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Note moyenne 3.64 /5 (sur 175 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1985
Biographie :

Gabrielle Tuloup est professeur agrégée de Lettres et slameuse. Elle a grandi entre Paris et Saint-Malo.

Championne de France de slam 2010, elle utilise cette discipline pour transmettre son goût de la langue aux élèves du collège Diderot d’Aubervilliers.
En 2018 elle publie son premier roman : « La Nuit Introuvable », l'histoire d'un chassé-croisé entre une mère et son fils

page Facebook : https://www.facebook.com/g.tuloup/

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Gabrielle au Slam National de France


Citations et extraits (84) Voir plus Ajouter une citation
Gabrielle Tuloup
fbalestas   01 novembre 2020
Gabrielle Tuloup
Aujourd'hui, moi aussi je marque. J'ai peut-être un peu trop triché. Moi aussi, Nathan, j'ai mes sillons et mes parcelles disparues trop tôt. Je signe un bail avec l'oubli, mais qui gardera la mémoire de mes biens, de mes compromis, de mes dédits ? Il ne reste déjà qu'un bien maigre territoire de mon passé. Tout file. Ton père est mort et tu es parti au loin. A moins que ce ne soit moi qui n'aie jamais pu être proche.

(...) Je sais qu'il est temps d'oublier, de tout alléger, mais pas avant d'avoir rempli le registre. Aujourd'hui, mon fils, il me faut te décrire mes terres muettes, le bien qu'on m'a volé. Il me faut te confier ce que je n'ai dit à personne, pas même à ton père.

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kuroineko   23 septembre 2018
La nuit introuvable de Gabrielle Tuloup
Un aéroport de nuit, c'est sinistre comme un parking de gare désert le dimanche en province. J'étais fatigué des arrivées qui n'avaient rien d'un retour, puisque personne n'attendait. Alors j'ai pleuré. Avec une lettre repliée dans la main. J'ai pleuré comme un môme en descendant de l'avion, tirant ma valise à roulettes, qui ne pèse rien. J'ai pleuré dans le taxi avec les informations en slovène à la radio, que je ne comprenais toujours pas. Je me suis arrêté sous l'oeil gêné du chauffeur qui me surveillait dans le rétroviseur et montait le son à chaque reniflement. Un entracte, quelques minutes. Et j'ai pleuré à nouveau à la maison en ouvrant le frigo.
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Stelphique   07 janvier 2020
Sauf que c'étaient des enfants de Gabrielle Tuloup
L'enfance a une date de péremption, pas la même que celle indiquée sur les paquets. Elle pensait qu'elle avait le temps de voir venir. On ne voit jamais rien venir. 
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hcdahlem   08 janvier 2020
Sauf que c'étaient des enfants de Gabrielle Tuloup
(Courier adressé au juge, fautes d’orthographe comprises)

« Cher Juge, je connais bien ces huit garçons, je les connais depuis longtemps et je peux vous garantir que ces jeunes hommes sont innocent. Ils sont comme des frères pour moi et m’imaginer les voir faire une tel chose m’est aussi insupportable qu’incrédible. Je suis contre le fais que ces jeunes soit pénaliser or que certains ne l’on pas toucher. ni même parler. De plus cette jeune elle a déjà une réputation car il y a des rumeurs sur cette personne et ce jour-là je ne doute pas qu’elle était consentante. Je compte sur vous pour prononcer la sentence la plus juste en espérant avoir un jugement clément pour mes amis. Merci d'avance. »
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fbalestas   01 novembre 2020
La nuit introuvable de Gabrielle Tuloup
J'exagère sûrement. C'est facile après coup. J'ai toujours considéré les femmes avec une envie trouble, mêlée de suspicion. Les hommes pouvaient faire preuve de douceur, je le savais par mon père. Pourtant il y avait bien quelque chose qu'elles seules, je le pressentais plus que je n'en faisais l'expérience, pouvaient offrir. Quelque chose comme un repos, imprimé dans la tiède mollesse de leur chair et la blancheur de leurs bras. Il est, me disais-je, des femmes comme des pays lointains où s'abandonner.
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motspourmots   01 février 2018
La nuit introuvable de Gabrielle Tuloup
On n'a pas idée de ce que c'est qu'une chemise sans les épaules de l'homme qu'on aime. On n'a pas idée du monde infiniment plat et chiffonné, roulé en boule, qui reste quand l'autre déserte la vie, quand son corps est soustrait aux étoffes et aux caresses. L'existence n'a plus d'odeur. On marche le ventre en creux, encore et encore (...). On arrose quand même les fleurs une fois par semaine parce qu'elles n'y sont pour rien et que le monde est assez fané comme ça. (...)
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Olivia-A   18 juin 2018
La nuit introuvable de Gabrielle Tuloup
On n'a pas idée de ce que c'est qu'une chemise sans les épaules de l'homme qu'on aime. On n'a pas idée du monde infiniment plat et chiffonné, roulé en boule, qui reste quand l'autre déshabite la vie, quand son corps est soustrait aux étoffes et aux caresses. L'existence n'a plus d'odeur. On marche le ventre en creux, encore et encore. C'est raconté dans tous les livres mais Jacques, lui, n'avait jamais écrit ces lignes-là, et c'était lui que je croyais. On arrose quand même les fleurs une fois par semaine parce qu'elles n'y sont pour rien, et que le monde est assez fané comme ça. On boit son thé à la même heure et on attend. C'est le dernier effort dont on est capable, l'attente. Le vide glisse ses doigts entre chaque côte et serre. La douleur a des ongles et elle vous donne du corps. Elle vous raidit, c'est elle qui vous fait tenir debout. Et c'est elle qui plus tard sait quand peu à peu relâcher l'étreinte. Il fallait qu'elle tenaille pour qu'on n'oublie pas de respirer, mais le souffle parfois revient sans qu'on y pense. Le deuil est un sommeil, plus long que les autres. Le noir et blanc finit toujours par rendre l'âme, lui aussi.
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mireille.lefustec   12 mai 2018
La nuit introuvable de Gabrielle Tuloup
Moi aussi, j'ai changé de pays. l'absence nous fait entrer dans une terre étrangère.

On n'a pas idée du monde infiniment plat et chiffonné, roulé en boule, qui reste quand l'autre dés-habite la vie, quand son corps est soustrait aux étoffes et aux caresses. L' existence n'a plus d'odeur.
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Nadael   25 avril 2018
La nuit introuvable de Gabrielle Tuloup
« Puisqu’ Alzheimer a choisi d’élire domicile dans mes souvenirs, j’ai décidée d’être polie : j’ouvre la porte. On ne s’oppose pas à un hôte de cette envergure. »
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Stelphique   07 janvier 2020
Sauf que c'étaient des enfants de Gabrielle Tuloup
Le réel ne prend pas de gants.
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