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Note moyenne 3.7 /5 (sur 1993 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Saint-Germain-en-Laye , le 25/05/1964
Biographie :

Philippe Jaenada est un écrivain français.

Il a grandi à Saint-Germain-en-Laye, puis est arrivé à Paris au milieu des années 1980 où il enchaîne les petits boulots pendant plusieurs années.

Sa première nouvelle est publiée en 1990 dans "L'Autre Journal". Son premier roman, "Le Chameau sauvage" (1997), obtient le Prix de Flore 1997, le Prix Alexandre Vialatte et a été adapté au cinéma par Luc Pagès sous le titre "A+ Pollux", en 2002.

Les sept premiers romans de Philippe Jaenada sont d'inspiration autobiographique. Dans un style souvent humoristique, Philippe Jaenada se raconte dans ses sept premiers romans largement inspirés par sa propre vie. Il y raconte les péripéties d'un parisien toujours muni de son sac matelot et habitué des bars de quartier « dans un déluge de phrases, de parenthèses, de digressions, avec un esprit d'une vivacité peu commune qui ne cesse de jouer à saute-mouton.
Il se tourne vers le fait divers dans ses ouvrages suivants: "Sulak" (2013), Prix d'une vie 2013 et le Grand Prix des Lycéennes de Elle 2014, et "La Petite femelle" (Pauline Dubuisson) (2015), tout en conservant son style caractéristique.

Outre ses livres, il écrit pour le magazine "Voici".

Philippe Jaenada a obtenu le Prix Fémina 2017 pour "La serpe". Dans ce livre, l’auteur rouvre l’enquête sur Henri Girard qui fut jugé pour un triple meurtre commis en 1941, puis acquitté avant d’écrire, sous le pseudonyme de Georges Arnaud, des romans dont "Le Salaire de la peur".

son site : http://www.jaenada.com/index.html
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Source : www.jaenada.com
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Masterclass avec Philippe Jaenada « Entre fait divers et enquête romanesque » Après sept romans tirés de sa propre existence, Philippe Jaenada reçoit le prix Femina pour La Serpe (Julliard) en 2017. Pour la troisième fois, Il s'empare d'un fait divers (triple meurtre impliquant Henri Girard en 1941), enfile le vêtement de détective et part à la conquête « des petites choses qui dérapent, des détails qui interpellent ». Il entraîne le lecteur vers des zones laissées dans l'ombre, manie l'art de la digression et de la parenthèse avec beaucoup d'humour. « Je ne vais pas entrer dans les détails, sinon, je suis foutu » nous dit-il dans son roman de 640 pages. Masterclass organisée par Aleph-Écriture le samedi 30 mars 2019.
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Citations et extraits (298) Voir plus Ajouter une citation
ninosairosse   17 février 2018
Sulak de Philippe Jaenada
Les trois garçons sont livrés à eux-mêmes du jour au lendemain. L'une de leurs tantes devient leur tuteur officiel, mais elle n'a pas plus d'influence sur eux qu'une libellule sur trois rhinocéros. Drago part de travers, hors de lui, il glisse vers les petites magouilles et les vols à l'étalage, il n'écoute plus personne, il hait son père et ne pense qu'à venger sa mère [...].

p59

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ninosairosse   22 février 2018
Sulak de Philippe Jaenada
Ce n'est pas son truc, le rôle de second, à Moréas. Pas par orgueil, ni par soif de pouvoir, simplement parce qu'il aime travailler et mener ses enquêtes à sa façon, en suivant son instinct et ses méthodes, sans devoir se plier, en pestant parfois, aux théories plus ou moins pertinentes de quelqu'un d'autre. Ça le contrarie, ça le frustre, et il a beau se dire que la notion de hierarchie est tout de même pas mal inhérente à la police, il n'arrive pas à se faire une raison, c'est contre sa nature. Quand on a le nez de travers, comme il dit ( et il sait de quoi il parle), on peut pencher la tête pour faire croire qu'il est droit, mais on en a vite marre.

p225
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ninosairosse   01 mars 2018
Sulak de Philippe Jaenada
Le temps d'un battement de cœur, de cils, de vie, de mort, tout s'arrête, tout continue, encore, il veut écrire, retenir cette encre qui fuit....Pourquoi ? Il sait, lui, Bic encre perdue, stylo jeté, effacé, oublié, pourtant jusqu'à l'ultime goutte il écrira, te dira, vivra pour moi - que ne suis-je stylo ! - dans un dernier sursaut, dernière transfusion, vivre ou mourir ensemble.

p478
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ninosairosse   19 février 2018
Sulak de Philippe Jaenada
Elle marchait à sa gauche (en général, un quart d'heure en terrasse n'importe où suffit à s'en rendre compte, les femmes marchent à la droite des hommes - sans doute un automatisme ancestral qui date de la vie en forêt ou, au moins, de l'époque des sentiers infestés de brigands : la femme se place près du bras droit, celui qui peut protéger), car c'était le seul moyen pour elle de pouvoir espérer frôler sa main par inadvertance.

