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3.66/5 (sur 29 notes)

Nationalité : France
Biographie :

"Chercheuse-semeuse d'utopies." Par la prospective, l'écriture, les conférences et l'édition indépendante (cofondatrice de La Mer Salée).
Après quelques années en communication Sandrine Roudaut décide en 2001 de se consacrer à l’émergence d’un monde soutenable et désirable. Depuis, elle questionne et expérimente les limites de notre société, les freins au changement, les nouveaux modèles économiques, l'âme humaine, les scenarios activistes, les utopies et les futurs possibles.
>> Elle a publié "L’utopie mode d’emploi", un essai sur les résistances psychologiques, les pièges du développement durable, les inspirations d’une approche radicale (biomimétisme, lowtech et autres agents de métamorphose) pour modifier les comportements et convaincre.
>> Passionnée par les dynamiques citoyennes, elle mène également un travail de réflexion sur l’héroïsme ordinaire, les mécanismes de résignation et de soumission à l’autorité, la désobéissance. Elle en arrive à réfléchir aux liens entre l’engagement, l’accomplissement personnel et le bonheur. Le fruit de ce travail c’est "Les Suspendu(e)s" paru en novembre 2016.
>> En 2020 elle publie un premier roman d'anticipation "Les Déliés", l'histoire d'un monde qui bascule. Un livre poétique et politique à rebours des imaginaires sombres, apocalyptiques et high-tech. L'histoire de qui nous pourrions être pour faire advenir un monde certes frugal mais libre, jouissif, lumineux et combatif. Une épopée foisonnante.

Pour comprendre, imaginer et semer, elle s’inspire de la prospective, l’histoire, la sociologie, la philosophie, de ses voyages en itinérant dans des communautés, de la méditation, la danse, l'activisme sous toutes ses formes.
Vous pouvez la retrouver en conférences,ou dans des interviews (Tous les liens sur le site de l'éditeur lamersalee.com )

Son site : https://www.alternite.com/blog/
Facebook: https://www.facebook.com/Sandrine-Roudaut-auteure-1803279356574238/
Twitter : https://twitter.com/SandrineRoudaut
Instagram : https://www.instagram.com/sandrineroudaut/
Ses livres >> https://www.lamersalee.com/auteur/sandrine-roudaut/
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Source : www.lamersalee.com
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Et si l'homme, le sexe masculin, était seul responsable de la situation écologique alarmante que nous vivons ? C'est ce qu'affirment Sandrine Rousseau et ses co-autrices Adélaïde Bon et Sandrine Roudaut dans un essai paru fin août, "Par-delà l'Androcène". L'environnement serait-il une affaire de femmes ? #androcene #genre #ecofeminisme _____________________ Découvrez tous les invités des Matins de Guillaume Erner ici https://www.youtube.com/playlist?list=PLKpTasoeXDroMCMte_GTmH-UaRvUg6aXj ou sur le site https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins Suivez France Culture sur : Facebook : https://fr-fr.facebook.com/franceculture Twitter : https://twitter.com/franceculture Instagram : https://www.instagram.com/franceculture

