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Note moyenne 3.91 /5 (sur 268 notes)

Nationalité : Canada
Né(e) à : Sherbrooke, Estrie , 1967
Biographie :

Diplômée de l’Université de Laval en enseignement du français au secondaire, c’est sa passion pour l’histoire, les voyages et l’actualité qui l’a finalement menée vers le roman historique.

Après un séjour de vingt ans dans la région de Québec, elle est de retour à Sherbrooke où elle partage son temps entre les voyages et l’écriture. Elle est également l’auteure de deux romans pour adolescents dont l’un a obtenu un sceau d’argent M. Christie en 2004.

Mylène Gilbert-Dumas a reçu le prix Robert-Cliche en 2002, pour Les dames de Beauchêne - Tome 1 et a été finaliste au Grand prix littéraire de la relève Archambault en 2004 avec le même roman.

Source : /www.edvlb.com
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L'escapade sans retour de Sophie Parent - Mylène Gilbert-Dumas - VLB éditeur
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bilodoh   31 janvier 2017
Yukonnaise de Mylène Gilbert-Dumas
Jamais, de ma vie, je n’avais vu de gens aussi indifférents à leur apparence et à celle des autres. Comme Isabelle, leurs valeurs se trouvaient ailleurs, dans la chaleur qu’on ressentait en leur présence, dans l’affection qu’ils témoignaient l’un envers l’autre, dans la sincérité de leurs propos et dans cette liberté qu’ils s’étaient octroyés et qu’ils défendaient farouchement.



(vlb, p. 208)

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bilodoh   26 janvier 2017
Yukonnaise de Mylène Gilbert-Dumas
— Si les étoiles brillent davantage au Yukon, ce n’est pas juste parce qu’il fait plus noir. C’est surtout parce qu’on prend le temps de les regarder. Plus souvent et plus longtemps.



(VLB, p. 311)
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bilodoh   20 juin 2016
Lili Klondike, Tome 3 de Mylène Gilbert-Dumas
Lorsque la mort se présentera, les listes et les profits ne seront d’aucun réconfort, car, peu importe la quantité qu’on accumule, l’or ne ressuscite personne.



(vlb éditeur, p.357)

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bilodoh   23 juillet 2016
Lili Klondike, Tome 2 de Mylène Gilbert-Dumas
Je voulais de l’Or, et j’en ai trouvé


Toute une fortune l’automne passé

Mais la vie n’est pas comme je pensais


Ce n’est pas tout d’avoir de l’or




Robert Spencer, The spell of the Yukon


(en liminaire)
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bilodoh   24 juin 2016
Lili Klondike, Tome 2 de Mylène Gilbert-Dumas
Elle est une funambule de la vie. Toujours à mi-chemin entre le bonheur et le désespoir, jamais totalement comblée mais jamais vraiment insatisfaite non non plus.

(p. 139)
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bilodoh   29 juillet 2016
Lili Klondike, Tome 3 de Mylène Gilbert-Dumas
… elle se reconnaît dans l’infatigable animal. En fait, elle y reconnait un peu tout le monde dans les environs. Jamais on entend quelqu’un se plaindre, chacun travaillant avec bonheur comme elle. Elle a peut-être mal aux bras à force de faire la lessive, la cuisine et la vaisselle, mais sur ses lèvres un sourire béat dissimule toute trace de fatigue. Elle est heureuse ici. Personne ne pourrait en douter.



