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Note moyenne 3.49 /5 (sur 57 notes)

Nationalité : Tunisie
Né(e) le : 10/11/1955
Biographie :

Fawzia Zouari, née au Kef, est une écrivaine et journaliste tunisienne.

Docteur en littérature française et comparée de la Sorbonne, Zouari vit à Paris depuis 1979. Elle travaille durant dix ans à l'Institut du monde arabe — à différents postes dont celui de rédactrice du magazine Qantara — avant de devenir journaliste à l'hebdomadaire Jeune Afrique en 1996

Source : Wikipédia et catalogue de la bnf
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Rencontre avec Fawzia Zouari

Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
BVIALLET   25 mars 2012
La deuxième épouse de Fawzia Zouari
« Mes parents choisissaient la France. Acceptaient de mélanger les destins, pas le sang. »

« Monsieur l'imam, est-ce qu'on a le droit d'avaler sa salive pendant le ramadan? » Djamel : « Je travaille dans un restaurant de roumis; servir le vin à mes clients équivaut-il à le boire ? » Et l'imam de répondre, sans ciller : « Si vous êtes en train de courir et que vous avalez votre sueur, ce n'est pas comptabilisé. Si, par mégarde, vous avalez une mouche alors que vous jeûnez, Allah vous pardonnera. Quant au vin, il est prohibé pour celui qui le boit, le sert, ou se trouve en compagnie de buveurs. »
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mireille.lefustec   22 novembre 2016
Le corps de ma mère de Fawzia Zouari
Elle savait sûrement qu'une fois sortie de chez elle, elle ne serait plus que...ce que tu as vu à l'hôpital !

C'est-à-dire une chose simple à manipuler, une peau à inciser de piqûres, des veines branchées à des tuyauteries, un morceau de chair estampillé de plaies, comme des bêtes de boucherie .

Comment peut-on laisser faire ça à sa mère ?

p.78
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flambotte   11 décembre 2018
Le corps de ma mère de Fawzia Zouari
Il peut arriver qu'on perde en une nuit son enfance comme d'autres perdent leur virginité.
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rkhettaoui   20 décembre 2016
Le corps de ma mère de Fawzia Zouari
A défaut d’images, l’aveugle recourt sans tri à tous les registres du parler. Et mésestime la portée du mot, dans la mesure où il n’en voit pas l’effet sur son interlocuteur.
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Fawzia Zouari
Mimimelie   04 avril 2018
Fawzia Zouari
Jour de colère ... http://www.jeuneafrique.com/133421/politique/jour-de-col-re/



Il y a des jours où je regrette d’être née arabe. Les jours où je me réveille devant le spectacle de gueules hirsutes prêtes à massacrer au nom d’Allah et où je m’endors avec le bruit des explosions diffusées sur fond de versets coraniques. Les jours où je regarde les cadavres joncher les rues de Bagdad ou de Beyrouth par la faute des kamikazes ; où des cheikhs manchots et aveugles s’arrogent le droit d’émettre des fatwas parce qu’ils sont pleins comme des outres de haine et de sang ; où je vois des petites filles, les unes courir protéger de leur corps leur mère qu’on lapide, et les autres revêtir la robe de mariée à l’âge de 9 ans.



Et puis ces jours où j’entends des mamans chrétiennes confier en sanglotant que leur progéniture convertie à l’islam refuse de les toucher sous prétexte qu’elles sont impures. Quand j’entends pleurer ce père musulman parce qu’il ne sait pas pourquoi son garçon est allé se faire tuer en Syrie. À l’heure où celui-ci parade dans les faubourgs d’Alep, kalachnikov en bandoulière, en attendant de se repaître d’une gamine venue de la banlieue de Tunis ou de Londres, à qui l’on a fait croire que le viol est un laissez-passer pour le paradis.



Ces jours où je vois les Bill Gates dépenser leur argent pour les petits Africains et les François Pinault pour les artistes de leur continent, tandis que les cheikhs du Golfe dilapident leur fortune dans les casinos et les maisons de charme et qu’il ne vient pas à l’idée des nababs du Maghreb de penser au chômeur qui crève la faim, au poète qui vit en clandestin, à l’artiste qui n’a pas de quoi s’acheter un pinceau. Et tous ces croyants qui se prennent pour les inventeurs de la poudre alors qu’ils ne savent pas nouer une cravate, et je ne parle pas de leur incapacité à fabriquer une tablette ou une voiture. Les mêmes qui dénombrent les miracles de la science dans le Coran et sont dénués du plus petit savoir capable de faire reculer les maladies. Non ! L’Occident, ces prêcheurs pleins d’arrogance le vomissent, bien qu’ils ne puissent se passer de ses portables, de ses médicaments, de ses progrès en tous genres.



