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Note moyenne 3.97 /5 (sur 48 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Maire adjoint d'Évry auprès de Manuel Valls puis conseiller municipal, ancien conseiller régional, Chevalier des Arts et des Lettres, Philippe Pascot a 25 ans de vie politique derrière lui et a fréquenté la plupart des élus politiques de premier plan.

Il milite pour une transparence totale de l'exercice politique et est engagé dans de nombreux combats de société (gaz de schiste, dons d'organes, création d'un orchestre philarmonique dans la banlieue de Kinshasa).

Il est l’auteur avec Graziella Riou Harchaoui de Délits D’élus, tome 1, 400 politiques aux prises avec la justice (Max Milo, 2014).

"Pilleurs d’État" (2015) recense tous les abus légaux dans lesquels se vautre sans vergogne la classe politique française : salaires exorbitants, exonération d'impôts, retraites douillettes, passe-droits et autres petits arrangements entre amis, le tout dans le cadre d'une loi faite sur mesure et qu'ils connaissent sur le bout des doigts.

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Source : FNAC
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Citations et extraits (47) Voir plus Ajouter une citation
Gribouille_idf   17 février 2016
Pilleurs d'État de Philippe Pascot
En politique, on abuse souvent du terme "servir". On dit "servir son pays", "servir la nation". Mais quelques-uns apprennent plutôt à "se servir" et la politique de la main tendue prônée par certains élus n'est souvent redirigée que vers leur poche.
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julienraynaud   21 mars 2017
Allez (presque tous) vous faire ... de Philippe Pascot
Les politiques se comportent en propriétaires, alors qu’ils ne sont que nos locataires.
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Davalian   06 avril 2016
Pilleurs d'État de Philippe Pascot
A croire que le manque de morale sans condamnation est plus répréhensible pour la classe politique que la condamnation elle-même pour des délits avérés.
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Mimimelie   18 septembre 2017
Pilleurs d'État de Philippe Pascot
…. le virus sympathique du départ, cette envie de transformer le monde, d’aider son prochain, se mue en maladie incurable de celui qui sait tout, dont la parole devient d’évangile, la volonté de puissance remplace celle de bien faire : le surhomme vient au monde. Celui qui, parce que le système le veut, perd toute spontanéité et se met à calculer ce que veut voir l’électeur et non ce qu’il faut faire en réalité pour l’intérêt général.

Car à ce stade de la carrière naissante de l’élu, celui-ci prend goût au pouvoir et à tout ce qu’il représente. Du jour au lendemain, son statut change, il cesse de faire partie du commun des mortels, il devient un personnage, un notable, quelqu’un de respectable et de respecté.

Je l’ai moi-même vécu après mon élection en tant que conseiller régional d’Île-de-France, puis de président de la commission de la formation professionnelle et de l’apprentissage de la Région Île-de- France. D’un coup d’un seul, je suis devenu quelqu’un d’autre. On aurait pu croire qu’une fée s’était penchée soudainement sur mon berceau d’élu et, d’un coup de baguette magique, m’avait rendu immédiatement beau et intelligent...

Le pouvoir que l’on vous octroie procure les avantages qui en sont l’accessoire (téléphone, Internet, frais de représentation, invitations diverses et variées...), eux-mêmes doublés d’un soupçon de privilèges et d’un zeste de passe-droits qui font que très vite, de tout là-haut sur le petit nuage, les vraies gens deviennent tout petits, voire insignifiants. Vous venez de toucher le gros lot et plus rien ne compte vraiment que la contemplation de ce que vous êtes devenu.

Une fois bien installé, l’élu, prenant goût à la fonction, commence à réfléchir et se demande comment faire pour que de locataire de son mandat, il en devienne propriétaire. Sans s’en rendre compte ou par calcul (pour toujours davantage d’élus), l’élu fait ce qu’on appelle « un plan de carrière ». Il commence alors à cumuler : un mandat pour la soif, un autre au cas où, une vice-présidence par-ci, un petit mandat local comme base de repli par-là, un territoire à garder pour avoir sa base arrière...

