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Note moyenne 3.61 /5 (sur 79 notes)

Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) : 1986
Biographie :

Joseph Knox est un écrivain, auteur de roman policier.

Après avoir travaillé comme barman et libraire dans une boutique de la chaîne Waterstones, il s’est installé à Londres où il est devenu acheteur de polars pour cette même chaîne en 2009.

"Sirènes" (Sirens), son premier roman publié en 2017, et "The Smiling Man", le 2e tome de la série publié en 2018, ont été des best-sellers.

Suite à ce succès, Joseph Knox a quitté son travail pour se consacrer entièrement à l’écriture.

son site : http://www.josephknox.co.uk/
Twitter : https://twitter.com/josephknox__

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Joseph Knox a répondu à notre interrogatoire concernant les affaires "Sirènes" et "Chambre 413". Visionnez l'échange et laissez-vous transporter au c?ur de l'intrigue.

Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
michelblaise   10 juin 2020
Sirènes de Joseph Knox
... elle possédait une beauté cruelle. Quelqu'un dont vous vous souviendrez peut-être sur votre lit de mort, en vous demandant où se cachait votre courage le jour où vous l'aviez rencontrée, et pourquoi il refaisait surface seulement au mauvais moment, pour des gens qui n'en valaient pas la peine.
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Bazart   13 décembre 2019
Chambre 413 de Joseph Knox
« C’était comme si son cœur, à force de cogner, sortait de sa poitrine. L’odeur était suffocante, à présent. Au milieu de la pièce gisait l’impensable. Une jeune femme noire, aux traits pales. Elle était attachée à une chaise et sa gorge avait été presque à moitié tranchée, répandant son sang, sa vie, à travers toute la pièce. En un éclair, le garçon vit que sa mère avait dit vrai sur la vie après la mort. Il n’y avait pas de paradis, pas de Dieu ni rien de tout ça. Il reconnut l’odeur métallique comme étant celle de la mauvaise haleine de sa mère. Les jets de sang dégageaient les mêmes relents que les trous dans ses dents. Il éteignit la lumière, avec la sensation qu’elle venait de l’avaler tout cru. Tout devint noir. »
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Ogrimoire   25 juin 2020
Sirènes de Joseph Knox
Le Virus était une légende urbaine incarnée. Autrefois héroïque consommateur d’héroïne, il avait perfectionné un style nommé « cannibalisation ». Il était le chiffonnier de la drogue. Il ramassait la drogue dont même les junkies purs et durs ne voulaient pas, et il se l’injectait. Pour lui, utiliser l’aiguille d’une autre personne constituait un trip en soi, et il mélangeait les fonds de seringues pour confectionner son propre cocktail.
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nadiouchka   24 décembre 2018
Sirènes de Joseph Knox
Un système bien rôdé.

Le meilleur endroit pour cacher quelques personnes défoncées, c’est au milieu de plusieurs milliers de personnes ivres. Pour Zain Carver, ça voulait dire que le chef barman prenait tous les risques. Il possédait un portefeuille diversifié et se vantait de proposer des drogues de tous les styles. A chacune correspondait un chiffre. La coke, c’était trois, l’ecstasy cinq, la ket onze. Les clients n’avaient qu’à indiquer le bon chiffre avec les doigts, sans jamais prononcer le nom d’une drogue.

P.30
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nadiouchka   19 décembre 2018
Sirènes de Joseph Knox
Tout le monde hurlait, transpirait, se laissait emporter vers la scène. Et la toile de fond illustrée :

Daddy Longlegs et ses délicieuses petites Friandises.

P.321
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MozzaBasilic   21 juin 2020
Sirènes de Joseph Knox
Sa principale menace physique était d'être infectieux, littéralement. Il se vantait d'avoir dans le sang tout un alphabet d'hépatites.
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mimo26   25 octobre 2019
Chambre 413 de Joseph Knox
Ils habitaient une bâtisse solide, de taille moyenne, style Tudor, conçue pour résister à tout, apparemment, sauf à la pluie. À travers l’imposte en verre fumé de la porte d’entrée, le garçon distingua deux ou trois seaux dans le vestibule, qui recueillaient les gouttes d’eau, ce qui expliquait peut-être qu’ils ne l’aient pas entendu la première fois. Il frappa encore, recula et jeta un coup d’œil à la maison. Elle semblait trop grande pour un couple âgé, mais elle avait quelque chose qui la distinguait des pièces exiguës, aux parois minces, qu’il avait toujours connues : de la personnalité.



Il fallait bien ça, au beau milieu de nulle part.



La vieille dame arriva à la porte en premier. Lorsqu’elle l’ouvrit, elle appela aussitôt son mari. Il avait l’air encore plus âgé qu’elle et donnait l’impression de se mouvoir avec difficulté. Quand, en passant la tête par-dessus l’épaule de sa femme, il aperçut le garçonnet qui frissonnait sur le seuil de leur maison, il rajusta ses lunettes, surpris. L’enfant avait la peau sur les os, le regard vitreux, le teint pâle. Seulement un T-shirt et un pantalon, détrempés par la pluie. Les deux vieux regardèrent autour de lui, mais il semblait seul.



La femme, sourcils froncés, s’accroupit.



« Tout va bien, mon petit ? »



Il resta planté là, tout tremblant.



Les yeux plissés, elle scruta de nouveau l’obscurité, puis le prit par le poignet, le tira doucement à l’intérieur et ferma la porte.