Et la cacophonie de ces "révolutions" qui tombent entre des mains obscurantistes comme le fruit de l’arbre. Ces islamistes qui parlent de démocratie et n’en croient pas un mot, qui clament le respect des femmes et les traitent en esclaves. Et ces gourdes qui se voilent et se courbent au lieu de flairer le piège, qui revendiquent le statut de coépouse, de complémentaire, de moins que rien ! Et ces "niqabées" qui, en Europe, prennent un malin plaisir à choquer le bon Gaulois ou le bon Belge comme si c’était une prouesse de sortir en scaphandrier ! Comme si c’était une manière de grandir l’islam que de le présenter dans ses atours les plus rétrogrades.



Ces jours, enfin, où je cherche le salut et ne le trouve nulle part, même pas auprès d’une élite intellectuelle arabe qui sévit sur les antennes et ignore le terrain, qui vitupère le jour et finit dans les bars la nuit, qui parle principes et se vend pour une poignée de dollars, qui fait du bruit et qui ne sert à rien !

Voilà, c’était mon quart d’heure de colère contre les miens. Ouf !
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rkhettaoui   20 décembre 2016
Le corps de ma mère de Fawzia Zouari
Je m’en veux de n’avoir pas été témoin de la passion de ma mère. De son dernier chant de vie. De ses maximes indéchiffrables. De ses expressions qui fleuraient le désir et charriaient des rimes arabes à profusion. Je m’en veux d’être partie loin d’elle. L’exil, c’est peut-être ça : vivre en dehors du temps de sa mère.
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tristantristan   10 mai 2020
Je ne suis pas Diam's de Fawzia Zouari
Vous n'aidez pas non plus à réconcilier la République avec ses musulmans. Non seulement vous sapez les efforts d'intégration de générations soucieuses de vivre en paix avec leur pays de naissance, d'adoption ou d'accueil, mais vous portez atteinte aux principes qui fondent ce même pays et qui furent acquis au bout de luttes acharnées, voire au prix du sang: je parle de l'égalité des sexes et de la laïcité.
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frandj   08 janvier 2019
Le corps de ma mère de Fawzia Zouari
(p. 201)



Un jour, l’une de ses filles qui se prévalait d’avoir fait des études a dit: « Maman souffre d’Alzheimer », croyant que celle-ci était incapable de percer la langue des étrangers. Yamna en déduisit ce qu’il fallait faire. De ce moment, elle se mit à pétrir les temps, comme jadis son pain, mixa le réel et la fiction et intervertit volontairement les époques.
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valerievalou   25 août 2017
Le corps de ma mère de Fawzia Zouari
e m’en veux de n’avoir pas été témoin de la passion de ma mère. De son dernier chant de vie. De ses maximes indéchiffrables. De ses expressions qui fleuraient le désir et charriaient des rimes arabes à profusion. Je m’en veux d’être partie loin d’elle. L’exil, c’est peut-être ça : vivre en dehors du temps de sa mère (p.69). 



Yamna dictait des recettes pour soigner l’impuissance ou la sécheresse vaginale, à moins que ce ne fût ce mal mystérieux qui s’emparait parfois des veuves, les faisant tomber enceintes alors qu’aucun homme ne s’était hasardé à l’intérieur, puisque leur mari avait trépassé depuis des lustres ! Dans ce cas, Yamna concluait au diagnostic de l’« endormi », ce bébé conçu du vivant de l’époux mais qui se serait assoupi pendant des années, sous la coupole utérine, douce et à belles nervures. La maman n’y pouvait rien, Dieu seul le réveillerait un jour et le pousserait vers la sortie. (p.161 
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tristantristan   10 mai 2020
Je ne suis pas Diam's de Fawzia Zouari
Les intégristes, champions de l'excommunication (takfir), laissent entendre que rejeter le voile c'est sortir de l'Islam et rejoindre le camp de l'Occident.
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