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Note moyenne 3.84 /5 (sur 2951 notes)

Nationalité : Japon
Né(e) à : Ōsaka , le 14/06/1899
Mort(e) à : Zushi , le 16/04/1972
Biographie :

Yasunari Kawabata est un écrivain japonais considéré comme un écrivain majeur du XXe siècle.
Second enfant d'une famille de notable, Yasunari Kawabata a une sœur aînée. Son père exerce le métier de médecin. C'est un homme cultivé, se passionnant pour la poésie et la peinture. Mais, atteint de tuberculose, il décède un an après la naissance de Yasunari ; tout comme la mère de celui-ci quelques temps plus tard, des suites de la même maladie. Yasunari est alors confié à ses grands parents paternels. Son grand-père réalise des investissements hasardeux qui le conduisent à la ruine.
Malgré tous ces évènements, les jeunes années de Yasunari se passent tranquillement. Cependant, l'angoisse et les frayeurs qu'il relate dans ses récits commencent à le hanter.
En 1915, alors qu'il a perdu ses grands-parents, ainsi que sa sœur, il est envoyé dans la pension du lycée de Ibaragi. En 1916, il y fait la connaissance de Kiyono, un camarade de chambrée, avec lequel il se lie intimement ("mon amour homosexuel"). Parti vivre à Tokyo en 1917, Yasunari entretient avec son amant une importante correspondance, qui dure jusqu'en 1921. Il racontera cette histoire dans L'adolescent (1948).
En 1919, il évolue au sein d'un cercle littéraire, qui tient débat dans un café à la mode. Il y rencontre Hatsuyo (Michiko dans ses récits), une jeune serveuse de quatorze ans, qu'il finit par épouser. Mais, celle-ci décide de rompre un mois après leur mariage.
Hatsuyo devient sa muse, son idéal de femme qui hante son écriture. Ce n'est que douze ans plus tard, en la revoyant que le charme semble se rompre définitivement. Déçu, l'artiste doute et se remet en question.
En 1924, il fonde avec des amis le journal littéraire "Bungei Jidai" (l'âge artistique), point de départ de l'école des "néo-perceptionistes", qui s'oppose au naturalisme populaire et au mouvement littéraire prolétarien.
En 1948, il devient Président du Pen Club japonais (association d'écrivains internationale) et en 1954 il est élu membre de l'Académie Japonaise des Arts.
En 1968, il reçoit le prix Nobel de littérature, devenant ainsi le premier écrivain nippon à obtenir cette distinction. Obsédé par la quête du beau, la solitude et la mort, il a écrit en particulier des récits très courts, d'un dépouillement stylistique extrême.
À la suite du suicide de plusieurs de ses amis (notamment Mishima), il se prononce contre le suicide. Pourtant, Yasunari Kawabata finit par se suicider. Il ne laisse ni explication ni testament.
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Source : livres.fluctuat.net, lalitteraturejaponaise.com
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Yasunari Kawabata (1899-1972) : Une vie, une oeuvre diffusée sur France Culture le 19 janvier 2010. Par Françoise Estèbe et Nathalie Salles. Yasunari Kawabata fut le premier écrivain japonais à obtenir le prix Nobel de littérature en 1968 pour son roman “Pays de neige”. Pour décrypter l'univers mental et romanesque si singulier, parfois déconcertant, de Kawabata, il est indispensable de se référer à ses premières années d'existence, marquées par une solitude absolue. Orphelin de père et de mère dans les premiers mois de son existence, il perdit très vite sa grand-mère, puis sa soeur, et fut élevé par son grand-père aveugle dont il relate, adolescent, l'agonie dans son “Journal de la seizième année”. « La blancheur spectrale, la pureté meurtrière, le temps orphelin », tel est pour Diane de Margerie l'univers de Kawabata marqué par la mort, le vide et l'absence. L'ellipse, le flou, l'ambiguïté sont les caractéristiques de son écriture. Récits adolescents, textes expérimentaux, textes brefs ou “Récits de la paume de la main”, oeuvres magistrales de la maturité, “Pays de neige”, “Les belles endormies” ... dans son oeuvre, le réel et l'irréel se côtoient, l'abondance des images alterne avec les blancs et les silences. Les textes de Kawabata sont des trames trouées, inachevées, qui laissent le lecteur devant l'énigme de l'interprétation. La contemplation de la nature, la chute d'une châtaigne, la floraison du prunier, l'envol de l'oiseau sont des échappées vers un autre monde dont l'inexprimable beauté est peut-être celle des morts revenus un moment dans le monde des vivants. Deux ans après le suicide flamboyant de Mishima qui le considérait comme son maître, Kawabata se suicide à son tour, dans la discrétion et le silence. « Tout artiste... a-t-il déclaré, est fatalement hanté par le désir de forcer l'accès difficile du monde des démons, et cette pensée, qu'elle soit apparente ou dissimulée, hésite entre la peur et la prière. » Invités : René de Ceccatty, auteur, éditeur au Seuil Diane de Margerie, écrivain, essayiste Cécile Sakai Thèmes : Arts & Spectacles| Asie| Japon| Yukio Mishima| Grands Classiques| Érotisme| Yasunari Kawabata Source : France Culture

