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4/5 (sur 289 notes)

Nationalité : Japon
Né(e) à : Yokohama , le 14/02/1862
Mort(e) le : 02/09/1913
Biographie :

Okakura Kakuzô est né à peu près au moment où le Japon s'est rouvert au monde (1860). Son père, samouraï de haut rang, était venu à Yokohama et y avait ouvert des magasins de négoce de soie avec les étrangers. Kakuzô a ainsi pu se mettre à l'anglais très jeune, langue qu'il possédera bientôt parfaitement.

Après la mort de sa mère, son père s'est remarié ; Kakuzô a passé sept ans dans un temple bouddhiste, approfondissant sa connaissance des classiques chinois. Il s'est également intéressé à l'art : peinture japonaise, composition de poèmes chinois.

Son professeur de philosophie à l'université de Tôkyô, l'Américain Ernest Fenollosa, a joué un rôle très important dans sa vie : aidé de Okakura (pour la traduction), Fenollosa a collectionné des œuvres d'art et étudié les textes traitant de l'esthétique nippone. Grâce à lui, Okakura s'est fait des relations dans les milieux américains.

Plus tard, il a été chargé de fonder une école nationale d'art, puis est devenu conservateur du Musée impérial. Il démissionna plus tard, visita la Chine, l'Inde, l'Europe, et en 1904, se rendit aux États-Unis pour prendre un poste aux départements chinois et japonais du musée des Beaux-Arts de Boston.

Fort de sa connaissance approfondie des cultures occidentale et orientale, il a écrit plusieurs ouvrages en anglais destinés à faire connaître la culture orientale aux occidentaux : "Les Idéaux de l'Orient" ("The Ideals of the Eas"t, 1903), "Le Réveil du Japon" ("The Awakening of Japan", 1904), et son livre le plus célèbre, "Le Livre du Thé" ("The Book of Tea", 1906).
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Source : www.plathey.net
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Bibliographie de Kakuzô Okakura   (3)Voir plus

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Citations et extraits (229) Voir plus Ajouter une citation
"Le vide est tout-puissant parce qu’il peut tout contenir. Dans le vide seul le mouvement devient possible. Celui qui pourrait faire de soi-même un vide où les autres pourraient librement pénétrer deviendrait maître de toutes les situations. Le tout peut toujours dominer la partie."
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“Certaines fleurs se font gloire de la mort : les fleurs du cerisier japonais, par exemple, qui, librement, s’abandonnent aux vents”
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On voit ainsi que le système de décoration propre à nos chambres de thé s'oppose nettement à ce qui se pratique en Occident, où l'intérieur des maisons est par trop souvent transformé en musée. Pour un Japonais, accoutumé à la simplicité ornementale et aux changements de décor fréquents, un intérieur occidental – où s'entasse en permanence un bric-à-brac de tableaux, de statues et d'objets de toutes les époques – donne l'impression d'un vulgaire étalage de richesses.
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Mais si l'on considère combien petite est, après tout, la coupe de la joie humaine, combien vite elle déborde de larmes, combien facilement, dans notre soif inextinguible d'infini, nous la vidons jusqu'à la lie, l'on ne nous blâmera pas de faire tant de cas d'une tasse de thé. (Ed. Dervy, p.13)
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Oui,ce monde avance à tâtons dans les ténèbres de l'égocentrisme et de la vulgarité.
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Celui-là seul qui a vécu avec la beauté mourra en beauté.
(Ed. Dervy, p.132)
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Certaines fleurs trouvent leur gloire dans la mort-ainsi les fleurs de cerisier qui s'abandonnent librement aux vents
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La conception taoïste selon laquelle l'immortalité réside dans le changement éternel imprégnait tous leurs modes de penser. C'était le processus en lui-même et non le résultat qui était digne d'intérêt, l'acte d'accomplir et non l'accomplissement qui se révélait vital.
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_Le cha-no-yu__, "terme qui désigne d’ordinaire la « cérémonie du thé » reste entouré d’une aura de mystère aux yeux du plus grand nombre. Pourtant, le principe en est simple : un petit nombre d’amis se réunissent et passent quelques heures à partager un repas et boire du thé, goûtant ainsi un bref répit au milieu d’une vie quotidienne trépidante. Les invités, après avoir traversé un petit jardin, pénètrent dans l’espace paisible et intime de la chambre de thé abritée de toute lumière vive. Dans l’alcôve d’honneur, un rouleau est suspendu, qu’orne le plus souvent une parole zen calligraphiée. Quelques fleurs sont sobrement disposées dans un vase".
(Préface de Sen Soshitsu XV, 1989).
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En vérité nul ne saurait étudier la culture nippone sans tenir compte de la voie du thé.
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