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Note moyenne 3.75 /5 (sur 567 notes)

Nationalité : France
Né(e) le : 25/05/1984
Biographie :

Laurent Obertone (un pseudonyme) est un journaliste d'investigation et essayiste.

Il est diplômé d'histoire et d'anthropologie, puis de l'École supérieure de journalisme de Lille dans la filière presse hebdomadaire régionale.

Durant plusieurs années, il est journaliste spécialisé dans les faits divers pour un hebdomadaire régional d'informations généralistes, avant de démissionner pour rédiger son premier livre, "La France Orange mécanique" (2013), qui cherche à montrer que la société française évolue vers un climat de violence accrue.

Son travail est centré sur la criminologie, les médias et le multiculturalisme. À partir de 2010, il signe des articles sur le webmagazine "Ring". Son deuxième livre, intitulé "Utøya" (2013) est consacré à Anders Behring Breivik, terroriste norvégien d'extrême droite.

Après "La France Big Brother" (2015), qui tourne autour du "conditionnement" des masses par le système, "Guérilla" (2016), un roman d'anticipation, ou encore "Le Diable du ciel" (2017), un roman choc sur le crash de la Germanwings, il publie "La France Interdite" (2018), qui traite au scalpel la question de l’immigration en France.

Multiple best-seller à 33 ans, Laurent Obertone est traduit en plusieurs langues et adapté au théâtre.

Cette biographie ne saurait être complète sans mentionner la polémique entre Obertone et Mediapart quant à son passé de bloggeur identitaire auteur en 2011 d’un manifeste raciste, Le Manifeste nauséabond.
La polémique et le renoncement de Obertone pour le procès qu’il voulait intenter a Mediapart sont documentés sur les sites https://fr.wikipedia.org/wiki/Laurent_Obertone et https://blogs.mediapart.fr/la-redaction-de-mediapart/blog/020915/laurent-obertone-se-desiste-de-son-proces-contre-mediapart.


son site : https://laurentobertone.wordpress.com/
page Facebook : https://www.facebook.com/obertone.laurent/
Twitter : https://twitter.com/laurentobertone?lang=fr

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Entretien de Laurent Obertone avec Babelio : Utøya


Pourquoi avoir choisi de vous mettre dans la peau d`Anders Breivik pour faire le récit de ses meurtres ?

Cela permet d`immerger le lecteur dans la réalité de Breivik, ainsi de mesurer le gouffre qui le sépare de ses victimes. Ce qui m`intéresse est de comprendre comment un tel acte est possible. La réponse était dans la tête de Breivik, nulle part ailleurs.


Vous déclarez que vous restez au plus proche de la réalité et des faits. Ce choix de la première personne ne vous oblige-t-il pas, paradoxalement, à prêter des mots et des intentions à Breivik ?

Non, car Breivik a détaillé à de nombreuses reprises son état d`esprit, lors de ses interrogatoires en particulier. Du reste, quand on s`est imprégné du climat intellectuel de Breivik, on comprend son personnage, on peut rapidement déceler ses éventuels mensonges, son rôle, ses motivations réelles.


Dans votre avertissement, vous rendez compte de l`importante documentation utilisée pour écrire ce livre. Est-elle suffisante pour entrer dans sa peau ?
Pensez-vous avoir réussi à comprendre Anders Breivik ?

En s`immergeant dans son univers, on peut suivre Breivik jusqu`à ce qu`il presse la détente... Dès qu`il bascule du côté des tueurs, il devient difficile d`imaginer son état d`esprit. Comme je l`expose dans Utøya, je pense avoir compris sa motivation essentielle, occultée jusqu`ici par les experts.


Le massacre d`Utøya a eu lieu il y a à peu près deux ans. N`avez-vous pas eu peur de manquer de recul pour parler de ces événements ?

Deux ans est un délai suffisant pour rattraper notre retard sur Breivik, pour comprendre et restituer très exactement ce qui s`est passé, à Oslo, sur Utøya, dans sa tête, pendant les neuf années de sa préparation.