(vlb éditeur, p.54)
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LiliGalipette   16 mai 2012
1704 de Mylène Gilbert-Dumas
La tension qui l'habite depuis des jours fait place à une douce quiétude. La dernière fois qu'elle s'est sentie autant en sécurité, c'était il y a deux mois, avant la disparition d'un garçon du village. Alice frissonne au souvenir de la panique qui a régné durant les heures et les jours qui ont suivi. On a cru que cet enlèvement annonçait une nouvelle vague d'attaques indiennes contre le village. Les habitants de la région sont venus en masse se réfugier derrière la palissade de pieux, augmentant de façon dramatique la population de Deerfield. On a interdit aux enfants de sortir de l'enceinte et les fermiers se sont mis à surveiller les vaches, un fusil dans les mains. Les femmes se sont retrouvées confinées dans les maisons, sans aucune intimité, forcées de partager leurs biens au­tant que leurs tâches quotidiennes. À douze ans, Alice s'est vue doublement pénalisée. Elle a dû travailler avec les femmes, sans en avoir l'autorité ni les privilèges, en plus de s'occuper des enfants et de subir le même traitement qu'eux. Écrasée par ces responsabilités, elle a saisi, cet après-midi, l'occasion de fuir sans même réfléchir aux conséquences. Il y aura des représailles, c'est à n'en pas douter, mais celles-ci ne font pas le poids face au bonheur fugace que lui procure ce moment de solitude.

Pour atteindre la berge, à plus de mille cinq cents pieds du fort, Alice a dû désobéir et fausser compagnie à son frère John pendant que celui-ci contait fleurette à Suzanna Winthrop. Absorbé comme il l'était, il ne s'est probablement pas encore aperçu de sa disparition. Alice juge donc qu'elle a un peu de temps devant elle et prie pour qu'Elizabeth, sa cousine, ne tarde pas trop à la rejoindre.

D'un geste inconscient, elle tâte le renflement de la poche sous sa jupe. L'oeuf qui s'y cache n'est pas bien gros, mais la veuve Smith, qu'on dit sorcière, soutient que la grosseur n'a pas d'importance. Ce qui compte, c'est la quantité de lait.
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Cielvariable   03 janvier 2013
Yukonnaise de Mylène Gilbert-Dumas
J'avais loué une maison à Dawson, au pied du Midnight Dome. Par la fenêtre de la cuisine, on voyait le fl euve Yukon et la falaise, de l'autre côté. Le village se déployait au premier plan, avec ses édifi ces colorés et bordés d'arbres minces, givrés en hiver. C'était une grande maison, selon les critères de Dawson. Au Québec, on aurait dit un chalet. Maureen, la propriétaire, l'avait construite de ses mains et répétait à qui voulait l'entendre qu'elle avait pelé elle-même chacun des troncs avant de les assembler pièce sur pièce. À la fi n janvier, quand le soleil recommençait sa tournée, il se couchait de biais, presque au sud. Ses rayons s'engouffraient alors par les fenêtres, inondant le salon de rose, de mauve et d'orangé. C'était du moins ce que prétendait l'annonce que j'avais trouvée sur internet.

À ceux qui me posaient la question, je répondais que je louais la maison. En vérité, on me la prêtait en échange de menus services. Maureen possédait un appartement au Mexique. Depuis sa retraite de l'enseignement, elle y passait un mois par année. L'hiver, de préférence. Pendant ce qu'elle appelait ses « vacances », elle offrait sa maison de Dawson à quiconque s'engageait à nourrir le poêle à bois, histoire de préserver les tuyaux du gel. L'occupant devait également prendre soin d'un chien et d'un chat. Rien de bien compliqué, m'étais-je dit en sautant sur l'occasion.

Je suis écrivain. Écrivaine, plutôt. En 2009, après six mois de congés sabbatiques à réfl échir devant un écran blanc, j'étais une écrivaine qui ne savait toujours pas sur quoi son prochain roman allait porter.



Je me trouvais en transit à Whitehorse ce jour-là. Mon avion avait atterri la veille au soir, et j'attendais de prendre un vol vers Dawson City le lendemain.

