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Note moyenne 4.14 /5 (sur 1582 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Atlanta, Georgie , le 26/10/1945
Mort(e) à : Beaufort, Caroline du Sud , le 04/03/2016
Biographie :

Pat Conroy est un auteur américain à succès de romans et d'autobiographies.

Fils d'un colonel de l'armée américaine (US Army), pilote de chasse, il a passé son enfance à déménager. Poussé un peu par son père, il s'engage dans l’académie militaire de la Citadelle à Charleston, en Caroline du Sud. Bien que brillant élève, il renonce à la vie militaire.

Mais cette école sera à l'origine de sa carrière d'écrivain. Son premier livre, intitulé "The Boo" et paru en 1970, est un hommage au lieutenant-colonel Thomas Nugent Courvoise, qui servit de mentor à de nombreux étudiants de ce collège.
Après son diplôme, Pat Conroy retourna dans son ancien lycée de Beaufort pour y enseigner l’anglais et la psychologie.

En 1969, il fut nommé enseignant en primaire sur l’île retirée de Daufuskie en Caroline du Sud. Révolté par la négligence avec laquelle les enfants noirs défavorisés étaient abandonnés par le système scolaire, il lutte contre le racisme et publie "The Water is Wide" (À quelques milles du reste du monde) en 1972, ce qui lui vaut un prix de l'Association nationale d'éducation; le film tiré du livre, intitulé "Conrack" (1974), met en vedette Jon Voight. Il fut remercié à la fin de l’année en raison de ses méthodes non conventionnelles. Après cet épisode, Pat Conroy se consacra uniquement à l’écriture.

C'est "Le grand Santini" (1976) qui le fait vraiment connaître du public. Pour ce roman, l’auteur s’est directement inspiré de son enfance. Le roman a été adapté au cinéma en 1979 avec Robert Duvall. "The Lords of Discipline" (1980) dépeint la vie militaire étroite, teintée de racisme et de sexisme. Il fut également adapté à l’écran en 1983.

Il rencontre un succès international avec "Le Prince des Marées" (The Prince of Tides, 1986), écrit à Rome et considéré comme son chef-d’œuvre. Le livre fut adapté à l’écran en 1991 par Barbra Streisand.

Il publie ensuite "Beach music" (1995), "Saison noire" (My Losing Season, 2002), "Charleston Sud" (South of Broad, 2009). "La Mort de Santini" (The Death of Santini), sous-titrée "L’histoire d’un père et de son fils" paraît en 2013.

En 2014, il prend la casquette d’éditeur et lance la série Story River Books chez University of South Carolina Press. Diagnostiqué deux mois plus tôt d’un cancer du pancréas, Pat Conroy s’est éteint le 4 mars 2016.
Père de quatre filles, Pat Conroy a été marié trois fois. En 1998, il épouse l'écrivaine Cassandra King (1944), avec laquelle il vécut jusqu'à sa mort.
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Extrait de "Le Prince des marées" de Pat Conroy lu par Matthieu Farcy. Parution le 13 mai 2020. Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/le-prince-des-marees
Citations et extraits (288) Voir plus Ajouter une citation
Kittiwake   24 janvier 2018
Le Prince des Marées de Pat Conroy
Je me mis à aimer le silence des petits matins. C'est dans le calme que je commençai à tenir un journal où je consignais de solennelles remarques dans la calligraphie convenue de l'enseignement public, les caractères s'étant rétréci au fil des ans en écho à mon propre déclin.
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Marymary   05 août 2015
Le Prince des Marées de Pat Conroy
Puis Savannah sortit de la maison. Et il se passa alors quelque chose que je suis incapable d'expliquer, une chose que je ressentis au moment où ils coururent l'un vers l'autre, que je ressentis au plus profond de moi, en un lieu intouché qui vibra d'un mystère instinctuel, enraciné dans l'origine des espèces - indicible, encore que je fusse conscient que ce qui s'éprouve peut être nommé. Ce ne furent ni les larmes de Savannah, ni celles de mon père qui déclenchèrent cette résonance, cette farouche musique intérieure, faite de sang, de ferveur, d'identité. C'était la beauté et la peur de la parenté, des liens ineffables de la famille, qui faisaient chanter une flamboyante terreur et un amour paralysé à l'intérieur de moi. Mon père était là, source de toutes ces vies, source de toutes ces larmes, mon père qui pleurait maintenant, qui sanglotait, sans honte. Les larmes étaient de l'eau, de l'eau salée, et derrière lui je voyais l'océan, j'en sentais l'odeur, avec le goût de mes propres larmes, la mer et la douleur en moi, fuyant dans le soleil, et mes enfants qui pleuraient de me voir pleurer. L'histoire de ma famille était une histoire d'eau salée, de bateaux et de crevettes, de larmes et de tempêtes.
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PiertyM   14 septembre 2015
Le Prince des Marées de Pat Conroy
A l'intérieur d'une famille, il n'est pas de crime inaccessible au pardon.

