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Note moyenne 4.08 /5 (sur 196 notes)

Nationalité : Japon
Né(e) à : Yokohama , le 14/02/1862
Mort(e) le : 02/09/1913
Biographie :

Okakura Kakuzô est né à peu près au moment où le Japon s'est rouvert au monde (1860). Son père, samouraï de haut rang, était venu à Yokohama et y avait ouvert des magasins de négoce de soie avec les étrangers. Kakuzô a ainsi pu se mettre à l'anglais très jeune, langue qu'il possédera bientôt parfaitement.

Après la mort de sa mère, son père s'est remarié ; Kakuzô a passé sept ans dans un temple bouddhiste, approfondissant sa connaissance des classiques chinois. Il s'est également intéressé à l'art : peinture japonaise, composition de poèmes chinois.

Son professeur de philosophie à l'université de Tôkyô, l'Américain Ernest Fenollosa, a joué un rôle très important dans sa vie : aidé de Okakura (pour la traduction), Fenollosa a collectionné des œuvres d'art et étudié les textes traitant de l'esthétique nippone. Grâce à lui, Okakura s'est fait des relations dans les milieux américains.

Plus tard, il a été chargé de fonder une école nationale d'art, puis est devenu conservateur du Musée impérial. Il démissionna plus tard, visita la Chine, l'Inde, l'Europe, et en 1904, se rendit aux États-Unis pour prendre un poste aux départements chinois et japonais du musée des Beaux-Arts de Boston.

Fort de sa connaissance approfondie des cultures occidentale et orientale, il a écrit plusieurs ouvrages en anglais destinés à faire connaître la culture orientale aux occidentaux : "Les Idéaux de l'Orient" ("The Ideals of the Eas"t, 1903), "Le Réveil du Japon" ("The Awakening of Japan", 1904), et son livre le plus célèbre, "Le Livre du Thé" ("The Book of Tea", 1906).
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Source : www.plathey.net
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Citations et extraits (179) Voir plus Ajouter une citation
Witchblade   10 mars 2017
Le Livre du thé de Kakuzô Okakura
On voit ainsi que le système de décoration propre à nos chambres de thé s'oppose nettement à ce qui se pratique en Occident, où l'intérieur des maisons est par trop souvent transformé en musée. Pour un Japonais, accoutumé à la simplicité ornementale et aux changements de décor fréquents, un intérieur occidental – où s'entasse en permanence un bric-à-brac de tableaux, de statues et d'objets de toutes les époques – donne l'impression d'un vulgaire étalage de richesses.
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rabanne   11 octobre 2017
Le Livre du thé de Kakuzô Okakura
En attendant, dégustons une tasse de thé. La lumière de l'après-midi éclaire les bambous, les fontaines babillent délicieusement, le soupir des pins murmure dans notre bouilloire. Rêvons de l'éphémère et laissons-nous errer dans la belle folie des choses.
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bilodoh   24 avril 2014
Le Livre du thé de Kakuzô Okakura
Mais si l'on considère combien petite est, après tout, la coupe de la joie humaine, combien vite elle déborde de larmes, combien facilement, dans notre soif inextinguible d'infini, nous la vidons jusqu'à la lie, l'on ne nous blâmera pas de faire tant de cas d'une tasse de thé. (Ed. Dervy, p.13)

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bilodoh   23 avril 2014
Le Livre du thé de Kakuzô Okakura
Celui-là seul qui a vécu avec la beauté mourra en beauté.

(Ed. Dervy, p.132)

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Witchblade   08 mars 2017
Le Livre du thé de Kakuzô Okakura
La conception taoïste selon laquelle l'immortalité réside dans le changement éternel imprégnait tous leurs modes de penser. C'était le processus en lui-même et non le résultat qui était digne d'intérêt, l'acte d'accomplir et non l'accomplissement qui se révélait vital.
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rabanne   11 octobre 2017
Le Livre du thé de Kakuzô Okakura
(...) si l'on considère combien petite est, après tout, la coupe de la joie humaine, combien vite elle déborde de larmes, combien facilement, dans notre soif inextinguible d'infini, nous la vidons jusqu'à la lie, on ne nous blâmera pas de faire tant de cas d'une tasse de thé.



[ NB : Minuit passé. Cela fait pile deux ans - et 750 critiques plus tard - que je navigue sur ce site ! Bibliothèque virtuelle, partage de lectures, petite bulle de respiration quasi-quotidienne... MERCI à tou(te)s de votre fidélité, pour nos échanges riches et variés !! Il se fait trop tard pour une tasse de thé, mais je la boirai en pensant à vous dans la journée. Donc, à tout à l'heure...... :-) ]
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Witchblade   12 mars 2017
Le Livre du thé de Kakuzô Okakura
Selon un vieux dicton japonais, une femme ne peut s'éprendre d'un homme réellement vaniteux, car il n'existe dans le cœur de ce dernier aucune faille par laquelle l'amour puisse pénétrer. En art, la vanité est tout aussi fatale au sentiment de communion, qu'elle soit le fait de l'artiste ou celui du public.
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mariech   24 mars 2014
Le livre du thé (illustré d'estampes de Katsushika Hokusai) de Kakuzô Okakura
Un vieux dicton japonais dit qu'une femme ne peut aimer un homme vaniteux car le cœur de ce dernier ne possède nulle fissure par où l'amour puisse pénétrer
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Dosamuse   10 octobre 2012
Le Livre du thé de Kakuzô Okakura
En offrant la première guirlande de fleurs à sa compagne, l'homme primitif a transcendé la brute. Par ce geste qui l'élevait au-dessus des nécessités grossières de la nature, il est devenu humain.
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Witchblade   13 mars 2017
Le Livre du thé de Kakuzô Okakura
En une époque démocratique comme la nôtre, les hommes réclament à cor et à cri – et sans même tenir compte de leurs propres sentiments – ce que la majorité considère comme le meilleur. Ils délaissent le raffiné pour le coûteux, et la beauté pour la mode. La contemplation de magazines illustrés, digne produit de leur industrialisme, fournit aux masses une nourriture artistique autrement plus digeste que les Primitifs italiens ou les maîtres de l'époque Ashikaga, qu'elles prétendent pourtant admirer. Le nom de l'artiste est plus important à leurs yeux que la qualité de l’œuvre. Comme s'en plaignait déjà un critique chinois il y a quelques siècles : « Les gens critiquent la peinture avec leurs oreilles ».
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