Nous étions en janvier. Les touristes qui envahissaient le Yukon de la fi n mai à la fi n août avaient depuis longtemps abandonné le territoire aux Yukonnais. Pour passer le temps, j'avais trouvé refuge au Baked Café, à l'intersection de la Main et de la 1re Avenue, c'est-à-dire à une dizaine de mètres seulement du fl euve, donc exposé aux intempéries. M'y rendre avait été périlleux à cause de l'obscurité qui s'éternisait, mais aussi parce que la neige tombait en abondance et que le vent du nord se montrait harassant. À l'intérieur cependant, l'air surchauffé avait un parfum de cannelle que j'ai trouvé revigorant.

Dès mon arrivée, l'aspect familier des lieux avait fait naître un sourire sur mes lèvres. Un éclairage cru, des murs peints orange brûlé, une déco éclectique, mélange de boiseries traditionnelles et d'oeuvres d'art contemporain. Avec la musique d'Amy Winehouse qui planait en sourdine, on oubliait qu'on se trouvait au Yukon pour s'imaginer quelque part sur le Plateau Mont-Royal ou dans le chic quartier Montcalm à Québec. Il s'agissait de toute évidence d'un lieu branché, mais, si tôt le matin un jour de tempête, l'endroit était désert, mis à part un jeune homme penché sur son ordinateur.

J'ai boudé les fauteuils pour m'asseoir sur une chaise droite et poser mon propre ordinateur sur la table adjacente. De là, mon bol de café dans les mains, je n'avais qu'à lever les yeux pour admirer, à travers l'immense mur vitré, le jour qui gagnait enfi n sur la nuit. Il était passé 10 heures.

C'est en reportant mon attention sur l'intérieur du café que j'ai aperçu l'affi che fi xée au-dessus de la porte. Il s'agissait d'une photographie laminée d'un vieil édifi ce de trois étages recouvert de déclin rose. Les mots « Westminster Hotel, est. 1898 » peints sur la façade contribuaient à lui donner un petit air western qui rappelait l'époque des chercheurs d'or. Voilà qui me ramenait malgré moi à mon travail. J'ai effl euré le clavier de mon ordinateur pour le sortir de son état de veille et j'ai ouvert le dossier ROMAN auquel je n'avais pas touché depuis quelques jours. Puisque j'étais au Yukon pour écrire, aussi bien m'y mettre !

Ce n'était pas par hasard si j'avais proposé mes services pour garder la maison de Maureen. Après tout, il y a plus exotique pour une Québécoise qu'un hiver dans le Grand Nord. La vérité, c'est que j'espérais trouver l'inspiration à Dawson City. Une partie du village avait été restaurée, et j'étais persuadée qu'on y sentait encore l'esprit de la ruée vers l'or. Si c'était le cas, je me disais que j'arriverais peut-être à raconter dans un roman les diffi cultés qui avaient jonché la route des prospecteurs cent ans plus tôt.
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Cielvariable   15 mars 2020
Les dames de Beauchêne, tome 3 de Mylène Gilbert-Dumas
- Quand avez-vous compris que j'étais une femme? demanda-t-elle, avec, pour la première fois depuis des mois, un sourire malicieux sur les lèvres.



Cette mimique n'échappe pas à Wellington qui éclate de son rire sonore, celui qu'Odélie affectionne tant.



- Tout ce temps, vous avez fait preuve d'un contrôle impressionnant. Vous devriez faire mon métier.



Il fait allusion à sa mission et cela intrigue Odélie.



- Je ne vous ai jamais vue sourire, poursuivit-il. Dans le cas contraire, j'aurais découvert la vérité. Aucun homme ne peut sourire avec autant de charme.



Odélie se sent rougir jusqu'aux oreilles. Jamais personne ne lui a fait un si gentil compliment. Elle baisse les yeux, troublée par cette marque d'intérêt.



- Malheureusement, je n'ai même jamais soupçonné que vous n'étiez pas ce que vous prétendiez être. C'est le Dr. Senter qui m'a ouvert les yeux. Nous étions encore à Cambridge.



- À Cambridge!



