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Note moyenne 4 /5 (sur 38 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) : 1959
Biographie :

Nicholas George Carr est un des éditorialistes anglo-saxons les plus connus, ancien membre du comité éditorial de l’Encyclopedia Britannica.

Il écrit pour le New York Times, le Wall Street Journal, le Guardian britannique, le magazine culte Wired.

Son livre "The Shallows: What the Internet Is Doing to Our Brains" a été finaliste pour le prix Pulitzer 2011 (Pulitzer Prize in General Nonfiction).

Il tient un blog fameux baptisé "Rough type".



Source : laffont.fr, http://www.nicholascarr.com
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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
Luniver   11 décembre 2012
Internet rend-il bête ? Réapprendre à lire et à penser dans un monde fragmenté de Nicholas Carr
Il n’y a rien de mal à naviguer et à survoler, même à forte cadence. Depuis toujours, nous survolons plus les journaux que nous ne les lisons, et nous parcourons les livres et les magazines pour en saisir l’essentiel et décider s’ils méritent d’être lus plus avant. Il est tout aussi important d’être capable de lire en diagonale que de lire en profondeur. Mais ce qui est différent, et qui dérange, c’est que le survol est en train de devenir notre principal mode de lecture. C’était naguère un moyen pour arriver à une fin, une façon d’identifier les informations à lire en profondeur ; maintenant, cela devient une fin en soi –, c’est notre méthode préférée pour recueillir et comprendre les informations de toutes sortes.
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Luniver   07 décembre 2012
Internet rend-il bête ? Réapprendre à lire et à penser dans un monde fragmenté de Nicholas Carr
[C]haque technologie intellectuelle incarne une éthique intellectuelle, un ensemble de présupposés sur la façon dont fonctionne, ou devrait fonctionner, l’esprit humain. La carte et l’horloge avaient en commun la même éthique. Toutes deux innovaient en mettant l’accent sur les mesures et l’abstraction, sur le fait de percevoir et de définir des formes et des processus au-delà de ceux auxquels les sens avaient accès. L’éthique intellectuelle d’une technologie est rarement perçue par ses inventeurs. Ils sont en général si absorbés à résoudre un problème particulier ou à démêler un dilemme d’ingénierie épineux qu’ils ne voient pas les implications plus larges de leurs travaux. Les utilisateurs de cette technologie, eux aussi, n’ont souvent pas conscience de son éthique. Ils s’intéressent aux avantages pratiques qu’ils tirent à utiliser cet outil. Nos ancêtres n’ont pas créé ou utilisé les cartes pour renforcer leur capacité de pensée conceptuelle ou pour mettre au jour les structures cachées du monde. Pas plus qu’ils n’ont fabriqué des horloges mécaniques pour stimuler l’adoption d’un mode de pensée plus scientifique. C’étaient là des effets secondaires de ces technologies. Mais quels effets secondaires ! En fin de compte, c’est l’éthique d’une invention intellectuelle qui a sur nous l’impact le plus profond. L’éthique intellectuelle est le message qu’un média ou autre outil transmet à l’esprit et à la culture de ceux qui l’utilisent.
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Zebra   21 juillet 2012
Internet rend-il bête ? Réapprendre à lire et à penser dans un monde fragmenté de Nicholas Carr
[...] L'interactivité, les hyperliens, la possibilité de recherche, le multimédia - toutes ces capacités du Net offrent des avantages séduisants. Avec le volume sans précédent d'informations disponibles en ligne, ce sont les principales raisons qui poussent la plupart d'entre nous à autant utiliser le Net. Nous apprécions de pouvoir alterner lecture, écoute et consultation visuelle, sans avoir à nous lever pour allumer un autre appareil ou fouiller dans une pile de magazines ou de disques. Nous apprécions de pouvoir trouver des données pertinentes et d'être immédiatement transportées jusqu'à elles - sans avoir à faire le tri dans un tas de matériel sans rapport avec notre sujet. Nous apprécions d'être au contact d'amis, de personnes de notre famille et de collègues. [...]
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Ciella   23 juin 2013
Internet rend-il bête ? Réapprendre à lire et à penser dans un monde fragmenté de Nicholas Carr
