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Citations de Serge Doubrovsky (53)


dididewey   16 novembre 2010
Le livre brisé de Serge Doubrovsky
Avec ma femme, mon passé ne passe pas. Mes amours d'antan lui restent dans la gorge. La scène avec la belle a beau dater d'avant sa naissance, elle est jalouse Que j'ai pu en désirer d'autres, en aimer d'autres. Avant elle. Que j'en alimente mon style. Elle est hostile. Mes déballages de tripe et de coeur, farouchement contre.
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zazimuth   25 novembre 2012
Le livre brisé de Serge Doubrovsky
un être qu'on aime, on ne fait pas de tri dedans, c'est à prendre ou à laisser. (p.409)
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zazimuth   11 juillet 2012
Le livre brisé de Serge Doubrovsky
Des fois ça marche, d'autres, ça boite. (p.155)
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zazimuth   11 juillet 2012
Le livre brisé de Serge Doubrovsky
Si on avait un crâne en verre, si on pouvait se lire mutuellement dans les pensées, pas un couple qui n'éclaterait au bout d'une heure. (p.51)
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zazimuth   11 juillet 2012
Le livre brisé de Serge Doubrovsky
On peut tout dire du moment que c'est passé. Le présent, voilà le problème, parce qu'il engage l'avenir. (p.50)
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ameliebocage   22 octobre 2014
Un amour de soi de Serge Doubrovsky
Les sentiments, c'est ce qu'on décrit dans les romans, il ressentit alors, elle éprouva soudain. comme si l'existence se passait entre cœur et tête, bas-ventre et cortex.Dans la vie, on a très peu de sentiments. Ils vous saisissent parfois à l'improviste, vous prennent à la gorge, au tournant d'une rue, au coin d 'une phrase. Ou vous frappent, au creux de l'estomac, comme un coup de poing. Puis, il se perdent, rentrent sous terre, fleuves engloutis, résurgences lointaines. Le reste du temps, on n'a pas le temps. On a de vagues affleurements affectifs, de minuscules accélérations cardiaques. Sentir est un luxe, réservé aux heures oisives. Pendant le travail, l'attention, la tension, est ailleurs. Ce qu'on doit faire, ce qu'on doit dire, à ça qu'on pense. Les sentiments, dans la journée, sont des momies emmaillotées. La nuit, des fantômes effilochés au cours des songes.
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zazimuth   25 novembre 2012
Le livre brisé de Serge Doubrovsky
DE QUOI. M'obsède, me martèle la tête. Une fois mort, on est mort, qu'est-ce que ça change. Qu'est-ce que ça peut faire. Eh bien , non. JE VEUX SAVOIR. (p.330)
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soleil   14 août 2018
L'après-vivre de Serge Doubrovsky
Et question sexe je suis rudement coincé. Mes désirs me claquemurent. Mes impulsions me ligotent. Les injonctions de ma carcasse sont mon carcan. Je n'ai aucune latitude. L'attitude m'est dictée d'en bas, d'avance. Là où je n'ai aucun contrôle. Mes sens n'entendent pas raison. Mes sens vont dans la mauvaise direction.
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5Arabella   26 juillet 2017
Corneille et la dialectique du héros de Serge Doubrovsky
L'analyse cornélienne est ici d'une sûreté, d'une finesse, d'une cruauté que Marivaux n'a jamais surpassées. Ces comédies, longtemps laissées au rebut, sont d'une richesse et d'une rigueur étonnantes. Rarement la dialectique de la liberté a été explorée avec autant de pénétration et de minutie.
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zazimuth   11 juillet 2012
Le livre brisé de Serge Doubrovsky
Je ne pourrai pas dire TOUTE la vérité. Mais TOUT ce que je dirai sera vrai. (p.52)
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5Arabella   26 juillet 2017
Corneille et la dialectique du héros de Serge Doubrovsky
On parle avec raison d'une oeuvre "toujours vivante" : seul, en effet, l'ouvrage médiocre reste enfermé en son moment historique et culturel. "Sur le Racine mort, le Campistron pullule", s'écriait Victor Hugo. C'est en vérité, l'inverse ; sur le Campistron mort, Racine, littéralement pullule ; il se reproduit avec chaque époque. Son oeuvre ne peut plus changer, mais elle se transforme ; elle ne peut plus progresser, mais elle peut s'enrichir ; elle ne saurait être modifiée, mais, dans son rapport à des nouveaux esprits, dans son contact avec une nouvelle histoire, elle peut être renouvelée.
