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Note moyenne 3.42 /5 (sur 68 notes)

Nationalité : Tunisie
Né(e) le : 10/11/1955
Biographie :

Fawzia Zouari, née au Kef, est une écrivaine et journaliste tunisienne.

Docteur en littérature française et comparée de la Sorbonne, Zouari vit à Paris depuis 1979. Elle travaille durant dix ans à l'Institut du monde arabe — à différents postes dont celui de rédactrice du magazine Qantara — avant de devenir journaliste à l'hebdomadaire Jeune Afrique en 1996

Source : Wikipédia et catalogue de la bnf
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Rencontre avec Fawzia Zouari


Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
mcd30   08 mars 2021
Valentine d'Arabie: La nièce oubliée de Lamartine de Fawzia Zouari
Par quelle cïncidence extraordinaire, l'Arabe que je suis issue d'une tribu de cheikks enturbannés et de femmes sous le voile, fut-elle amenée à rencontrer cette Gauloise de souche, libre et scandaleuse, à qui elle allait consacrer des années de sa vie ? Je me suis souvent posé la question. Quelque chose de mystérieux a du sceller cette rencontre, et laréalité l'a entérinée : je suis venue vivre sur ses terres de naissance tandis qu'elle s'en est allée mourir chez les miens. Œuvre du hasard ou manœuvre du Destin, je me suis sentie désignée. C'est moi qui parlerai d'elle.
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Mimeko   24 avril 2021
Le corps de ma mère de Fawzia Zouari
Impossible de songer à ma mère sur une chaise, il serait plus aisé d'imaginer le pape sur un kilim. Pas question non plus d'espérer la surprendre dans son lit. Maman ne dormait pas. Ne dormait jamais. Sinon, qui aurait défendu ses enfants de la maladie, des ogres, des voleurs, des djinns et des sorcières reconnaissables à leurs pieds en forme de sabots de chèvres ?
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Mimeko   26 avril 2021
Le corps de ma mère de Fawzia Zouari
Son langage collait parfaitement au style des contes qu'elle nous narrait jadis. A tel point que je n'imagine pas de langue plus appropriée aux fables que celle de ma mère.
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Mimeko   27 avril 2021
Le corps de ma mère de Fawzia Zouari
Écrivez, vous voilà au rang des traîtres. Je comprends maintenant pourquoi maman, qui a concédé des youyous à mes réussites scolaires, et consulté les voyantes sur mon destin de futur épouse, ne m'a jamais félicitée pour aucun de mes livres, ni éprouvé le besoin de se renseigner sur mes éventuels succès d'auteur.
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Fawzia Zouari
alzaia   01 novembre 2020
Fawzia Zouari
"Il y a des jours où je regrette d’être née arabe. Les jours où je me réveille devant le spectacle de gueules hirsutes prêtes à massacrer au nom d’Allah et où je m’endors avec le bruit des explosions diffusées sur fond de versets coraniques.

— Les jours où je regarde les cadavres joncher les rues de Bagdad ou de Beyrouth par la faute des kamikazes ; Où des cheikhs manchots et aveugles s’arrogent le droit d’émettre des fatwas parce qu’ils sont pleins comme des outres de haine et de sang ; où je vois des petites filles, les unes courir protéger de leur corps leur mère qu’on lapide, et les autres revêtir la robe de mariée à l’âge de 9 ans.

— Et puis ces jours où j’entends des mamans chrétiennes confier en sanglotant que leur progéniture convertie à l’islam refuse de les toucher sous prétexte qu’elles sont impures.

— Quand j’entends pleurer ce père musulman parce qu’il ne sait pas pourquoi son garçon est allé se faire tuer en Syrie. — À l’heure où celui-ci parade dans les faubourgs d’Alep, kalachnikov en bandoulière, en attendant de se repaître d’une gamine venue de labanlieue de Tunis ou de Londres, à qui l’on a fait croire que le viol est un laissez-passer pour le paradis.

— Ces jours où je vois les Bill Gates dépenser leur argent pour les petits Africains et les François Pinault pour les artistes de leur continent, tandis que les cheikhs du Golfe dilapident leur fortune dans les casinos et les maisons de charme (bordels) et qu’il ne vient pas à l’idée des nababs du Maghreb de penser au chômeur qui crève la faim, au poète qui vit en clandestin, à l’artiste qui n’a pas de quoi s’acheter un pinceau.

