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Note moyenne 3.8 /5 (sur 15 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Decize , le 30/03/1962
Biographie :

Marc Crépon est un philosophe et traducteur français contemporain, chercheur du CNRS. Ses domaines d'études sont la philosophie de Nietzsche, Rosenzweig, la question des langues et des communautés dans les philosophies française et allemande.

Marc Crépon est l'un des membres fondateurs de l'association Ars Industrialis.

Il est l'auteur, entre autres, de "L’Imposture du choc des civilisations" (Nantes, Editions pleins feux, 2002); "Nietzsche : L’art et la politique de l’avenir" (Paris, PUF, 2003); "La Philosophie au risque de la promesse" (Ed., en collaboration avec Marc de Launay, Paris, Bayard); "Terreur et poésie" (Paris, Galilée, 2004); "Langues sans demeure" (Paris, Galilée, 2005).

Source : Wikipédia
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Citations et extraits (7) Ajouter une citation
jovidalens   03 avril 2014
De la démocratie participative : Fondements et limites de Marc Crépon
...nous vivons un processus de dissociation, c'est-à-dire une lente mais certaine destruction des milieux associés symboliques... Cette dissociation a commencé depuis que le modèle de la division industrielle du travail, issu du machinisme qui s'est déployé au XIXème siècle, a été mis en oeuvre dans le domaine langagier par les médias de masse, tels qu'ils reposent sur l'opposition de ceux qui sont devenus des producteurs et des consommateurs de symboles, et c'est ce qui est rendu possible par....l'apparition d'appareils technologiques qui permettent par exemple d'écouter de la musique sans avoir à en faire, tout aussi bien que d'écouter des discours politiques - formatés, hachés et passés à la moulinette des plateaux de télévision - sans avoir à les lire : sans les fréquenter dans de temps singulier de l'attention que constitue la lecture.

Bernard Stiegler
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PifPafPoum   10 avril 2013
Le consentement meurtrier de Marc Crépon
Nous assumons très bien, sans trop y penser, notre « être-au-monde » avec la conscience plus ou moins diffuse du scandale que constituent la persistance de la famine dans de nombreux pays, l’inégalité d’accès aux soins entre le Nord et le Sud, la misère endémique dans les bidonvilles et dans les camps de réfugiés ou encore le commerce des armes, sans compter les intérêts économiques, politiques, militaires et industriels qui entretiennent un peu partout dans le monde des états de violence et des guerres oubliées. (…)



Le « consentement » qui en résulte peut donc être tacite, implicite, négligent, oublieux, il signifie déjà une forme de résignation à la violence logée au cœur de toute appartenance et de ce que Malraux aurait appelé la « condition humaine ». Pour autant, on se gardera de donner à sa gravité existentielle le poids d’une culpabilité irrémissible et celui d’une fatalité. On conviendra seulement que son caractère irréductible suspend, s’il en était besoin, le crédit sans condition qu’on pourrait être tenté d’accorder à la « nature humaine » et à ses « progrès », autant qu’il interdit d’afficher une confiance sans réserve dans l’état et dans la marche du monde. A moins qu’il n’impose de chercher, comme on le verra plus loin, dans la révolte, la bonté, la critique ou la honte, quelque voie de dégagement.
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jovidalens   13 avril 2014
De la démocratie participative : Fondements et limites de Marc Crépon
Ce que l'on a appelé le divertissement - et qui est devenu le monde des industries culturelles, qui s'est dès lors confondu avec le mot de loisir, qui veut dire d'abord liberté, non pas comme divertissement ou distraction, mais bien au contraire comme "attention" -, ce divertissement "diluant l'attention" a complètement modifié le sens de ce que l'on appelle la culture, laquelle a toujours été bien plus qu'un processus de divertissement : elle a bien plutôt été le processus d'un "effort", individuel ou collectif, comme dans le cas de la culture physique. Il n'y a pas de culture physique sans effort. Il n'y a pas non plus de culture morale, spirituelle et politique sans effort. La culture est l'expérience d'un effort qui donne de la joie, c'est ce qui fait de l'effort une joie et de la joie ce qui nécessite un effort, et qui se présente dans l'"évidence" de cette nécessité.
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PifPafPoum   10 avril 2013
Le consentement meurtrier de Marc Crépon
Nous assumons très bien, sans trop y penser, notre « être-au-monde » avec la conscience plus ou moins diffuse du scandale que constituent la persistance de la famine dans de nombreux pays, l’inégalité d’accès aux soins entre le Nord et le Sud, la misère endémique dans les bidonvilles et dans les camps de réfugiés ou encore le commerce des armes, sans compter les intérêts économiques, politiques, militaires et industriels qui entretiennent un peu partout dans le monde des états de violence et des guerres oubliées. (…)



Le « consentement » qui en résulte peut donc être tacite, implicite, négligent, oublieux, il signifie déjà une forme de résignation à la violence logée au cœur de toute appartenance et de ce que Malraux aurait appelé la « condition humaine ». Pour autant, on se gardera de donner à sa gravité existentielle le poids d’une culpabilité irrémissible et celui d’une fatalité. On conviendra seulement que son caractère irréductible suspend, s’il en était besoin, le crédit sans condition qu’on pourrait être tenté d’accorder à la « nature humaine » et à ses « progrès », autant qu’il interdit d’afficher une confiance sans réserve dans l’état et dans la marche du monde. A moins qu’il n’impose de chercher, comme on le verra plus loin, dans la révolte, la bonté, la critique ou la honte, quelque voie de dégagement.
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jovidalens   13 avril 2014
De la démocratie participative : Fondements et limites de Marc Crépon
C'est à créer les conditions d'une soumission au travail forcé, à un travail absurde ou vécu comme tel, c'est-à-dire à un travail ne donnant aucune culture, que s'est en effet consacrée l'organisation scientifique du travail par Taylor. Une telle organisation a conduit à la pure t simple destruction du travail et à son remplacement par l'emploi comme simple facteur économique.
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jovidalens   01 avril 2014
De la démocratie participative : Fondements et limites de Marc Crépon
Les mots que chacun utilise pour dire son opinion sont rarement les siens. Ils sont tributaires de sources d'information qui sont, pour une majorité de citoyens-téléspectateurs, des informations télévisuelles. Même les mots que nous mettons le plus souvent sur nos inquiétudes, nos souffrances, notre perplexité sont redevables de leur mise en scène et de sa répétition.
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jovidalens   03 avril 2014
De la démocratie participative : Fondements et limites de Marc Crépon
...celui qui écoute doit pouvoir parler pour pouvoir entendre.

Bernard Stiegler
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