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Note moyenne 2.78 /5 (sur 1662 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Châteauroux, Indre , le 07/02/1959
Biographie :

Christine Angot, née Christine Schwartz, est une écrivaine et dramaturge.

Elle passe son enfance avec sa mère Rachel Schwartz, d'origine juive, et sa grand-mère. Son père, Pierre Angot, traducteur auprès des institutions européennes, a quitté le foyer familial avant sa naissance et ne la reconnaîtra officiellement que lorsqu'elle aura quatorze ans. Elle prend alors le nom d'Angot. Les rapports avec son père seront très éprouvants pour elle, car, entre treize et seize ans, celui-ci lui a imposé des relations sexuelles qui l'ont gravement traumatisée et sont à l'origine de ses romans "L'Inceste" (1999) puis "Un amour impossible" (2015), qui a obtenu le prix Décembre 2015. Elle quitte Châteauroux et s'installe à Reims avec sa mère. Après le baccalauréat, elle obtient un diplôme d'études approfondies de droit international public, mais se désintéresse de ses études et commence ses premières années d'écriture. Dès lors, pendant six ans (elle est mariée, mère d'une fille et réside à Nice), ses manuscrits lui sont retournés par les maisons d'édition à qui elle propose ses textes. Elle ne publie son premier roman, "Vu du ciel", qu'en 1990 chez Gallimard.
Son œuvre, "L'Inceste" (1999), va la mettre sous les feux des projecteurs de la nouvelle scène littéraire française. Cet ouvrage est un succès critique et commercial et s’écoule à 50 000 exemplaires. Sa carrière littéraire est ensuite saluée par plusieurs récompenses, notamment le Prix France Culture en 2005 pour ses livres "Les Désaxés" et "Une partie du cœur", le Prix Flore en 2006 pour "Rendez-vous" et le Prix Sade en 2012 pour "Une semaine de vacances", qu’elle refuse. Pour la rentrée littéraire 2008, elle publie chez Seuil "Le marché des amants", dans lequel elle livre une réflexion sur la rencontre des milieux sociaux, en prenant appui de sa liaison avec le rappeur Doc Gynéco.
Hors les librairies, elle est chroniqueuse dans le magazine Epok, et est invitée à plusieurs reprises dans l’émission "Campus" de Guillaume Durand à partir de 2006. Elle est également membre du jury du Prix Saint-Germain, dont elle prend la présidence en 2012. De 2017 à 2019, elle est chroniqueuse dans l'émission "On n'est pas couché" de Laurent Ruquier sur France 2. Elle écrit une dizaine de pièces de théâtre entre 1992 et 2005. En 2018, "Un amour impossible" est adapté au cinéma.
Depuis 2008, est en couple avec Charly Clovis, musicien martiniquais.
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Source : livres.fluctuat.net
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Christine Angot fait polémique après ses propos sur l'esclavage
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Citations et extraits (242) Voir plus Ajouter une citation
GabySensei   07 août 2012
Une semaine de vacances de Christine Angot
Il est assis sur la lunette en bois blanc des toilettes, la porte est restée entrouverte, il bande. Riant à l’intérieur de lui-même, il sort de son papier une tranche de jambon blanc qu’ils ont achetée à la supérette du village, et la place sur son sexe. Elle est dans le couloir, elle sort de la salle de bain, elle marche, elle prend la direction de la chambre pour aller s’habiller, il l’appelle, lui dit de pousser la porte.

- Tu as pris ton petit déjeuner ce matin ? Tu n’as pas faim ? Tu ne veux pas un peu de jambon ?

(Première page)

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Ladybirdy   16 mars 2019
Un amour impossible de Christine Angot
Il est là mon plus beau collier. C’est les deux bras de ma petite fille.
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Josephine2   15 juillet 2015
Un amour impossible de Christine Angot
Page 103

- Voyons. Comment t’expliquer ? L’amour pour son enfant, c’est un amour très très grand. Immense. Sûrement le plus grand, si vraiment on devait dire quel est le plus grand. Mais il n’est pas de la même nature.



- C’est quoi les différences ?



- Tu te souviens du poème de Victor Hugo ? « Oh l’amour d’une mère, amour que nul n’oublie… Chacun en a sa part et tous l’ont tout entier… ? » Bon. Ca, c’est l’amour entre une mère et son enfant. Il ne meurt jamais. Il ne finit jamais. C’est un amour éternel. L’amour entre un homme et une femme c’est autre chose. Il peut ne pas être éternel. Mais il est très fort aussi.

