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3.6/5 (sur 41 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 29/03/1925
Biographie :

Françoise Choay est historienne des théories et des formes urbaines et architecturales.

Elle était professeur aux universités de Paris I et Paris-VIII.

Elle suit des études de philosophie avant d'être critique d'art. Dans les années 1950, elle collabore à L’Observateur, à L’Œil et à Art de France. En 1960, elle s'occupe de l'antenne parisienne d'Art international. Elle écrit plusieurs ouvrages sur l'histoire de l'architecture et l'urbanisme.

Après la soutenance de sa thèse d'État consacrée à Leon Battista Alberti et aux utopies spatiales (notamment Thomas More), en 1978, elle y devient professeure et y enseigne jusqu'aux années 1990.

Elle a dirigé aux éditions du Seuil la collection "Espacements", dans laquelle paraissent plusieurs traductions de textes fondateurs de l'urbanisme.

Son livre "Pour une anthropologie de l’espace" en 2007, qui regroupe des textes épars, en constitue un nouveau jalon en soulignant la cohérence de son parcours intellectuel. Françoise Choay a reçu le prix du livre d'architecture 2007 pour son ouvrage.

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Source : Wikipédia
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Les monuments historiques ; 1
Indicatif annonce de l'émission les monuments historiques, 1ère partie - à 1'55 : citation de Maurice BARRES (0'15) - à 2'55 : Françoise CHOAY, historienne, le concept de patrimoinehistorique depuis le 16ème siècle avec le début d'une passion pour les antiquités encore existantes; la naissance de notion de conservation à la révolution française avec la nationalisation des biens du...

Citations et extraits (9) Ajouter une citation
Et d'abord, le plan de la ville est essentiellement simple et régulier, de manière à pouvoir se prêter à tous les développements. Les rues, croisées à angle droit, sont tracées à distances égales, de largeur uniforme, plantées d'arbres et désignées de numéro d'ordre.
[citation de Jules Verne, les 500 millions de la Begum]
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Nos lectrices nous pardonneront de nous arrêter un moment pour chercher quelle pouvait être la pensée qui se dérobait sous ces paroles énigmatiques de l'archidiacre : Ceci tuera cela. Le livre tuera l’édifice.
A notre sens, cette pensée avait deux faces. C’était d’abord une pensée de prêtre. C’était l’effroi du sacerdoce devant un agent nouveau, l’imprimerie. Mais sous cette pensée, la première et la plus simple sans doute, il y en avait à notre avis une autre, plus neuve. C’était le pressentiment que la pensée humaine en changeant de forme allait changer de mode d’expression, que l’idée capitale de chaque génération ne s’écrirait plus avec la même matière et de la même façon, que le livre de pierre, si solide et si durable, allait faire place au livre de papier, plus solide et plus durable encore. Sous ce rapport, la vague formule de l’archidiacre avait un second sens; elle signifiait qu’un art allait détrôner un autre art. Elle voulait dire : l'imprimerie tuera l’architecture.
[citation de Victor Hugo, Notre Dame de Paris]