« Il est gelé », dit-elle à son mari en entraînant le garçon jusqu’au salon.



Le vieil homme referma la porte à clé, remit le verrou en place et les suivit, les yeux rivés sur les traces de pas humides sur le carrelage.



Le garçon était pieds nus.



« Je m’appelle Dot, annonça la vieille femme. Et lui, c’est Si. »



Comme le garçon ne disait toujours rien, Dot haussa les épaules. Elle dégotta une couverture et alla mettre de l’eau à chauffer. Si prit place sur le canapé, l’air inquiet. À vue de nez, le garçon devait avoir sept ou huit ans, mais à cause des cernes sombres qui encerclaient ses yeux, il faisait plus. Il ne prêtait pas attention à la pièce, ni même aux objets qui se trouvaient devant lui. Il regardait dans le vide. Quand Dot réapparut avec une bouillotte, Si posa affectueusement une main sur le bras de sa femme. Le regard du garçon fila soudain vers eux, comme si ce geste lui était étranger.



« Peux-tu nous dire comment tu t’appelles ? » interrogea Dot en soulevant la couverture pour déposer la bouillotte contre lui.



Il se mit à frissonner de plus belle, à tel point que ses dents s’entrechoquant produisaient le bruit d’un hochet. Il s’obligea à fermer les paupières et serra la mâchoire pour la maîtriser. Dot sonda son mari :



« On devrait peut-être appeler la police ? »



Il avait acquiescé en silence et se levait déjà, bien content d’avoir quelque chose à faire. Pendant qu’elle attendait, elle frotta la tête du garçon. On aurait dit que son sang bouillonnait.



« Dot… »



Si l’appela depuis le vestibule.



« Ne bouge pas », dit-elle.



Quand elle quitta la pièce, le garçon retira délicatement la couverture qui l’enveloppait et s’approcha de l’interrupteur à côté de la porte. Il l’alluma et l’éteignit, l’alluma et l’éteignit encore. Il passa la tête dans le couloir et les observa. Si et Dot, sourcils froncés, venaient de se rendre compte que le téléphone était hors service. Le garçon s’avança sur la plante des pieds jusqu’à la porte d’entrée, souleva le loquet, tira le verrou, et l’ouvrit.



Une forme se détacha de l’obscurité pour se glisser lentement vers lui. Comme il ne pleuvait plus, on distinguait des étoiles que le garçon n’avait encore jamais vues en ville. En se rapprochant, la forme finit par se découper contre le ciel, comme si elle était plus sombre encore que la nuit.



« Brave garçon », dit la forme, l’homme, avec un hochement de tête.



Son visage était plat et anguleux comme une lame, et il arborait une inexpression étudiée. C’était son corps qui disait tout, dans le jaillissement chaotique d’un réseau de muscles et de veines enchevêtrés ; on aurait dit un appareil à stocker toute la haine du monde. Dans sa main droite gantée, il tenait un marteau arrache-clou et de la gauche il lui ébouriffa les cheveux.



Il interrompit son geste, retira sa main, ébahi.



Il avait sorti une pièce de monnaie de derrière l’oreille du garçon et la lui tendit.



« Qu’est-ce qu’on dit, Wally ?



— Merci, Bateman », récita-t-il en prenant la pièce d’un air solennel.



Il s’assit sur le perron tandis que Bateman passait devant lui, dans la maison.



« Hé… »



C’était le vieil homme.



« Qu’est-ce que vous… »



Il y eut un bruit humide et sourd et quelque chose heurta lourdement le sol.

La vieille femme se mit à crier.



« Non, hurla-t-elle. Non… »



Un autre bruit humide et sourd, quelque chose d’autre heurtant lourdement le sol. L’oreille tendue, le garçon perçut un gémissement étouffé qui venait de l’intérieur. Un gargouillis obstiné et un autre mot, peut-être. Peut-être le prénom de son mari. Puis deux claquements de pas, le coup de grâce et le silence total.



Le garçon replia le poing autour de la pièce de monnaie que lui avait donnée Bateman et plongea les yeux dans l’obscurité. La salive lui vint à la bouche et des taches solaires se mirent à défiler devant ses yeux. Au départ, elles scintillaient à peine, puis elles grossirent, accélérèrent, jusqu’à vrombir devant lui comme des rideaux de pluie. Comme s’il regardait fixement une lumière vive au lieu de la nuit noire.
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Cormorobin   27 décembre 2019
Sirènes de Joseph Knox
De retour au Rubik's, je bus des gin tonics jusqu'à ce que je sois incapable de parler. La dernière chose dont je me souviens, c'est du zeste de citron flottant dans mon verre, tel un sourire de fou, vert fluo.
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LUKE59   14 septembre 2020
Sirènes de Joseph Knox
Il y a des gens qui peuvent donner des détails très précis sur leur enfance, ou du moins débiter quelques anecdotes. Pour moi, ça semble très lointain, et certains jours j'aimerais que ça le soit encore plus. Mais lorsque vous oubliez certaines choses, vous abandonnez d'autres personnes en plus que vous-même. Ce sourire qui s'efface sur le visage d'un vieil ami au moment où il constate que vous avez oublié une histoire commune. ( p 87 )
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Pat0212   07 mai 2020
Chambre 413 de Joseph Knox
Dans un univers parfait, peut-être sommes-nous encore à ce coin de rue, à nous regarder droit dans les yeux, sans nous éloigner ni nous rapprocher davantage.
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