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ISBN : 2351686683
Éditeur : Editions Les 2 Encres (15/04/2014)

Note moyenne : 3.3/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Étudiante, Pauline quitte la ville de Kharkov en Ukraine pour se présenter à un concours de danse au Conservatoire de Paris. Elle échoue et rencontre par hasard Tom, intermittent du spectacle, avec lequel elle noue très rapidement une relation amoureuse. Pia, collègue secrètement amoureuse de Tom, en est jalouse. Toute une série d'aventures attend Pauline...
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
latina
  01 juillet 2014
De Karkhov à Vienne, en passant par Paris et le Cantal ; de petite fille choyée par ses parents et jeune fille consacrée aux cours de danse exigeants à la vie d'une jeune femme amoureuse, Pauline voyage.
Et ce voyage de la vie comprend des étapes paisibles et moins paisibles. de la naissance de l'amour à la vie en couple, et d'un drame à un évènement plus positif mais tout autant déstabilisant, on peut dire que Pauline n'a pas pris un tortillard.
Roman d'amour, certes, mais aussi roman d'initiation à la vie adulte, « le voyage impaisible de Pauline » est raconté par une auteure originaire d'Ukraine, à l'image de son héroïne.
Cette narration vive, légère, pleine de verve, m'a intéressée quoique souvent déroutée. Un brin trop rapide et un peu trop survolée par moments, l'histoire du destin amoureux de Pauline m'a touchée sans que toutefois je ressente de l'empathie pour l'héroïne, peut-être à cause d'un certain manque de profondeur. Et moi j'adore quand les personnages plongent à l'intérieur d'eux-mêmes jusqu'à s'y perdre...
N'empêche, j'aurais quand même voulu la connaitre, cette jeune femme à fleur de peau malmenée par la vie !
Un tout grand merci à Maryna Uzun qui m'a offert ce roman ! Je lui souhaite d'en écrire encore et encore, car je suis certaine que les prémices semés dans cette histoire germeront et fleuriront en un beau bouquet.
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CorinneCo
  30 novembre 2014
J'ai lu ce livre d'emblée avec plaisir. le plaisir qu'une personne de langue étrangère s'empare de la langue française et décide d'en faire son inspiration pour l'écriture d'un livre. Un plaisir et une forme d'admiration. Tous mes amis étrangers m'ont dit que la langue française était difficile, belle et difficile. Et je les crois sur parole. J'aime l'exil de ce livre ; l'exil volontaire, la part subie, la part fantasmée. L'idéalisation du pays et de ses habitants. C'est l'histoire d'un apprentissage ; celui de la vie, sa grandeur, sa cruauté, son quotidien, « une vie rêvée », l'héroïne grandit, mue, nous l'accompagnons. Ses découvertes, ses expériences sont des cailloux de Petit Poucet. Comment ne pas se perdre dans le dédale des émotions et des souvenirs ? Les joies et les blessures de Pauline sont aussi le livre de sa vie. Elle l'écrit, avec des ratures, avec des riens, avec un regard malgré tout distant et étranger qui ne peut s'effacer totalement. On ne s'efface jamais complètement de sa culture, de son moi social, de son éducation, de son intériorité construite pierre par pierre. L'héroïne un peu distante dans une première moitié de livre me fait penser à une passagère dans un train qui voit défiler sa vie. Des paysages derrière les vitres. Une absence inconscience comme une protection. Tout paraît facile et tout est compliqué. Les envies de Pauline, son art, son amour, son relationnel. J'y ai vu une vision du travail d'artiste, des troupes de province, que je reconnais sous certains aspects même si je ne la partage pas et même si je sais que ce n'est là qu'une vision du monde artistique. La deuxième partie est plus dense, la réflexion plus incisive, l'écriture « se pose ». L'écriture s'affirme. Dommage que la période de deuil soit un peu escamotée, comme le personnage de Tom après sa disparition.
L'écriture est un chant solitaire animé d'une foule d'idées, de ressentis, de personnages réels ou imaginaires qui viennent frapper à votre porte. L'écriture est un chemin parfois amer et frustrant mais toujours sur une respiration d'élévation.