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alzaia   02 juillet 2015
La vie l'instant de Serge Doubrovsky
Chacun pour soi, chacun poursuit. Isolé par des hyperespaces sidéraux. J'en suis sidéré. Le vacarme est muet. Au centre du bruit assourdissant, pas un son. Un conglomérat colossal de squelettes agités, sans un échange de parole. Pas un regard qui se croise. Dans cet entrechoquement de rencontres, chacun s'évite. Poste beuglant porté à bout de bras ou crâne au secret entre les écouteurs du casque, chacun n'a d'ouïe que pour sa musique. Abasourdi, je suis tombé quelques instants en arrêt devant la fourmillante solitude.
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zazimuth   25 novembre 2012
Le livre brisé de Serge Doubrovsky
Quand on se tue, on tue du même coup ceux qui vous aiment. (p.330)
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Enroute   01 mai 2020
Pourquoi la nouvelle critique : Critique et objectivité de Serge Doubrovsky
... il est incroyable que les travaux d'un Leo Spitzer, d'un Auerbach ou d'un René Wellek attendent toujours chez nous un traducteur. L'insularité n'est pas nécessairement où l'on pense.
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Enroute   22 juillet 2018
Pourquoi la nouvelle critique : Critique et objectivité de Serge Doubrovsky
Dans le champ de leur exploration commune, la philosophie entretient avec la littérature des rapports de plus grande conscience, mais la littérature de plus grande fidélité à l’existence. Le travail spécifique et irremplaçable de la critique littéraire consiste donc à donner le maximum de conscience à un moment donnée de l’histoire, aux vérités authentiques et transhistoriques de la littérature.
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Enroute   21 juillet 2018
Pourquoi la nouvelle critique : Critique et objectivité de Serge Doubrovsky
Une réflexion approfondie sur la littérature est d’ordre philosophique ou elle n’est rien.
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Enroute   21 juillet 2018
Pourquoi la nouvelle critique : Critique et objectivité de Serge Doubrovsky
Vouloir changer l'ordre établi, c'est, par définition, vouloir l'impossible, jusqu'à ce que l'impossible soit devenu le réel.
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Enroute   21 juillet 2018
Pourquoi la nouvelle critique : Critique et objectivité de Serge Doubrovsky
L’œuvre n’est pas un musée que l'on visite pour se procurer d’agréables sensations ou d’exquises cogitations, qu’ils s’agirait ensuite d’inventorier et de conserver dans les bocaux de la critique. L’oeuvre est le lieu d’une rencontre totale entre deux êtres, l’un qui se cherche, se trouve, se perd dans une succession d’écrits qui sont comme autant d’étapes d’une quête, l’autre qui preêt la chaleur de sa propre vie au signes déposés sur la page morte et ranime le mouvement de l’existence qu’il éprouve et dont il est à présent responsable. La rencontre n’est, certes, possible qu’à un certain degré de valeur esthétique, c’est-à-dire, selon notre définition de profondeur et de richesse des significations humains. (note 1 : la valeur esthétique ne peut jamais résider dans la simple organisation interne et la mise en oeure technique d’un langage, selon les canons du Beau. Elle renvoie obligatoirement à la réalité humaine que le langage exprime…)
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Enroute   21 juillet 2018
Pourquoi la nouvelle critique : Critique et objectivité de Serge Doubrovsky
Non seulement, nous l'avons montré, ce qu'un écrit veut dire ne coïncide jamais avec ce qu'il dit expressément ; mais, puisque l'écrit suppose un écrivain, la compréhension de l'oeuvre passe forcément, d'une certaine manière, à un certain niveau, par celle de son rapport à un auteur.
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Enroute   02 mai 2020
Pourquoi la nouvelle critique : Critique et objectivité de Serge Doubrovsky
Si l'écriture est manière d'être, elle renvoie à son tour à la présence, en elle et par elle, de l'écrivain. Le style de l'œuvre indique donc le choix d'être d'un auteur : il dit la façon dont une existence humaine a intégré et exprimé la totalité de ses rapports concrets avec le monde.
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