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Note moyenne 3.89 /5 (sur 1549 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Marseille , le 19/12/1942
Mort(e) à : Paris , le 03/06/1995
Biographie :

Jean-Patrick Manchette est un écrivain français, auteur de romans noirs, critique littéraire et de cinéma, scénariste et dialoguiste de cinéma, et traducteur. Il est également connu pour ses opinions d'extrême gauche, proches de l'Internationale situationniste.

Il a écrit sous plusieurs pseudonymes notamment Pierre Duchesne, Général-Baron Staff, Shuto Headline, Zeus de Castro.

Passionné par le jazz (tendance free), le cinéma, le polar américain, il commence à écrire des scénarios, notamment pour Max Pecas ou la télévision.

Il entre en littérature avec "L'Affaire N'Gusto" (1969) et "Laissez bronzer les cadavres" (1971). En 1981, il publie "La Position du tireur couché", adapté une première fois au cinéma en 1982 sous le titre "Le Choc" avec Alain Delon, et en 2015 sous le titre de "The Gunman" avec Sean Penn et Javier Bardem.
Dans les années qui suivent, cependant qu'il est régulièrement identifié par la presse comme le père spirituel du courant néo-polar, Manchette ne publie plus de romans, mais il continue à écrire pour le cinéma ou la télévision, à traduire et à rédiger ses chroniques sur le roman policier.

Jean-Patrick Manchette a été le traducteur de Donald Westlake, a travaillé avec des auteurs de bandes dessinées (Jacques Tardi, entre autres, avec Griffu) ou pour le cinéma en participant à l'écriture de scénarios dans les années 80 : "Nada" (Claude Chabrol, 1973) adapté de son propre roman, "La Guerre des Polices" (1979), "Trois hommes à abattre" (Jacques Deray, 1980), "La Crime" (Philippe Labro, 1983).

Il décède en juin 1995 à Paris des suites d'un cancer, laissant derrière lui une dizaine de romans et une influence prépondérante sur l'avenir du polar français. Après son décès, sont parus son ultime roman inachevé, "La Princesse du sang" (1996), ainsi que des recueils de ses articles sur le roman policier ("Chroniques," 1996), de ses chroniques de cinéma ("Les Yeux de la Momie," 1997).

Il est le père de l'écrivain Doug Headline (Tristan Jean Manchette) (1962).
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"Il y a quelques années, « on » murmurait que Claude Mesplède pourrait bien recevoir la médaille des arts et des lettres. Et puisque qu’ « on » m'avait demandé mon avis sur la question avant d’entamer les démarches afférentes à ce genre de circonstances, j’avais indiqué que Claude ne voulait de médaille d’aucune sorte. Il avait déjà refusé celle du travail malgré ses 40 années de labeur à Air France ! Ce que Claude aurait aimé, c'est le prix Paul Féval de littérature populaire. Mais ce prix n'est attribué qu’à des auteurs qui écrivent des romans populaires. Lui, écrivait À PROPOS des romans populaires et donc, n’entrait pas dans cette catégorie. Aussi voir naître, grâce à Quais du Polar que je remercie très sincèrement, un prix portant le nom de Claude Mesplède qui récompensera au choix : essai, ouvrage historique, correspondance, document, enquête, traduction, édition originale d’œuvres complètes ou inédites, traductions nouvelles ou encore travaux académiques et universitaires… c’est énorme ! Et c’est finalement, en honorant sa mémoire, un joli retournement du sort. Claude aurait très fier qu’un prix porte son nom et sûrement un peu ébahi devant tant d’honneur. Et que celles ou ceux qui comptent écrire sur l’oeuvre de Paul Féval se mettent au travail très vite. On ne sait jamais..." - Ida Mesplède
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Citations et extraits (280) Voir plus Ajouter une citation
Jean-Patrick Manchette
Kittiwake   15 juillet 2015
Jean-Patrick Manchette
Je décrète que polar ne signifie aucunement roman policier. Polar signifie roman noir violent. Tandis que le roman policier à énigme de l'école anglaise voit le mal dans la nature humaine mauvaise, le polar voit le mal dans l'organisation sociale transitoire. Le polar cause d'un monde déséquilibré donc labile, appelé donc à tomber et à passer. Le polar est la littérature de la crise.

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jeranjou   06 novembre 2013
Le petit bleu de la côte Ouest de Jean-Patrick Manchette
- Ta mère est une conne.

- Ma mère est une conne, approuva Béa avec une équanimité désarmante.

Nous déjeunons chez elle et tu me feras le plaisir d’être rasé et poli. […]



- Un de ces jours, dit-il, je vais devenir subitement fou et tu ne t’en apercevras même pas.

- S’il y a une différence, je la verrai.