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palamede   05 septembre 2017
La mort de Santini de Pat Conroy
J'avais beaucoup appris quant à la place donnée à un écrivain sur un tournage d'un film tiré de son livre. La règle est simple : on ne voulait pas de lui.
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pyrouette   25 mai 2013
Charleston sud de Pat Conroy
Un sourire, ça commence dans les orteils. Plante tes pieds fermement dans le sol, qu'il puisse monter le long de tes jambes. Puis escalader ton aine et foncer dans ta colonne vertébrale comme un train. Qu'il explose dans ta bouche tel un feu follet et ébranle tes dents.
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Owly   13 avril 2010
Le Prince des Marées de Pat Conroy
J’ai grandi en Caroline du Sud où je suis devenu un homme, un Blanc sudiste, et je vivais avec brio la haine que j’avais consciencieusement appris à nourrir contre les Noirs lorsque le mouvement en faveur des droits civiques m’est tombé dessus sans crier gare, au détour d’une barricade, me démontrant à la fois mon ignominie et mon erreur. Comme j’étais un garçon réfléchi, sensible et épris de justice, j’ai fait mon possible pour me réformer et jouer un petit rôle insignifiant dans ce mouvement, ce dont je me suis empressé de tirer un orgueil plus qu’excessif. Puis je me suis retrouvé à l’université où je suivais la préparation militaire des Officiers de Réserve composé exclusivement de jeunes mâles de race blanche, et je me suis fait craché dessus par des militants pacifistes que mon uniforme dérangeait. J’ai fini par rejoindre les rangs de ces manifestations, mais je n’ai jamais craché sur quiconque ne partageait pas mes opinions. Je pensais passer tranquillement le cap de la trentaine, en brave contemplatif à l’humanisme irréfutable, lorsque le mouvement de libération de la femme m’a coincé au détour d’une avenue et, une fois de plus, je me suis retrouvé du mauvais côté de la barricade. Apparemment, j’incarne tout ce que le XXe siècle compte de turpitudes.
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michemuche   30 septembre 2017
La mort de Santini de Pat Conroy
Je ne pouvais pas supporter l'idée d'avoir écrit un roman de cinq cents pages seulement parce que j'avais besoin d'aimer mon père.
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santorin   16 mai 2019
Le Prince des Marées de Pat Conroy
Ce fut ma mère qui m'inculqua l'esprit sudiste dans ce qu'il a de plus intime et de plus délicat. Elle croyait que les fleurs et les animaux faisaient des rêves. Lorsque nous étions petits, le soir, avant de nous coucher, de sa voix de conteuse ma mère nous révélait que, dans leurs rêves, les saumons voient des cols de montagne et des museaux d'ours bruns penchés sur l'onde claire des torrents. Les vipères, disait-elle, rêvent de planter leurs crochets dans les tibias des chasseurs. Dans leur sommeil, les orfraies sentent crier et voient leur double plonger lentement, au profond, pour attraper les harengs. Les cauchemars de l'hermine sont peuplés des rudes battements d'ailes des chouettes, et l'immobilité nocturne de l'orignal subit le souffle qui annonce l'approche des loups gris.

Mais de ses rêves à elle nous n'avons jamais rien su, car ma mère nous tenait à l'écart de sa vie intérieure. Nous savions que les abeilles rêvaient de roses, les roses des pâles mains des fleuristes, tandis que les araignées rêvaient des sphinx qui se prendraient dans leurs toiles argentées. Enfants, nous étions les dépositaires de ses éblouissantes vêpres de l'imagination, mais nous ignorions que les mamans rêvent aussi.
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Iboo   05 septembre 2012
Le Prince des Marées de Pat Conroy
"Hé, où allez-vous ? demanda-t-il ?

- Je rentre chez moi", dis-je sans me retourner. Je l'entendis courir derrière moi.

"Pourquoi ?

- Parce que tu es trop nul, mon petit gars. Va donc faire du violon, ça fera plaisir à tes parents. En plus, je ne supporte pas ton attitude. Et si moi je ne la supporte pas, je vois mal comment tu pourrais un jour t'imposer comme meneur dans une équipe. Bouger un peu ton cul de pleurnichard pour devenir un quarterback."



"(...) Mais tu es un sale petit con et j'aimerais t'aider à comprendre pourquoi tu es comme ça."

Il respira un grand coup, tremblant, désemparé.

"Va te faire enculer, mon pote, dit-il d'une voix qui annonçait les larmes.

- C'est déjà fait. Je me suis fait enculer en acceptant de te rencontrer.

- Je n'ai rien à voir là-dedans, dit-il, contrôlant sa voix avec difficulté.

- C'est là que tu te trompes, Bernard, dis-je, prêt à porter le coup de grâce mais la mort dans l'âme tandis que ma voix se faisait plus froide et plus cinglante. J'ai rarement vu de gosse aussi mal dans sa peau de toute mon existence. Et je sais déjà une chose, à ton sujet, alors que je ne te connais que depuis cinq minutes. C'est que tu n'as aucun ami dans ce foutu monde. On doit se sentir seul pendant l'hiver, là-bas, à Phillips Exeter, non, Bernard ? Est-ce qu'ils te cherchent ? Je sais que tu es rejeté, mais est-ce qu'en plus tu leur sers de tête de Turc, Bernard ? Est-ce que ta vie là-bas ressemble à un cauchemar ? Est-ce qu'ils te molestent, Bernard ? Vois-tu, je connais bien les garçons et je sais comment ils traitent les inadaptés. Comment s'appelle ton copain, Bernard ? Dis-moi son nom."

Il se mit à pleurer, tenta de ravaler ses larmes, mais elles jaillirent de ses yeux comme le flot trop puissant par-dessus la digue.
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Roggy   06 juin 2018
Le Prince des Marées de Pat Conroy
Notre vie dans la maison au bord du fleuve avait été dangereuse et nocive, pourtant, nous nous accordions à lui trouver des aspects merveilleux. Elle avait en tout cas donné des enfants extraordinaires et vaguement étranges.
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