AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.73 /5 (sur 1448 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Perpignan , 1971
Biographie :

Jean-Marcel Erre, publié sous la signature J. M. Erre, est un écrivain français.

Il est le frère de Fabrice Erre (1973), auteur de bande dessinée.

Professeur de français, il enseigne dans un lycée de Sète et vit à Montpellier.

Il publie son premier roman en 2006, "Prenez soin du chien", une enquête loufoque mettant aux prises les locataires de deux immeubles jumeaux.

En 2008, "Made in China" narre les mésaventures d’un chinois noir à la recherche de ses origines. "Série Z" publié en 2010, est un hommage à l’univers délirant du cinéma bis.

Paru en février 2012, son roman "Le Mystère Sherlock", qui explore le monde des holmésiens sur un mode humoristique, est finaliste du prix Orange du livre et dans la sélection 2013 du Cezam Prix Littéraire Inter CE.

En 2014, son roman "La fin du monde a du retard" obtient le Groprix de littérature grolandaise au Festival International du Film Grolandais de Toulouse. Il rejoint alors l'équipe des auteurs de sketchs de l'émission "Made in Groland" sur Canal + (2014-2016), puis "Groland Le Zapoï".

En 2016, son premier roman pour la jeunesse, "Comment se débarrasser d'un vampire", obtient le Prix du Premier Roman Cultura J'aime lire.

Depuis 2018, il collabore au magazine "Fluide Glacial" avec des scénarios de BD dessinés par son frère, ainsi qu'avec des nouvelles.

En 2019, son roman "Qui a tué l'homme-homard ?" est lauréat du Prix Paris Polar et finaliste du Prix Charles-Exbrayat.

+ Voir plus
Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de
Coluche, président ! par Fabrice et J.M. Erre, déjà en librairie !

Citations et extraits (449) Voir plus Ajouter une citation
marina53   16 octobre 2014
Le mystère Sherlock de J. M. Erre
Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre, l’homme et la femme, le poisson et l’oiseau, ainsi que - juste après avoir inventé l’humour - le ver solitaire et le chancre mou. Pendant six jours, Dieu se démena comme un beau diable (et en profita pour inventer le paradoxe). Chaque matin, il regardait l’oeuvre de la veille en se disant que cela était bon car il n’avait pas encore créé la modestie.. Enfin, le septième jour, au paroxysme de cet élan créatif sans précédent (et pour cause), Dieu inventa le farniente. Ce fut un choc.

Dieu se dit que cela était superbon, et depuis on n’a plus de nouvelles.
Commenter  J’apprécie          481
Souri7   31 janvier 2019
Qui a tué l'homme-homard ? de J. M. Erre
— Mon adjudant, se lance Pierrot Charbonnier, je voulais savoir si vous m'aviez déjà mis sur écoute.

— Sur écoute ? Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?

— Je vous explique. J'ai une relation amicale avec une dame bien sous tout rapports. On s'est rencontrés sur Meetic, on chatte, c'est sympa. On a décidé qu'on se parlerait au téléphone pour la première fois ce soir. Alors, si vous pouviez ne pas trop m'écouter, ça m'enlèverait du stress.

— Mais enfin, vous n'êtes pas sur écoute !

— Ah bon ? Pourquoi ? s'étonne Pierrot.

— Vous pensez que je vais écouter les conversations de tous les habitants ?

— Moi, c'est ce que je ferais, affirme Gaëtan.

— C'est plus facile pour trouver le coupable, non ? s'interroge Gabriel.

— A condition qu'ON veuille le trouver... lâche Gaëtan.

— Drôles de méthodes, maugrée Pierrot.

— Allez, lance Gabriel pour apaiser les esprits, prenons le verre de l'amitié.

— Il est neuf heures du matin, remarque Pascalini (l'adjudant).

— Il n'y a pas d'heure pour l'amitié. Ça vous remontera le moral.

— Pourquoi n'aurais-je pas le moral ?

— Votre femme ne vous a pas quitté ?

— Non, pourquoi ?

— Vous n'êtes pas alcoolique ?

— Je ne comprends pas ce que...

— Alors votre coéquipier est mort sous vos yeux et depuis vous êtes hanté par des cauchemars parce que vous vous sentez coupable, c'est ça ?

— Pas du tout !

Moue perplexe du Gabriel. Il détaille Pascalini en repassant dans sa tête la liste complète des clichés du polar avant de lâcher :

— Vous êtes sûr que vous êtes policier ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          460
lyoko   01 juillet 2019
Qui a tué l'homme-homard ? de J. M. Erre
De toute façon, les gens nous sont toujours reconnaissants quand nous sommes désagréables, nous, les monstres. Cela leur épargne l'effort d'être compatissants, cela dissout leur mauvaise conscience de se sentir mal à l'aise auprès de nous. C'est quand ils peuvent s'autoriser à nous détester qu'ils nous aiment le plus. Alors, pourquoi s'en priver ?
Commenter  J’apprécie          400
lyoko   04 juillet 2019
Qui a tué l'homme-homard ? de J. M. Erre
L'imagination des romanciers permet au novice de balayer un large champ de situations et d'aborder des questions fondamentales auxquelles on ne pense pas dans l'euphorie des premières fois. Pour les questions pratiques d'organisation et d'intendance, comme les modalités de surveillance de la future victime ou la liste des fournitures de base, on se référera avec profit aux œuvres de Jeff Lindsay, l'heureux créateur de Dexter, de Thomas Harris, le pap de Hannibal Lecter ou du Néo-Zélandais Paul Cleave. Des auteurs qui ont su donner ses lettres de noblesses à la figure du serial killer, objet de mes livres de chevet.
Commenter  J’apprécie          370
ClaireG   07 janvier 2017
La fin du monde a du retard de J. M. Erre
Le geek…a su résoudre les deux problèmes ancestraux de l’ado de base – l’acné et les filles – en passant ses journées devant un écran d’ordinateur.



