise   25 juillet 2016
Les portes du sommeil de Fabrice Bourland
LE SOMMEIL QUI TUE

Serions-nous au début d'une effroyable série ? Alors qu'avec la précipitation qui lui est coutumière la justice s'apprête à classer l'affaire concernant la mort, pendant son sommeil, du marquis de Brindillac (voir notre édition d'hier), l'information que voici réussira-t-elle à faire s’interroger magistrats et enquêteurs ? Dans la nuit du 25 au 26 août, à Paris, dans le quartier Montmartre, est mort le poète Pierre Ducros d'une façon qui n'est pas sans rappeler la "sortie", en fin de semaine dernière, de l'éminent physiologiste. À l 'époque, notre journal avait rapporté que, s'étant tranquillement endormi la veille au soir dans son lit, Pierre Ducros y avait été retrouvé mort, le lendemain matin, par Suzanne Ducros, sa sœur et unique parente, une artiste peintre qui partageait avec lui son appartement de la rue des Martyrs et possédait un atelier à l'étage au-dessus. Selon les dires de Mlle Ducros, son frère avait les yeux fermés lorsqu'elle était entrée dans sa chambre pour ouvrir les rideaux, et son visage portait le masque d'une frayeur extrême - exactement comme celui, est-il besoin de le rappeler ? de notre infortuné marquis. Pierre Ducros, affilié un temps au mouvement surréaliste, s'était fait remarquer il y a quelques mois par un magnifique recueil de poésies intitulé La forme des rêves.

Cet été, le Parquet de la Seine, à la suite d'une enquête pour le moins paresseuse de la Préfecture de police, avait lui aussi classé l'affaire, estimant que le jeune homme était mort d'un arrêt du cœur pendant qu'il sommeillait. Après le décès d'Auguste de Brindillac, samedi dernier, il est troublant de constater à quel point le sommeil est meurtrier ces derniers temps en région parisienne. Surtout, il est fâcheux de déplorer qu'à ce jour pas un seul de nos brillants limiers ne se soit ému de cette "coïncidence". Cela place la gendarmerie, en charge de "l'affaire Brindillac", sur un pied d'égalité avec les agents de la Préfecture ou ceux de la Sûreté. La population sera rassurée d'apprendre que les mesures initiées en avril par le cabinet Doumergue ont déjà porté leurs fruits : après rééquilibrage des forces, aucune de nos polices n'est plus alerte que l'autre. Françaises, Français, dormez sur vos deux oreilles !
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Musardise   28 juillet 2016
Les portes du sommeil de Fabrice Bourland
Allongé sur un transat, le corps tourné vers l'orient, le visage caressé par les embruns et les doux rayons du soleil, je relisais quelques pages de "Sylvie". Les côtes anglaises avaient déjà disparu à l'horizon, celles de France commençaient à peine à se dessiner, depuis Calais jusqu'à plusieurs milles marins au-delà du phare du cap Gris-Nez, quand soudain, déjouant in extremis ma glissade inéluctable sur la pente du sommeil, j'écarquillai les yeux devant un spectacle étourdissant. À une assez grande hauteur sur l'horizon, à droite de la ligne des côtes du Boulonnais, et donc précisément au-dessus des eaux scintillantes de la Manche, s'élevait un immense paysage de rêve, sur une distance d'un mile environ, dans lequel on pouvait reconnaître le simulacre d'une sorte de longue vallée, dans les tons vert-orangé, chargée de vignes et abondamment boisée. De loin en loin, sur des coteaux encaissés, je distinguai, trouant les frondaisons des conifères et des châtaigniers, les toits et les clochers de quelques cités de légende. Au milieu de ce panorama surgi de nulle part serpentait un fleuve aux reflets bleutés, large comme la Tamise, sur les eaux vives duquel faisait route ce qui m'avait tout l'air de ressembler à des navires à aubes. Près des rives se dressaient de solennels pitons rocheux, enveloppés de brume, et l'on pouvait apercevoir à leur sommet les ombres de châteaux moyenâgeux, ou de petits fortins aux pierres abandonnées. Un de ces châteaux surtout, surplombant le fleuve en face d'un îlot, attirait de manière impérieuse mon attention : un nid d'aigle constitué d'une haute tour carrée et d'une autre plus basse, au toit pointu.

Quel était ce spectacle ? Avais-je sans m'en rendre compte plongé dans l'extase du sommeil ? Ou, au contraire, tout à fait conscient de ce qui m'entourait, étais-je le spectateur d'un de ces mirages grandioses qui sont parfois dépeints dans les récits d'expéditions lointaines ?

