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Note moyenne 3.74 /5 (sur 58 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) : 1967
Biographie :

Né en 1967, Noah Hawley, romancier américain, est aussi scénariste et producteur, notamment pour la série "Fargo".

"Le bon père", son quatrième roman, est le premier à être traduit en France.

"Avant la chute" ("Before the Fall") reçoit le Prix Edgar-Allan-Poe en 2017.



Source : decitre
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Lucile Commeaux et ses critiques invités débattent des oeuvres qui font l'actualité culturelle du moment, dans l'amour de l'art et de la dispute. Au sommaire de la Critique cette semaine : "Le Jeu de la Dame" de Scott Frank et Allan Scott, nouvelle mini-série à succès produite par Netflix, et l'ultime saison de la série d'anthologie "Fargo" de Noah Hawley inspirée du film des frères Coen ("Fargo", 1996), à voir sur la plateforme Salto (1 mois d'essai gratuit). Nos critiques du jour : Sarah Ihler-Meyer (critique d'art et commissaire d'exposition) et Olivier Joyard (critique et réalisateur de documentaires).

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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
nameless   19 août 2018
Le bon père de Noah Hawley
Si je pouvais seulement m'organiser, [...]. Si je pouvais seulement avoir un coup de bol. Si je pouvais seulement perdre 5 kilos et arrêter de sortir avec des salauds.

p. 106
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nameless   21 août 2018
Le bon père de Noah Hawley
J'étais fasciné de voir à quel point l'animal humain pouvait, avec le temps, en arriver à considérer n'importe quelle situation, si monstrueuse fût-elle, comme normale.

p. 332
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nameless   19 août 2018
Le bon père de Noah Hawley
Dix ans après que deux lycéens eurent abattu trente-trois de leurs camarades à Columbine, Susan Klebold, la mère d'un des deux tueurs, rompit son silence. Elle écrivit : "Pendant toute cette affaire, j'ai ressenti une humiliation absolue. Pendant des mois, j'ai refusé de prononcer mon nom de famille en public. J'évitais de croiser les regards quand je marchais dans la rue. Dylan était le fruit de ma chair, mais ses derniers actes laissaient entendre qu'on ne lui avait jamais enseigné les notions fondamentales du bien et du mal". Elle ajouta avec le recul : "Avais-je été trop stricte ? Pas assez stricte ? [...] "Dylan a bouleversé toutes mes conceptions autour de Dieu, de moi, de la famille et de l'amour".

p. 127

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nameless   25 janvier 2019
Avant la chute de Noah Hawley
On a tous un capital de départ. Je déteste cette tendance, qui consiste à croire que seule l'élite des grandes écoles serait assez maligne pour diriger le pays.

p. 51
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encoredunoir   21 avril 2013
Le bon père de Noah Hawley
Quand il avait sept ans, il était fou de sa balançoire. Il poussait sur ses pieds et pointait les talons vers le ciel en criant : « Encore ! Encore ! » C’était un enfant vorace, infatigable et tellement vivant qu’à côté de lui tout le monde paraissait malade, immobile. La nuit, il se couchait sur son lit défait, à moitié habillé, le front plissé, les poings serrés, comme une tornade qui n’aurait plus d’air. Qui était ce petit garçon et comment devint-il un homme jouant avec des balles de pistolet dans une chambre de motel ? Qu’est-ce qui le poussa un jour à plaquer sa vie tranquille pour commettre un acte barbare ? J’ai lu les rapports. J’ai regardé les images. Mais la réponse continue de m’échapper. Plus que tout, je veux savoir.

Car voyez-vous, je suis son père.

C’est mon fils.