p. 102
Commenter  J’apprécie          383
marina53   21 octobre 2014
Le mystère Sherlock de J. M. Erre
La peur de la mort est l'un des sentiments qui m'étonne le plus chez mes "semblables". Pour ma part, l'idée du trépas est associée au soulagement. Etre enfin débarrassé de ce corps incommode qui empêche l'esprit de se déployer librement dans le monde des Idées, voilà une perspective qui ne manque pas de me ravir. J'ai toujours eu la sensation que l'être humain habitait son corps à la manière d'un locataire, comme pour un appartement auquel il se serait habitué sans jamais vraiment se sentir chez lui.
Commenter  J’apprécie          350
Roggy   12 septembre 2018
Le mystère Sherlock de J. M. Erre
Au fond, c’est peut-être ça un mythe : un personnage dont le talent dépasse celui de son créateur, un être qui a davantage d’ampleur, dans l’imaginaire collectif que dans celui de son géniteur, une figure que des écrivains successifs, vont s’approprier dans l’espoir d’être celui qui saura enfin se hisser à son niveau.

Un personnage qui fait naître un auteur, et non l’inverse.

Commenter  J’apprécie          350
Souri7   27 janvier 2019
Qui a tué l'homme-homard ? de J. M. Erre
Un narrateur ne raconte pas tout. Il fait des choix et passe beaucoup de choses sous silence. Il est un manipulateur qui n'offre à son lecteur que ce qu'il veut bien lui offrir, et qui cache ce qui l'arrange pour créer un suspense à sa sauce. Position des plus pratiques quand le narrateur est lui-même le coupable, comme dans Le Meurtre de Roger Ackroyd d'Agatha Christie, mon écrivain préféré. Tata Agatha m'a appris que le plus amusant quand on raconte une histoire, c'est qu'on balade son lecteur où on veut. Cela dit, le problème ne se pose pas dans ce récit : je ne suis pas la tueuse.

Promis, juré, bavé.
Commenter  J’apprécie          340
Souri7   29 janvier 2019
Qui a tué l'homme-homard ? de J. M. Erre
Si un meurtre est bien sûr une tragédie, c'est d'abord un formidable sujet de conversation. Dresser un tableau 100% négatif des assassins, c'est faire preuve d'un esprit étroit. Le tueur crée du lien social. Il alimente les débats, nourrit les échanges, fait vivre la cité. Il faudrait chiffrer ça en détail, mais je mettrais mon majeur à couper que le ratio avantages / inconvénients plaide en faveur du crime.
Commenter  J’apprécie          340
Eric76   06 mars 2016
Le grand n'importe quoi de J. M. Erre
Alain Delon était le fondateur des Homonymes Anonymes. Une association loi 1901 pour ceux qui souffraient de porter le même nom qu'une célébrité. Des victimes de l'état civil dont l'identité était occulté par celle de leur prestigieux homonyme.

" Reconnaissons enfin les tourments de l'Homonymie Anonyme ! avait exhorté un Alain Delon lyrique le jour de l'assemblée inaugurale. Pas un seul jour sans qu'on lui rappelle sa gémellité euphonique, pas une seule mention de son patronyme sans que son interlocuteur esquisse un sourire entendu ! Oui, mes amis, l'homonymie avec une célébrité est une souffrance que la société doit reconnaître afin que les victimes puissent... puissent se... puissent que... afin qu'elles puissent... ! "

Voilà les mots qui revenaient à la mémoire d'Alain Delon alors qu'il remontait de la cave avec sa corde. Un bon discours qui avait soulevé l'enthousiasme jusqu'à sa conclusion ratée qui avait tout gâché. Un discours à l'image de sa vie : une remarquable succession de ratages. En se passant la corde au cou, Alain Delon se remémora les soixante-quinze années qu'il avait occupé à rater les choses à plein temps. Il ratait ses trains, il ratait ses plats, il ratait ses mariages, il avait même raté sa naissance. A l'échographie, seul son frère jumeau avait été repéré par le gynécologue. Alain était si chétif qu'il était resté dans son ombre. Si bien que leur mère avait d'abord accouché d'un bébé obèse, puis, dans la nuit qui avait suivi, elle avait expulsé Alain toute seule dans sa chambre avant d'avoir pu appeler les secours. Le ratage inaugural.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          320

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

Et si on prenait un bol d'Erre ?

En 2006, J.M Erre publie son premier roman, Prenez soin du...

chat
chien
canari
koala

8 questions
19 lecteurs ont répondu
Thème : J. M. ErreCréer un quiz sur cet auteur

.. ..