— Et tous ces croyants qui se prennent pour les inventeurs de la poudre alors qu’ils ne savent pas nouer une cravate, et je ne parle pas de leur incapacité à fabriquer une tablette ou une voiture.

Les mêmes qui dénombrent les miracles de la science dans le Coran et sont dénués du plus petit savoir capable de faire reculer les maladies.

— Ces prêcheurs pleins d’arrogance qui vomissent l'Occident, bien qu’ils ne puissent se passer de ses portables, de ses médicaments, de ses progrès en tous genres.

— Et la cacophonie de ces "révolutions" qui tombent entre des mains obscurantistes comme le fruit de l’arbre.

— Ces islamistes qui parlent de démocratie et n’en croient pas un mot, qui clament le respect des femmes et les traitent en esclaves. — Et ces gourdes qui se voilent et se courbent au lieu de flairer le piège, qui revendiquent le statut de coépouse, de complémentaire, de moins que rien !

— Et ces "niqabées" qui, en Europe, prennent un malin plaisir à choquer le bon Gaulois ou le bon Belge comme si c’était une prouesse de sortir en scaphandrier ! Comme si c’était une manière de grandir l’islam que de le présenter dans ses atours les plus rétrogrades.

Ces jours, enfin, où je cherche le salut et ne le trouve nulle part, même pas auprès d’une élite intellectuelle arabe qui sévit sur les antennes et ignore le terrain, qui vitupère le jour et finit dans les bars la nuit, qui parle principes et se vend pour une poignée de dollars, qui fait du bruit et qui ne sert à rien !

Voilà, c’était mon quart d’heure de colère contre les miens...

Souhaitons que l'Occident ouvre les yeux...."
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Mimeko   29 avril 2021
Le corps de ma mère de Fawzia Zouari
C'est ainsi que la femme qui avait l'allure des reines, qui sentait le henné et le musc, perdit peu à peu de sa présence charnelle. Telle une silhouette accrochée à la corde du souvenir, elle se déplaça partout avec le couffin à médicaments, quelle finit par vider de son contenu pour y mettre sa boîte à tabac, son dentier et sa ceinture en coton glissée sur son bassin désormais sans contours.
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BVIALLET   25 mars 2012
La deuxième épouse de Fawzia Zouari
« Mes parents choisissaient la France. Acceptaient de mélanger les destins, pas le sang. »

« Monsieur l'imam, est-ce qu'on a le droit d'avaler sa salive pendant le ramadan? » Djamel : « Je travaille dans un restaurant de roumis; servir le vin à mes clients équivaut-il à le boire ? » Et l'imam de répondre, sans ciller : « Si vous êtes en train de courir et que vous avalez votre sueur, ce n'est pas comptabilisé. Si, par mégarde, vous avalez une mouche alors que vous jeûnez, Allah vous pardonnera. Quant au vin, il est prohibé pour celui qui le boit, le sert, ou se trouve en compagnie de buveurs. »
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Mimeko   27 avril 2021
Le corps de ma mère de Fawzia Zouari
La ville n'a pas de goût depuis que maman est sur un lit d'hôpital. L'odeur des épices et du cuir tanné ne semble charrier que des effluves de vies secrètes échappées par les portes des anciens harems. 
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mireille.lefustec   22 novembre 2016
Le corps de ma mère de Fawzia Zouari
Elle savait sûrement qu'une fois sortie de chez elle, elle ne serait plus que...ce que tu as vu à l'hôpital !

C'est-à-dire une chose simple à manipuler, une peau à inciser de piqûres, des veines branchées à des tuyauteries, un morceau de chair estampillé de plaies, comme des bêtes de boucherie .

Comment peut-on laisser faire ça à sa mère ?

p.78
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Mimeko   25 avril 2021
Le corps de ma mère de Fawzia Zouari
Je m'étais faite à l'idée que maman souffrait depuis des années de diabète et de cécité, mais je ne m'attendais pas à ce qu'elle tombe aussi soudainement dans le coma. Je savais qu'à quatre-vingt douze ans elle pouvait à tout moment rendre l'âme, j'ignorais que c'est à son corps que j'allais être confrontée.
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