Bien que j’aie été entouré de dizaines de milliers de livres, je ne me souviens pas d’avoir ressenti l’angoisse qui est le symptôme de ce qu’on appelle la « surcharge d’information ». Il y avait quelque chose d’apaisant dans la retenue de tous ces livres, leur acceptation d’attendre des années, voire des dizaines d’années, que vienne le bon lecteur qui les sorte de la place qui leur était assignée. Prends ton temps, me murmuraient-ils de leur voix poussiéreuse, nous n’allons nulle part.
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BibliothequeBSI   09 janvier 2013
Internet rend-il bête ? Réapprendre à lire et à penser dans un monde fragmenté de Nicholas Carr
L’écran d’ordinateur lamine nos doutes sous le rouleau compresseur de ses cadeaux et de son confort. C’est un si bon serviteur qu’il serait déplacé de remarquer qu’il est aussi notre maître.
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JuliaG   23 novembre 2012
Internet rend-il bête ? Réapprendre à lire et à penser dans un monde fragmenté de Nicholas Carr
L’écran d’ordinateur lamine nos doutes sous le rouleau compresseur de ses cadeaux et de son confort. C’est un si bon serviteur qu’il serait déplacé de remarquer qu’il est aussi notre maître
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jcamille   14 mai 2013
Internet rend-il bête ? Réapprendre à lire et à penser dans un monde fragmenté de Nicholas Carr
quand nous nous connectons en ligne, nous entrons dans un environnement qui favorise la lecture en diagonale, la pensée hâtive et distraite, et l'apprentissage superficiel. On peut très bien réfléchir en profondeur en surfant sur le Net, de même qu'on peut très bien réfléchir de façon superficielle en lisant un livre, mais ce n'est pas le type de réflexion que cette technologie favorise et récompense.
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VeroniqueG   09 juillet 2013
Internet rend-il bête ? Réapprendre à lire et à penser dans un monde fragmenté de Nicholas Carr
Lire un livre, c'était mettre en oeuvre un processus de pensée non naturel, qui exigeait une attention soutenue et ininterrompue sur un objet unique et statique. [...] [Les lecteurs] devaient entraîner leur cerveau à ignorer tout le reste de ce qui se passait autour d'eux, à résister au besoin de faire sauter leur attention d'un indice sensoriel à un autre.
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VeroniqueG   09 juillet 2013
Internet rend-il bête ? Réapprendre à lire et à penser dans un monde fragmenté de Nicholas Carr
La nécessité d'évaluer les liens et d'effectuer des choix de navigation en conséquence, tout en traitant un tas de stimuli sensoriels fugaces, exige en permanence une coordination mentale et des prises de décision, ce qui empêche le cerveau de chercher à comprendre le texte ou tout autre information. Chaque fois que, en tant que lecteur, nous tombons sur un lien, nous devons nous arrêter, ne serait-ce qu'un fragment de seconde, pour permettre à notre cortex préfrontal de juger s'il faut ou non cliquer dessus. Nous pouvons ne pas nous rendre compte de ce détournement de nos ressources mentales, pour les consacrer non pas à la lecture de mots mais à l'élaboration d'un jugement - le cerveau est rapide -, mais il a été montré qu'il gêne la compréhension et la mémoire, en particulier s'il se répète souvent.
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VeroniqueG   09 juillet 2013
Internet rend-il bête ? Réapprendre à lire et à penser dans un monde fragmenté de Nicholas Carr
La plasticité diminue avec l'âge - le cerveau s'enlise dans son fonctionnement -, mais elle ne disparaît jamais. [...] Notre cerveau ne cesse de changer en réaction à notre vécu et à notre comportement, réajustant ses circuits. [...] Ce ne sont pas seulement les actions physiques répétées qui peuvent recâbler notre cerveau. L'activité purement mentale peut aussi modifier notre circuiterie mentale, parfois de façon fort complexe. [...] plastique ne veut pas dire élastique. Nos boucles nerveuses ne reviennent pas à leur ancien état comme un élastique. Elles restent dans leur nouvel état. Et rien ne dit que ce nouvel état soit désirable. Les mauvaises habitudes peuvent s'enraciner dans nos neurones aussi facilement que les bonnes.
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