Merci Maryna d'avoir posé tes pas sur cette route. J'espère qu'elle te fera cheminer encore longtemps.
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Kassuatheth
  19 juin 2014
Ce roman plaira beaucoup à une catégorie de lecteurs et moins à d'autres.
Parmi les qualités de ce roman, je note d'abord et avant tout une écriture imagée. Des images parfois insolites, parfois naïves, parfois drôles, parfois poétiques ou un mélange des trois. Moi qui adore les citations, j'ai été gâté. J'en ai sélectionné plusieurs pour mon propre plaisir et je laisserai les autres pour les futurs lecteurs.
Je note ensuite une sensibilité poétique. Pauline y vit une histoire d'amour mais, ce n'est pas un amour à la Nora Robert. Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas de passion. Mais la description des sentiments y prend plus de place que celle des scènes d'amour torrides.
La première partie a moins de rythme, il y a des détails qui nous distraient et nous font perdre le fil des événements mais c'est amplement compensé par la beauté des images. Si le prochain livre de cette auteure est de la même qualité que la deuxième partie de ce livre. Je serai le premier preneur.
Oui, j'ai adoré la deuxième moitié de ce livre. À partir du moment où Pauline essaie de s'en sortir, les choses s'accélèrent et j'ai lu cette partie d'une traite..J'avais hâte de savoir si ce que j'anticipais allait arriver.
Vous remarquerez que je n'ai aucunement parle de l'histoire. À vous de la découvrir.
J'espère simplement que certains de mes amies, qui aiment ce genre de roman, le lisent et en fassent la critique, de façon à lui rendre pleinement justice. Personnellement, je suis plutôt amateur de romans policiers. Mais. voyez-vous, malgré cela, je lirais bien un autre roman de cet auteure.
Amateurs de sensations fortes, prière de s'abstenir.
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wartenkaplan
  01 juillet 2014
L'auteure ne pouvait pas donner meilleur titre à son livre. le voyage, c'est être toujours en mouvement. "Impaisible", c'est l'impossibilité de trouver la paix, le repos. L'adjectif n'est plus employé de nos jours où nous dirions "inquiet" ou "agité". "Impaisible" ajoute une note tragique à un destin toujours en guerre et secoué de malheurs. "Se battre: c'est encore là qu'elle se sentait le mieux" dit quelque part Pauline après la mort accidentelle de son mari, Tom. Elle doit se battre contre elle-même lorsqu'elle elle se sépare d'avec sa fille, Léna, dont elle confie l'éducation à ses parents qui habitent Kharkov en Ukraine, puisque dans son malheur, elle se sent incapable de s'occuper de cette enfant qu'elle a eu avec Tom. Peut-être aussi pense-t'elle que son métier de danseuse est incompatible avec une vie de famille. Cette séparation lui donne la liberté de chercher du travail dans une compagnie de danse contemporaine. Pas facile pour une artiste à qui son professeur ukrainien a enseigné davantage la technique que l'émotion. Là encore se dépasser, se battre contre des concurrents, doués eux aussi.
Dans le même esprit, l'écrivain portugais Fernando Pessoa avait écrit "Le Livre de l'Intranquilité", mot beaucoup plus lourd de sens que la simple "agitation"
Quand Pauline, 19 ans, alors étudiante en danse, décide de quitter son pays, l'Ukraine, que l'illusion soviétique a détruit et que les promesses du capitalisme ont déçu, elle choisit la France, le pays de la culture. Elle passe le concours de danse du Conservatoire de Paris. Echec. Désespoir. Rencontre avec son futur mari, Tom, qui l'embauche comme danseuse dans sa troupe de théâtre. "Comment se fait-il que ma vérité soit invraisemblable et mes fabulations tout à fait plausibles" lui déclare un jour Tom. Cette phrase fascine Pauline. Paris est vraiment la ville des artistes !

Initiation à la chorégraphie contemporaine. La mort tragique et soudaine de son mari la rend inconsolable si grand était leur amour. Recommencer à vivre. Quitter la troupe. Retrouver du travail. Au bout du chemin le bonheur, peut-être ?
