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Note moyenne 3.51 /5 (sur 47 notes)

Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) à : Melton Mowbray, Leicestershire , le 04/09/1963
Biographie :

Louise Doughty est romancière, dramaturge et critique littéraire.

Diplômée de l'Université de Leeds, elle est titulaire d'un MA en écriture créative à l'Université d'East Anglia.

Elle a publié plusieurs romans qui ont connu un grand succès en Angleterre. "Crazy Paving" (1995) est son premier roman.

"Je trouverai ce que tu aimes" (Whatever You Love, 2010) est son sixième roman et le premier traduit en France. Il a connu un immense succès et a figuré dans les sélections du Costa Book Award, de l’Orange Prize et du London Book Award.

"Portrait d'une femme sous influence" (Apple Tree Yard, 2013), son septième roman, a été adapté en 2017 en mini-série pour le petit écran (titre français "Sous influence") avec Emily Watson dans le rôle principal.

Elle fut également membre de jury pour le Prix Booker (Man Booker Prize for Fiction) en 2008.

Louise Doughty vit à Londres.

son site: http://louisedoughty.com/
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Louise Doughty receives Silver bestseller award for 'Apple Tree Yard' - Une femme sous influence


Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
Louise Doughty
Under_the_Moon   27 octobre 2014
Louise Doughty
Les gens qui se trouvaient confrontés à la violence étaient ceux qui, contrairement à elle, n'avaient pas le bon sens de l'éviter.
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nameless   10 mai 2020
Portrait d'une femme sous influence de Louise Doughty
De quels hommes se méfier, les jeunes filles et les jeunes femmes l’apprennent d’instinct dès qu’elles sont en âge de sortir toutes seules : l’homme en costard qui se met trop près de vous à l’arrêt de bus ; le vieux aux lèvres humides qui attend au milieu du trottoir et vous dévisage lorsque vous approchez ; les types au pub beurrés et bruyants qui lanceront des obscénités à l’heure de la fermeture. Mais je sais maintenant combien cet instinct est trompeur. Je sais désormais que ça peut venir de n’importe qui, y compris de quelqu’un qu’on croit si inoffensif qu’on ne voit pas de mal à se saouler, à se retrouver seule avec lui dans une pièce, parce qu’il n’a pas l’air dangereux du tout. Et puis, même s’il vous fait du plat, vous vous débrouillerez. Vous êtes une femme mature. Avec des diplômes qui le prouvent. Une bonne grande claque, et ça suffira. Je n’ai plus peur des hommes dangereux. J’ai peur des hommes ordinaires qui ont l’air sympathiques. Je n’ai pas peur des cambrioleurs ou des inconnus à la nuit tombée. J’ai peur des hommes que je connais.
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nameless   09 mai 2020
Portrait d'une femme sous influence de Louise Doughty
Emily Wilding Davinson s’est jetée sous les sabots du cheval du roi pendant le derby d’Epsom. Elle est morte pour que des femmes comme moi, qui vivent dans ce pays dans la première partie du XXIe siècle, trouvent normal de voter, de travailler, d’attendre de leur mari qu’il vide le lave-vaisselle. Grâce à elle, nous n’avons pas à leur donner tous nos biens lorsque nous les épousons. Nous n’avons même pas besoin de les épouser si nous n’y tenons pas. Nous pouvons coucher avec qui nous chante – dans les limites de notre morale personnelle –, comme le font les hommes. Personne ne nous traîne plus sur la place du village pour nous lapider, ni ne nous enfonce des instruments de torture en métal dans la bouche sous prétexte qu’on parle trop, ni ne nous noie dans un étang parce qu’un homme qu’on a repoussé nous accuse d’être une sorcière.
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nameless   10 mai 2020
Portrait d'une femme sous influence de Louise Doughty
Sans doute existe-t-il deux sortes d’adultères ; ceux à répétition et ceux d’une unique fois. J’appartiens à la seconde catégorie. Jamais je n’aurais eu une histoire si je ne t’avais pas rencontré. C’était l’un de ces événements qui ont une chance sur un million de se produire, comme traverser la rue à la seconde même où une camionnette blanche tourne et où le chauffeur est distrait par un coup de fil. Pour ceux de la seconde catégorie, l’adultère arrive à un moment précis de la vie conjugale et concerne en réalité plus le couple que la liaison en question.
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nameless   09 mai 2020
Portrait d'une femme sous influence de Louise Doughty
Est-il encore possible d’avoir le cœur brisé ? J’ai cinquante-deux ans. N’importe quelle personne de mon âge sait que tout passe. Si le caractère transitoire de nos sentiments signifie qu’un vrai chagrin d’amour est impossible, que reste-t-il du bonheur ?
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nameless   10 mai 2020
Portrait d'une femme sous influence de Louise Doughty
Une fois qu’on a commencé à ne pas dire, on doit continuer. C’est aussi simple que ça, je crois. C’est aussi simplement que ça que votre vie devient un mensonge.
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missmolko1   02 mai 2017
Portrait d'une femme sous influence de Louise Doughty
L'instant approche, s'amplifie et se rapproche - l'instant où je comprends que nous avons perdu. La jeune avocate, Mme Bonnard, est debout devant moi : une petite femme, rousse sous sa perruque judiciaire, comme tu t'en souviens sûrement. Le regard est froid, la voix légère. Sa grande robe noire est plus chic que sinistre. Elle dégage une impression de calme, de crédibilité. Je suis dans le box des témoins depuis deux jours et je suis fatiguée, très fatiguée. Plus tard, je comprendrai que Mme Bonnard a choisi exprès cette heure de la journée. Au début de l'après-midi, elle a perdu pas mal de temps à m'interroger sur mes études, mon mariage, mes loisirs. Elle a exploré tellement de thèmes que je n'ai pas tout de suite compris que cette nouvelle ligne d'attaque avait un sens. L'instant approche, lentement, il enfle avant d'atteindre son paroxysme.

