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Note moyenne 4.11 /5 (sur 9 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Ris-Orangis , 1969
Biographie :

Pierre Ménard, de son vrai nom Philippe Diaz, est un écrivain français.

Bibliothécaire à L'Astrolabe de Melun, il anime régulièrement des ateliers d'écriture et de création multimédia. Présent au travers d'interventions en revues, ainsi que sur supports sonores et sur internet. Il participe au comité d’orientation et publication de Publie.net et y anime la revue de création Internet : "D'ici là".

Il est également maître de conférences à Sciences Po Paris et depuis 2010, il intervient en atelier d'écriture à Sciences Po, dans le cadre des ateliers artistiques du premier cycle.

Il a publié "Le spectre des armatures" (2007) aux éditions Le Quartanier, "En avant marge" et "En un jour" sur Publie.net, "Quand tu t'endors" (2008) (album illustré par Mini labo), aux éditions Actes Sud Junior, ainsi que deux ouvrages collectifs : "Il me sera difficile de venir te voir" : Correspondances littéraires sur les conséquences de la politique de l'immigration en France, publié par les éditions Vents d'ailleurs, et "Écrivains en série" : un guide des séries (1948-2008), publié chez Léo Scheer, dans la collection Laureli, en 2009.

Actif sur le web depuis 2005 avec "Marelle" (revue littéraire) et les podcasts Page 48 (Lectures versatiles) et Radio Marelle (La poésie sur écoute), il crée le site Liminaire en 2009, qui devient son principal lieu de création.

Pierre Ménard vit à Paris.

son site : http://www.liminaire.fr/

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Source : /www.liminaire.fr
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Bibliographie de Pierre Ménard   (9)Voir plus

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E.Couly reçoit Pierre Ménard d'après sa biographie, "Les infréquentables frères Goncourt" Ed. Tallandier dans l'atelier du peintre d'intérieur Laurent de Commines. Edmond et Jules de Goncourt sont comme écrasés par leur nom. Si nul n'ignore le prix qu'ils ont fondé, l'oubli a frappé la vie et l'oeuvre de ces deux frères qui se sont attaqués pendant près d'un demi-siècle à tous les genres littéraires, et plus encore au genre humain. Suivre les Goncourt, c'est courtiser la princesse Mathilde, dîner avec Zola, survivre à la Commune, passer des salons des Rothschild aux soupentes sordides et recevoir toute l'avant-garde artistique dans leur Grenier de la Villa Montmorency. Pamphlétaires incisifs, romanciers fondateurs du naturalisme, dramaturges à scandale, collectionneurs impénitents , ces langues de vipère ont légué à la postérité un cadeau empoisonné : un Journal secret qui fait d'eux les meilleurs chroniqueurs du XIXe siècle. Seule la méchanceté est gratuite , aussi les deux écrivains la dépensent-ils sans compter. Chaque page laisse éclater leur détestation des femmes, des parvenus, des Juifs, des artistes et de leurs familiers. On découvre Baudelaire ouvrant sa porte pour offrir aux voisins le spectacle du génie au travail, Flaubert invitant ses amis à déguster des « cervelles de bourgeois », les demi-mondaines étalant un luxe tapageur ou Napoléon III entouré d'une cour servile qui met en bouteilles l'eau de son bain… Réactionnaires ne jurant que par la révolution en art, aristocrates se piquant de faire entrer le bas peuple dans la littérature, les Goncourt offrent un regard aiguisé sur un monde en plein bouleversement, où, de guerres en révolutions, le paysan fait place à l'ouvrier, la bougie à l'ampoule et le cheval à l'automobile.

