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Note moyenne 3.92 /5 (sur 197 notes)

Nationalité : Sénégal
Né(e) à : Joal (Sénégal) , le 09/10/1906
Mort(e) à : Verson (France) , le 20/12/2001
Biographie :

Léopold Sédar Senghor est un poète, écrivain et homme politique franco-sénégalais.

Il fait ses études à la mission catholique de Ngasobil, au collège Libermann et au cours d'enseignement secondaire de Dakar, puis, à Paris, au lycée Louis-le-Grand et à la Sorbonne. Il est reçu à l'agrégation de grammaire en 1935.

Tout en enseignant les lettres et la grammaire au lycée Descartes à Tours (1935-1938), il suit les cours de linguistique négro-africaine de Lilias Homburger à l'École pratique des hautes études et ceux de Paul Rivet, de Marcel Mauss et de Marcel Cohen à l'Institut d'ethnologie de Paris.

Nommé professeur au lycée Marcellin Berthelot de Saint-Maur-des-Fossés en 1938, il est mobilisé en 1939 et fait prisonnier en juin 1940. Réformé pour maladie en janvier 1942, il participe à la Résistance dans le Front national universitaire. De 1944 jusqu'à l'indépendance du Sénégal, il occupe la chaire de langues et civilisation négro-africaines à l'École nationale de la France d'outre-mer.

L'année 1945 marque le début de sa carrière politique. Élu député du Sénégal, il est, par la suite, constamment réélu (1946, 1951, 1956). Membre de l'assemblée consultative du Conseil de l'Europe, il est, en outre, plusieurs fois délégué de la France à la conférence de l'UNESCO et à l'assemblée générale de l'ONU. Secrétaire d'État à la présidence du Conseil (cabinet Edgar Faure : 23 février 1955 - 24 janvier 1956), il devient maire de Thiès au Sénégal, en novembre 1956.

Ministre-conseiller du gouvernement de la République française en juillet 1959, il est élu premier Président de la République du Sénégal, le 5 septembre 1960. Ses activités culturelles sont constantes : en 1966, se tient, à Dakar, le 1er Festival mondial des arts nègres. Réélu Président de la République en 1963, 1968, 1973, 1978, il se démet de ses fonctions le 31 décembre 1980.

Léopold Sédar Senghor est, notamment, médaille d'or de la langue française ; grand prix international de poésie de la Société des poètes et artistes de France et de langue française (1963) ; médaille d'or du mérite poétique du prix international Dag Hammarskjoeld (1965) ; grand prix littéraire international Rouge et Vert (1966) ; prix de la Paix des libraires allemands (1968) ; prix littéraire de l'Académie internationale des arts et lettres de Rome (1969) ; grand prix international de poésie de la Biennale de Knokke-le-Zoute (1970) ; prix Guillaume Apollinaire (1974) ; prince en poésie (1977).
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Vidéo de

Léopold Sédar SENGHOR – Un siècle d'écrivains : 1906-2001 (DOCUMENTAIRE, 1996) Émission « Un siècle d'écrivains », numéro 99, diffusée sur France 3, le 23 novembre 1996, et réalisée par Béatrice Soulé.

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Citations et extraits (121) Voir plus Ajouter une citation
Aela   17 février 2011
Chants d'ombre Hosties noires de Léopold Sédar Senghor
Femme nue, femme noire

Femme nue, femme noire

Vêtue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté!

J'ai grandi à ton ombre, la douceur de tes mains bandait mes yeux

Et voilà qu'au coeur de l'été et de midi, je te découvre terre promise du haut d'un haut col calciné

Et ta beauté me foudroie en plein coeur comme l'éclair d'un aigle

Femme nue femme obscure!

Fruit mûr à la chair ferme, sombres extases du vin noir, bouche qui fait lyrique ma bouche

Savane aux horizons purs, savane qui frémis aux caresses ferventes du Vent d'est

Tam- Tam sculpté, tam-tam fendu qui grondes sous les doigts du Vainqueur

ta voix de contre-alto est le chant spirituel de l'Aimée
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Léopold Sédar Senghor
Korrigan   27 janvier 2016
Léopold Sédar Senghor
Cher frère blanc,

Quand je suis né, j'étais noir,

Quand j'ai grandi, j'étais noir,

Quand je suis au soleil, je suis noir,

Quand je suis malade, je suis noir,

Quand je mourrai, je serai noir.