La pendule au fond du tribunal indique 15 h 50. L'air est lourd. Tout le monde est épuisé, y compris le juge. J'aime bien le juge. Il prend des notes avec application, lève poliment la main quand il veut qu'un témoin parle moins vite. Il se mouche souvent, ce qui lui donne un côté vulnérable. Sévère avec les avocats, il est bienveillant avec les membres du jury. Quand l'un d'entre eux a bafouillé au moment de prêter serment, le juge lui a dit en souriant : «Prenez tout votre temps, madame.» Le jury aussi me plaît. L'échantillon qu'il représente me paraît acceptable ; une légère prédominance de femmes, trois Noirs et six Asiatiques, entre vingt ans et la soixantaine. Difficile de croire qu'un groupe de gens aussi inoffensifs pourrait m'envoyer en prison; et encore plus maintenant qu'ils sont tassés sur leur siège. Aucun n'affiche l'attitude guillerette et droite qu'ils avaient tous à l'ouverture du procès, le visage rayonnant, stimulés par l'adrénaline de leur propre importance. Comme moi, les horaires très courts du tribunal ont d'abord dû les surprendre - jamais avant 10 heures le matin, longue pause déjeuner, et jamais plus tard que 16 heures. Mais, à présent, chacun de nous est au courant. C'est cette lenteur en tout qui est fatigante : là, on est immergés dans le procès, accablés de détails. Les jurés se sentent étouffés. Ils ne comprennent pas plus que moi où veut en venir cette jeune femme.

Et dans le box lambrissé de bois, derrière l'épaisseur des vitres en verre trempé, il y a toi : mon coaccusé. Avant qu'on m'appelle à la barre, nous étions côte à côte, bien que séparés par deux agents du tribunal assis entre nous. On m'a conseillé de ne pas te regarder pendant qu'on interrogeait les témoins - j'aurais l'air d'être ta complice, m'a-t-on dit. Pendant que je témoignais moi-même à la barre, tu m'as regardée, simplement, sans émotion, et ton regard serein, presque vide, m'a fait du bien, car je sais que tu me veux forte. Je sais que me voir là toute seule debout, scrutée et jugée, éveillera en toi un sentiment protecteur. Et si ton regard en apparence lointain peut sembler absent à ceux qui ne te connaissent pas, je t'ai déjà vu l'avoir en plusieurs occasions. Aussi je sais ce que tu penses.

Aucune lumière naturelle ne pénètre dans la salle d'audience numéro huit, et ça me gêne. L'éclairage se limite à un treillis de plaques carrées fluorescentes au plafond et à des néons blancs sur les murs. Tout est très aseptisé, moderne, dépouillé. Les boiseries, le velours vert des strapontins, rien ne s'harmonise - le drame qui bouleverse une vie pour lequel nous sommes là face à la banalité abrutissante des procédures.
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nameless   10 mai 2020
Portrait d'une femme sous influence de Louise Doughty
Toutes les mères se sentent jugées par leurs filles, c’est inévitable. Au moment où elles atteignent leur maturité sexuelle, où elles sortent de la chrysalide de l’enfance, on arrive à l’autre bout du cycle de reproduction, on s’affaisse et on se dessèche. Quelle adolescente voudrait ressembler à sa mère à l’âge mûr ? Ce qu’on dit ou ce qu’on fait, les robes qu’on porte ou un nouveau vernis à ongles, tout leur paraît répugnant. Nous sommes ce qu’elles seront lorsque tout sera fini.
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FRANGA   09 octobre 2013
Je trouverai ce que tu aimes de Louise Doughty
Nous menons tous une vie ordinaire occupée par des choses ordinaires : courses, repas, discussions pour savoir quel film aller voir. Nous nous demandons si nous trouvons le temps de résoudre l'ourlet qui pendouille au bout de notre jupe préférée et si nous ne devrions pas nettoyer le frigo. Nous essayons pendant un moment de remplacer le beurre par la margarine à l'huile d'olive. Nous dormons. Nous faisons l'amour. Nous remplissons notre vie à ras bord de train-train quotidien, si bien qu'il en devient le composant essentiel, la chair. Nous ne nous doutons pas qu'un événement important nous attend, qu'il se profile à l'horizon, masqué par nos activités routinières, jusqu'à l'instant précis où il fond sur nous tel un paquebot apparaissant soudain, énorme, à travers la brume. Cet événement sera fondateur et, une fois qu'il se sera produit, nous comprendrons qu'il était là depuis le début et que tous nos choix y menaient.
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nameless   09 mai 2020
Portrait d'une femme sous influence de Louise Doughty
Idiote… Ton ventre est mou et relâché, tes seins s’affaissent – tu as la silhouette d’un bonbon. Crois-tu vraiment qu’un homme sain d’esprit, quel que soit son âge, te choisirait ? Ne sois pas bête. La seule chose qu’il voit dans tes yeux, ce n’est pas de la beauté. Il voit que tu es d’accord.
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