En fin de récit, vous exprimez ses doutes. Pensez-vous que cela corresponde à son état actuel de pensée ?

C`est Breivik qui parle. Peut-être est-il encore en train de se jouer de nous... Peut-être est-il rattrapé par le poids de son acte. Peut-être que sa cage dorée n`est pas si facile à vivre que cela. le problème est qu`il a encore accès au monde extérieur. Il peut écrire des courriers, il va publier des livres... Grâce au système carcéral norvégien, sa partie n`est pas totalement finie.


Avez-vous été surpris par certaines choses concernant Breivik au cours de votre enquête ?

Pas vraiment. Sinon quelques détails : le temps qu`il prend pour connaître dans les moindres détails les propriétés de quantité de produits chimiques... et le fait qu`il est convaincu jusque sur Utøya que le gasoil est inflammable.


Que pensez-vous, que retenez-vous des différentes critiques faites par la presse et les lecteurs depuis la sortie du livre ?

D`un côté comme de l`autre, les critiques sont excellentes. Un projet littéraire est quelque chose d`éminemment âpre et solitaire, il est plaisant d`enfin pouvoir le partager avec des gens qui le comprennent.


Laurent Obertone et ses lectures


Quel est le livre qui vous a donné envie d`écrire ?

Si on excepte les contes de Perrault, les bandes dessinées et ce qu`on lit aux enfants, je crois que ma première lecture marquante fut Les Dix petits nègres, d`Agatha Christie. Mais l`envie d`écrire était là dès mes premières rédactions scolaires.


Quel est l`auteur qui vous a donné envie d`arrêter d`écrire (par ses qualités exceptionnelles...) ?

Aucun. Mais le degré de perfection atteint par un La Fontaine ou un Baudelaire est éblouissant. Quelques autres peuvent rivaliser, mais plus rarement. L`auteur qui me semble le plus inaccessible est peut-être Henri Poincaré, mais ça vaut en partie pour les thèmes scientifiques qu`il abordait, maîtrisés de lui seul, retranscrits dans une langue à la pureté toute mathématique.


Quelle est votre première grande découverte littéraire ?

Il me semble que c`est La Fontaine. Bien au-delà du bestiaire et des morales, de ses vers émanaient une force mystérieuse, qui m`a frappé au-delà de l`écriture. Je me suis renseigné depuis : on appelle ça le style. En la matière je n`ai jamais trouvé de maître à La Fontaine.


Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?

Les miens, pour les corrections. Pour le reste, je pense à La science et l`hypothèse, de Poincaré. En général je ne lis les livres qu`une ou deux fois. Au collège, j`ai lu et relu beaucoup de Stephen King (les premiers) et de Michael Crichton (Le monde perdu).


Quel est le livre que vous avez honte de ne pas avoir lu ?

Ceux qu`on m`a offerts.


Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?

Je conseille toujours Richard Dawkins et Konrad Lorenz. Plus largement, je suggère aux gens de lire les livres qu`ils prétendent avoir lu. Ils seraient surpris.


Quel est le classique de la littérature dont vous trouvez la réputation surfaite ?

Je n`ai pas d`exemple en particulier, mais je trouve que les textes philosophiques connus sont souvent décevants. le refus de la nature humaine et la croyance en un idéal collectif en sont les raisons majeures.


Avez-vous une citation fétiche issue de la littérature ?

J`en ai des centaines. La première qui me vient à l`esprit est de La Fontaine : « Un sot plein de savoir est plus sot qu`un autre homme ».


Et en ce moment que lisez-vous ?

La logique de Port-Royal, De l’intelligence 1 & 2 d’Hippolyte Taine, L`intégrale d`Achille Talon.


Découvrez Utøya de Laurent Obertone aux éditions Ring :

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Laurent Obertone : " La crise du coronavirus démontre une faillite totale de l'Etat"
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Citations et extraits (152) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-B   16 janvier 2016
La France Big Brother de Laurent Obertone
Je m'appelle… peu importe mon nom, pour vous ce sera… Smith.