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Tatooa   08 février 2017
Pilleurs d'État de Philippe Pascot
J'ai encore le souvenir des quelques fois où il m'a collé contre le mur à la sortie d'une séance de conseil municipal au cours de laquelle je l'avais fortement titillé. Les habitants nous appelaient "Don Camillo" (pour moi) et "Peppone" (pour Henri Marcille, maire de Bondoufle). C'était un homme politique qui, contrairement et inversement à ceux d'aujourd'hui, n'avait pas beaucoup de diplômes mais beaucoup de bon sens.
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Davalian   06 avril 2016
Pilleurs d'État de Philippe Pascot
Pourquoi faut-il avoir un casier judiciaire vierge pour entrer dans certaines professions et que ce n'est pas le cas pour être élu ?
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GeorgesSmiley   02 mars 2020
Mensonges d'Etat de Philippe Pascot
Nous préférons ne pas aller voter, prétextant que cela ne sert à rien. Et c'est exactement ce qu'ils veulent. Continuer à être élus par effraction, comme dirait un président.

Et vous savez comme moi, qu'une fois les voleurs à l'intérieur, ils font ce qu'ils veulent.

J'ai envie que nous ayons l'envie de ne plus les laisser entrer.

En tout cas, continuons à nous battre, car si nous ne gagnons pas aujourd'hui le combat pour garder la démocratie qu'on est en train de nous voler, il y a des lendemains qui vont pleurer.
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Gribouille_idf   17 février 2016
Pilleurs d'État de Philippe Pascot
Ce sont donc les petits maires et conseillers municipaux qui sont la grande base de la pyramide des élus de la République. Ces hommes et ces femmes ne font pas partie des élus qui abusent mais plutôt de ceux dont on abuse tant leur abnégation est grande et peu récompensée. Ils ont souvent un travail à côté (bien obligé!) et passent la quasi-majorité de leur temps libre à gérer leur commune du mieux qu'ils peuvent.
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Aelle   28 octobre 2016
Pilleurs d'État de Philippe Pascot
Quelques temps auparavant, un texte de loi avait bien été déposé, qui spécifiait qu’un élu qui tricherait sur son patrimoine pourrait être condamné à une lourde amende, une inéligibilité éventuelle et de la prison ferme. Une petite avancée pour moraliser la vie politique puisque jusque-là il y avait peu ou pas de sanctions. C’était dans compter sur deux ténors de la politique, les députés Jean-François Copé et Christian Jacob qui déposeront un amendement visant à s’opposer à la création d’une incrimination pénale spécifique pour les députés faisant de fausses déclarations de patrimoine, une mesure pourtant consensuelle à droite comme à gauche. Après une levée de boucliers, y compris dans leur camp, ils ont retiré leur amendement, mais ont réussi à faire ôter la peine de prison prévue initialement dans le texte.

ce qui fait qu’un parlementaire qui aurait omis « sciemment » de déclarer son patrimoine, ou en aurait fourni une évaluation « mensongère », pourra juste être puni de 30 000 euros d’amende et, sans doute jamais, à une peine complémentaire d’inéligibilité que les juges ont toujours du mal à prononcer, estimant, à tort que c’est à l’électeur de sanctionner l’élu sur ce sujet.

Résultat : un voleur de mobylette risque deux ans de prison et une amende, un élu fraudeur juste une petite amende. Ce n’est pas la menace de cette chiquenaude qui empêchera le parlementaire de frauder !

Les Cahuzac et Cie ont encore des beaux jours devant eux.

Page 262
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Tatooa   08 février 2017
Pilleurs d'État de Philippe Pascot
Tous les élus ne sont pas des magouilleurs. C’est même une minorité d’entre eux qui sont la honte du monde politique mais force est de constater que ceux-ci bénéficient d’une bienveillance silencieux et/ou d’une mansuétude complice de la part de la majorité de leurs collègues. Sinon, comment comprendre qu’à chaque fois qu’un parlementaire propose un amendement, une proposition de loi, une modification qui va dans le sens d’une moralisation de la vie politique française, tous sont invariablement rejetés ou renvoyés aux calendes grecques.
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