"Elle allait toujours de l'avant, sans jamais se retourner. C'était la devise des têtes brûlées, mais aussi une devise prolétaire" écrit Maryna Uzun. Combien de femmes et d'hommes ukrainiens ont du ainsi quitter leur pays pour trouver ailleurs une vie meilleure. Ils se sont battus contre vents et marées dans des univers souvent très concurrentiels où personne ne les attendait, ni ne leur a fait de cadeaux. Dans un pays de la Communauté Européenne ou d'Amérique du Nord, zones dans lesquelles il est extrêmement difficile de devenir citoyen. Pauline finira par acquérir la nationalité française par mariage
Ces émigrés ont travaillé comme des "prolétaires" jusqu'à l'épuisement parfois. Ils ont "raboter" comme l'écrit Maryna Uzun, traduisant en français le verbe russe "работать" qui exprime à la fois l'ouvrage bien fait et la peine que demande souvent le travail.
ll y a du caméléon chez Maryna Uzun. Sans doute faut-il l'être beaucoup pour se couler dans la vie française si différente de l'ukrainienne. Et dans le pays où on s'installe, s'intégrer. Disparaître, se fondre, devenir de la couleur des murs. Complètement. Pavlina devient Pauline. Faire oublier qu'on est d'ailleurs. C'est sans doute une des raison pour laquelle l'auteure écrit non dans sa langue, l'ukrainien, mais en français, langue "très difficile" aux dires d'Anatoli, le père de Pauline. Et elle l'écrit bien, avec de belles tournures de phrases et une connaissance aigüe du sens des mots qui, si on oublie d'être cet expert qui décèle içi ou là quelques légères surprises de langage, font oublier que l'auteure est étrangère. Dans le style aussi qu'elle adapte aux différentes situations du livres. Style théâtral avec beaucoup de dialogues quand Pauline vit au milieu de la troupe de Tom. Style du roman bourgeois quand elle réside dans le Var avec son amie Alexandra, ou bien au cours de ses promenades romantiques avec Augustin, Ou bien encore ce style de grise mélancolie très slave quand elle revient à Kharkov voir sa fille.
Andreï Kourkov a écrit le "Le Caméléon". Ce grand auteur ukrainien est lui-même d'origine russe comme Pauline. Parler russe dans un pays où la langue officielle est l'ukrainien, c'est déjà naître caméléon, n'est-ce-pas ?
En plus de la lutte pour une vie digne et passionnante, c'est l'histoire de la construction d'un amour que Maryna Uzun raconte. Avec talent et réalisme elle dessine le comportement amoureux des héros de son livre, Pauline, Tom, Augustin, Pia, en respectant les tempi dans la naissance des sentiments, les doutes, les hésitations, les illusions, les hauts et les bas, les joies, les coups gueule... Il y a dans la manière de l'auteure quelque chose qui touche à l'universel quand elle parle du sentiment amoureux. Ce sentiment, c'est aussi le mien ! C'est sans doute le vôtre. Elle donne son exacte place au désir et à la sensualité, en réservant le plus grand espace au sublime.
Amour entre deux amants, entre parents et enfants, amour qui n'a aucunement besoin de préceptes religieux "tu aimeras ton prochain..." "Ton père et ta mère, tu honoreras !" "Amour divin entre l'homme et la femme". L'absence d'éducation religieuse chez les parents de Pauline est remplacée par une foi universelle. D'où vient cette foi chez ses parents ? "Une foi nue, sans aucun édifice, sans le besoin d'une assemblée, et même sans extérioriser sa voix"
Pauline, "elle avait souvent chaud d'émotions, et froid d'ennui". Elle luttera encore et encore car on n'épuise pas un besoin d'amour.
Il faut lire Maryna Uzun. J'ai lu son livre d'un trait.
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TCHITAT92
  06 août 2014
Le Voyage impaisible de Pauline est un roman que j'ai dévoré en un jour et demi. Une fois commencé, on a envie d'avancer!
C'est pour moi un roman original, peut-être pas tant par l'histoire que par le style.
Deux choses m'ont interpellée sur la forme.