J'ai su très tôt qu'un jour j'atteindrais le sommet de cette belle et grande pyramide qu'est le Parti.

J'ai toujours voulu en être, entrer dans le saint des saints.

Au début, sans savoir, par " idéalisme ". Puis mes raisons se sont clarifiées d'elles-mêmes : servir pour se servir, et être servi. Voilà tout ce que je voulais.

Aujourd'hui, je suis un membre éminent du Parti intérieur et de la Police de la Pensée. Grâce à ce poste, j'ai tout ce que je veux.

Je n'ai aucun problème avec les rapports de force, la manipulation et les coups bas. C'est l'effort de guerre qui permet à Big Brother d'être ce qu'il est, et c'est ainsi que je peux en tirer pleinement profit. Échange de bons procédés.

Je ne suis pas le seul à agir de la sorte. Nous sommes légion.



Chapitre 2 : Le monde perdu.
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Adan   01 juin 2020
Guerilla, tome 2 : Le temps des barbares de Laurent Obertone
Pour lui ce pays maudit marchait depuis bien trop longtemps sans son âme, sans seulement savoir où, sans comprendre son agonie. Et chaque année qui passait semblait l'enfoncer dans une mort plus complète et aboutie encore. Lui ne s'était jamais senti capable de se battre. N'était-il pas prêt à se laisser torcher pour continuer à faire semblant de vivre ? Il pensait que le rêve d'esclave serait le dernier et le plus fort de tous les rêves. C'était aussi le sien et il n'avait jamais eu le courage d'y renoncer. « Je ne suis que l'art d'évoquer les idées malheureuses », avait-il dit à ce fou qui lui demandait des solutions. Sa lucidité était un fardeau et son monde bien plus noir que l'incertitude. Il passait son temps à s'informer, c'est-à-dire à se faire peur, se faire mal, entretenir méthodiquement sa haine, en contaminer son entourage. Être l'effroi du réveil, venant juste après le rêve. La clé du placard où Barbe Bleue enfermait les cadavres de ses femmes. Il aurait voulu en enfant, d'abord pour lui inculquer un peu de ce mal, et laisser de l'autre côté de sa tombe comme un bagage suspect, un colis piégé, un dernier éclat d'Homme.
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Amnezik666   30 mars 2013
La France orange mécanique de Laurent Obertone
Dans notre pays s’est déroulée une véritable révolution culturelle. On ne se sent intellectuellement supérieur que lorsque l’on prend position pour le criminel et qu’on s’efforce d’en minimiser la responsabilité. Faute de quoi on fait partie des bourgeois, des beaufs, de ceux qui stigmatisent, qui amalgament, qui raisonnent simpliste et qui votent sans doute populiste.
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Adan   01 juin 2020
Guerilla, tome 2 : Le temps des barbares de Laurent Obertone
« Il y a un truc qui m'intrique chez toi, reprit le retraité. Tu n'as pas peur de ce qui se passe ? C'est comme si tu n'avais pas l'air concerné. Comme si tu connaissais déjà la fin de l'histoire. »

Pol Pot aiguisa son plus beau sourire.

« Je suis que pour vous, les Blancs, notre sagesse ressemble à de la folie. »

Le regard du colonel l'encourageait à développer. L'encens lui piquait les yeux et les flammes ronflaient dans la vieille cuisinière. Il était un peu plus de minuit.

« Pourquoi devrais-je avoir peur ? Je n'ai pas d'enfant et je n'ai pas besoin de vivre parce que les miens ont fait mille millions d'enfants. Personne ne peut rien contre cette quantité. Je ne suis qu'une brique dans un mur, une maille de tapisserie, et moi mort mes descendant seront encore là. C'est pour ça que je n'ai pas peur. Vous, les Blancs, devriez avoir peur. Mais vous êtes fous, alors… Vous êtes vieux et ne faites plus d'enfants. »

[…]