- Fata Morgana ! prononça une douce voix féminine près de moi.
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Musardise   12 mars 2015
Le fantôme de Baker Street de Fabrice Bourland
"Bref, vers deux ou trois heures du matin, ce 7 juillet, nous avons cru entendre des chuchotements en provenance de sa chambre, ainsi que des jurons lancés par une voix basse qu'il nous était impossible d'identifier. Était-ce celle d'Arthur, rendue méconnaissable par la souffrance ? Était-ce la voix de quelqu’un d'autre ? Mes fils et moi-même sommes entrés à plusieurs reprises, intrigués par ces bruissements étranges, mais à chaque fois nous n'avons trouvé que mon mari, étendu sur son lit, en proie à un demi-sommeil agité. Quand il arrivait à Arthur d'ouvrir un œil décoloré, c'était pour tenter de nous rassurer, nous convaincre que tout allait bien et nous enjoindre d'aller prendre du repos."
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Musardise   01 août 2016
Les portes du sommeil de Fabrice Bourland
- Faire mourir un homme de peur durant son sommeil, il est vrai que le procédé n'est pas encore répertorié dans les nomenclatures.
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Nanne   31 janvier 2009
Le fantôme de Baker Street de Fabrice Bourland
J'assistai complètement impuissant à cette comédie. J'avais beau concentrer toutes mes facultés logique pour tenter de comprendre le subterfuge, je ne parvenais pas à expliquer comment il était techniquement possible de faire apparaître un pareil simulacre d'être humain, qui bougeait, qui donnait la réplique et qui se permettait même de faire de l'humour. [...]. J'étais dans la vraie vie, spectateur interloqué d'une véritable séance spirite, le cerveau asphyxié sous un déluge ininterrompu de questions.
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Babe84   04 avril 2008
Le fantôme de Baker Street de Fabrice Bourland
Lady Conan Doyle jeta un bref regard sur les étagères de livres accrochées de chaque côté de la cheminée.

- J'imagine que vous connaissez les œuvres de mon mari ? demanda-t-elle.

- Oh ! pour ça, nous les avons lues et relues, répondis-je en cessant de me tordre l'oreille. Je compte Sir Arthur pour l'un des meilleurs auteurs britanniques.

-J'ajouterais, fit mon compagnon, que son personnage de Sherlock Holmes est ce qui m'a donné envie, depuis que je suis enfant, de me lancer dans cette carrière de détective.
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athena1   24 septembre 2010
Le fantôme de Baker Street de Fabrice Bourland
- C'est exact, Mr Singleton, le n°221 n'existait pas ... En tout cas, pas jusqu'à voici vingt mois ! A l'époque où mon mari a commencé à rédiger la première aventure de Sherlock Holmes, la rue existait bel et bien, mais elle était plus courte et s'arrêtait au n° 85. Sans doute pour ne pas avoir d'ennuis avec un propriétaire irascible, qui n'aurait pas goûté que son adresse figure dans un roman policier, il avait préféré loger son héros à un numéro fictif.
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athena1   24 septembre 2010
Le fantôme de Baker Street de Fabrice Bourland
Arthur Conan Doyle et lui avaient longuement échangé sur leur attachement respectif au mouvement spirite - la conversion officielle de l'écrivain remontait à 1916, celle de mon père plus ancienne bien que les deux hommes eussent à peu près le même âge, à 1909. Quand à Lady Conan Doyle, d'abord réfractaire à la "religion nouvelle", elle s'était convertie en 1919, avant de se découvrir en 1921 le don de l'écriture automatique.
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athena1   12 octobre 2010
La dernière enquête du chevalier Dupin de Fabrice Bourland
Non mon cher Randolph, je ne crois pas qu'il existe des gens, comme vous dites, sur lesquels le destin prend plaisir à s'acharner. Je pense plutôt que certains hommes, grâce à leur intelligence, leur intuition, et par dessus tout, leur faculté d'imagination, parviennent à découvrir ici bas des vérités cachées au commun des mortels. Et MM. Nerval et Poe font partie de cette catégorie.
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athena1   12 octobre 2010
La dernière enquête du chevalier Dupin de Fabrice Bourland
"La forme d'une ville change plus vite que le coeur d'un mortel". Comme cela est vrai ! Mais comme cela est vrai surtout pour Paris !...
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