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4.03/5 (sur 37 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Saigon , 1972
Biographie :

Linguiste, poète, traductrice, auteur de nouvelles, récits et d'un premier roman
Née en 1972 à Saigon, installée en France en 1976.
Elle vit actuellement à Tel-Aviv.

Docteur ès lettres-linguisitique (Université hébraïque de Jérusalem, 2007) et titulaire d'un post-doctorat en sociolonguistique (Laboratoire de sociolinguistique, Université d'Ottawa, Canada). Sa thèse de doctorat, Les Mécanismes d'intégration des mots d'emprunt français en vietnamien, est publiée en 2010.
Traduit de l'hébreu en français et en vietnamien, de l'anglais en français, en dialecte chiac (variante du français-acadien) et en vietnamien et de l'italien en français.
Précédemment enseignante et linguiste-chercheur, elle se consacre depuis 2010 entièrement à l'écriture (fiction, poésie, chroniques, traduction littéraire).

Site personnel : http://www.sabinehuynh.com/
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Publié en 1953, Maud Martha est le premier et unique roman de l'immense poétesse américaine Gwendolyn Brooks. Largement inspiré de la vie de l'autrice, Maud Martha retrace en trente-quatre brefs tableaux les différentes étapes de son existence: enfance, jeunesse, mariage, vie conjugale, maternité… Les épisodes de la vie, qui sont les mêmes pour tous, éprouvés par une jeune femme noire de Chicago dans les années 1940. À partir des petits riens qui forment le tissu de l'existence et épousent la courbe de la mémoire, Gwendolyn Brooks a composé une grande oeuvre littéraire traversée par les questions raciales et leurs violences silencieuses. Un roman magnifique sur une femme qui doute d'elle-même et de la place qu'elle tient dans le monde. « Maud Martha » de Maud Martha Traduit de l'anglais (États-Unis) par Sabine Huynh ACTUELLEMENT EN LIBRAIRIE

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Citations et extraits (45) Voir plus Ajouter une citation
Je vous raconte tout ça parce que de vous avoir rencontrée a fait remonter des souvenirs. Je vous en dirai plus sur elle, la prochaine fois, si nous nous revoyons. 

http://wp.me/p5DYAB-1qq

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« De quel côté êtes-vous ?, demande-t-il d’un air soupçonneux.
— Mais… d’aucun, enfin ! »
Il entend au ton de ma voix qu’il est allé trop loin. Il me jette un dernier coup d’œil dans le rétroviseur, avant d’allumer la radio.
Enrico Macias chante Jérusalem de lumière, en hébreu, sur une mélodie orientale. Le chauffeur change de station. Une chanson d’amour américaine et mièvre remplit la voiture. Il monte le son. Je ferme les yeux.
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"Les mots de tes pas", Claire Boulé

(....)
Tes pas je les entends
et des mots inconnus s'échappent
d'un carnet tombé de ta poche
se pressent sur mes lèvres

Mots migrants
vocables déracinés
cherchant en haut de ma page
une terre d'accueil
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Trébucher n’est pas écrire…


Trébucher n’est pas écrire / écrire n’est pas découvrir
écrire en regardant la face interne de son effondrement
écrire pour libérer le ciel qui se trouve dans chacun de ses
 fragments de rebut

c’est ça et pas tout à fait ça / ce corps fuyant au ras de la page
jamais vraiment ça / pas ça du tout à la fin / puisque c’est toujours
 comme ça que ça commence / par la fin


À la fin c’est toujours la mer / c’est toujours recommencer /
patauger dans ce ressac / les bifurcations du dire
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J'espérais contraindre
au silence
l'infini qui croît en moi
ce qui dans l'ombre
retient mon souffle.

(Agnès Schnell, Songe)
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Parentes de la lune
Comme des étoiles
Elles lisent éperdues
Dans le grain des nuages...
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SANS ATTACHES…


Extrait 3

nos deux vagues scélérates
chavirent les    cargaisons
d’ennui — plonger au fond des
humeurs la peau déployée
humectée —    de souffle
traversée respire    et crie
comme jamais nulle autre —
en silence refait    surface
l’écriture une mer porteuse
d’horizon
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Sois enceinte
du huitième jour de chaque semaine
du rire de toute larme
de la mer qui commence dans chaque ruisseau
de la phrase qui naît de tout mot
de la lumière de la noirceur
de la vie de la mort
de l'après du fini

(Cécile Cloutier)
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Je ne sais pas pourquoi mais les Français, leur accent, ils ne s’en débarrassent jamais. Dans toutes les langues qu’ils parlent. Par exemple, il y a quelques mois, j’ai rendu visite à ma fille à New York. J’ai rencontré un de ses amis, un Français. Il parlait anglais avec un accent français à couper au couteau. Et je me souviens aussi d’une cliente qui avait fait son Aliya, et m’avait raconté que la première fois qu’elle s’était rendue chez le boucher, elle avait demandé dans son meilleur hébreu :— Je voudrais de la viande, s’il vous plaît, et le boucher a répondu en français : — Tout de suite, madame !
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Un homme et une femme surgissent du bas-côté et hèlent le taxi. Il s’arrête à leur hauteur après m’avoir demandé si je le lui permets. Le jeune homme est habillé de noir, il porte un chapeau à larges bords. C’est un couple de Juifs orthodoxes. Ils ont un mouvement de recul lorsqu’ils m’aperçoivent à l’arrière. Ils parlent au chauffeur mais ne cessent de me jeter des regards inquiets. Je les dévisage en souriant gentiment. Ils veulent aller à Ramote, et quand le chauffeur leur dit de monter parce qu’il va à Émek Réfaïm qui est à deux minutes et qu’après il les emmènera à Ramote, la jeune femme refuse sèchement en prétextant qu’ Émek Réfaïm est trop loin.
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