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Note moyenne 3.33 /5 (sur 72 notes)

Nationalité : Royaume-Uni
Biographie :

Né en 1946 dans le Hertfordshire, Jim Crace a grandi à Londres. Deux fois finaliste du Booker Prize, il est traduit dans onze pays.

Source : amazon.fr
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Interview dans l’émission The Book Show sur la chaîne Sky Arts (en anglais)
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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
saphoo   21 novembre 2018
La mélodie de Jim Crace
Rêver, c'était courir après sa vie : rêver la fin de l'hiver dans l'espoir de revoir le printemps revenait à précipiter les quelques saisons qu'il restait à vivre.
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happycle   26 septembre 2014
L'étreinte du poisson de Jim Crace
Il ne s'arrêta pas pour regarder Joseph ou Célice. Leur âge et leur nudité l'embarrassaient.Il ne les aurait peut-être pas autant punis s'ils avaient été habillés.Ils étaient responsables de leur malheur.
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sylvie   09 mai 2009
De visu de Jim Crace
Parfois il est plus sage de jeter la sagesse aux orties. "Seuls les fous parviennent jusqu'à la côte." Et seuls les fous rebroussent chemin ensuite. Telle était la sagesse de la route : il fallait être assez fou pour prendre les risques, parce que les risques étaient inévitables. Alors ils en vinrent à parler avec avidité de repartir vers l'ouest, de ne pas être raisonnables, de tourner le dos au soleil levant et à l'océan, de rentrer chez eux.
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sylvie   09 mai 2009
De visu de Jim Crace
Et ensuite-imaginez- ils pourraient repartir vers l'ouest. Ils le pouvaient. Ils pouvaient s'imaginer s'adjuger une parcelle de terre abandonnée depuis longtemps et élire domicile dans quelque vieille maison, sur un territoire qui suppliait d'être utilisé. En allant vers l'ouest, ils étaient libres
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sylvie   09 mai 2009
De visu de Jim Crace
Ma mère m'appelle. C'est ça que je pensais. En allumant ce feu. En donnant du coeur à cette petite cabane. En attendant que tu pousses la porte pour qu'on puisse manger. Tout ce que j'ai fait pour toi aujourd'hui, je le faisais pour elle. Mais je ne vous abandonnerai pas, Jackie et toi, comme j'ai tourné le dos à ma mère. Tant que je respirerai, je n'oublierai jamais le moment de notre départ. ... ... J'ai rêvé de retourner chez nous, même si notre terre est pauvre, et de prendre soin de Ma. Voilà mes plus grands rêves. Ils sont plus grands qu'un pont de navire, je peux te le dire.
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rkhettaoui   30 janvier 2019
La mélodie de Jim Crace
Ces dernières années, avant même le décès d’Alicia, Busi avait remarqué que son désir diminuait. Ce qui était tout aussi bien, se disait-il, parce qu’à son âge, rêver était inutile, futile et ravageur. Rêver, c’était courir après sa vie : rêver la fin de l’hiver dans l’espoir de revoir le printemps revenait à précipiter les quelques saisons qu’il restait à vivre. Même sa vie sexuelle n’était plus qu’un rêve. Surtout sa vie sexuelle. Était-ce déjà le signe du grand âge, se demandait-il, ou juste de la nostalgie, le regret de ce qui ne pouvait plus être ? Ou bien serait-ce une conséquence du veuvage ? Par le passé, il avait certes déjà imaginé faire l’amour à sa belle-sœur, mais il ne pouvait décemment espérer l’embrasser, à présent.
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rkhettaoui   30 janvier 2019
La mélodie de Jim Crace
Qu’est-ce qu’un animal ou un enfant n’ayant encore jamais entendu une musique en provenance d’un instrument ferait, se demanda-t-il alors que ses doigts produisaient des sons caverneux et des bruits de tonnerre ? Il dut chasser cette pensée. Que se serait-il passé, disons trois ans plus tôt, quand Alicia était toujours vaillante, que son appétit n’avait pas encore faibli, si elle était descendue au milieu de la nuit, désarmée, pieds nus, aussi furtive qu’un animal, les yeux ensommeillés, à la recherche d’un en-cas, et qu’elle avait croisé, comme Busi quelques heures plus tôt, la créature à la porte du garde-manger ? La brute. La bête. Le chat sans pelage. L’enfant. L’aborigène.
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rkhettaoui   30 janvier 2019
La mélodie de Jim Crace
Les pillards empruntaient en général les sentiers du maquis creusés par le gibier, puis surgissaient sur l’escarpement calcaire derrière la villa. Busi n’avait plus escaladé cette paroi depuis son enfance, mais il se souvenait encore être rentré plus souvent qu’à son tour les jambes égratignées par les épines, une cheville tordue et les mains écorchées, pour être accueilli par la pommade piquante que lui appliquait alors sa mère. Vers l’est, derrière la maison, le maquis était pentu et dangereux, si bien que toute créature signalait sa présence en glissant sur les gravillons, en déplaçant un caillou ou en faisant craquer une brindille.
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rkhettaoui   30 janvier 2019
La mélodie de Jim Crace
Un tissu, ça ne décevait jamais, même lorsque la peau vieillissait. Les hommes faisaient mine de ne pas s’intéresser à la façon dont les femmes s’habillaient, alors qu’en réalité, Terina l’avait bien compris, c’est ce qui les attirait le plus. Pourtant, elle n’avait nullement l’intention d’exciter son beau-frère, ni un autre homme. Les séduire, oui, mais rien de plus. À son âge, les besoins physiques n’étaient pas un sujet majeur. Elle cherchait surtout l’élégance, espérait attirer les regards féminins, aimait que d’autres femmes se retournent sur elle avec un air approbateur pour détailler sa tenue.
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frandj   04 février 2015
L'étreinte du poisson de Jim Crace
Même la mort était aqueuse. « Nous l’appelons Poisson », écrivit-il. « Il nage, disons nous, prédateur silencieux et implacable qui , la nuit, sort de la mer et se précipite dans l’humidité moins profonde et résistante des rues. Poisson vient , il prend votre père et votre mère dans leur lit. Et tout ce qu’on entend, quand les âmes s’en vont et forment leur spirale de déplacement dans l’air confiné, c’est un frémissement de nageoire ».
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