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Note moyenne 3.7 /5 (sur 37 notes)

Né(e) à : Neuilly-sur-Seine , le 09/06/1933
Biographie :

Jean-Paul Belmondoest un acteur français. Il a également été producteur de cinéma et directeur de théâtre.
Alternant dans les premières années de sa carrière les films populaires et d'Art et Essai , il est rapidement devenu l'une des plus grandes vedettes du cinéma français. En cinquante ans de carrière, il a attiré dans les salles près de 130 millions de spectateurs : entre 1969 et 1982, il a joué à quatre reprises dans le film le plus vu de l'année en France (Le Cerveau, Peur sur la ville, L'Animal, L'As des as), égalant le record de Fernandel et n'étant dépassé sur ce point que par Louis de Funès.

Il a tourné sous la direction de grands réalisateurs français, tels Alain Resnais, Louis Malle, Philippe de Broca, Henri Verneuil, Jean-Luc Godard, Claude Chabrol, François Truffaut, Claude Sautet, Jean-Pierre Melville, Claude Lelouch, Jean-Paul Rappeneau, Georges Lautner ou encore Gérard Oury, ainsi qu'avec quelques réalisateurs étrangers comme Vittorio De Sica, Mauro Bolognini ou Peter Brook. Un grand nombre de ses films sont devenus des classiques du cinéma français, comme Le Professionnel, Borsalino, À bout de souffle, L'Homme de Rio, Le Magnifique, Un singe en hiver, Pierrot le fou, Le Cerveau ou L'As des as. À partir du milieu des années 1980, il raréfie sa présence au cinéma et se produit surtout au théâtre.

En 1989, il reçoit le César du meilleur acteur pour son rôle dans Itinéraire d'un enfant gâté.

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Source : Wikipedia
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Jean-Paul Belmondo. Documentaire.


Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
Jean-Paul Belmondo
SZRAMOWO   22 juillet 2020
Jean-Paul Belmondo
Il voulait me sentir, me renifler. C’était une oreille, une éponge, Audiard, il vous écoutait, il saisissait votre ton pour le restituer dans les dialogues. On parlait de sport, de cyclisme. J’étais pour Poulidor, pas pour Anquetil, on évoquait le 14e arrondissement, où on avait tous les deux grandi.
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cuisineetlectures   08 mai 2017
Mille vies valent mieux qu'une de Jean-Paul Belmondo
Toute ma vie, j'ai eu en moi une bipolarité non pathologique qui me fait aspirer en même temps à deux modes d'existence parfaitement antagonistes.

Un premier appétit m'entraîne à mener une vie de bamboche, à brûler mes forces comme une cigarette, à faire sauter tous les cadres, y compris horaires, en inversant le jour et la nuit, à consumer les choses et liquider les bouteilles de whisky, à multiplier les canulars, à pousser la vitesse à son maximum, à jouer aux jeux dangereux de l'argent, de l'amour et de l'oisiveté. En cela, je suis un enfant de Saint-Germain-des-Prés, de son époque grandiose, après guerre, de son Flore avant qu'il ne soit fané, et de ses Deux-Magots encore riches d'oiseaux rares et de surprises.

Mais de l'autre côté, je rêve de tranquillité sous un ciel clair, de me retirer du monde et du bitume pour m'étirer en face de quelques vaches. La compagnie de ma famille suffit amplement à mon bonheur et la modestie chaleureuse des petits logis en bois me convient d'avantage que la prétention des palais. Laisser couler les jours me semble être une occupation idéale, parce qu'essentielle.
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cuisineetlectures   13 mai 2017
Mille vies valent mieux qu'une de Jean-Paul Belmondo
La paternité aurait pu m'inculquer l'inquiétude, l'esprit de conservation, la crainte de l'avenir. J'aurais dû, si j'avais été un père "ordinaire", garder mes enfants sous cloche pour les mettre à l'abri. De quoi ? De la guerre ? De la mort ? Je n'avais pas ce pouvoir là. De l'imprévu ? Certainement pas. Ne pas les priver de ce qui a si bon goût, de ce qui ravive sans cesse, de ce qui anime. Je voulais qu'ils aient une enfance aussi souriante que la mienne ; je voulais être un père aussi indulgent et tendre que mon père l'avait été.

En revanche, je n'avais pas son calme, mais une frénésie à faire le pitre, à être le clown personnel de mes trois enfants chéris, Patricia, Florence et Paul.
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cuisineetlectures   12 mai 2017
Mille vies valent mieux qu'une de Jean-Paul Belmondo
[...] "Que pensez-vous de votre physique ?" Depuis le conservatoire, on me gratifie d'épithètes non homériques : "jeune premier laid", "débutant aux traits ingrats", "drôle de gueule". Ces incessants commentaires ne me blessent pas, mais continuent de m'étonner. Les comparaisons - en ma défaveur - avec Alain Delon n'ont pas encore commencé ; je suis encore un laid non relatif. Edith Piaf n'a pas encore dit : "Je sors avec Delon, mais je rentre avec Belmondo." Mais le rôle fort romantique que j'occupe dans A bout de souffle vient de me placer dans la catégorie "séducteur avec physique grossier". Ma laideur prend un nouveau crédit. Et moi des rougeurs dues à la honte de ma réponse à la fameuse question : "Je crois que j'ai du charme."
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cuisineetlectures   11 mai 2017
Mille vies valent mieux qu'une de Jean-Paul Belmondo
La journée se déroule comme elle a démarré, dans le vagabondage. Ça me convient. Je ne réfléchis pas à ce qui veut Godad, qui n'a pas l'air de la savoir lui-même. Je joue, j'improvise, je lance des phrases. [...]