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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
Aunryz   30 novembre 2020
Deux temps, trois mouvements de Pierre Ménard
Lui ne sent rien, il n’est rien, rien, rien. Il est comme vos espoirs : rien. Comme vos paradis : rien. Comme vos idoles : rien. Comme vos héros : rien. Comme vos artistes : rien. Comme vos religions : rien... Le bonheur à la coque, l’échelle de son influence qui fait l’amour sur mesure. L’ironie de l’auteur, mais plus encore son sens du jeu, du retournement de la formule et des mots. On se tourne pour regarder autre chose, et ce qu’on a devant soi s’est soudain évanoui. Constellation toujours mouvante, toujours insaisissable. Mépris rageur pour les valeurs en place. Absurde, irrationnel, perpétuelle critique d’une société qui étouffe dans ses principes, et violence des rapports sociaux. La machine est désossée pour créer une oeuvre d’art, son utilité réduite à néant par la création de machines stériles. Peut-on faire des œuvres qui ne soient pas des œuvres d’art ?
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brigetoun   04 mai 2010
En avant marge de Pierre Ménard
Moins que zéro

Je descends, je crois. Tout le monde dort. Rien ne bouge. Prends une orange. Je mange l'orange, je n'ai pas le temps. Retrouver mon père à cet instant précis, lui aussi coincé. Je détourne les yeux, ça ne marche pas. Je regarde les gens, démarre lentement.
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brigittelascombe   16 avril 2012
Quand tu t'endors... : Coffret naissance de Pierre Ménard
Quand tu vois le vol d'un papillon bleu,

le linge blanc étendu dans le jardin,

les nuages roses,

tu sais que chaque jour

c'est une nouvelle histoire

sur une page blanche.
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brigetoun   04 mai 2010
En avant marge de Pierre Ménard
Dans le vent

La poussière dans le vent, ce sont les envies, un goût vraiment délicieux. Les doigts dans la bouche. Les meilleurs morceaux. Une mince armature osseuse faite d'os écrasés. Si on ne flanche pas, du côté de la tête, une assez vive douleur. Notre peau sèche et salée.
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Aunryz   08 février 2015
Laisse venir de Pierre Ménard
Il y a ce que je photographie et ce que j'écris. J'essaye d'écrire à la vitesse des images.
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Pierre Ménard
GODINHO   14 mai 2020
Pierre Ménard
« Nous sommes tellement jumeaux, en tout et par tous les bouts, avancent-ils, que nous avons jusqu’aux mêmes envies de femme grosse : il nous est venu, ce soir, l’idée en même temps à tous de pisser sur un certain chou d’un jardin «
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brigetoun   22 juillet 2010
Deux temps, trois mouvements de Pierre Ménard
Remonter le quai à contresens. J’ai toujours avancé comme ça, ça a toujours été moi, rien que moi qui avançait comme ça. Contredanse. Lumières comme n’en dispensent que les quais de gare à peine surgis de l’aube. A contrario. Je m’en contrefiche. Je danse contre. A leur rencontre. Ils avancent toujours, ils ont toujours un truc à avancer et moi j’ai un train de retard, j’avance avec mon train de retard, je le regarde, ils me regardent, on se regarde, on voit le train partir, tout le monde s’est avancé vers moi, je ne suis pas le train, je ne suis rien, j’avance, j’avance avec mon train de retard.
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brigetoun   04 mai 2010
En avant marge de Pierre Ménard
Ailleurs

Pénombre d'inquiétude, tambour, la poudre avec la nuit qui tombe. Le soir, chaque soir inquiète à la gorge, fatigue. L'accabler un instant, son oeil. On ne peut la regarder sans être touché par-là.
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brigetoun   18 juillet 2010
Deux temps, trois mouvements de Pierre Ménard
on se met à comprendre l’objet du livre qu’on tient dans ses mains, qu’on observe un peu médusé, encore un, son odeur, son poids, le grain de son papier, sa blancheur, un de plus. L’effet fantôme. Le titre décidément, cette trouvaille qu’on envie. Lire, c’est encore trop tôt, dans l’excès de lumière. Et c’est la certitude fugace d’un bonheur à venir. Faut-il attendre ? Comment faire ? Nos occupations quotidiennes viennent heureusement nous éloigner de cette ambivalente question, mystérieux reflet de lumière inondé de lumière une vibration une lumière
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brigetoun   06 août 2010
Deux temps, trois mouvements de Pierre Ménard
Je l’ouvre en marchant sous le soleil, le vent frissonne dans les feuilles des arbres de la Place de la République, fébrile en même temps. Un sentiment de proximité avec l’auteur, en dehors même de ses écrits que je connais assez mal. Confirmation. Ce que j’attendais. « La fiction, en tuant la réalité, crée une fiction à partir de la réalité qu’elle a tuée. »
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