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Note moyenne 3.49 /5 (sur 34 notes)

Nationalité : Roumanie
Né(e) à : Burdujeni, Bucovine , le 19/07/1936
Biographie :

Norman Manea est un écrivain roumain vivant aux États-Unis depuis 1987.

Né dans une famille juive, Norman Manea est déporté en 1941 à l'âge de 5 ans dans un camp de concentration par le pouvoir fasciste en place en Roumanie. Il survit néanmoins, ainsi que ses parents. Après la guerre, il devient ingénieur hydraulicien, métier qu'il abandonne en 1974 pour se consacrer exclusivement à la littérature.

Il multiplie romans, nouvelles et essais dans lesquelles il critique de manière prudente le régime communiste de Ceausescu et l'antisémitisme latent de la société roumaine. En 1984, le pouvoir s'oppose à ce que lui soit remis le Prix de Littérature de l'Union des Écrivains Roumains. En 1986, son dernier livre publié en Roumanie, Plicul negru (L'enveloppe noire, non traduit en français) provoque une vive réaction de la censure. Manea est contraint de quitter le pays.

Il passe un an à Berlin-Ouest, avant de s'installer aux États-Unis. Il vit actuellement à New-York où il poursuit son œuvre d'écrivain tout en enseignant les Études Juives et la Littérature au Bard College dans l'État de New York.
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Source : Wikipédia
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La cinquieme impossibilité - Norman Manea - coup de coeur des libraires Fnac Retrouvez cet auteur sur fnac.com : http://www4.fnac.com/Guides/Livre/salon-du-livre-2013/Default.aspx.

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Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
Tandarica   23 juin 2019
La cinquième impossibilité de Norman Manea
Hermann Hesse a raison de dire que les textes de Kafka ne sont ni religieux, ni métaphysiques, ni moraux , mais simplement poétiques.

(p. 250)
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Tandarica   14 juin 2019
La cinquième impossibilité de Norman Manea
Au commencement était le verbe nous disent les anciens. Pour moi, celui du commencement fut roumain. Le médecin et ceux qui avaient veillé sur ma difficile naissance parlaient le roumain. Chez moi, on parlait roumain, je passais la majeure partie de mon temps avec Maria, la jolie fille de paysans qui s’occupait de moi et m’adorait en roumain. Ce n’était, certes, pas la seule phonétique de mon environnement. Dans la Bucovine d’avant la dernière guerre mondiale, on parlait l’allemand, le yiddish, l’ukrainien, le polonais et un étrange mélange de slave, caractéristique des Ruthènes. La grande guerre fratricide entre le yiddish, la langue de l’exil, plébéienne, laïque, et l’hébreu sacré, élitiste, connut, ne l’oublions pas, son heure dramatique à la Conférence de Czernowitz en 1908, quand la victoire solennelle du yiddish (« les Juifs sont un seul peuple, leurs langues est le yiddish ») ne pouvait laisser augurer la suprématie spectaculaire et définitive que la création de l’État d’Israël allait assurer quatre décennies plus tard à la langue hébraïque. Lorsque mon grand-père demanda si j’avais des ongles, afin d’évaluer les chances du nouveau-né, je suppose qu’il le fit en yiddish, bien qu’il sût l’hébreu, parlât couramment le roumain, et que dans sa librairie on vendît essentiellement des livres roumains.

À 5 ans, déporté en Transnistrie avec toute la population juive de Bucovine, je ne connaissais que le roumain. Lors de mon premier exode au-delà du Dniestr, la langue roumaine subit l’exil en même temps que moi.



(p. 45, première page du texte « La langue exilée », 2002)
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Tandarica   24 juillet 2019
La cinquième impossibilité de Norman Manea
L'amour, ils n'ont pu l'offrir ni le recevoir comme ils l'auraient voulu. Jetés sous la même ombre errante, au soir du départ, de l'exil ultime, lorsque le soleil et pas seulement le soleil décline, [Paul] Celan et [Benjamin] Fondane se sont rencontrés et ont, enfin, fraternisé avec les non-aimés de toujours, maintenant, à l’heure de cendre, dans l'ascension vers eux-mêmes.

(p. 132)
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Ellane92   01 septembre 2014
La tanière de Norman Manea
- Il arrive que la farce précède la tragédie, non qu'elle lui succède, comme le croyait Marx.
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Ellane92   04 septembre 2014
La tanière de Norman Manea
- Il n'y a pas besoin d'amour, Gusti, répétait l'ami Koch. Il n'y a pas besoin d'amour, écoute-moi. Dans notre stupidité, c'est ça que nous attendons toujours. L'Amour. Etre aimé, elle est bien bonne ! Après des siècles de haine et d'errance, qu'on nous aime d'un coup. Aime ton prochain plus que toi-même ? Le prochain ! Hum ! oui, je comprends… mais même le prochain ne peut être aimé autant qu'on aime sa propre petite peau. Un mensonge. Jamais plus que soi ! Ce n'est pas possible. Et si c'est possible, c'est trop. Pourquoi nous aimer ? Sommes-nous meilleurs, plus beaux ? Parfaits ? Nous ne le sommes pas. Donc : qu'on nous laisse tranquilles. C'est tout, c'est tout ! Tu m'entends ? C'est tout ! Qu'on cesse de nous demander d'être meilleurs, plus beaux, parfaits. C'est tout ! Il n'y a pas besoin d'amour, Gusti.
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Tandarica   23 juillet 2019
La cinquième impossibilité de Norman Manea
[…] le roman « L'Enveloppe noire » (1986) proposait une allégorie du quotidien socialiste avec de forts accents politiques, à une époque où la dictature encourageait l'écrivain « esthète » détaché de la réalité du moment.

(p. 49)
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Ellane92   31 juillet 2014
La tanière de Norman Manea
La vérité est aussi vérité de l'imagination et des possibilités, la réalité n'est pas uniquement celle des faits, mais aussi celle des hypothèses et de l'énigme, des chances manquées, expirées avec la personne qui a expiré.
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Ellane92   01 août 2014
La tanière de Norman Manea
Pour ses camarades et pour l'Alchimiste, la tradition, tout comme la barbarie païenne, seraient les sources d'énergie et de pouvoir. La civilisation est oubli. Absence de but et de centre. Décadence de l'individu.
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kuroineko   02 septembre 2018
Le thé de Proust et autres nouvelles de Norman Manea
Les femmes ressemblaient toutes à de vieux bagnards gâteux et les enfants, dont les crânes trop gros dodelinaient entre elles, à des hommes apocalyptiques, écrasés, rapetissés par un même engin de torture qui aurait comprimé toutes leurs dimensions.



"Le thé de Proust"
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Ellane92   15 juillet 2014
La tanière de Norman Manea
L'exil, oui, nous en avons beaucoup parlé, la seconde chance qui devient l'unique. Une imposture ? Nous sommes les mêmes et nous sommes autres, nous nous déchargeons de nous-mêmes, nous changeons sans changer.
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