A nouveau je suis un môme qu'on ne grondera pas, un délinquant qu'on ne peut pas condamner, un criminel sans crime, un meurtrier aux mains propres, un enfant prodigue. Godard est en train de m'accorder une formidable impunité à être moi-même. Je détiens les pleins pouvoirs sur mon être, l'authentique, celui qu'une caméra peut saisir sans emprisonner. Je suis dédouané du réel ; je peux pisser dans un lavabo, fumer torse nu au lit, faire l'amour sous les draps et injurier les spectateurs : "Si vous n'aimez pas la mer, si vous n'aimez pas la montagne, allez vous faire foutre ! "

[...]

Jean Seberg et moi nous nous entendons assez bien pour nous amuser comme des gamins. Je dois bien avouer aussi que nous sommes dubitatifs quant au destin de ce film cinglé. Nous avons conscience de toutes les transgressions cumulées par A bout de souffle et imaginons qu'il va se planter. Alors nous en ajoutons à la folie - nous n'avons plus rien à perdre.

L'équipe technique, réduite au minimum avec un cameraman, Raoul Coutard, armé d'une Caméflex, peut nous suivre en toute légèreté dans nos turpitudes.
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Jean-Paul Belmondo
SZRAMOWO   22 juillet 2020
Jean-Paul Belmondo
Gabin, quoi qu’on en dise, a toujours représenté pour moi l’acteur accompli. Celui à qui l’on n’en remontre plus. Celui qui sait tout et qui accepte toujours d’apprendre. Celui qui annonce toujours qu’il n’est pas un comédien, mais un fermier, et qui crèvera sur les planches. Celui que l’on dit mauvais copain et qui a des amis de trente ans. Celui que l’on dit fini à chaque film et qui fait toujours les plus grosses recettes. Celui qui passe des personnages de gangster à celui de Clemenceau ou de clochard avec le même naturel. Celui que l’on ne peut pas voir, mais que l’on va toujours voir.
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cuisineetlectures   15 mai 2017
Mille vies valent mieux qu'une de Jean-Paul Belmondo
De nous tous, Truffaut était le plus volubile, le plus savant, le plus talentueux dans l'art de dialoguer avec un public. Je l'admirais, comme un enfant sidéré par un magicien.
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cuisineetlectures   14 mai 2017
Mille vies valent mieux qu'une de Jean-Paul Belmondo
Le général de Gaulle était le maître des lieux et, au moment où l'on m'a présenté à lui, il s'est exclamé "J'admire beaucoup votre père, et vous ça commence."
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cuisineetlectures   16 mai 2017
Mille vies valent mieux qu'une de Jean-Paul Belmondo
Mes parents nous nourrissent de leurs passions. […] Mon enfance en compagnie de ces parents-là, fût des plus heureuses. Tout m’a été donné d’office, sans que j’aie eu à produire le moindre effort. Je ne me rappelle pas m’être senti une seule fois brimé ou frustré.
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cuisineetlectures   16 mai 2017
Mille vies valent mieux qu'une de Jean-Paul Belmondo
J'ai levé mon stylo encore une fois, à défaut de mon poing, pour répondre à cette cohorte d'ahuris, et anéantir une logique purement rhétorique dont ils usaient pour me nuire "En parcourant le manifeste dénonçant comme suspect mon film L'as des as, coupable d'avoir volé les "spectateurs potentiels" d'Une chambre en ville, en examinant la liste des signataires, je me pris soudain à baisser la tête... Un mot de Jean Cocteau me revenait à l'esprit : " En France, l'égalité consiste à trancher les têtes qui dépassent."

Ainsi L'as des as, que j'ai coproduit et interprété en y laissant intégralement mon cachet, parce que j'avais le désir de stigmatiser sur le ton léger de la comédie l'antisémitisme et l’intolérance, n'est pas toléré par ceux qui font profession de tolérance, n'est pas toléré par ceux qui font profession de tolérance, et Gérard Oury doit rougir de honte d'avoir "préconçu son film pour le succès" ! Jacques Demy a-t-il préconçu le sien pour l'échec ?

Lorsque, en 1974, j'ai produit et "sorti" Stavinsky d'Alain Resnais et que le film n'a fait que 375 000 entrées, je n'ai pas pleurniché en accusant James Bond de m'avoir volé des spectateurs. Ce remue-ménage est grotesque.
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