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collectifpolar   21 avril 2021
Le bon père de Noah Hawley
Vingt-huit minutes plus tard, nous nous retrouvions devant une banale tour de bureaux à Stamford, Connecticut. Un garde tenant une mitraillette nous fit signe de franchir un portail. Très vite, nous nous arrêtâmes devant une entrée de service. Des agents armés sortirent des trois crossovers en claquant les portières avec un bruit d’arme à feu. La nuit était chaude. Une odeur de frites imprégnait l’air, venue d’un fast-food de l’autre côté de la route. Au moment d’entrer dans le vestibule, nous croisâmes des hommes en costume cravate équipés de fusils d’assaut. Nous prîmes l’ascenseur en silence, six hommes les yeux rivés sur les voyants des étages qui s’allumaient l’un après l’autre. Arrivés au quatrième, je découvris tout un état-major mécanisé, des hommes et des femmes pendus à des téléphones, penchés sur des claviers d’ordinateur, naviguant sur le Net, collectant des données. Il régnait dans ce lieu une sorte d’affolement maîtrisé. Les hommes marchaient vite, leurs cravates s’agitaient, et les femmes au téléphone fonçaient dans les couloirs, des fax urgents dans les mains.
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collectifpolar   21 avril 2021
Le bon père de Noah Hawley
Dans la famille Allen, le jeudi, c’était soirée pizza. Mon dernier rendez-vous de la journée était fixé à 11 heures, et à 15 heures je prenais le train du retour jusqu’à Westport tout en feuilletant les dossiers des patients et en répondant aux coups de fil. J’aimais voir la ville s’éloigner et les immeubles en briques du Bronx disparaître de part et d’autre des rails. Les arbres arrivaient lentement, et la lumière du soleil surgissait, triomphale, tels des cris de joie à la chute d’une longue dictature. Le canyon devenait une vallée. La vallée devenait un champ. Dans le train, j’avais l’impression de m’épanouir, comme si j’échappais soudain à un sort que je croyais pourtant inévitable. C’était étonnant, pour moi qui avais grandi à New York, vrai fils du béton et de l’asphalte. Mais avec les années j’avais fini par me lasser des angles droits et des sirènes incessantes. Alors, dix ans plus tôt, j’avais emmené ma famille à Westport, Connecticut, où nous étions devenus une vraie famille de banlieusards, avec des rêves et des espoirs de banlieusards.
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collectifpolar   21 avril 2021
Le bon père de Noah Hawley
Le Trojan faisait partie des trois armes à feu qu’il avait achetées dans les mois qui précédèrent l’événement. Il les gardait dans le coffre de sa voiture, une vieille Honda jaune que la police retrouverait plus tard sur un parking près du Staples Center, à Downtown Los Angeles. Le compteur afficherait 337 000 kilomètres. Depuis quinze mois qu’il avait quitté l’université, il avait beaucoup roulé. Il lui arrivait de faire des petits boulots pour gagner deux ou trois sous : des jobs à la journée, dans des fast-foods, sur des chantiers. Il restait en marge. Tout le monde disait la même chose : il était discret, réservé, un peu sensible. Mais ça, ce serait plus tard, après les nombreuses enquêtes, les chronologies illustrées de son périple, la reconstitution fastidieuse de chaque étape. Aujourd’hui il y a des graphiques, des livres en cours d’écriture. Mais dans les heures qui suivirent l’événement, personne ne savait rien. Qui était ce jeune homme ? D’où venait-il ? On dit que la nature a horreur du vide, mais CNN encore plus.
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collectifpolar   21 avril 2021
Le bon père de Noah Hawley
Sur l’écran de la télévision, je vis une photo de mon fils. Telle est la vitesse à laquelle va le monde. Avant même que vous ayez le temps de réfléchir, il s’est passé quelque chose. Moins d’une heure s’était écoulée depuis les coups de feu. Où avaient-ils trouvé cette photo ? Je ne la reconnus même pas. Daniel posait debout sur une grande pelouse, vêtu d’un jean et d’un sweat-shirt. Il plissait les yeux face au soleil, la main en abat-jour au-dessus des yeux. Il devait avoir dix-huit ans. Une photo prise à l’université, peut-être. Je me souvins du jour où je l’avais déposé à Vassar, un jeune maigrichon, avec toutes ses affaires dans une malle. Un garçon qui avait voulu se laisser pousser une moustache à quatorze ans mais n’avait réussi qu’à avoir quelques poils follets de part et d’autre de la bouche, comme un chat.

Qu’est-ce que tu as fait ? me dis-je. Je ne savais même pas si la question était adressée à Daniel ou à moi.
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collectifpolar   21 avril 2021
Le bon père de Noah Hawley
Quand il avait sept ans, il était fou de sa balançoire. Il poussait sur ses pieds et pointait les talons vers le ciel en criant : « Encore ! Encore ! » C’était un enfant vorace, infatigable, et tellement vivant qu’à côté de lui tout le monde paraissait malade, immobile. La nuit, il se couchait sur son lit défait, à moitié habillé, le front plissé, les poings serrés, comme une tornade qui n’aurait plus d’air. Qui était ce petit garçon et comment devint-il un homme jouant avec des balles de pistolet dans une chambre de motel ? Qu’est-ce qui le poussa un jour à plaquer sa vie tranquille pour commettre un acte barbare ? J’ai lu les rapports. J’ai regardé les images. Mais la réponse continue de m’échapper. Plus que tout, je veux savoir.

Car voyez-vous, je suis son père.

C’est mon fils.
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