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3.12/5 (sur 39 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Furnes (Belgique) , 1942
Mort(e) à : Paris , le 06/06/2021
Biographie :

Michel Host, né en Flandres en 1942, est un écrivain français.

Après avoir été instituteur et professeur de lycée agrégé d'espagnol, il enseigne en 1996 la langue et la littérature espagnoles du Siècle d’or au CNED

Chroniqueur littéraire à la Revue des Deux Mondes et à Révolution (devenu Regards), il est cofondateur de la revue L’Art du bref en 1995.

Écrivain discret qui a obtenu le Prix Goncourt à 42 ans, il explique que cette distinction lui a fait accepter son traitement de dialyse et l'a conduit à s'investir davantage dans l'écriture.

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Bibliographie de Michel Host   (13)Voir plus

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Video et interviews (2) Voir plusAjouter une vidéo

Michel Host, prix Goncourt
Attribution du Goncourt : Michel HOST, prix Goncourt avec son roman "Vallée de nuit" . Interview du lauréat sur le passage de son roman, où il parle de boîte de sardines : "c'est le seul épisode qui soit autobiographique . C'est comme cela que j'aime les sardines ... "

Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
Le malheur des hommes vient de ce qu'ils sont incapables de reconnaître leurs faiblesses.
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Il promit aux parents d'élèves que leurs enfants ne redoubleraient aucune classe de la maternelle au lycée et à ses concitoyens que les jeunes délinquants se verraient condamnés à un an de prison au premier vol de caramels mous. Il fut élu maire de sa commune.
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On ne peut rien entreprendre de solide et de véritablement humain si l'on excite perpétuellement les classes les unes contre les autres.
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page 184

Enlevez vos chaussures et vos chaussettes.
-Pourquoi ?
-Enlevez-les. Sortez et allez chercher la malle.
-Comme ça, nu-pieds ?
-Bon, c'est moi qui irai.
-J'y vais. Mais c'est novembre tout de même.
Je fis le tour de la voiture. Le contact de l'herbe où le givre matinal s'était transformé en rosée n'était pas désagréable. Le contact de mes orteils avec la boue fraichement triturée était nouveau et plaisant.
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Le lent défilement du fleuve, la caresse de la lumière sur la peau liquide, les traversées d'oiseaux aquatiques, les péniches, les traces de présence ou d'activités humaines surprises au passage suffisent à créer en moi cette translation du temps mécanique au temps intérieur, qui est la cadence même de mon être, mon battement vital.
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J’échoue sur le grand bras de la Seine. Je m’accoude, je la regarde. Oh, ce n’est pas l’Orénoque, ni même le Danube ou le Rhin ! Ce n’est que la petite Seine. Elle coule, humble et modeste, au pied du monolithe impénétrable du Palais. Si lente qu’elle semble immobile. Et le ciel, d’un gris mât infranchissable, ne joue pas avec elle à ses habituels jeux de lumière. Le vent déchaîne un carrousel de flocons sur l’eau noire. Accoudé au parapet, malgré le froid qui me transperce, je songe à ses Américains que j’ai un jour entendus faire des désobligeantes comparaisons avec le Mississippi et d’autres cours d’eau moins majestueux comme le Minnesota ou l’Illinois. Ils ne comprenaient rien de ce qui fait l’importance d’un fleuve comme celui-ci, qui ne s’écoule pas par hasard à travers une ville. L’un et l’autre se sont choisis. Ensemble, ils ont créé une façon d’être et de vivre. Un esprit qui ne souffle nulle part ailleurs. Et l’air prend le goût de la pierre lavée, érodée par les eaux. Les nez les plus fins y perçoivent aussi l’ozone qui émane des millions d’appareils électriques en fonctionnement, le parfum de poussière et de grenier de pages tournées des livres, le fumet âcre de l’encre de l’imprimerie et celui de la poussière des derniers rayons des grandes bibliothèques, ceux où les livres sont si haut perchés qu’ils ne seront plus lus par personne. Mais c’est impossible. Aucun livre ne peut être oublié s’il a rencontré la ville et le fleuve.
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J'avais saisi Charles Evariste comme le naufragé agrippe la planche qui passe à sa portée. Je m'étais laissé emporter par les courants. Nous dérivions Charles Evariste et moi. Il le savait aussi bien que moi.
"Je lui ai résisté fermement sur un seul point. Il insistait que je reprenne contact avec mes parents. Il voulait que notre mariage, ta naissance, leur fussent annoncés. Dans le milieu bourgeois, des liens familiaux au moins apparents semblent indispensables.
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Il en avait levé plusieurs. Toutes elles étaient passées dans son lit, une nuit, jamais plus. Non qu'il ne l'eût désiré, bien au contraire, mais aucune ne souhaitait renouveler l'exercice et il en cherchait la raison.
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Ses jambes le ravissent. Rien de mieux qu'un short italien pour livrer aux regards de longues jambes de fille. Cuisses lisses, brunes et doucement mobiles parmi les lignes du sable et des eaux, mollets à peine saillants, chevilles dorées et droites comme le fil d'une lame, pieds étroits, délicats, se déplaçant selon les lois souples d'une pavane ensoleillée.
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C'était une petite fontaine. Elle n'était pas loin, à deux cents mètres. L'eau sourdait d'un amas de roches cassées et se répandait dans un fouillis d'herbes drues et serrées comme un tapis de laine. Nous poussions des cris de joie en y trempant nos pieds, nos orteils échauffés et douloureux. Le ruisseau était glacial.
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