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AgatheDumaurier   12 février 2016
Les petits de Christine Angot
C'était des yeux marron, avec des reflets jaunes, dorés. Lui, ç'a été sa couleur préférée pendant huit ans. C'était quelque chose qui illuminait. C'était une lumière.
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Annette55   29 novembre 2015
Un amour impossible de Christine Angot
"Physiquement, mon père ne correspondait pas aux goûts de l'époque.On aimait les hommes grands aux cheveux coupés en brosse. Il était de taille moyenne, plutôt maigre, il était très myope, il avait les yeux un peu globuleux, des verres de lunettes épais,et n'était pas soucieux d'élégance vestimentaire. Mais il avait un charme, une assurance, un sourire, qui faisait que les autres hommes n'existaient plus pour elle. Ceux qui les voyaient marcher main dans la main voyaient une très belle jeune femme accompagnée d'un homme sans intérêt ......"
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AgatheDumaurier   12 février 2016
Les petits de Christine Angot
Ce regard.Ce regard doré. Irisé sous certaines lumières. C'a été ce regard pendant longtemps qui le portait.
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philippou   03 juillet 2020
Un amour impossible de Christine Angot
Je me souviens d’une année vécue à la zup, qui a été particulièrement belle. Celle de tes dix ans. C’a été une année vraiment heureuse. C’était l’après-68, il y avait eu un vent de liberté. Toi tu étais contente. Tu étais fière d’avoir deux chiffres à ton âge. Moi J’avais trouvé à Gireugne un entourage professionnel qui me convenait. Tu avais ton école, tes amies. Tout était bien. C’était une période calme. On s’aimait, on était bien ensemble, on riait bien. Tu me disais : « T’es gaie toi maman. »

- je sais. Je me souviens.

- C’a été une très belle année cette année-là. On est parties en vacances pour la première fois depuis longtemps. A Kerpape.

- C’est là que j’avais rencontré une petite fille qui s’appelait Christelle ?

- Je ne me souviens pas de son prénom. Mais tu avais rencontré une petite fille de ton âge, oui. Une petite Belge. C’avait été de très bonne vacances. Il n’y avait rien eu de particulier. Mais de la douceur.

Elle avait les larmes aux yeux. Elle a essuyé le coin de son œil, puis elle a regardé la petite larme au bout de son doigt.

- Maintenant j’ai une autre vie. Je suis peut-être une autre personne. Mais j’ai toujours gardé en moi le souvenir de cette année de tes dix ans. Il y avait rien d’extraordinaire pourtant. Et les choses n’étaient pas plus facile. Enfin voilà !…

[… ]

- Tu sais .. parfois quand je pense au passé, je me demande où tout ce monde est parti. Et s’il a vraiment existé. Je me dis : « Mais où est ce monde que j’ai connu ? »

- On s’aimait beaucoup maman.

- On n’avait que ça !

Elle s’est tue.
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Wictoriane   19 juin 2010
L'Inceste de Christine Angot
Je ne sais plus ce qu'il faut faire, je ne sais plus ce qu'il faut dire. Je vais raconter cette anecdote, je ne suis pas Nietzsche, je ne suis pas Nijinski, je ne suis pas Artaud, je ne suis pas Genet, je suis Christine Angot, j'ai les moyens que j'ai, je fais avec. Il y aura une anecdote, tant pis, la description d'un déclic, ce sera Noël, ce sera descriptif. Ma folie sera décrite à travers un déclic. J'en étais à peine consciente, jusqu'à la page précédente. C'était pire.
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moklos   12 octobre 2007
Rendez-vous de Christine Angot
Quand je plaisais à quelqu’un qui me plaisait, et que je me l’avouais, j’étais heureuse mais tellement impatiente que ça se fasse, je voulais en être sûre trop vite, je faisais tout rater. J’étais incapable d’attendre que les gestes viennent au bon moment, j’étais trop angoissée. Je préférais partir ou poser une question brutale avant que les choses arrivent naturellement, une question sur un ton tragique et énervé, en disant que je ne pouvais plus dormir et qu’il fallait qu’on arrête de se voir. Les choses légères prenaient alors les proportions du drame, il n’y avait plus de fluidité, de souplesse, de liberté, l’autre était coincé et moi aussi, la question était réglée. A contraire, quand je n’admirais pas, je trouvais érotique de craquer sous la pression au bout de plusieurs semaines ou de plusieurs mois. Ca ne me dérangeais pas, je n’étais pas stressée.
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ChezLo   27 novembre 2010
Pourquoi le Brésil ? de Christine Angot
Ensuite. Le lendemain. Il revient. On passe comme ça plusieurs jours, à se revoir, il me téléphone la journée, un peu, on se voit. Rien n'est difficile. Je ne sais pas raconter ça. Ca glissait. Enfin. Ca glissait enfin. Enfin quelque chose qui allait. Quelqu'un qui allait. Qui pouvait aller.
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