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ISBN : 2264049162
Éditeur : 10-18 (05/03/2009)

Note moyenne : 3.45/5 (sur 22 notes)
Résumé :
Malgré les certitudes du préfet de la police parisienne et des autorités, la fin tragique de Gérard de Nerval laisse planer bien des doutes.
Retrouvé pendu aux barreaux d'une grille dans la sordide rue de la Vieille-Lanterne, le poète français s'est-il suicidé dans un moment de folie ou a-t-il été assassiné ? Sollicités par un proche de la victime, le chevalier Charles Auguste Dupin et son ami américain enquêtent sur les circonstances de cette mort suspecte. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
bina
  21 novembre 2012
Dans la précédente enquête de James Trelawney et Andrew Singleton (Les portes du sommeil), Andrew avait quitté Paris sans avoir pu résoudre le mystère pour lequel il était venu : comprendre la mort de Gérard de Nerval. Mais au moment de partir, un journaliste lui avait remis un manuscrit sur cet événement en lui affirmant : « Vous n'avez rien lu de tel !»
Et c'est effectivement le cas. James se plonge dans le récit de la dernière aventure du chevalier Dupin, dont Edgar Poe relata les enquêtes (Double assassinat de la rue Morgue, le mystère de Marie Roget, et La lettre volée)
Dupin et son ami américain enquête sur la mort de Gérard de Nerval, et nous plonge dans un récit qui dépasse l'entendement.
La nouveauté que représentaient les daguerréotypes à leur début intriguait de nombreuses personnes, et apeurait même certains individus. En effet, comment fixer une image sur une plaque ? Selon une théorie occultiste, l'homme est constitué d'un corps physique, d'une âme surnaturelle, et d'un « corps astral », qui correspond à une sorte de spectre à notre image. Et c'est elle que Daguerre emprisonnerait en prenant ses photos. Il est alors possible au cours d'une cérémonie particulière de faire vivre ce spectre, de lui donner un corps humain identique à l'original, les faiblesses de l'âme en moins. Mais le double doit tuer son modèle pour vivre.
Ainsi s'explique les décès d'Edgar Poe, Gérard de Nerval et du chevalier Dupin.
Fabrice Bourland a l'art et la manière de nous plonger dans un monde à part, et partant du réel, nous amène à la limite du compréhensible, mais toujours avec une explication rationnelle. Tout l'art du fantastique est là, dans ce savant dosage entre réel et surnaturel.

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Sharon
  06 janvier 2011
J'aurai envie de dire : tout est dans le quatrième de couverture. Si vous aimez les oeuvres d'Edgar Allan Poe, si vous aimez les poèmes de Charles Baudelaire, n'hésitez pas à lire ce livre. Sinon vous risquez d'être un peu déçu(e).
J'ai lu les deux précédents romans de Fabrice Bourland (Le fantôme de Baker Street et Les portes du sommeil). Autant le premier roman m'a laissé un souvenir mitigé, autant le second m'a plu. le troisième ne m'a pas entièrement convaincue. J'ai trouvé que l'intrigue était très longue à se mettre en place, surtout pour un roman aussi court. Les actions sont assez rares : la plupart du temps, le chevalier Dupin reste dans son appartement avec son ami, se livre à des jeux de déduction qui ne sont pas sans rappeler Sherlock Holmes, et reçoit des visiteurs qui ne vont pas l'aider dans son enquête, mais vont l'inciter - ou non - à la poursuivre.
Certes, le récit est complexe, les retours en arrière sont nombreux et il est toujours passionnant de démêler les faits réels qui ont inspiré l'auteur de l'oeuvre imaginaire, comme nous y invite la note au lecteur à la fin de l'ouvrage. Je regrette simplement que le dénouement transforme ce roman policier en roman fantastique et que tous les éléments mis en place dans la très longue introduction à l'intrigue ne soient pas assez exploités.
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soukee
  28 avril 2010
D'une lecture très rapide, ce roman est un régal. La plume de Fabrice Bourland est d'une fluidité rare et ses phrases s'enchaînent sans lourdeur.
L'intrigue en elle-même est à la fois mystérieuse et fascinante : qu'en est-il réellement de la mort du célèbre poète ? Et que viennent faire un corbeau observateur et une momie égyptienne dans cette histoire ?
Le personnage du chevalier Dupin est égal à lui-même, à la fois suffisant, comme tout grand détective, et intrigant, pour le lecteur comme pour le narrateur. Ses observations, pertinentes et logiques, s'écoulent lentement au fil de la narration, permettant ainsi de rythmer le suspense du roman et d'orienter progressivement l'intrigue dans une direction originale.