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Citations et extraits (567) Voir plus Ajouter une citation
rabanne   03 novembre 2017
Pays de neige de Yasunari Kawabata
Il y avait une telle beauté dans cette voix qui s'en allait, haute et vibrante, rouler comme un écho sur la neige et dans la nuit ; elle possédait un charme si émouvant, qu'on en avait le cœur pénétré de tristesse.
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Nastasia-B   30 septembre 2013
La Danseuse d'Izu de Yasunari Kawabata
Ayant passé d'un ou deux ans la quarantaine, il venait à penser que les souffrances et les tristesses de la vie se résolvent dans le cours du temps, que les obstacles et les difficultés tombent un beau jour d'eux-mêmes ; il en avait déjà vu pas mal. Qu'on se démène dans l'inquiétude et la folie, que l'on contemple en silence, les bras croisés, en fin de compte, le résultat sera le même.



RETROUVAILLES.
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Erveine   14 mars 2014
Les pissenlits de Yasunari Kawabata
Mais les mots ne sont que des mots, après tout. Même s'ils ont rendu l'amour plus riche et plus complexe, en l'ornant d'une apparence éphémère et en l'enivrant d'une exaltation artificielle, ils sont aussi bien souvent à l'origine de sa disparition. En même temps que l'évolution de la langue devenait l'alliée de l'amour entre hommes et femmes, elle se transformait en son ennemie. L'amour ne demeure-t-il pas à une profondeur mystérieuse, hors d'atteinte des mots, aujourd'hui encore ?
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Yasunari Kawabata
Nastasia-B   23 septembre 2013
Yasunari Kawabata
Vivre avec les animaux, c'est aimer seul, dans un libre orgueil.



BESTIAIRE.
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rabanne   06 novembre 2017
Pays de neige de Yasunari Kawabata
Telle une aurore infinie, la Voie lactée l'inondait tout entier avant d'aller se perdre aux derniers confins du monde. Et cette froide sérénité courut en lui comme un frisson, comme une onde voluptueuse, qui le laissa tout ensemble étonné et émerveillé.
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Piatka   01 février 2014
La beauté, tôt vouée à se défaire de Yasunari Kawabata
En voyant la courbe de ses épaules, j'imaginais aussi ses jambes lorsqu'elle marchait. Elle devait se déplacer avec la légèreté d'un petit oiseau, un papillon allant de fleur en fleur. Et un rythme aussi subtil devait se retrouver sur l'extrémité de sa langue quand on l'embrassait.



Le bras
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Nastasia-B   19 septembre 2013
La Danseuse d'Izu de Yasunari Kawabata
Si l'on y prend bien garde, on s'aperçoit que chaque objet, chaque être, dégage, en mourant, en pourrissant, une odeur particulière : celle de l'acacia diffère de celle du bambou, celle du chanvre pourri de celle du drap en décomposition.



ÉLÉGIE.
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Nastasia-B   30 juin 2013
La Danseuse d'Izu de Yasunari Kawabata
Qu'elle est pénible cette coutume des vivants d'invoquer les morts ! Cependant, je ne peux pas m'empêcher de penser que la croyance que l'être survit en conservant, dans le monde à venir, la forme qui fut déjà sienne dans un monde antérieur est encore plus triste.



LA DANSEUSE D'IZU.
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pdemweb1   25 octobre 2014
Les Belles Endormies de Yasunari Kawabata
Le soir , avant de m'endormir, je ferme les yeux et j'essaie de compter les hommes par qui il ne me déplairait pas d'être embrassée. Je les comptes sur mes doigts. C'est amusant . Et quand je n'arrive pas jusqu'à dix, je me sens abandonnée !
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Nastasia-B   01 octobre 2013
La Danseuse d'Izu de Yasunari Kawabata
La jeune femme s'émerveillait de la richesse, de l'immensité du monde reflété dans ce qu'elle avait considéré jusqu'alors comme un simple objet de toilette. [...]

" Dans la glace, le ciel brille comme de l'argent ", fit-elle un jour, puis, levant les yeux pour regarder par la fenêtre, elle ajouta : " Tandis que l'autre est gris, nuageux. "

Certes, le ciel du miroir ne présentait pas l'aspect plombé du ciel réel : il étincelait. [...]

" - En effet, un gris éteint. Pourtant, sa couleur n'est peut-être pas la même pour les yeux des moineaux et des chiens que pour les nôtres. Alors, comment savoir qui perçoit la nuance exacte ?

- Ce miroir serait-il un œil ? "

Kyôko l'aurait volontiers appelé l'œil de leur amour. Les arbres y paraissaient d'un vert plus tendre que les arbres véritables, les lis d'une blancheur plus éclatante.



LA LUNE DANS L'EAU.
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