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3.31/5 (sur 103 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1982
Biographie :

Laura Ulonati est une autrice française d'origine italienne.
Elle est agrégée d'histoire-géographie et enseignante en Charente.

Source : Gallimard
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Bibliographie de Laura Ulonati   (3)Voir plus

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« **Double V**, c'est un roman qui est né de l'envie d'écrire sur une relation entre deux soeurs, de suivre cette relation sur le voyage d'une vie. Il y avait aussi l'envie chez moi depuis longtemps d'écrire sur une peintre. » Laura Ulonati --- **Double V** de Laura Ulonati Naître soeur n'est pas inoffensif. Ainsi pour Vanessa Bell, peintre méconnue à l'aune de « la postérité de noyée » de sa cadette, Virginia Woolf. Ou pour Laura, romancière et aînée, qui veille sur les secrets, soustrait le poison des chagrins. Autant d'amours ennemies, de joies fébriles, de jalousies tristes, qui font les liens ambigus entre soeurs. Portrait en diptyque à la grâce époustouflante, ce récit subjectif de la vie de Vanessa Bell, exprime l'inquiétude d'exister et ce qui, parfois, permet de la conjurer : l'amour d'une soeur. https://www.actes-sud.fr/catalogue/litterature/double-v --- #litteraturefrancaise #rentréedhiver

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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
Garder le contour des choses et de soi-même , du bois de cette commode dont la présence rassure quand on sursaute d'un cauchemar. Des pages de carnets remplies avant de s'habiller.Avant que son père ne lui demande à quoi servent ses barbouillages; avant qu'elle n'ait envie de hurler que ça lui sert à ne pas crever.
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La vérité était que son désir pour elle l’effrayait. Il avait peur de cet ensablement dont on craignait le mal dans la troupe ; peur d’être contaminé par elle, par ce pays, par sa culture, par son atmosphère. Peur qu’elle ne le possède plus que le contraire.
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Ma soeur est morte.
Elle s'est noyée dans l'Ouse.
Pas le Tibre, la Seine ou la Tamise,
rien de noble ou de surfait
pour charrier son corps, un simple gris
de fleuve traversé de pays plats,
d'écueils et de monts, de pâles collines.
Même pas la mer pour théâtre de son naufrage :
avant de l'atteindre,les griffes des racines et les alluvions poisseuses
l'ont retenue dans leur jeu.
Le jeu sans fin du courant,
d'une onde où il n'y a plus rien à sauver.

Ma soeur est morte.
Un midi de mars, elle s'est coulée dans la marée du printemps.
Elle s'est coulée pour voir
jusqu'où c'est profond dans le noir. (...)
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Ma sœur, mon soleil noir. L'autre côté de la pièce, le prix à payer. Sorcière pâle aux cheveux d'algues qui caresse ma joue ; un geste d'amour qui trace sur moi une trêve ou un départ en guerre.
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Ma mère n’aime pas les vivants : seule la mort les lui rend fréquentables. J’ai toujours cru que c’était pour cela qu’elle courrait les funérailles : pour communier à sa manière avec une humanité plus facile à caresser sous l’épaisseur d’une pierre tombale. Mais après cet esclandre, je me dis que c’est plutôt pour compter le nombre d’ennemis qu’il lui reste à enterrer.
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Tremblants, les pétales s'inclinent; les feuilles se creusent en milliers de paumes. Elles implorent, elles espèrent l'averse chaude et puissante des couleurs, ce miracle de l'aube, chaque jour invaincu, qui leur fait quitter le gris de la nuit.
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"Nel blu dipinto di blu". Ne pas les entendre, ces modulations à faire briller trop fort le soleil à travers les volutes sales du pare-brise. Avant qu'elle n'entonne le reste du refrain célèbre, d'un geste rapide, ma mère éteint; elle est toute là. Dans ce mouvement nerveux, perclus de silences et de non-dits. Depuis toujours, c'est ici que ma mère vit à l'exclusion de tout autre lieu. Dans cette musique impossible à désapprendre et qui fissure sa mémoire.
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La chambre respire désormais le grand calme; l'air sent les fleurs et l'eau croupie. C'est très tranquille un mort. C'est doux, c'est rien. Ca donne juste froid à voir.
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Inutile de se battre quand un parent décide de ne pas vous voir, quand la distribution des rôles est déjà faite.
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« Je lui ressemble. En me réveillant le matin, c’est elle que je reconnais en premier. Cette femme qui a toujours été au-dessus de moi, au-dessus de ma vie. Ma mère qui isole la lumière. La splendeur. L’errance. Tantôt mère ravage, tantôt mère courage selon le ressac de mes sentiments. Qui trouble le miroir, tout mon être. Je passe mes doigts sur mon visage. Je le triture dans tous les sens. J’étire ma bouche trop fine et mes yeux ronds, cette profonde ride léonine qui ravine mon front – tout son héritage – je malaxe mes joues pour tenter d’y endiguer la métamorphose, l’inaltérable déclin. Puis, je cligne des paupières, trois fois, je les compte bien. Ma mère disparaît enfin. »
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