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Note moyenne 2.99 /5 (sur 54 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Vienne , 1967
Biographie :

Frédérique Clémençon, née en 1967, est un écrivain français.

Son premier roman, Une saleté, lui vaut le prix Robert Walser du premier roman en 1998. Le second, Colonie, remporte le Prix Céleste 2003 ainsi que le Prix Gironde 2004[1]. Son troisième roman, Traques, a paru en janvier 2009 aux éditions de L'Olivier.

Source : Wikipedia
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Il est le lieu qui prend le pouls de nos vies, dont il tient les deux extrémités. Il est aussi le reflet de nos sociétés et de leurs territoires désunis, où nous nous rencontrons, nous regardons, un peu. C'est dans cet hôpital du sud de la Loire que passent Hélène, Ilan, Claire, Samir et quelques autres. C'est à l'endroit où nos existences se révèlent les plus fragiles, mais les plus vibrantes aussi, qu'ils vont se retrouver. Frédérique Clémençon raconte leurs itinéraires croisés dans une langue à la hauteur de ses personnages, d'une beauté grave et enchanteresse. En librairie le 15 janvier 2020. En savoir plus http://bit.ly/374J9Tx
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
araucaria   28 août 2015
Une saleté de Frédérique Clémençon
Ils avaient quitté la maisonnette qui bordait le village pour cette maison bourgeoise hérissée d'ardoises qu'on appelait le Château, qu'eux-mêmes appelaient ainsi et avaient continué à appeler ainsi lorsqu'ils avaient pris possession des lieux, une réussite qui dans les années suivant leur installation avait donné au grand-père d'Edith le droit de figurer au conseil municipal puis celui de le présider. Cette promotion leur tenait lieu de revanche, celle des épiciers économes et tenaces qu'avaient été les arrière-grands-parents d'Edith...
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araucaria   28 août 2015
Une saleté de Frédérique Clémençon
Je dis que je me suis trouvée jolie dans la glace cet après-midi mais ce n'est pas vrai, parce que je ne sais pas ce que c'est qu'être jolie ou laide. Je sais que mon corps vieillit mais je ne sais pas si ce corps est aimable, si on peut le trouver beau, si on peut vouloir le caresser, le prendre dans ses bras.
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araucaria   27 août 2015
Une saleté de Frédérique Clémençon
Il y a des souris dans le grenier. Je les ai entendues la nuit dernière s'agiter et trotter au-dessus de ma tête, caracoler dans la poussière, les papiers déchiquetés, les vieilles toiles d'araignées tombées du plafond, petits paquets grisâtres moelleux comme du coton contenant encore le cadavre d'une mouche, d'un moustique, d'une abeille ou d'une guêpe.
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araucaria   27 août 2015
Une saleté de Frédérique Clémençon
J'avais appris à reconnaître les arbres, les fleurs et les champignons qui poussaient à des kilomètres autour de la maison, dans les champs, les sous-bois, au bord des ruisseaux. Leurs formes, leurs couleurs, leurs odeurs m'étaient devenues familières. J'en connaissais même le nom latin.
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araucaria   03 juin 2015
Une saleté de Frédérique Clémençon
Ta grand-mère me soufflant le jour du mariage, il fallait oser, mais c'est qu'elle avait un sacré culot cette vieille cinglée, les saletés qu'elle m'a dites ce jour-là tout de même, ratatinée dans sa robe à frous-frous qui laissait voir les bretelles de sa combinaison, il faisait si froid, on n'avait pas idée, on peut dire que j'en ai eu pour mon compte, pas du tout ce qu'on pouvait imaginer pourtant car elle y a mis les formes, ce qu'elle disait très calme, très doux, un filet de voix, pas de scandale ou quoi que ce soit de ce genre, les cris, les hurlements, le tralala habituel, je n'ai d'ailleurs pas compris tout de suite ce qu'elle me disait, il fallait la voir se frotter contre moi comme une chatte, elle avait dû répéter ça des dizaines de fois, se réjouissant de ce qu'elle me glisserait bientôt à l'oreille, (...)
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Zephirine   03 juin 2020
Les méduses de Frédérique Clémençon
Il n'était de toute façon pas question de dire la vérité. Cela faisait plusieurs années que les gens étaient régulièrement attaqués par les oiseaux, souvent des geais, quelquefois des corbeaux, trois, quatre, cinq à la fois, on n'avait jamais vu ça.
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Zephirine   04 juin 2020
Les méduses de Frédérique Clémençon
J'ai des oiseaux dans le crâne, docteur, plein d'oiseaux, lui avait dit un jour David, l'un de ses jeunes patients, et quand les oiseaux sont là, les mots s'embrouillent, vous avez déjà vu un vol d'étourneaux? la façon dont ils crient, dont ils se déplacent, par centaines, comme si une main invisible les poussait, leur donnait cette drôle de forme.



C'était exactement ça: il avait des oiseaux dans le crâne.
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araucaria   27 août 2015
Une saleté de Frédérique Clémençon
La lune enveloppait la terre d'une lumière douce et bleue, la lumière des rêves dans lesquels on attend mi-rassuré mi-inquiet une révélation, un dénouement, mais jamais rien n'arrive et on continue à attendre.
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Zephirine   03 juin 2020
Les méduses de Frédérique Clémençon
Surtout il picolait sec le père de Mickaël. Un jour, on avait piqué la bouteille avec Ilan et on avait mis du sel dedans, en fait on avait presque entièrement vidé la salière. Il avait tout recraché, balancé la bouteille contre le mur, espèce de petits salopards, je vais vous apprendre à faire vos blagues à la con, qu'est-ce-qu'on a pris.
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julienleclerc45   29 mai 2020
Les méduses de Frédérique Clémençon
Marc avait lu que, en novembre 2010, une pluie de méduses avait coulé au fond d’un fjord, cinquante mille cadavres que des charognards avaient mangé avant qu’ils arrivent en bas. La plupart des touristes étaient partis, les autres s’étaient entassés avec leurs enfants sur quelques mètres carrés de plage disponible.

Pour Hélène, c’était un séjour plein de remords, dont ces méduses avaient été la matérialisation pénible, nuages s’amoncelaient au-dessus de leur tête, annonciateurs du désastre à venir. Une vie lisse, parfaite, enviée, on le leur avait dit, la chance qu’ils avaient leur entente. Au boulot, dans leur cercle d’amis. Une histoire ordinaire d’amour encore neuf, grandi par la naissance d’un enfant, un bel enfant, vif, joyeux, fin, beau.
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