Fabrice Bourland amène son lecteur à franchir les frontières entre fiction et réalité en faisant réfléchir son Dupin à la mort mystérieuse de Poe, le créateur originel de ce personnage.
Une excellente découverte que ce roman et ce auteur ! Moi qui n'étais pas très portée sur les pastiches, les jugeant souvent de qualité inférieure à l'oeuvre dont ils proviennent, j'ai passé un très bon moment de lecture.
Lien : http://bouquinbourg.canalblo..
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athena1
  12 octobre 2010
Gérard de Nerval s'est-il vraiment suicidé ? Cette question, c'est le Chevalier Dupin accompagné de son ami américain, Carter Randolph qui va tenter de la résoudre.
Au fil des pages, nos enquêteurs reviendront sur la mort plus qu'étrange d'Edgar Alan Poe, créateur du personnage du Chevalier Dupin. Ils rencontreront Alexandre Dumas, ami de Gérard de Nerval. Bref je n'en dis pas plus puisque je risquerais de vous révéler l'intrigue, et croyez moi ce serait bien regrettable.
Ce qui est sûr c'est que cette lecture m'a donné envie de me replonger dans les oeuvres de Poe.
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ElizabethBennet
  19 janvier 2013
Quelle déception ! Une quatrième de couverture prometteuse, un récit sous forme d'hommage aux deux grands écrivains que sont, chacun dans leur genre, Poe et Nerval, un enquêteur sympathique et célèbre, et puis... rien. Ou du moins, pas grand chose. Les personnages sont épouvantablement creux (Carter n'étant que le faire-valoir de Dupin, une sorte de Watson au carré, et ne parlons pas des personnages secondaires, comme Alexandre Dumas, tout simplement risible), les dialogues convenus, rien n'est développée correctement (mais c'était difficile de le faire en 115 pages...), ni l'intrigue, grotesque (pauvre Nerval qui doit faire des sauts périlleux dans sa modeste tombe, avec ou sans le fameux M. Laurent), ni les situations, ni les relations entre personnages, ni le temps du récit... Sans parler de ce ridicule avertissement d'éditeur en début de roman, qui nous replonge en plein dix-huitième siècle en essayant paradoxalement d'authentifier ce récit ironiquement signé "Charles Beau de l'Ers"... Il serait temps de prévenir l'auteur que depuis Montesquieu ou Laclos, les temps ont changé, les pactes de lecture (explicites ou non) aussi, sans parler de l'évolution de la critique littéraire. Même le ton fantastique du dénouement, d'ailleurs expédié en trois pages, n'est pas à la hauteur de Théophile Gautier ou De Nerval lui-même.
(la suite en cliquant sur le lien ci-dessous !)
Lien : http://ars-legendi.over-blog..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
athena1athena1   12 octobre 2010
Non mon cher Randolph, je ne crois pas qu'il existe des gens, comme vous dites, sur lesquels le destin prend plaisir à s'acharner. Je pense plutôt que certains hommes, grâce à leur intelligence, leur intuition, et par dessus tout, leur faculté d'imagination, parviennent à découvrir ici bas des vérités cachées au commun des mortels. Et MM. Nerval et Poe font partie de cette catégorie.
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line70line70   19 mars 2011
Vous savez, la vérité pénètre le plus souvent en nous sans que nous en prenions conscience, soit que nous l'estimions a priori absurde et que nous la repoussions aussitôt dans les oubliettes de notre esprit - où, à notre insu, elle n'en continue pas moins de croître -, soit que nous n'y prenions même pas garde, parce que notre cerveau est trop encombré, ou pas assez vigilant.
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athena1athena1   12 octobre 2010
Alexandre Dumas s'était soudain dressé d'un bond.
- Sur ce, je vous souhaite une bonne soirée ! Une maîtresse m'attend avant le lever du jour à Caen et, croyez moi, messieurs, cela peut se révéler dangereux de ne pas être au rendez-vous dune femme.
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athena1athena1   12 octobre 2010
"La forme d'une ville change plus vite que le coeur d'un mortel". Comme cela est vrai ! Mais comme cela est vrai surtout pour Paris !...
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Vidéo de Fabrice Bourland
Fabrice Bourland est en tête à tête avec Jacqueline Pétroz de France Inter sur le plateau des Deblogueurs à Saint Maur en poche 2015
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