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4.14/5 (sur 153 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 28/11/1966
Biographie :

Hélène Devynck, née le 28 novembre 1966 à Paris, est une journaliste française de télévision.
Scénariste de Ouistreham d'Emmanuel Carrère.
Elle a partagé la vie de ce dernier et a été un personnage récurent de son œuvre.

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A l'occasion des 6 ans du mouvement #MeToo et pour la sortie du livre #MeToo l le combat continue aux éditions du Seuil, Mediapart a organisé une soirée spéciale le 19 octobre 2023 à la salle Olympe de Gouges dans le 11ème arrondissement de Paris. #MeToo : Six ans après, les féministes ont elles gagné ? - Christelle Taraud, historienne - Hélène Devynck, journaliste et autrice du livre « impunité » - Axelle Jah Njiké, autrice et réalisatrice de podcast - Emmanuelle Piet, présidente du Collectif féministe contre le viol (CFCV) 00:00:00 - 00:01:00 : Présentation des invitées et introduction par Sarah Brethes journaliste au pôle Enquêtes chez Mediapart 00:01:00 - 00:15:08 : Quelles sont vos sources de joies et d'optimisme dans le combat féministe ? 00:15:08 - 00:31:23 : Sur MeToo, avez-vous le sentiment de vivre une révolution ? 00:31:23 - 00:48:35 : Les institutions (Police, justice, éducation nationale) sont-elles à la hauteur du moment ? 00:48:35 - 00:56:04 : Les féminicides ne diminuent pas d'années en années, les politiques publiques y peuvent-elles quelque chose contre ça ? Avec Christelle Taraud. 00:56:04 - 01:00:55 : Les violences sur mineurs et incestes, avec Emmanuelle Piet. 01:00:55 - 01:06:55 : Comment analyser l'exception française autour des violences sexistes et sexuelles, celle qui fait que les auteurs ne sont pas marginalisés et que ces affaires sont mêmes banalisées ? Avec Hélène Devynck. 01:06:55 - 01:11:00 : Les violences sexuelles et sexistes touchent davantage les femmes racisées, avec Axelle Jah Njiké. Mediapart n'a qu'une seule ressource financière: l'argent issu de ses abonnements. Pas d'actionnaire milliardaire, pas de publicités, pas de subventions de l'État, pas d'argent versé par Google, Amazon, Facebook… L'indépendance, totale, incontestable, est à ce prix. Pour nous aider à enrichir notre production vidéo, soutenez-nous en vous abonnant à partir de 1 euro (https://abo.mediapart.fr/abonnement/decouverte#at_medium=custom7&at_campaign=1050). Si vous êtes déjà abonné·e ou que vous souhaitez nous soutenir autrement, vous avez un autre moyen d'agir: le don https://donorbox.org/mediapart?default_interval=o#at_medium=custom7&at_campaign=1050

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Citations et extraits (67) Voir plus Ajouter une citation
Après avoir traité publiquement Ségolène Royal de péripatéticienne dans l'émission "On n'est pas couché", en octobre 2008...
C’est passé sans problème. Sur le plateau, tout le monde a rigolé comme à un bon trait d’esprit. La violence misogyne de la séquence était alarmante. PPDA disait frontalement sa haine des femmes. L’énormité tranquille de la misogynie prépare nos viols et assure l’impossibilité de les dire ou de les faire entendre. Or, PPDA avait animé, quelques mois plus tôt, le débat du second tour. Il était supposé y tenir sa place de journaliste/arbitre impartial. Il méprisait un des deux candidats à cause de son sexe. Une femme, une pute. Aucun homme ne subit ce genre d’insulte, quelle que soit la rudesse de l’expérience politique. Dans un monde où la haine des femmes peut s’exprimer aussi frontalement sans rien provoquer d’autre que des frétillements d’excitation, les femmes ne sont pas en sécurité.
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Le mythe de la promotion canapé est toujours là pour servir les hommes et pour dénigrer les femmes au travail. Un mythe qui justifie le rejet social de la femme hiérarchiquement inférieure et la valorisation de l’homme de pouvoir. On parle dans son dos à elle. On l’évite à la cantine. Le groupe accable la femme, jamais l’homme.
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La présomption d’innocence des agresseurs n’est tempérée par aucun crédit de véracité pour les victimes.
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Hélène Devynck
Le silence issu de la honte et du rapport au pourvoir , c'est la banalité du viol qu'il se passe dans un monde sous les projecteurs ou dans l'ombre d'un bureau d'un sous directeur d'une petite entreprise.
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Hélène Devynck
. »..seul un oui est un oui » … l
Le consentement sexuel doit être librement et clairement exprimé. Il doit être explicite. (…)
Rien de compliqué, rien de dangereux pour la société : juste un renversement de la charge de la preuve. Quand un homme est accusé de violences sexuelles, c’est la preuve du consentement de celle( ou, plus rarement, de celui) qui l’accuse qu’on doit apporter pour l’innocenter.
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Parler reste un combat. On pare les mauvais coups comme on peut. On se bat contre des procédures-bâillons et des mythes vivaces qui nous accablent.
On a encaissé. On a nagé dans les eaux glacées du calcul égoïste et de la résistance patriarcale. On s'est serré les coudes. On s'est défendues.
On a parlé plus haut, plus fort, plus nombreuses.
On a appris.
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Un gibier farouche, c'est celui qui ne se laisse pas apercevoir, celui qui fuit au moindre signe de danger. Pour ne pas être violées, les femmes devraient avoir peur, détaler devant les hommes ? Et vivre dans la mâchoire bien serrée de la domination masculine triomphante ? Se défendre d'une accusation de viol en remettant en cause la vertu de la victime est un poncif éculé. La vertu des femmes est l'éternel sujet, l'angle d'attaque ordinaire et toujours payant pour les disqualifier. Certains pays, comme l'Australie, ont pris des mesures juridiques pour éviter ça. Dans les procès de viol, il est interdit d'évoquer le passé de la victime. C'est hors sujet, tout simplement. Ce qu'on juge, c'est l'acte, pas la femme.
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La pénétration, c’est ce que le droit pénal appelle la « matérialité des faits ». Quand la matérialité des faits est établie, l’agresseur a encore une porte de sortie : il n’a qu’à dire que la victime était d’accord. C’est ce qu’il dit presque toujours. C’est ce qu’il dira de moi.
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Depuis longtemps, je ne suis plus cette jeune femme humiliée. Mais la mémoire émotionnelle vous rattrape par surprise. Le temps de la psyché n'est pas le temps du réel. Le cauchemar se réactive sans s'annoncer. Il s'est réveillé devant les mensonges cauteleux de Patrick Poivre d'Arvor à une heure de grande écoute.
J'apprendrais bientôt que je ne suis pas la seule à avoir été indignée par sa prestation à Quotidien.
L'émission a provoqué un afflux de témoignages chez les enquêteurs. La représentation a perdu ses effets stupéfiants.
Il s'est tiré une balle dans le pied.
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Le délit de diffamation est une arme puissante. En obtenant la condamnation de l'expression de la victime, il constate l'inversion.
La version de la culpabilité suppose la mise en scène de la souffrance du dominant. Il a droit de mobiliser l'État et sa justice pour valider le préjudice qui lui est fait. C'est la reconnaissance sociale, l'adoubement collectif, la certification par le système judiciaire de son propre statut de victime. L'inversion est ainsi labellisée par l'institution.
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