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Note moyenne 4.04 /5 (sur 34 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Myriam Revault d'Allones est philosophe, professeur des universités à l'École pratique des hautes études, spécialiste de philosophie morale et de philosophie politique.
On lui doit de nombreux essais de philosophie éthique et politique dont Ce que l'homme fait à l'homme (Seuil, 1995, Le Pouvoir des commencements (Seuil, 2006) et L'Homme compassionnel (Seuil, 2008).
En 2017, elle participe à un ouvrage collectif intitulé Croire et faire croire, Usages politiques de la croyance. Elle y explique notamment que même si la rationalité l'emporte aujourd'hui sur la croyance, celle-ci n'a pas disparu mais tend à proliférer, se fragmenter et se "désétatiser".
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Myriam Revault d’Allonnes est une philosophe française, professeur émérite des universités à l’École pratique des hautes études (EPHE). Elle est également chercheur associé au CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences Po). Elle a enseigné la théorie politique à l’École doctorale de Sciences Po Paris et a été directrice de programme au Collège international de philosophie de 1986 à 1992. Elle a dirigé de 2006 à 2013 la collection de philosophie pour enfants « Chouette ! Penser » aux éditions Gallimard-jeunesse. Elle collabore régulièrement à la revue Esprit. Elle est membre de la commission du Livre blanc sur la politique étrangère et européenne de la France (2008) et du Jury de la Conférence de consensus sur la prévention de la récidive (2012). Elle préside depuis 2015 la commission philosophie-psychanalyse-sciences religieuses du Centre national du livre (CNL).
Spécialiste de philosophie éthique et politique, ses recherches ont d’abord porté sur la Terreur de la Révolution française, sur le « mal du politique » et le « caractère intraitable » des passions dont est faite l’assise originaire du lien social. Elle s’est interrogée sur la notion de « banalité du mal » et sur la question du « sens de l’humain » entendu comme capacité d’échanger des expériences, capacité dont l’expérience concentrationnaire nous a notamment donné à voir la défection la plus radicale.
Travaillant autour de la pensée de Hannah Arendt, elle a également poursuivi, sur la question du politique, des recherches proches, dans leur inspiration et leur perspective, de celle
de Maurice Merleau-Ponty, de Claude Lefort, de Paul Ricœur et de Cornelius Castoriadis.
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Source : Magazine Sciences Humaines, http://www.oedipe.org
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
Myriam Revault-d'Allonnes
Unhomosapiens   21 octobre 2018
Myriam Revault-d'Allonnes
En matière de "chose politique", les réalités ont souvent été scabreuses et il y a bien longtemps qu'on se lamente, qu'on s'indigne, qu'on proteste, qu'on condamne et qu'on résiste. Que la politique soit maléfique, qu'elle charrie avec elle tout un défilé de pratiques malfaisantes, implacables ou perverses, c'est là une des plaintes aussi vieille que le monde. La politique est le champ des rapports de force. La passion du pouvoir corrompt. L'art de gouverner est celui de tromper les hommes. L'art d'être gouverné est celui d'apprendre la soumission.

(Ce que l'homme fait à l'homme)
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Myriam Revault-d'Allonnes
DocIdoine   24 mars 2019
Myriam Revault-d'Allonnes
"Macron n'a pas pu être assistant de Paul Ricoeur, puisque d'abord le poste d'assistant à l'Université a été supprimé en 1968 - Macron n'était pas né -, qu'ensuite, Ricoeur a pris sa retraite en 1980 - Macron avait 3 ans -, et qu'enfin Macron n'avait pas le niveau requis puisqu'il ne s'est à ma connaissance jamais engagé dans un travail de doctorat." Comme conclut Revault: "La vérité n'a plus d'effet sur le réel"! - Myriam Revault d'Allonnes, Présidente du Comité scientifique du fonds Ricœur, dans un article en ligne du Monde... déréférencé depuis! (*Merci les notes; mais toute personne susceptible de retrouver ce texte en intégralité ou de l'avoir archivé est cordialement invitée à me l'envoyer par MP!)



A NOTER: la fameuse photo censée montrer Ricoeur et Macron dans un moment de grande complicité... ce n'est pas Macron qui se cache le visage en rigolant, c'est Olivier Abel. Original ici: https://www.reforme.net/2013/02/28/paul-ricoeur-la-passion-de-lautre-entretien-avec-le-philosophe-olivier-abel/ (Photo de Louis Monnier en 1996)
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Musikant   10 octobre 2010
Pourquoi nous n'aimons pas la démocratie de Myriam Revault-d'Allonnes
On en arrive ainsi, comme le remarque Wendy Brown, à une situation où la gauche est plus attachée à sa marginalité et à ses échecs qu'à sa fécondité potentielle. Elle s'accroche à un passé fantomatique, elle regarde en arrière et manifeste un penchant à l'autopunition. Tout cela donne à penser qu'il faut reconsidérer le rôle des sentiments et des émotions qui "soutiennent" la gauche dans ses attachements et ses projets : en quoi induisent-ils des positions potentiellement conservatrices, voire autodestructrices ?
