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3.97/5 (sur 763 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : La Franqui , le 14/11/1879
Mort(e) à : Ingrandes , le 13/12/1974
Biographie :

Henry de Monfreid, né à La Franqui, commune de Leucate (Aude) le 14 novembre 1879, et mort le 13 décembre 1974 à Ingrandes (Indre), était un aventurier et écrivain français.

Henry de Monfreid était le fils de George-Daniel de Monfreid, peintre et graveur. En 1913, il se marie avec une allemande, Armgart Freudenfeld, dont il aura trois enfants. Elle aura une grande influence sur son œuvre d'écrivain.
Il tira de ses aventures dans la mer Rouge, les eaux littorales de la Corne de l'Afrique et le détroit de Bab-el-Mandeb des romans et nouvelles.
Il part en 1911 à Djibouti, alors possession française, faire le négoce du café et de peaux. Il construit lui-même ses boutres, dont le plus célèbre, l'Altaïr, et fréquente les côtes de la mer Rouge. Sa connaissance des mouillages et des ports en fait une source de renseignements utile à la France pendant la Première Guerre mondiale. Il rejoindra plus tard l'organisation des Croix-de-feu.
Il entame ensuite une vie de contrebandier, se convertit à l'islam en 1914. Il vit de différents trafics, perles, armes, haschisch, et même morphine qu'il revend aux riches Égyptiens , ce qui lui vaut plusieurs séjours en prison. Il se base à Obock : sa maison est prés du rivage, ce qui permet à sa femme de disposer des lumières sur la terrasse si la vedette des gardes-côtes est à l'affut... Puis, il se fixe en Éthiopie : il a fait assez de bénéfices pour acheter une minoterie et construire une centrale électrique dans sa ville de résidence.
Kessel lui conseille d'écrire ses aventures. Ses romans remportent un franc succès dans les années 1930. Il est également correspondant de presse.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il sert les Italiens, notamment pendant leur conquête de l'Éthiopie en 1935.
Proche conseiller du général Graziani, Henry de Monfreid avait tout fait pour rencontrer le Duce Mussolini pour pouvoir se joindre aux troupes italiennes. Il a participé à quelques missions aériennes italiennes sur les territoires éthiopiens et a failli être blessé en vol (Les Guerriers de L'Ogaden, 1935).
Après s'être réinstallé en Éthiopie, et suite à la débâcle de l'armée du Duce, il est capturé par les Britanniques, il est déporté au Kenya. Libéré, il vit de chasse et de pêche sur les pentes du Mont Kenya.
Il retourne en France en 1947 et s'installe dans une grande maison à Ingrandes, où il peint, joue du piano, et surtout écrit.
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HENRY DE MONFREID / VIVRE LIBRE / LA P'TITE LIBRAIRIE


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Henry de Monfreid
N'ayez jamais peur de la vie, n'ayez jamais peur de l'aventure, faites confiance au hasard, à la chance, à la destinée. Partez, allez conquérir d'autres espaces, d'autres espérances. Le reste vous sera donné de surcroît.
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Henry de Monfreid
"Mais, qu'est-ce que l'Aventure? Un accident que j'ai toujours cherché à éviter"
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La mer seule est capable de combler mes désirs; en voguant sur sa face mouvante, je marche peut être sur la dalle du tombeau que le sort me destine; je sais aussi que chaque année cette hydre formidable engloutit des milliers d'humains, mais malgré moi la mer m'entraine, et puisqu'il faut mourir, je préfère mourir par elle que d'étouffer mon désir.
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(...) Malgre ma curiosité, je ne pose aucune question, car la manie de questionner est considérée, par ces gens que nous appelons des sauvages, comme très ridicule, et seulement excusable chez les enfants, les femmes ou les fous. L'homme supérieur observe en silence et ne doit s'etonner de rien, car le phénomène ne vaut que par ce qu'il parait être. La volonté de Dieu nivelle tout, en se substituant a ce que nous nommons les causes. On peut alors regarder l'univers comme un tableau tout en surface. En profondeur, il n'y a que la volonté de Dieu, partout la même, dont il est insensé de vouloir percer les mystères. J'ai souvent pensé que cette manière de voir valait mieux que la métaphysique.
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Quand l'adversité nous frappe, il faut résolument tourner le dos au passé, garder seulement le souvenir de la leçon que toujours il comporte et qu'un but nouveau devienne le seul objectif.
L'espoir est un genre de vie, les regrets ne sont que des cendres !
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Don Carlos Moliner Y San Miquel Y Courtalonnes était gouverneur de Tossa-de-Mar en Catalogne et passait pour fort riche à la suite d'heureuses spéculations aux îles Philippines qu'à cette époque l'Espagne disputait aux hollandais.
Mais il était joueur et fort prodigue.
Je crois avoir déjà dit combien le prodigue reste sans amis et sans secours le jour où sa fortune est épuisée ...
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J'ai entrepris les choses les plus invraisemblables, les plus impossibles, croyant chaque fois n'être guidé que par le désir du chemin le plus court vers la fortune. Quand je dis fortune, je fausse peut-être le sens vulgaire donné généralement à ce mot ; il ne s'agissait point pour moi d'accumuler de l'or ou de réaliser des rêves fastueux, mais simplement de posséder cette force latente sans laquelle l'homme est incapable de se mouvoir par lui-même au sein des sociétés. L'argent n'a à mon sens de valeur qu'autant qu'il permet de s'affranchir. La difficulté est de savoir rester toujours maître de cette force sans en devenir l'esclave ou la victime.
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Le ciel s'éclaire. Cette fois, c'est le jour. Brusquement, le globe rouge du soleil sort de l'horizon. Il monte très vite et en quelques minutes il est brûlant. Alors la brise tombe : c'est le calme plat. La mer n'est plus qu'un miroir ardent confondu avec le ciel et moiré, de loin en loin, par les bancs de poissons et les risées errantes. La voile pend, inerte, à sa vergue, battant le pont de son écoute mollie, mais son ombre est précieuse contre les rayons de feu tombant du ciel et la réverbération montant de la mer.
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- Ce n'est pas parce que je suis breton, mais laissez-moi vous dire mon cher monsieur Gérard, que dans votre Normandie il n'y a pas de vrais marins. Des pêcheurs tout au plus, des gars qui se croient foutus pour un bouchon de brume ou une risée de travers.
Le pays est trop riche avec ses pâturages et ses pommiers ; chacun a son champ, sa vache et son cidre ; alors dame, on trouve qu'on est mieux à la maison que de s'en aller chercher le poisson au feu de Dieu quand il ne vient pas se faire prendre gentiment en vue de la côte ...
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Page 17 - Sur un signe de Kamès je m'avançai vers la couche de Saïd, suivi d'Abdi et de Kassim. Ce dernier portait un volumineux turban blanc qu'il avait mis pour honorer celui qu'il venait visiter, sans se douter que sa blancheur allait fixer son destin : en avançant à ma suite, il traversa un rayon de soleil et le reflet de son turban illumina tout à coup la sombre alcôve. La gracieuse infirmière leva ses grand yeux vers celui qui l'enveloppait ainsi de sa lumière et leurs regards se rencontrèrent, mais un pas de plus et l'ombre retomba sur la vision. Elle avait été brève mais elle se prolongea dans leur souvenir comme l'éclatement sec de la foudre roule de longs échos à travers la forêt angoissée. Ce bref éclair avait suffi pour graver en leur cœur une image que rien n'effacerait plus. Jamais l'expression de coup de foudre ne fut mieux justifiée.
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