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Note moyenne 3.5 /5 (sur 546 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Courbevoie , le 11/12/1953
Biographie :

Patrick Pécherot est un journaliste et un écrivain français.

Il a exercé plusieurs métiers dans le secteur de la protection sociale. Un temps proche des milieux libertaires et pacifistes, il s'engage syndicalement à la CFDT. Il fut rédacteur en chef de l'hebdomadaire Syndical Hebdo. Aujourd'hui, il anime le supplément fédéral de CFDT Magazine.

Son premier roman "Tiuraï" est publié à la Série Noire en 1996. "Les brouillards de la butte" (Grand prix de littérature policière en 2002), "Belleville Barcelone" (2003) et "Boulevard des Branques" (2005) forment une trilogie consacrée à Nestor dans le Paris de l'entre-deux-guerres, de 1926 à 1941. Il s'agit d'un hommage au personnage Nestor Burma de Léo Malet.

"Une plaie ouverte" obtient le Prix Transfuge du meilleur polar français.

En dehors du roman noir, Patrick Pécherot a écrit des romans de jeunesse ainsi que les scénarios de bande dessinée pour Jeff Pourquié.


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Rencontre avec Patrick Pécherot au Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale 2018 à Arras, le 1er mai. Dernier roman : Hével. La Série Noire/Gallimard Médiation : Tara Lennart Captation : Colères du Présent

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Citations et extraits (193) Voir plus Ajouter une citation
carre   06 décembre 2015
Boulevard des Branques de Patrick Pécherot
J'avais pu vérifier que si un kilo de plume vaut un kilo de plomb, la ferraille garde l'avantage sur ceux qu'elle est censée protéger.
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Guylaine   15 septembre 2013
Tranchecaille de Patrick Pécherot
J'ai plus mal.

J'ai perdu tant de sang.

Je suis vidé. Mon sac est léger.

J'ai plus mal et je fiche mon camp.

Dans les jardins d'mon père, les lilas sont fleuris...

Je rentre à la maison.

C'est moi, là.

Petit bonhomme qui part.

Loin... Loin...

Salut, les gars. Au revoir, à tertous !

Je mets les bouts.

Adieu les frangins.

Plus mal.

Plus de fusil.

Plus de sang.

C'est bien fini, et pour toujours, de cette guerre infâme.

Vous bilez pas. Laissez filer.

Je glisse entre vos doigts.

Je suis l'eau qui coule.

Doucement, doucement.

Vers la mer.

Doucement.

Je m'en retourne.

A la lumière...

...

...

...
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si-bemol   09 décembre 2018
La saga des brouillards - Trilogie parisienne de Patrick Pécherot
Les passeurs de livres sont irremplaçables. Sans eux combien d'auteurs, combien de héros de papier seraient tombés dans la fosse commune du temps que chantait Brassens ? Combien de pans de la mémoire auraient disparu à jamais ? Il faut dire, et redire ceux que l'on aime pour les garder vivants, les transmettre, les partager comme le pain et le vin.
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raynald66   01 août 2015
Les brouillards de la Butte de Patrick Pécherot
Quand chacun a eu trouvé sa place, les croque-morts ont descendu le cercueil et le prêtre y est allé de ses coups d'encensoir.

Ses simagrées achevées, il s'est éclipsé dans un frou-frou de bure, les enfants de Marie sur les talons comme des cannetons au cul de leur mère.

Un binoclard à bicorne lui a succédé pour le dernier éloge.

Quelques trémolos, des mouchoirs mouillés, et la famille s'est aligné pour les condoléances.

