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Note moyenne 3.71 /5 (sur 100 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1959
Biographie :

Depuis l'âge de vingt-quatre ans, Louis-Olivier Vitté vit en Corrèze, entre Brive et la haute vallée de la Dordogne, dont sa famille est originaire.

Animateur depuis vingt ans pour Radio France, il travaille aujourd'hui à Tulle, dans la station locale de France Bleu.

Louis-Olivier Vitté partage son temps libre entre la pratique de la musique classique – c'est un passionné d'instruments baroques et de lutherie – et l'écriture qui lui permet de faire revivre le passé de ses ancêtres limousins, un passé qui l'inspire et le fascine.

Il a écrit La Servante (Éditions de Borée, 2007) pour sauver de l’oubli la maison qui a appartenu à sa famille pendant de nombreuses générations.

Source : www.pressesdelacite.com
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
TheWind   14 septembre 2016
Guinotte et le chevalier de Louis-Olivier Vitté
L'endroit ne ressemblait à rien de ce qu'il avait pu connaître jusqu'ici. Il venait de franchir la frontière d'un monde en dehors du temps, en dehors du monde des hommes. La vallée paraissait vouloir se refermer sur lui et sur ce long rocher, au pied duquel quelques chaumières se tassaient. Là-haut, les murs d'une cité forteresse ramassée sur elle-même se dressaient, semblant devoir résister à tout, au temps, aux éléments et à toutes les armées de la terre.
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Annette55   12 octobre 2020
La femme qui voulait voir la mer de Louis-Olivier Vitté
«  Un souffle plus violent que les autres fit voler une mèche de cheveux sur son visage.

Elle passa la langue sur ses lèvres salées, comme une enfant. Devant elle, la mer roulait son écume sous un ciel gris.

Depuis combien de temps était - elle assise à regarder ainsi , fixement , cet infini de ciel et d’eau ? » .
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clauclau28   06 juillet 2015
La servante de Louis-Olivier Vitté
Julien et Antonine avaient eu trois enfants. Un garçon et deux filles. La plus jeune venait d'avoir ses treize ans. Elle était en age de partir servir chez d'autres, comme c'était souvent l'usage pour les cadets des familles pauvres.
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rkhettaoui   10 avril 2013
Le secret des trois soeurs de Louis-Olivier Vitté
Il faisait partie de ces hommes rentrés vivants du front et il gardait une raideur dans la jambe, souvenir d’une blessure dont il ne tirait aucune fierté. Il regardait autour de lui ce monde qu’il redécouvrait, un monde que la guerre venait de changer définitivement, un monde auquel il devait s’habituer, un monde que les femmes avaient réinventé pendant ces quatre années, un monde qu’il peinait à se réapproprier. Sans sa jambe raide il serait bien allé jusqu’à l’auberge, chez les trois sœurs. Mais le trajet l’effrayait un peu. Non pas qu’il n’en fut pas capable, mais parce qu’il redoutait de paraître diminué devant les autres et devant ceux croisés en chemin.
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brinvilliers   03 juin 2018
La dame des vignes hautes de Louis-Olivier Vitté
Enfin, les cloches sonnèrent. Johanna se recoiffa, tentant de faire tenir ses cheveux à la mode du jour. Elle venait de passer un joli corsage aux couleurs vives. Elle voulait tant ressembler à ces images qu'elle voyait dans le journal ! Tous ses vêtements dataient d'avant guerre et elle rêvait de pouvoir un jour en acheter des neufs, de se faire belle, comme les autres, celles qui pouvaient se farder, se mettre du rouge à lèvres et du bleu autour des yeux. Elle s'imaginait aussi avec ces bas dont elle entendait parler dans les journaux, que les soldats d' Amérique apportaient de chez eux. Elle rêvait. Elle ne pouvait faire que cela. Tout en marchant, elle essayait de retrouver le visage de Pierre dans sa mémoire, et comme la veille, n'y parvint pas. Et le pire, c'est qu'elle ne s'en attristait plus. Elle n'eut pas à frapper ni même à faire tinter la cloche au-dessus de la porte. Marcelle, qui devait l'attendre, lui ouvrit si tôt qu'elle eut gravi les trois marches du perron.
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meknes56   15 août 2019
Là où coule une rivière de Louis-Olivier Vitté
À cause de la pluie, on s’enfermait chez soi, on se réfugiait au sec et, quand la lumière ne pénétrait plus assez dans les maisons, on se rapprochait du feu pour écaler quelques noix ou peler les châtaignes qu’on blanchirait le lendemain. Jean aimait ces moments d’intimité où l’on pouvait se parler, de tout et de rien. Chez lui, il ne restait plus de vieux avec qui discuter le soir, dans le cantou. Il n’y avait plus que Jeanne et Antoine. Parfois, un voisin passait avec son sac de noix. On tirait alors une bouteille de vin au tonneau et on la vidait en grillant des châtaignes. Puis il fallait retrouver dans l’obscurité le chemin de la maison. Parfois, à cause du vin trop lourd, trop fort, on finissait la nuit dans la grange la plus proche, plutôt que d’affronter les sentiers trop sombres, même si on les connaissait par cœur.
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meknes56   15 août 2019
Là où coule une rivière de Louis-Olivier Vitté
Jean rentra, le visage rouge de froid, et vint se déshabiller devant le feu. Jeanne lui tendait des vêtements secs.

- Antoine arrive ?

- Il attend la vache pour atteler le charettou.

Il chaussa des sabots pleins de paille et lança :

- Je m’en vais aller l’aider.

- Tu vas encore te salir !

Mais il ne l’entendit pas. Il était déjà parti, sous la pluie, son grand chapeau de feutre dégoulinant d’eau.

Il entreposait son charbon dans la grange, au milieu des brebis. Il ne possédait qu’une seule vache. Les descentes en bateau lui permettaient de vivre à sa faim, guère plus. Bientôt, Antoine le remplacerait comme capitaine quand il ne serait plus en mesure de naviguer, trop vieux ou trop usé. Il en concevait une crainte mêlée de jalousie, dont il ne parvenait pas à comprendre les ressorts.
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brinvilliers   23 janvier 2013
La guérisseuse de Peyreforte de Louis-Olivier Vitté
Je rentre, maman, furent les seuls mots qu'elle parvint à prononcer, avant de fondre en larmes
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rkhettaoui   10 avril 2013
Le secret des trois soeurs de Louis-Olivier Vitté
Marie rêvait, au contraire, de l’amour parfait, de cet homme qui, un jour, viendrait la chercher, viendrait lui dire des mots qu’elle brûlait d’entendre. Elle aimait ses sœurs, mais elle étouffait dans cette auberge trop petite pour elle, dans cette vallée trop sage, entre la rivière et le couvent. Et puis, tous ces hommes qui, chaque soir, un peu trop avinés, la regardaient avec convoitise, tous ces hommes finissaient par lui répugner.
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rkhettaoui   10 avril 2013
Le secret des trois soeurs de Louis-Olivier Vitté
Il en jouait, courant après toutes les femmes passant à sa portée, comme tin enfant incapable de refréner ses envies devant un étalage de gourmandises. On le disait parfois serviable, gentil. Il n’était qu’infantile et égocentrique, prêt à tout sacrifier à son plaisir, quel qu’en soit le prix.
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