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Certes, depuis le Quattrocento, l'intérêt suscité en Europe par les antiquités, puis par les monuments historiques, a toujours été accompagné de retombées financières. Il suffit de rappeler comment l'abbé Grégoire, dans son premier plaidoyer contre le vandalisme révolutionnaire, associe sans hésitation aux plus hautes considérations morales l'intérêt économique représenté par le tourisme européen: "les arênes de Nîmes et le pont du Gard ont peut-être plus rapporté à la France qu'ils n'avaient coûté aux Romains". (...) En 1978, le directeur de cabinet de Jacques Duhamel, alors ministre de la Culture, affirme que "le patrimoine est une richesse fossile gérable et exploitable comme le pétrole." (...) C'est pourtant à l'action de l'UNESCO, avec sa labellisation du patrimoine mondial, que la marchandisation patrimoniale doit son développement exponentiel. (...) Cette croisade pour la consommation mercantile du patrimoine n'est pas seulement dommageable aux visiteurs, à la fois trompés quant à la nature du bien à consommer et placés dans des conditions d'entassement et de bruit de toute façon impropres à une quelconque délectation intellectuelle ou esthétique. Elle aboutit trop souvent aussi à la destruction des sites labellisés, tant par l'érection des nécessaires structures d'accueil (hôtelières ou autres) que par l'élimination d'activités créatrices liées à la culture locale et à son identité, en particulier dans le cas des pays du Sud. Mais pour prendre, à l'inverse, un exemple européen, peut-on qualifier les effets de sa labellisation sur le haut site normand que fut, à travers le temps, le Mont-Saint-Michel?
Davantage encore, la croisade de l'UNESCO ne recule pas devant la labellisation de faux. Deux exemples: en Chine, dans un site magnifique situé à 1800 mètres d'altitude, aux confins du Tibet, dans le Yunnan, le village sur canaux de Lijiang, aux trois quarts détruit par un séisme, a été plus ou mois reconstruit à l'identique, vidé de ses anciens habitants et mis en scène selon les normes du tourisme culturel qui draine désormais sur le site des millions de visiteurs annuels, chinois et étrangers. En France, l'oeuvre de Le Corbusier, lourdement restaurée et couronnée par un faux intégral (l'église de Firminy), placée en tête des candidatures françaises pour le label 2007, a été coiffée au poteau par l'ensemble multiséculaire des fortifications de Vauban. Partie remise.
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Le monument a pour but de faire revivre au présent un passé englouti dans le temps.
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Nous cheminons pendant un certain temps et nous remarquons des différences entre l’art de l'ingénieur sur terre et celui d’Utopie. Les rails, les trains sur routes, les conduits souterrains, le tunnel d' Umerloch sont de belles choses. La machinerie, les voies, les quais, les tranchées, les ponts de fer, toutes les inventions de l'ingénieur ne doivent pas forcément être laides. La laideur est à la mesure de l’imperfection : un objet de fabrication humaine est laid dans la plupart des cas, proportionnellement à la pauvreté de la pensée qui l’a construit; il est laid ou beau, plus ou moins, selon que le constructeur a plus ou moins saisi le besoin auquel il répond.

Mais, en Utopie, un homme qui entreprend l'établissement d’une ligne de chemin de fer est un homme cultivé; de même qu'un bon écrivain ou un artiste, il s’efforcera d’atteindre la simplicité de la perfection. Les traverses, les rails, les accessoires, prendront cette grâce, cette harmonie que la Nature, ce grand ingénieur, donne aux tiges et aux feuilles de ses plantes, aux articulations et aux gestes de ses animaux. Juger cet homme comme le contraire d’un artiste, déclarer artiste quiconque façonne des objets avec ses pouces, et brute quiconque se sert d’une machine, ce n’est là qu’une phase passagère de la stupidité humaine.

[H. G. Wells, Une Utopie Moderne]
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Cette question de la propreté individuelle et collective est du reste la préoccupation capitale des fondateurs de France-ville. [citation de Jules Verne, les 500 millions de la Begum]
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Patrimoine. Ce beau et très ancien mot était, à l'origine, lié aux structures familiales, économiques et juridiques d'une société stable, enracinée dans l'espace et le temps. Requalifié par divers adjectifs (génétique, naturel, historique...) qui en ont fait un concept "nomade", il poursuit aujourd'hui une carrière autre et retentissante.
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C'est sur la planche à dessin, à la manière d'un tableau, que l'urbaniste « compose » sa future cité. Conformément aux principes du cubisme, et davantage encore à ceux du purisme et du Stijl, il élimine tout détail anecdotique au profit de formes simples, dépouillées, où l'œil ne puisse achopper à aucune particularité; il s'agit en quelque sorte de construire le cadre a priori de tout comportement social possible.
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Le mot "patrimoine", est souvent utilisé durant la Révolution française, fut ensuite vite abandonné, sans doute en raison de son ambiguïté. Il réapparut dans notre pays pour désigner les monuments historiques et se substituer en partie à cette expression au cours des années 1960.
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