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ISBN : 2020121069
Éditeur : Seuil (01/04/1990)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 65 notes)
Résumé :
Ce volume comprend l'œuvre poétique intégrale de Léopold Sedar Senghor : successivement Chants d'ombre, Hosties noires, Ethiopiques, Nocturnes, Lettres d'hivernage, Elégies majeures, Poèmes perdus (jusqu'alors inédits), ainsi que les Dialogues sur la poésie francophone et un ensemble de poèmes divers.

" J'écris d'abord pour mon peuple. Et celui-ci sait qu'une kôra n'est pas une harpe non plus qu'un balafong un piano. Au reste, c'est en touchant les Af... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Chri
  08 septembre 2017
Des paroles pour le coeur, un plaisir à l'oreille, c'est ainsi que le poète signale son intention.
Une liste d'instruments suit le titre de chaque poème pour rappeler l'intention musicale : kôras, balafong, un solo de trompette, du tam-tam, un orchestre de jazz.
Maintenant les mots sont prêts à danser.
L'auteur expliquera plus tard ses affinités notamment avec ce qu'il appelle « la révolution de 1889 » qui correspond au livre de Henri Bergson « Les données immédiates de la conscience ». Mais si on retrouve des tonalités de Saint John Perse dans sa poésie, il faudrait plutôt chercher l'eflet d'une proximité commune avec la culture africaine.
Pour Leopold Sedar Senghor, l'Afrique, c'est le sang qui coule dans ses veines. Le coeur saigne lorsqu'il pense aux africains à l'état de servitude ou à la guerre comme les tirailleurs sénégalais. Alors les mots, les signes qu'il leur envoie, sont des encouragements dans les tonalités qui rappellent le pays.
De cette flore abondante, éclatent les flamboyants. de cette faune abondante, surgit le lamentin.
Dans cette nature bien ou mal intentionnée apparaissent les esprits, et au-dessus, la figure imposante de Dieu.
Il faut sortir du poto-poto (la boue). C'est l'appel suggéré à tous, blancs et noirs.
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TCHITAT92
  24 avril 2016
Etudié il y a plus de 15 ans pour le bac français, j'avais, à l'époque, adoré me plonger dans l'univers de Léopold Sédar Senghor, qui représentait pour moi une totale découverte.
J'ai souhaité m'y replonger, pour voir si la magie opérait toujours... et oui, cent fois oui ! Quelle maîtrise de la langue française, dans toutes ses subtilités, la précision des termes employés, la beauté des images, la force du rythme !!!
Les nombreux termes faisant référence à la culture africaine, bien qu'un peu déroutants, ajoutent encore à l'ensorcellement des poèmes.
J'ai mis du temps à relire ce recueil, tant je savourais chaque poème, les prononçant à voix haute pour goûter avec plus de profondeur les jeux de rythme et de sonorités.
Merci à vous, Monsieur Sédar Senghor, d'avoir été !
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frandj
  15 juin 2017
Léopold Sedar Senghor (1906-2001) a eu une destinée vraiment extraordinaire. Né au Sénégal, noir de peau, catholique, il est devenu académicien en France et président de la république au Sénégal ! Et il fut, aussi, un grand poète. Dans sa vie et dans ses textes, il a su allier les cultures française et africaine avec profondeur et sincérité.
Je n'ai pas encore découvert toutes les poésies de son oeuvre complète. J'ai surtout lu "Hosties noires", "Ethiopiques" (poèmes accompagnés par des instruments de musique africains) et "Nocturnes". J'ai bien aimé les textes qui font référence à son expérience de prisonnier de guerre au Front Stalag 230, en 1940. J'ai aussi beaucoup apprécié les poésies qui font explicitement référence à sa culture africaine, dont j'ignore presque tout, mais dont je sens bien l'authenticité. La "négritude" dont Senghor se réclame n'a rien d'abstrait ou d'intellectuel: elle est charnelle et dépourvue de haine. Ce recueil est une belle découverte pour moi.
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mortalla
  05 septembre 2010
un symbole au senegal
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alvareszener1
  30 octobre 2017
Un chef d'oeuvre
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
LaliLali   24 avril 2011
Avant la nuit

Avant la nuit, une pensée de toi pour toi, avant que je ne tombe
Dans le filet blanc des angoisses, et la promenade aux frontières
Du rêve du désir avant le crépuscule, parmi les gazelles des sables
Pour ressusciter le poème au royaume d’Enfance.

Elles vous fixent étonnées, comme la jeune fille du Ferlo, tu te souviens
Buste peul flancs, collines plus mélodieuses que les bronzes saïtes
Et tes cheveux tressés, rythmés quand elle danse
Mais ses yeux immenses en allés, qui éclairaient ma nuit.

La lumière est-elle encore si légère en ton pays limpide
Et les femmes si belles, on dirait des images?
Si je la revoyais la jeune fille, la femme, c’est toi au soleil de Septembre
Peau d’or démarche mélodieuse, et ces yeux vastes, forteresses contre la mort.
+ Lire la suite
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LaliLali   22 avril 2011
To a dark girl

Tu as laissé glisser sur moi
L’amitié d’un rayon de lune.
Et tu m’as souri doucement,
Plage au matin éclose en galets blancs.
Elle règle sur mon souvenir, ta peau olive
Ou Soleil et Terre se fiancent.
Et ta démarche mélodie
Et tes finesses de bijou sénégalais,
Et ton altière majesté de pyramide,
Princesse!
Dont les yeux chantent la nostalgie
Des splendeurs du Mali sous les sables ensevelies.
+ Lire la suite
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LaliLali   22 avril 2011
Blues

Je suis envahi de brume
Et de solitude
Aujourd’hui,
Et je fuis.

Livre ouvert en moi.
Dans mon cerveau gris
Défilent des mots vides
Et défilent des pages, rues désertes
Sans cabarets.

Chère âme, allonge-toi sur le divan long
Et jette l’ancre,
Et laisse descendre jusqu’au fond.
Oui, jette l’ancre!
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coco4649coco4649   13 février 2015
NUIT BLANCHE


Voici la nuit,
Cris et colères,
La nuit
Bourreau des dormeurs éveillés,
Des martyrs brûlant sur leur lit d’idéal.
J’étouffe aux sables des problèmes mouvants,
Je délire aux générosités d’or, mirages
De palais fleuris dans les oasis vertes.
Puis rejeté dans la fournaise des angoisses,
Je sens l’odeur de ma chair qui rôtit comme un quartier de gazelle,
J’entends mes poumons se froisser au souffle desséchant du Vent d’Est.
Heureux si la fée des solutions,
À la lucidité de l’aube,
Me fait boire à sa gourde de fructueuse fatigue
Ayant séché sur mon front la sueur des cauchemars
Et me fait dormir au pied des dakhars
Sous les caresses et la brise marine
De la sérénité matinale.

p.343
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LaliLali   19 avril 2011
Spleen

Je veux assoupir ton cafard, mon amour,
Et l’endormir,
Te murmurer ce vieil air de blues
Pour l’endormir.

C’est un blues mélancolique,
Un blues nostalgique,
Un blues indolent
Et lent.

Ce sont les regards des vierges couleur d’ailleurs,
L’indolence dolente des crépuscules.
C’est la savane pleurant au clair de lune,
Je dis le long solo d’une longue mélopées.

C’est un blues mélancolique,
Un blues nostalgique,
Un blues indolent
Et lent.
+ Lire la suite
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Vidéo de Léopold Sédar Senghor
Tyaroye, Léopold Sédar Senghor dit par Simone Cendrar
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