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Citations et extraits (56) Voir plus Ajouter une citation
- Misère... Moi ce qui me désespère ce sont les mots exilés. Il y a des mots tellement justes ! Beaux, forts. Et ils disparaissent totalement des radars. Et ça c'est pas anodin ! ce qui disparaît avec eux c'est la profondeur de nos pensées, de nos réflexions. Ce qui disparaît avec eux c'est un peu de vérité, ce sont nos ambitions de vérité.
- Oui et puis... on ne parle plus que par émojis. C'est taré en quelques années ce que nos messages sont devenus. Nos émotions singées par des billes jaunes. Bonjour la palette de nuance.
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Je vais vous parler d'une des plus grandes utopies , celles des premiers abolitionnistes. Si vous le voulez bien, projetez-vous il y a des siècles quand quelques individus réclamèrent la fin de l'esclavage. Vous imaginez l'utopie à l'époque !? Les marchands d'esclaves, les exploitants de sucre, les fabricants d'étoffe, les armateurs de navires... Tout le système économique dépendait des bras des esclaves. Remettre l'esclavage en cause c'était le sabotage assuré du système économique mondial. Mais pas un moment les abolitionnistes ne se sont arrêtés à cela. Ce qui avait toute leur attention c'était une évidence : aucun être humain ne devait être traité ainsi. Ce n'était pas négociable...
les utopistes sont toujours des minorités. Parce que nous sommes peu nombreux à avoir l'idéalisme chevillé au corps, peu nombreux à être capables de nous projeter, et peu nombreux à pouvoir vivre en minorité, en marge, incompris. C'est assez troublant d'ailleurs. Dans le feu de l'époque les utopistes sont combattus. Des années plus tard on les honore ! En occident, toutes les femmes aimeraient pouvoir dire qu'elles se sont battues pour le droit de vote. Mais à l'époque les pauvres n'étaient que trois cents devant le Parlement britannique. Elles ont été brutalisées, enfermées, la majorité des autres femmes les méprisaient. Pareil pour les Résistants français pendant la Seconde Guerre Mondiale, ils n'étaient que 2 à 3 % de la population, ils étaient considérés comme des traîtres à la Nation, le général de Gaulle était condamné à mort. Pareil pour Luther King ! Celui qui a fait advenir l'utopie de la fin de la ségrégation, cet homme adulé par une grande partie de l'Amérique d'aujourd'hui, était l'homme le plus détesté par ses contemporains au moment de sa mort...
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Ma grand-mère a connu Hiroshima, la folie pure, l'extermination d'enfants, de parents, de personnes âgées, de bébés. Et ma mère a connu Fukushima, l'arrogance pure, produire du nucléaire, une énergie qui nous avait exterminés des années plus tôt, à cet endroit sismique, narguant la force des éléments. Se croyant au-dessus de tout, une fois de plus, la folie terrienne. Là on voit bien pourquoi il était important de se renommer terriens et non humains, un mot dont nous étions les usurpateurs. Nous devons regagner le droit de nous appeler humains, humaines. et nous souvenir que nous sommes terriens, terriennes, accueillis, habitants, dépendants, liés au destin de la terre. À la suite de ma grand-mère et de ma mère, je suis la troisième génération et j'espère être témoin d'une autre folie, humaine celle-là, celle d'un monde qui grandit.
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- Bah oui, tu m'étonnes qu'ils paniquent. Les gars ça fait des années qu'ils vivent dans un monde qui les maintient dans la supercherie du "progrès". Non seulement ils y vivent mais ils se sont sacrifiés pour cette supercherie. On leur a dit qu'il n'y avait qu'un seul modèle économique possible : consommer pour produire. Qu'ils allaient jouir par l'achat de produits, et que ça leur donnerait du boulot. On leur a dit que la consommation rendait heureux, beaux, sexy, enviés. Qu'ils protégeraient leurs gosses du besoin. Qu'on était heureux qu'en étant dans cette norme. Que le progrès profiterait à tous ! Sérieux, la croissance comme Saint Graal. Et comme obligation hein...
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La cigarette, symptome d'un manque, d'une tristesse amère. Mù se souvenait quand elle était jeune, les gens qui fumaient, elle pouvait sentir leur tristesse, c'était palpable par-delà la contenance que cela leur donnait. Contenance qu'on leur enviait. Les poumons c'est le siège de la tristesse. Même camouflée elle la débusquait.
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La photo est l'imperfection du moment. Elle porte l'élan d'une pulsion, elle raconte le mystère de son intention. Pourquoi elle et pas une autre ? Il y a les préméditées, on s'en délecte à l"avance, et puis celles qui sont d'une irrépressible spontanéité. Comme on ne réprime pas un éclat de rire, il ya des "éclats photographiques".
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Avec la disparition de la pub disparaissait les désirs obsolescents créés de toute pièces, la frustration potentielle de ne pouvoir assouvir de faux besoins, la frénésie pour s'accorder à une norme sociale. Moins de pub c'était moins de consommation, donc moins de dettes et moins de production, donc moins de pollution et moins de ponctions sur les ressources. À la place des images chatoyantes photoshopées il y avait la vraie vie, les vrais gens, leurs vrais besoins et leurs vraies envies.
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Les lanceurs d'alerte c'est notre vigie, des remparts de la démocratie. Ils prennent des risques et on leur doit beaucoup.
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Je suis pas mécontente que la capsule soit enfin interdite. L'aberration le machin... Ils poussaient l'indécence jusqu'à te dire qu'ils recyclaient. Truc énergivore quasi impossible à collecter, mais ils te le clamaient sur des vidéos en grosse production hollywoodienne avec des gentils producteurs comme s'ils étaient les nouveaux sauveurs de la planète. L'aplomb dans le foutage de gueule !
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Le photo-rationnement c'était l'une des décisions de l'Intelligence Artificielle à son arrivée au pouvoir, la dictature Big Mother comme on l'appela rapidement avec l'ironie de la stupeur. Le photo-rationnement pour cause d'insuffisance de métaux et de quotas de pollution. Le tollé à l'époque ! On baignait encore dans la culture selfie. Plus l'avenir nous paraissait incertain et plus on se raccrochait à sa trombine. Ce rationnement ce n'était peut-être pas si mal. Les gens ne prenaient des photos que pour les partager. On en venait à profiter de certains endroits, à y aller, dans l'unique perspective de pouvoir les harponner, s'en vanter, les montrer. Les photos pour preuves de notre existence au monde. Des traces pour conjuration de l'incertain qui pouvait frapper n'importe quand. Incessants dévoilements de l'intime. Ou inventaires d'une beauté en voie de raréfaction.
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