Tandis que toi, homme blanc,

Quand tu es né, tu étais rose,

Quand tu as grandi, tu étais blanc,

Quand tu vas au soleil, tu es rouge,

Quand tu as froid, tu es bleu,

Quand tu as peur, tu es vert,

Quand tu es malade, tu es jaune,

Quand tu mourras, tu seras gris.



Alors, de nous deux,

Qui est l'homme de couleur ?
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Léopold Sédar Senghor
Piatka   12 novembre 2013
Léopold Sédar Senghor
Les racistes sont des gens qui se trompent de colère.
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Léopold Sédar Senghor
nouhandlkdiakite   26 mars 2014
Léopold Sédar Senghor
Nul n'a le droit d'effacer ma culture,car une communauté sans culture est un peuple sans être humains
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Léopold Sédar Senghor
Piatka   19 novembre 2013
Léopold Sédar Senghor
La poésie ne doit pas périr. Car alors, où serait l’espoir du Monde ?
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Lali   22 avril 2011
Oeuvre poétique de Léopold Sédar Senghor
To a dark girl



Tu as laissé glisser sur moi

L’amitié d’un rayon de lune.

Et tu m’as souri doucement,

Plage au matin éclose en galets blancs.

Elle règle sur mon souvenir, ta peau olive

Ou Soleil et Terre se fiancent.

Et ta démarche mélodie

Et tes finesses de bijou sénégalais,

Et ton altière majesté de pyramide,

Princesse!

Dont les yeux chantent la nostalgie

Des splendeurs du Mali sous les sables ensevelies.
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voilier   26 août 2015
Chants d'ombre de Léopold Sédar Senghor
Femme nue, femme noire

Vêtue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté

J'ai grandi à ton ombre; la douceur de tes mains bandait mes yeux

Et voilà qu'au cœur de l'Eté et de Midi,

Je te découvre, Terre promise, du haut d'un haut col calciné

Et ta beauté me foudroie en plein cœur, comme l'éclair d'un aigle





Femme nue, femme obscure

Fruit mûr à la chair ferme, sombres extases du vin noir, bouche qui fais

lyrique ma bouche

Savane aux horizons purs, savane qui frémis aux caresses ferventes du

Vent d'Est

Tamtam sculpté, tamtam tendu qui gronde sous les doigts du vainqueur

Ta voix grave de contralto est le chant spirituel de l'Aimée





Femme noire, femme obscure

Huile que ne ride nul souffle, huile calme aux flancs de l'athlète, aux

flancs des princes du Mali

Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta

peau.





Délices des jeux de l'Esprit, les reflets de l'or ronge ta peau qui se moire



A l'ombre de ta chevelure, s'éclaire mon angoisse aux soleils prochains de tes yeux.





Femme nue, femme noire

Je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l'Eternel

Avant que le destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les

racines de la vie.

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Léopold Sédar Senghor
Epictete   02 avril 2014
Léopold Sédar Senghor
Nous n'héritons pas de la terre de nos parents, nous l'empruntons à nos enfants.
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Lali   22 avril 2011
Oeuvre poétique de Léopold Sédar Senghor
Blues



Je suis envahi de brume

Et de solitude

Aujourd’hui,

Et je fuis.



Livre ouvert en moi.

Dans mon cerveau gris

Défilent des mots vides

Et défilent des pages, rues désertes

Sans cabarets.



Chère âme, allonge-toi sur le divan long

Et jette l’ancre,

Et laisse descendre jusqu’au fond.

Oui, jette l’ancre!
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Lali   24 avril 2011
Oeuvre poétique de Léopold Sédar Senghor
Avant la nuit



Avant la nuit, une pensée de toi pour toi, avant que je ne tombe

Dans le filet blanc des angoisses, et la promenade aux frontières

Du rêve du désir avant le crépuscule, parmi les gazelles des sables

Pour ressusciter le poème au royaume d’Enfance.



Elles vous fixent étonnées, comme la jeune fille du Ferlo, tu te souviens

Buste peul flancs, collines plus mélodieuses que les bronzes saïtes

Et tes cheveux tressés, rythmés quand elle danse

Mais ses yeux immenses en allés, qui éclairaient ma nuit.



La lumière est-elle encore si légère en ton pays limpide

Et les femmes si belles, on dirait des images?

Si je la revoyais la jeune fille, la femme, c’est toi au soleil de Septembre

Peau d’or démarche mélodieuse, et ces yeux vastes, forteresses contre la mort.
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