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Musikant   10 octobre 2010
Pourquoi nous n'aimons pas la démocratie de Myriam Revault-d'Allonnes
La concurrence devient alors la seule norme de comportement qui vaille. Elle se substitue à l'échange qui est la norme de la société libérale et dont il faut souligner qu'il n'est pas réductible à l'échange économique. On n'échange pas seulement des biens : on échange des mots, des paroles, des arguments, des opinions, des connaissances et des savoirs, des biens culturels et symboliques. L'échange met les sujets en relation alors que la concurrence les met en position d'individus séparés et atomisés.
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Musikant   10 octobre 2010
Pourquoi nous n'aimons pas la démocratie de Myriam Revault-d'Allonnes
La question de l'indétermination a été assumée par Claude Lefort lorsqu'il a analysé la démocratie moderne comme habitée en son cœur par une énigme : celle d'une société qui "ne possède pas sa définition et reste aux prises avec son invention". Le pouvoir n'appartient à personne, ceux qui l'exercent ne l'incarnent pas et en eux ne s'investit ni la Loi de Dieu ni celle de la Nature.
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Heval   03 mars 2021
L'esprit du macronisme ou l'art de dévoyer les concepts de Myriam Revault-d'Allonnes
Renoncer à sa liberté, écrit Rousseau, c'est renoncer à sa qualité d'homme mais pour donner à la liberté son sens plein (celui d'un exercice et pas seulement d'une garantie formelle), il faut l'instituer. D'où - et c'est l'une des significations que l'on peut donner à la conversion existentielle requise par la conquête de la liberté civile - la critique et la démystification d'une indépendance d'autant plus factice qu'elle passe pour "naturelle" alors qu'en réalité elle est l'effet d'une imprégnation sociale et de l'intériorisation de normes extérieures. Il faut donc se défaire d'une conception faussée, illusoire, de la liberté comme satisfaction liée aux désirs et aux intérêts individuels pour accéder à sa représentation adéquate comme autonomie, soustraite à l'arbitraire des subjectivités parce qu'elle ne peut être que pensée dans son rapport à la loi.
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Musikant   10 octobre 2010
Pourquoi nous n'aimons pas la démocratie de Myriam Revault-d'Allonnes
[Adam] Smith écrit que "ce n'est pas de la bienveillance du boucher, du boulanger, ou du marchand de bière que nous attendons notre dîner mais bien du soin qu’ils apportent à leurs intérêts. Nous ne nous adressons pas à leur humanité mais à leur égoïsme ; et ce n’est jamais de nos besoins que nous leur parlons, mais toujours de leur avantage." Mais il écrit également que si égoïste soit-il (ou supposé tel), l'homme a dans sa nature certains principes "qui le conduisent à s'intéresser à la fortune des autres et qui lui rendent nécessaire leur bonheur, quoi qu'il n'en retire rien d'autre que le plaisir de les voir heureux".
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Musikant   10 octobre 2010
Pourquoi nous n'aimons pas la démocratie de Myriam Revault-d'Allonnes
On comprend mieux pourquoi la lecture de "La Princesses de Clèves" par le candidat aux concours administratifs est non seulement inutile au regard de son insertion dans le marché du travail mais contre-productive. Car, à la lecture de ce texte, la "guichetière" risquerait d'être dangereusement habitée par un trouble intérieur. Comment pourrait-elle (et devrait-elle) comprendre par exemple le comportement apparemment incohérent - échappant en tout cas à toute rationalité calculante - de la princesse de Clèves qui n'obéit ni à la logique de l'intérêt ni à celle de la satisfaction, encore moins à celle de la jouissance ?
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Musikant   10 octobre 2010
Pourquoi nous n'aimons pas la démocratie de Myriam Revault-d'Allonnes
Cet État managérial (state gouvernance) invoque constamment, pour justifier sa politique, les termes de la modernisation, de la rationalisation des choix budgétaires, de la réforme de l'État (la RGPP : "révision générale des politiques publiques"). La référence à un quelconque "bien commun" s'est effacé au profit du rapport entre les moyens et les résultats, mesuré de façon quantifiable, qu'il s'agisse de la réforme de la Poste, de la "privatisation" (qui en désigne pas tant le retrait de la puissance publique qu'un modelage de son fonctionnement et de ses finalités sur celles des l'entreprise), d'EDF, etc.
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Heval   03 mars 2021
L'esprit du macronisme ou l'art de dévoyer les concepts de Myriam Revault-d'Allonnes
Or c'est une pensée politique bien pauvre que celle qui, s'appuyant sur cette représentation unidirectionnelle (ascensionnelle), ignore que la dynamique démocratique est habitée par le conflit, qu'elle est vouée à l'accueillir et à l'institutionnaliser de manière interminable. Ce qui fait la vie des sociétés démocratiques, ce qui nourrit leur dynamique et leur inventivité, c'est la pluralité sans cesse renouvelée, réinventée, des débats et des oppositions, c'est l'expérience de la division par laquelle la communauté se rend sensible à elle-même. L'objectif d'une véritable démocratie n'est pas de viser la disparition des antagonismes mais de les mettre en forme et en sens, afin que puisse véritablement s'exercer la souveraineté du peuple. La démocratie est le régime où les conflits sont institutionnalisés. Faute de cette dynamique structurante, la démocratie est vidée de son sens et de sa substance. A ce titre, l'imaginaire social de la cordée qui vide la démocratie de sa substance est plus conforme à la représentation de l'entreprise qu'à celle de la société politique.
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