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Note moyenne 3.18 /5 (sur 113 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Maroc , 1957
Biographie :

Françoise Grard est née en 1957 au Maroc.

Après une enfance passée à parcourir le monde, elle s'installe à Paris pour suivre des études de lettres. Elle devient professeur de lettres, profession qu'elle exerce toujours en région parisienne.

Françoise Grard redécouvre la littérature de jeunesse grâce à ses enfants et adresse ses premiers manuscrits à Actes Sud qui les publie.

Françoise Grard a su conquérir un public amateur de belles histoires. Ses écrits sont quelquefois jugés peu accessibles, mais ils traitent avec justesse de sujets profonds tels que la complexité des relations familiales, la trahison, etc. Elle est notamment l’auteur du "Loup de Manigor", "Le Silence de Solveig", "Un Éléphant dans la neige", "Le plus beau rôle de ma vie", "La boiteuse"...
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Source : http://www.ricochet-jeunes.org
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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
letilleul   27 septembre 2016
La boiteuse de Françoise Grard
Ma solitude a pris alors un tour radical, comme si j’étais la seule rescapée d’un cataclysme. C’est à ce moment-là que j’ai cessé de guetter les bruits, de fixer le chemin, c’est à ce moment-là que l’espoir d’un secours m’a quittée.

Il était neuf heures du soir, Wilfred ne viendrait plus. Je n’aurais pu dire pourquoi cette certitude se glissait en moi comme un serpent froid entre mes omoplates. Seulement que je savais que mon salut ne passerait plus par lui ; une évidence monstrueuse qui ne me révoltait même pas.

Wilfred ne viendrait plus.
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Ziliz   13 décembre 2016
La boiteuse de Françoise Grard
Dans sa main, il tenait l'ouvrage qu'il devait me prêter et ses longs doigts palpaient la couverture, s'introduisaient parmi les pages ou le claquaient sur sa cuisse. Tout en ne perdant pas un mot de ses explications, je suivais le jeu de ses doigts sur le livre, et ce jeu me troublait comme celui de doigts sur un corps ; leur agilité, leur autorité, leur grâce, les détachaient de sa personne pour devenir aussi autonomes qu'un être à part entière auquel j'aurais voulu être livrée moi-même.

(p. 44-45)
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Ziliz   12 décembre 2016
La boiteuse de Françoise Grard
Je ne m'attarderai pas sur les semaines que j'ai passées à mon retour [...] dans une maison de rééducation de la banlieue parisienne.

A vingt ans, j'y ai fait l'apprentissage des futures délices de la maison de retraite. Les pensionnaires de cet établissement, sans avoir pour autant tous les cheveux bancs, y traînaient soit leurs douleurs, soit leur tristesse, parfois même leur agressivité.

J'y ai vécu dans une banlieue non seulement de la capitale, mais aussi de la vie.

(p. 81)
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Juin   11 février 2019
Portée absente de Françoise Grard
De manière générale, les livres se divisent pour moi en deux catégories : ceux dont je me repais pour mon propre compte en pillant la bibliothèque de mon quartier." Encore toi Romain ! " s'écrie la bibliothécaire ravie en me prenant des mains la pile de romans que je lui rapporte. Ce sont des livres comme des rêves épais dans lesquels je plonge pour oublier ce qui m'entoure.

Et puis les livres prescrits par le collège qu'il faut non seulement lire pour une date précise, mais encore passer au laminoir de la fiche de lecture. Ceux-là, la plupart du temps, sont aussi secs que des croûtons oubliés dans la boîte à pain.

( p 27 )
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Ziliz   10 décembre 2016
La boiteuse de Françoise Grard
J'ai remis au lendemain l'explication que nous n'aurions pas. Puis j'ai ployé sous une vague de désir tremblant qui m'a fermé les yeux.

Car mon désir pour Wilfred, contrairement à ceux que j'avais connus auparavant, était un désir poignant où se mêlaient l'appel de mon corps et un attendrissement mélancolique, plus puissant, plus voluptueux qu'aucun autre.

Plus tard, tandis qu'il plongeait à mes côtés dans un sommeil épais, je me suis collée contre son dos, humant l'odeur de foin de sa nuque, mes bras noués autour de sa taille, et ne souhaitant rien d'autre que sa présence auprès de moi.

Le monde avait retrouvé sa densité, sa bienveillance ; je ne voulais plus penser, seulement savourer la fin de la terrible peur que j'avais eue de le perdre.

(p. 55)
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c.brijs   05 octobre 2014
Le Livre Brule. Tome 1 : Le cri de l'Arbre de Françoise Grard
Le passé faut pas le déranger, sinon, il se fâche.
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orbe   04 juin 2012
Blackmail de Françoise Grard
La pluapart du temps, j'aime bien Diane. Parfois je la déteste. Souvent je l'envie. Et deux à trois fois par an, je voudrais qu'elle me prenne dans ses bras et que nous nous tenions serrés l'un contre l'autre, comme des orphelins.
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c.brijs   05 octobre 2014
Le Livre Brule. Tome 1 : Le cri de l'Arbre de Françoise Grard
Quelque chose de plus vaste que moi, que mon histoire (...), planait pour me rappeler que nos vies ne s'inscrivent sur la ligne du temps qu'en proportion d'un grain de poussière répandue au-dessus de ma tête.
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orbe   01 avril 2015
Dernier été avant l'orage de Françoise Grard
On ne se rend compte du prix des choses qu'au moment de les perdre.

Charles, il me serait insupportable de te perdre. Allez, je sacrifierais le monde entier pour te garder. Mathilde la première. Tous dans le gouffre du Grand Veymont. Si tu savais comme il est devenu noir, le monde, depuis que tu es fâché...
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chardonette   01 avril 2012
Moi, je reste ! de Françoise Grard
La vérité était que je n'avais plus de maison, puisque le pot de yaourt à la fraise ne me concernait pas, pas plus que le restaurant où ma famille devait à cet instant se pencher sur la carte. En entrée, maman prendrait surement une salade; quand à Adrien, il se jetterait sur les rillettes avec cornichons.

D'un coup de reins, j'ai redressé le petit garçon, en me disant que nous étions presque dans la même situation, lui et moi. Saut que sa propre mère devait être dévorée d'inquiétude tandis que la mienne croquait paisiblement sa frisée aux lardons, sans savoir que j'errais sous le déluge.
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