« Vous croyez que cette arme qui vous aide à mieux dormir va vous sauver, mais moi je ne le crois pas. Si les vôtres ne sont plus là, vous ne serez pas sauvés. Une république n'a d'avenir que les enfants de ses femmes. Vous les Blancs tirez votre gloire de vos idées. Vous en oubliez de vivre, et vos idées vont vous tuer. Et vous brûlez ceux qui vous en avertissent. Le mélange dont l'idée vous rend si fiers empoisonne votre peuple, et va vous anéantir. Vous allez disparaître, vous dissoudre dans ce que vous êtes, dans ces autres que vous croyez sauver… Votre race est orgueil, elle porte sa mort. Dans ses entrailles technologiques, dans le gouvernail de ses idées. Elle est ce navire titanesques qui qui défie nature et dieux, puis sombre et se perd à jamais. »

[…]

« Je crois que l'Occident hurle et s'agite vainement, comme un nourrisson abandonné sur le rivage avant la marée. Et nous dans mille ans serons toujours là. Nous aurons vu comme le sage les cadavres de nos ennemis passer. Tôt ou tard, tout se dissoudra dans notre nombre et notre unité. Alors peut-être que demain vos soldats viendront encore vous sauver, que vos médecins et vos marchands adouciront la fin de votre vie. Mais au fond, je crois que votre race est finie. Déprimée par sa frénésie, étouffée par sa supériorité. Vous n'avez plus les armes pour cette vie, et peu à peu vous y renoncerez. »
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Maks   31 octobre 2016
Guerilla de Laurent Obertone
Rester ici, c'était se résigner à une espérance de vie digne d'une bande d'arrêt d'urgence.

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Mimimelie   24 avril 2015
La France Big Brother de Laurent Obertone
La fierté est un risque que presque plus personne n'ose prendre.

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kuroineko   12 février 2019
Guerilla de Laurent Obertone
Les grands sages sont d'abord d'excellents observateurs.
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rescator   13 avril 2013
La France orange mécanique de Laurent Obertone
« ces journalistes font parler des experts, des savants, des chercheurs, des professeurs, pour dire la même chose qu’eux. Avachi devant de telles autorités morales, le citoyen se sent bien petit. Il se dit alors que tout ça est forcément vrai, qu’il faut penser comme le disent tous ces gens qui savent. C’est tellement commode et confortable de s’en remettre aux éditoriaux, aux experts, aux associations, quand de paisibles citoyens sont massacrés pour un regard. C’est tellement plus simple de feindre de croire que tout ça est uniquement la très grande faute des discours « clivants » de tel ministre de l’Intérieur, de telle candidate ou de tel député, aux fameux propos qui « montent les Français les uns contre les autres ». Tant que l’insécurité ne frappe à notre porte, on peut toujours se dire que c’est social, que c’est la crise, que c’est la police, que c’est l’exclusion, que ce n’est pas si grave. »



Extrait de: Laurent, OBERTONE. « La France orange mécanique. »
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bgn   17 février 2014
La France orange mécanique de Laurent Obertone
Toute recherche de pouvoir qui ne ferait pas allégeance à la morale est donc assimilable au mal absolu. Mieux : la morale en soi est une activité de substitution. Combien de personnes ne doivent leur statut qu’à leur morale égalitaire ? Combien d’associatifs, de militants, de journalistes ?

La compétition morale est la seule quête de pouvoir autorisée. Avoir du pouvoir, c’est avoir une bonne morale, BHL a davantage de pouvoir qu’un ministre de l’Intérieur. Si vous ne faites pas allégeance à la morale dominante, vous êtes exclu du groupe et mis à l’écart de toute compétition statutaire. Cette sélection sociale a remplacé la sélection naturelle.

Il vaut mieux posséder une bonne morale que n’importe quoi d’autre. Depuis la guerre, toute autre forme de compétition est rejetée. Nous devons être humanistes, pacifistes.
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alberthenri   22 janvier 2017
Utøya de Laurent Obertone
On voit que ces policiers-là sont des vrais. Même s'ils ont mis plus d'une heure pour m'arrêter...

Pas l'habitude d'un véritable adversaire : ils doivent intervenir une fois l'an chez de vieux timbrés qui tirent sur leur voisin.
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