De loin, on aurait dit une rangée de salsifis
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Niratrem   07 janvier 2018
Belleville-Barcelone de Patrick Pécherot
Le sous-fifre de Caretta avait toujours l'allure sportive. Et l'air réjoui à l'idée de me le prouver. Il a fait rouler ses biscotos sous son costard. Le truc troublait sûrement les dactylos, moi, j'avais passé l'âge des émois. J'ai sorti mon pétard :

- Les abdos d'acier, ça stoppe le plomb ?
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mytivan   16 septembre 2019
Tranchecaille de Patrick Pécherot
Du sol labouré montent des pleurs, des appels et des sanglots. C'est le concert des moribonds. La fanfare désaccordée. Le requiem des qui veulent pas clamser. Avec les reprises en choeur et les râles en canon.
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Saiwhisper   14 septembre 2016
Tranchecaille de Patrick Pécherot
Dans le grand silence qu'est celui de l'aube, quand le canon a fermé sa gueule, les plaintes montaient de partout, comme si la terre geignait. Les infirmiers savaient plus où donner de la civière. Nous, on était moins pressés. Les mortibus ont pas le feu au derche. Dans ces moments-là, on ramasse ce qu'on peut, d'abord les moins amochés. Les morceaux, moi je les laisse. Chacun sa manière. J'en connais qui ramènent que les bouts, c'est moins lourd à charrier. Je discute pas, mais, un cadavre complet, ça fait mal au cœur de le laisser pourrir. Je voudrais pas qu'on abandonne ma carcasse toute seule. J'aurais l'impression de mourir deux fois. C'est idiot, non ? Et puis, sans être cul-bénit, on sait pas ce qu'il y a de l'autre côté. La résurrection de la chair et la vie éternelle, amen, tout ça vous trotte dans le ciboulot. On gamberge, on se dit qu'on a peut-être plus de chances de ressusciter entier... Dame, vous voyez un bras ou un tronc frapper chez saint Pierre ? Il serait bien emmerdé pour en faire quelque chose. Le paradis, c'est pas un magasin de pièces détachées.
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kuroineko   19 août 2018
Petit éloge des coins de rue de Patrick Pécherot
Abdallah rigole, il sourit encore en évoquant "la Mosquée des chrétiens", à Marseille. Notre-Dame-de-la-Garde, ils y sont allés, pour voir. Étonnés de pouvoir y entrer à l'heure de la messe, et contents.

- J'ai fait le signe de croix, en respect.

Il me montre, geste esquissé.

- Abdallah, on vous aura pris pour un orthodoxe, ils le font comme vous, de droite à gauche. Les catholiques se signent dans l'autre sens.

Je le fais à mon tour et nous voilà tout drôles, lui le musulman, moi l'agnostique.

Au coin des rues, Dieu a la douceur d'une datte et le parfum du thé.
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cicou45   31 octobre 2013
Dernier été de Patrick Pécherot
"Vous avez l'embarras du choix, la guerre offre tant de façons de mourir."
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urbanbike   01 mars 2008
Les brouillards de la Butte de Patrick Pécherot
Attelé à une charrette de livraison, un gaye mâchouillait son mors en attendant son cocher parti lever le coude. Au gré des fils électriques, des trams traversaient les avenues. Un receveur est descendu remettre la perche sur les câbles d'où elle avait sauté. Une moto au side-car plein de journaux nous a croisé en pétaradant. Au guidon, un gars à blouson de cuir et lunettes de soudeur avait l'air de vouloir tout bouffer sur sa route.

— On va rentrer, dit Lebœuf, le sac plus gonflé que celui du Père Noël.

— On a pas gagné un petit café ?

— Si. Au coin, on fait la pause.

La Civette levait son rideau de fer. Le patron tenait encore la manivelle à la main quand on a franchi le seuil. L'intérieur sentait la salle que l'on chauffe et le jus qui passe. Trois cantonniers qui nous avaient précédés se tapaient un calva. Lebœuf a commandé deux crèmes. J'ai épluché un œuf dur à la coquille rougie par l'oignon de la cuisson. Le taulier a servi nos cafés brûlants et le miroir du bar s'est couvert de buée. Chacune des bouchées, chaque gorgée bue me procuraient une sensation de plénitude. Lebœuf avalait son jus avec l'air de s'en foutre, mais je n'étais pas dupe. Je lui ai tapé sur l'épaule. Il n'a pas moufté. Je voyais qu'il m'observait dans la glace du comptoir. Sa canadienne raidie par le froid faisait comme une carapace. Il a posé sa tasse dans la soucoupe et il a dit :

— Va falloir y aller, môme.

Je savais qu'il était heureux.
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