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jeranjou   11 juillet 2013
Le petit bleu de la côte Ouest de Jean-Patrick Manchette
Gerfaut se rangea sur l’accotement, entre deux arbres, à côté de la portière arrachée. […] Il arrêta le lecteur de cassette.



Peut-être allait-il découvrir des cadavres hideusement mutilés, une fillette aux nattes gluantes de sang, ou bien des blessés retenant leurs tripes à deux mains, on ne peut décemment faire ça en musique.







Ps : Quel humour noir décapant ! Mais, je vous rassure, le conducteur est encore en vie !

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carre   09 décembre 2012
Journal 1966-1974 de Jean-Patrick Manchette
La politique contemporaire présente plus que jamais l'apparence du désordre et de l'incohérence, parce qu'elle ne peut présenter que son apparence.
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jeranjou   05 août 2013
La position du tireur couché de Jean-Patrick Manchette
-Je te demande dix ans, a dit Martin. Ce sera peut-être moins si j’ai de la chance. Si je n’en n’ai pas, il me faudra dix ans, j’ai calculé.



Anne jure de l’attendre. Elle l’embrasse en pleurant. Elle a seize ans et demi, Martin en a dix-huit.

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Jean-Patrick Manchette
doublepage   29 janvier 2019
Jean-Patrick Manchette
Le Roman Noir est le roman de la crise. Pas étonnant qu'il reprenne du service ces derniers temps.
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andreas50   02 mai 2019
La position du tireur couché de Jean-Patrick Manchette
- Où sera la cible ?

- Ici. A Paris.

- Les quinze jours d'attente, dit Terrier, je veux les passer en Océanie.

- Mais pourquoi ? demanda Cox avec un étonnement sincère.

- Parce que je ne vois rien de mieux. Où est-ce que vous iriez, vous, à ma place?

- Je ne bougerais même pas.

- Ça ne m'étonne pas.

- Vous êtes stupide, Christian, dit Cox avec une espèce de colère. Vous êtes un crétin. Je ne bougerais pas d'ici ou de n'importe quel endroit qui soit mieux qu'un autre, sauf les pays communistes qui sont encore pires. Il n'y a aucun endoit qui soit bien, vous ne comprenez pas ça ? Ah non je ne bougerais même pas ! répéta-t-il avec force. Il n'y a nulle part où aller.
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Pavlik   20 avril 2016
Fatale de Jean-Patrick Manchette
Ce qui nous retient de nous abandonner à un vice, c'est que nous en avons plusieurs.
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andreas50   03 mai 2019
Laissez bronzer les cadavres ! de Jean-Patrick Manchette
Gros plissa les yeux. La vieille peau le regardait en souriant. Elle suivait le jeu de ses muscles. Lui, automatiquement, il la dévisageait d'un œil. Cinquante berges peut-être, mais de la classe. Gros n'avait jamais eu de chances avec les femmes. Il en avait épousé deux. Elles s'étaient révélées plus garces et plus coûteuses que des putains. À présent, il préférait ces dernières. On sait ce qu'on donne et on sait ce qu'on reçoit. Pas d'entourloupes.

Mais cette peintresse, c'était différent. Elle avait beaucoup de pognon. Si elle le regardait comme ça, c'était donc pour le frisson. Gros n'avait rien à craindre.

Elle était vieille, certes, au moins cinquante ans. Gros en avait plus de quarante, mais pour lui, une femme, ce n'est qu'une femme qu'entre treize et vingt-cinq ans ; après, ça devenait une rombière.

Pourtant cette peintresse n'était pas une rombière. Elle avait de la classe. Elle devait connaître des phrases affolantes de chic, et des positions pleines de vice. Gros se sentit excité.
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koalas   12 mars 2020
Chroniques de Jean-Patrick Manchette
Pourquoi des polars plutôt qu'autre chose ? Je n'avais pas une vieille culture polardeuse, mais il se trouve que j'avais une grand mère maternelle etonnante. Elle etait écossaise, avait été suffragette, s'etait couchée sur les voies de chemin de fer et tout ça, et elle avait fait partie de la première génération de filles admises dans les universités britanniques. Quand j'avais huit ou neuf ans, elle devait en avoir soixante-dix, elle avait des cheveux aile-de-corbeaux, un mètre quatre-vingts et s'habillait en rouge, ce qui semait la panique dans le petit village normand où elle résidait ; et elle lisait la Série Noire. Par elle je suis tombé sur Cheyney, Hadley Chase, et je me rappelle que j'ai été impressionné à l'époque, par Il gèle en enfer d'Helliott Chaze : la nana à poil qui se vautre dans les billets de banque après le braquage, c'est très frappant pour un môme pré pubertaire, c'est ma «scène primitive» de polardeux.
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