Odélie se souvient tout à coup d'une phrase de Jean Rousselle. " Croyez-vous que ce soit par hasard si vous avez été désignée comme assistant du docteur? " lui avait-il demandé. avant de pousser son canot sur la rivière kennebec. Se pourrait-il que la réaffectation d'Odélie n'ait pas été une décision administrative? Wellington veillait déjà sur elle? Ce dernier lui fait alors un clin d'oeil. Puis il s'adosse contre la pile de bois sec et poursuit :



- Je me rends compte qu'il y a eu plusieurs indices depuis le début, mais, dans le feu de l'action, ils sont passés inaperçus. Votre secret explique plusieurs de vos comportement suspect à mes yeux. De même que ma propre attitude.



Cette dernière phrase pique la curiosité d'Odélie qui se redresse et s'assoit. El Wellington de baisser les yeux, intimidé.



- Sur la route de Philadelphie, j'ai remarqué ces... attentions que vous aviez pour moi. Cela m'a indisposé parce que je devinais à travers elles une certaine inclination de votre part. Vous aurez compris que les garçons ne m'intéressent pas... Toujours est-il que c'est à ce moment-là que j'ai commencé à me méfier de vous. Cela me rendait nerveux et je crois que la plupart des catastrophes qui nous sont tombées dessus ont été causées par cette nervosité. Sauf peut-être la dernière...



- La dernière ?



wellington indique du menton son bras gauche.



- Au moment où l'arbre m'est tombé dessus, j'étais en train de me demander si c'était pas Dieu possible que je sois amoureux de vous. Cela m'a distrait et a bien failli me coûter la vie. J'en ai été furieux contre moi-même pendant des jours.
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Cielvariable   26 mars 2014
L'Escapade Sans Retour de Sophie Parent de Mylène Gilbert-Dumas
Sophie menait une vie qu’elle voulait exemplaire. Elle hébergeait parfois sa mère, une baby-boomer à la santé fragile, veillait à maintenir une bonne relation avec son frère, en plus de s’occuper d’Anouk et de Roxane dont l’adolescence ne se déroulait pas sans heurts. Elle était fière de pouvoir dire qu’elle vivait toujours avec Luc Dumont, le père de ses enfants, un homme de son âge pour qui elle cuisinait et entretenait une maison achetée conjointement. Comme presque toutes les femmes de sa génération, Sophie occupait un emploi à temps plein. Elle enseignait d’ailleurs depuis assez longtemps pour que son salaire ait dépassé celui de Luc quelques années plus tôt. Cet événement, qui aurait dû améliorer leur qualité de vie, avait dans les faits contribué à la détérioration de leur relation de couple. Mais à cela, Sophie ne pensait jamais, pas plus qu’elle ne songeait à remettre en question les rôles qui lui avaient été attribués.

Quelques jours après ce qui était désormais connu comme « l’accident de la terrasse », Sophie posa le premier geste de rébellion de sa vie. Elle acheta ce qui constituait pendant son adolescence le vêtement fétiche de ceux qui contestaient l’ordre social : une veste en jean. Plus qu’un désir refoulé, il s’agissait d’une limite qu’elle n’avait jamais osé franchir. La réalisation de ce fantasme traduisait un état d’esprit dont elle pressentait l’importance sans en comprendre encore la signification. Le jean n’était pas permis au travail, et Sophie savait que Luc n’admettrait pas qu’elle sorte avec lui dans une tenue trop sport à son goût. Sans compter que Roxane et Anouk saisiraient l’occasion de se payer sa tête, elles qui méprisaient les vieilles qui s’habillaient en jeunes. Mais ces considérations pesèrent bien peu dans la balance quand Sophie sortit sa carte de crédit. Si elle devait mourir le lendemain écrasée sous un bloc de béton, elle voulait avoir au moins une fois dans sa vie agi à sa guise.

De l’avis de ses proches, l’achat de la veste en jean constitua un geste puéril, voire ridicule. Chacun leva les yeux au ciel, mais personne ne prit vraiment l’événement au sérieux.
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