Tout d'abord, je ne sais si c'est un acte voulu ou du fait que la langue française n'est pas sa langue maternelle, mais Maryna Uzun utilise des formulations tout à fait inattendues quelquefois, avec un vocabulaire qui nous surprend, des niveaux de langage qui se mêlent et s'entremêlent. Cela donne un ton tout à fait charmant et frais.
Ensuite, les descriptions sont étonnantes. On ne peut dire qu'il se trouve dans ce voyage impaisible des descriptions précises, détaillées des lieux, et pourtant, au détour d'une page, de petits détails descriptifs nous tombent dans l'oeil et l'imagination. Je me suis dit parfois, "Mais que fait cette phrase tout d'un coup, cette description d'un fauteuil, ou d'un chien, sans lien avec le cours du texte?! " Et puis, finalement, après coup, je constate que ces petites images m'ont plu et m'ont rendue plus sympathique celle qui les avait remarquées, sans doute, dans sa "vraie" vie.
Tout cela fait de ce voyage, le voyage d'une vie, un ensemble d'impressions visuelles et sentimentales un joyeux méli-mélo plein de charme.
Sur le fond, je ne suis guère restée paisible devant ma lecture : j'ai trouvé parfois un côté un peu caricatural au déroulement de la vie de Pauline. Tout s'est enchaîné très vite au début, sans guère d'explications sur le questionnement intérieur, le ressenti profond de l'héroïne lors d'événements aussi forts que l'échec au concours de danse qui semblait pourtant tant compter pour elle et ses parents, la découverte de l'amour, et les doutes qu'elle engendre forcément, les sentiments extrêmes... J'aurais aimé que cela soit un peu plus creusé, d'autant plus que Maryna Uzun saurait exprimer tout cela avec sa sensibilité bien à elle!
C'est pour cette raison que la deuxième partie m'a plus plu, l'aspect psychologique y étant mieux traité, tout en délicatesse.
Pour finir, j'ai eu un peu l'impression de lire un plan très détaillé d'un roman, que le roman lui-même. Beaucoup d'événements, et pas des moindres dans une vie humaine, se déroulent en finalement peu de pages.
J'ai vécu ce récit comme le voyage initiatique d'une jeune fille vers la jeune femme qu'elle est amenée à devenir ...
Merci à toi, Maryna, de m'avoir invitée à entrer dans ton monde romanesque ! J'espère y revenir dès la sortie de ton prochain roman!
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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
KassuathethKassuatheth   30 juin 2014
Et puis, le fait qu'elle employât le mot « chiant» surprit Tom. Cela sonnait si étrangement dans la bouche de Pauline, ne lui allant pas, comme un maquillage trop fort. Il avait fait d'elle une vraie Française, capable de le traiter de chiant..Celle qui était toujours si poétique ..., à écouter son pépiement, Pauline volait comme un oiseau au-dessus de sa tête, tout en le tenant par la main ... Et maintenant c'était comme si-elle se vautrait dans la boue, en s'accrochant à ses jambes et en le tirant.
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KassuathethKassuatheth   02 juillet 2014
- À la générale, le metteur en scène m’avait félicité, mais mon partenaire m'avait fait la réflexion que je me marrais pendant la scène du viol et du coup ...

- Quoi? Ça l'empêchait de bander?

- De se concentrer ! … Au début, on m'avait rassurée : « N'ayez crainte là-dessus : ils sont tous homos dans la troupe. » En fait, le metteur en scène avait menti pour me détendre.
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KassuathethKassuatheth   27 juillet 2014
Auparavant, dans ses lectures romantiques, elle s'était construit une image de la France, et voulait y rester fidèle: !e pays des évolutions, des crimes passionnels et des libertins. Elle croyait que c'était cela être moderne.
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uzunuzun   29 juin 2014
Pauline se souvint comment elle était allée dans la salle de bain et là, en se coiffant, elle avait regardé leurs brosses à dents, dans un verre sur le lavabo, croisées comme un chromosome.
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KassuathethKassuatheth   19 juin 2014

Il était si différent de ses collègues, toutes ces subordonnées zélées ... Il était poète. Il était raffiné et courtois. Aux yeux de Pauline, cet homme, c'était la France qui faisait tant rêver de loin: la culture pour la culture ...
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