p29
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carre   24 août 2014
Sulak de Philippe Jaenada
Le plus difficile n'est pas de partir. Ce n'est rien, de partir, il suffit de mettre un pied devant l'autre. Le plus difficile, se dit-il, c'est de ne pas savoir quand on pourra revenir.
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Kittiwake   26 juillet 2016
La petite femelle de Philippe Jaenada
J'ai donc tapé saucisse dans la zone de recherche du dossier qui contient tous mes livres dans mon ordinateur. Mes yeux se sont écarquillés comme des soucoupes volantes [...] je n'ai pas publié un seul roman qui ne contienne pas le mot saucisse...
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michfred   08 janvier 2018
La petite femelle de Philippe Jaenada
Elle sait que ce n'est pas elle qu'on juge, mais une Pauline qu'on a fabriquée et qui se substitue à elle sous ses yeux, sans qu'elle puisse intervenir: pour tout le monde, c'est la vraie Pauline.
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Piatka   02 février 2018
La serpe de Philippe Jaenada
Je n'ai jamais vraiment compris comment les vestiges s'enterraient. À Rome, à Paris, à Athènes, des archéologues creusent et découvrent des temples, des maisons, des salles de bains, dans des lieux qui n'ont jamais cessé d'être habités. À quel moment le temps recouvre tout ? À quel moment la terre monte sans que personne s'en aperçoive ?
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Emmableue   16 octobre 2010
Le chameau sauvage de Philippe Jaenada
CONSEILS POUR PARAÎTRE À L'AISE DANS UN ASCENSEUR



Passer un moment dans un placard avec un inconnu est embarrassant. Face à notre prochain, nous sommes timide et confus, nous ne savons pas où mettre les yeux, nous avons envie de nous faire tout petit (et, chose curieuse, l'autre paraît toujours serein et fort, comme s'il ne se rendait pas compte de l'incongruité de la situation). Alors quelle attitude adopter pendant le trajet pour surmonter notre malaise ?



Faire l'impatient et tapoter du pied donne l'air ridicule d'un businessman surexcité. D'un autre côté, regarder l'autre dans les yeux, face à face à quelques centimètres, l'inquiète. Quant à vouloir engager la conversation avec lui c'est une erreur : même pour une discussion très banale, le temps de voyage est trop court.



– Bonjour.



– Bonjour Monsieur. La politique politicienne, j'en ai ras le bol.



– Oui, ils nous prennent pour des abrutis.



– Allez, bonsoir.



Enfin, rester comme pétrifié après avoir appuyé sur le bouton, les yeux sur ses chaussures ou sur une paroi lisse, laisse supposer que la présence de l'autre nous effraie. Ce qu'il faut éviter absolument. Car en ascenseur, tout est basé sur le rapport des forces. Il est impératif, dès la mise en présence, de prendre l'ascendant sur notre prochain. Plus qu'une simple attitude à adopter, il s'agit donc d'effectuer un travail progressif, dont le but est d'amener l'adversaire en position d'infériorité. Car deux personnes ne peuvent se sentir simultanément à l'aise dans un ascenseur. On peut le regretter, mais c'est ainsi.



Tout d'abord, il faut s'empresser de demander "Quel étage ?" avec désinvolture, avant même d'être tout à fait à l'intérieur. Si nous traînons trop, il nous devancera sans scrupule – or cette question est primordiale, car elle nous place d'emblée comme le patron de l'endroit. "Un habitué", songera-t-il. Mais rien n'est encore gagné, bien sûr. Il est maintenant indispensable de se placer le premier près du panneau à boutons, et d'attendre qu'il quémande. "Quatrième, s'il vous plaît." Ensuite, un nouveau point sera marqué si nous appuyons précisément, d'un geste souple et sûr, sur le bouton qui correspond pile à son étage (ce n'est pas sorcier, comme manœuvre, mais cela impressionne toujours – "Il connaît l'emplacement exact des boutons, un habitué..."). Ensuite, tout est simple : il suffit de conserver l'avantage ainsi acquis, en profitant du léger éblouissement causé par notre "ouverture", pour entamer avant lui, avant qu'il ne se ressaisisse, notre "développé". Le développé est la matérialisation de l'attente placide, l'attitude que prend naturellement un homme sûr de lui entre le rez-de-chaussée et le quatrième, et peut revêtir plusieurs formes : un air que l'on chantonne à mi-voix, un doigt qui caresse avec nonchalance le panneau à boutons, un coup de peigne dans la glace. A nouveau pris de vitesse, il est coincé : on imagine mal deux étrangers chantonner ensemble dans un ascenseur (ou pire, se recoiffer côte à côte, ou caresser ensemble le panneau à boutons). Il ne peut pas non plus se mettre à chantonner pendant que nous nous donnons un coup de peigne : une personne décontractée dans un ascenseur, ça passe merveilleusement, mais deux, ça frise le burlesque. "Ils n'ont qu'à se mettre à danser, tant qu'ils y sont." Non, il ne pourra que rester figé et muet, dominé, embarrassé. C'est dur, mais l'heure n'est pas aux états d'âme. Il a perdu. Il voudra se cacher dans un trou de souris, tandis que nous serons parfaitement à l'aise. Il ne restera plus alors qu'à conclure (la "fermeture") : lorsqu'il sort, vaincu, et marmotte timidement "Au revoir", nous nous contenterons d'un léger signe de tête et d'un sourire distrait, qui achèveront de l'accabler. Ouverture, développé, fermeture, l'affaire est réglée. Resté seul pour un ou deux étages encore, nous nous sentons gai et léger : le trajet s'est parfaitement bien passé pour nous.
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michfred   22 septembre 2017
La serpe de Philippe Jaenada
Voilà, j'aime bien les faits divers, le sordide ne me dérange pas a priori, mais en réalité, honnêtement, ça dépend : quand on a le sentiment de connaître quelqu'un, même si ce n'est pas vrai, quand on s'est attaché d'une façon ou d'une autre, ce n'est plus la même histoire. Ça désole, ça blesse, le sordide dégoûte.
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