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Note moyenne 3.79 /5 (sur 29 notes)

Nationalité : France
Né(e) le : 31/10/1939
Biographie :

Serge Fauchereau est un conservateur du patrimoine.

De 1973 à 1976, il est professeur de littérature américaine à l'Université de New York et à l'Université du Texas.

Il a ensuite travaillé pendant une dizaine d'années au Centre Pompidou comme commissaire de grandes expositions: Paris-New York, Paris-Berlin, Paris-Moscou, Les Réalismes, etc.

Il a poursuivi cette activité à l'étranger, notamment au Palazzo Grassi à Venise, à la Tate Modern à Londres et à la Kunsthalle de Bonn, parallèlement à sa vocation d'écrivain.

En 2004, il a été commissaire de la rétrospective Bruno Schulz au Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme à Paris, de l'exposition Mexique-Europe au Musée d'Art Moderne de Lille-Villeneuve d'Ascq, et de la rétrospective de German Cueto au Musée national centre d'art Reina Sofia à Madrid.

Il collabore depuis toujours au magazine "La quinzaine littéraire" et c’est l’un des grands spécialistes français de l’art contemporain.

Il a été professeur à l'Institut des hautes études en arts plastiques et membre de la commission artistique européenne à Bruxelles.

Il a publié plus d'une vingtaine d'ouvrages - entre autres aux Éditions Cercle d'Art - dont une douzaine de monographies d'artistes, traduites pour la plupart à l'étranger : Braque, Arp, Kupka, Nils Dardel, Philippe Soupault voyageur magnétique, Rancillac, Malevitch, ainsi que Moscou 1900-1930, Peintures et dessins d'écrivains.
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Source : http://www.cercledart.com
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Entretien avec Serge FAUCHEREAU
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Musardise   20 avril 2016
L'Europe des esprits : Ou la fascination pour l'occulte, 1750-1950 de Serge Fauchereau
A la fin du siècle des Lumières et et de l'Aufklärung, l'idée se répand ainsi largement d'un état de scission faisant naître, par contrecoup, une aspiration à la réunification, à la reconstitution de l'harmonie et de la totalité brisées. C'est sur ce socle commun que se construisent des perspectives divergentes, parfois explicitement opposées ; il est surprenant de constater qu'au moment même où certains penseurs désignent les pouvoirs de la connaissance, de l'intellect et de l'analyse comme les moyens les mieux à même de restreindre l'emprise de l'obscur, du préjugé et de l'aveuglement, d'autres voient au contraire dans les facultés du cœur et de l'intime, sentiment et sensibilité, la disposition seule capable de surmonter le déchirement de l'humanité moderne et d'assurer le dépassement de sa condition finie. A l’analyse, perçue comme force de décomposition, de désagrégation, de froide ou arbitraire dissolution, est alors opposée l'intuition, force intérieure, immédiate, atteignant en chaque chose son essence et sa vérité, à la fois ce en quoi elle constitue une unité et un tout, et ce par quoi cette unité et ce tout répondent au grand Un et au grand Tout du monde conçu comme cosmos, comme macrocosme.



Souvent dans l'être obscur...
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Musardise   19 avril 2016
L'Europe des esprits : Ou la fascination pour l'occulte, 1750-1950 de Serge Fauchereau
L'ébranlement des consciences s'accompagna d'une fascination pour ce que l'on ne savait expliquer ; l'art et la science moderne trouvèrent alors leur fondement sur une part d'irrationalité, une culture des ténèbres et du secret dont ils puisèrent les sources au plus loin de l'histoire de l'humanité, là où, selon les propos d'André Breton dans Arcane 17, "il y a quelque chose qui vient de tellement plus loin que l'homme et qui va tellement plus loin aussi". Cette fascination, qui se fit jour dès les premiers temps du romantisme, continua de se manifester jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, touchant l’Europe entière, selon des modalités diverses, liées aux transformations de la science, de la pensée et de la création artistique, en écho à la conjoncture des événements historiques et aux particularités des ancrages géographiques.



Introduction
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Tandarica   01 juillet 2015
Sur les pas de Brancusi de Serge Fauchereau
C'est un tout autre Paciurea qui se révèle avec la "Tête d'enfant" de 1907. La tête très ronde émerge de la masse informe du bronze où seuls se dessinent quelques doigts d'une main. C'est une grande main d'adulte qui caresse le cou de l'enfant et celui-ci sourit de bonheur. Alors que les deux sculpteurs n'avaient plus de rapports, Brancusi exécute lui aussi des têtes d'enfants en 1906 et 1907. C'est avec les différentes versions du "Supplice" que la comparaison est intéressante : bonheur extatique chez Paciurea, douleur chez Brancusi, dans l'un et l'autre cas traduit par une même inclinaison de la forme ovoïde de la tête. Le traitement plastique et le modelage surtout sont différents : alors que Paciurea tire vers l'impressionnisme de Medardo Rosso, Brancusi est plus proche des formes franches de Rodin.

(page 28)
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Tandarica   05 juillet 2015
Sur les pas de Brancusi de Serge Fauchereau
On ne mesure pas toujours l'importance de la composante roumaine dans la culture française. Cela avait commencé au temps du symbolisme. Des aristocrates roumaines imitaient leur reine (qui publiait sous le nom de Carmen Sylva) et écrivait en français des vers et de la prose que l'époque appréciait mais qui n'ont pas survécu aux années. Les noms d'Hélène Vacaresco et de la princesse Bibesco ont plus ou moins disparu et celui de la comtesse de Noailles, née Brancovan, a si fort pâli qu'il est à craindre que bientôt il n'en reste plus rien. Non content de régner sur le symbolisme roumain, Alexandre Macedonski collaborait fréquemment aux revues françaises et belges (son roman "Le Calvaire de feu" est publié à Paris) et, comme le peintre Pallady, l'ami de Matisse, séjournait le plus souvent possible en France. C'est surtout avec les années vingt que l'on verra arriver une génération de Roumains désireux de se fixer en France : Tzara, bien sûr et Panaït Istrati, Stéphane Lupasco puis les poètes Fondane, Voronca, Claude Sernet, sans oublier l'actrice Elvire Popesco, tous adopteront la langue française. Et, bien entendu, les peintres Victor Brauner, Jacques Hérold, le moldave Michonze. Et le compositeur Marcel Mihalovici. Un peu plus tard, une autre vague, avec Eugène Ionesco, E. M. Cioran, Mircea Éliade, se révélera dans les quatre ou cinq années d'après-guerre. C'est dire si Brancusi n'a jamais manqué de compatriotes à Paris.
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Tandarica   01 juillet 2015
Sur les pas de Brancusi de Serge Fauchereau
D'abord rédigé comme une sorte de journal de bord, ce livre a ensuite été complété, en italique, par des notes et précisions rendues possibles par l'accès ultérieur à une information que ne permettait pas le voyage. Pour faciliter la lecture, la consultation, voire le plagiat (?), on y a aussi adjoint un index. Cet appareil de référence n'est pas là seulement pour la commodité mais aussi pour faire illusion : en réalité, ce livre n'est pas sérieux. C'est peut-être sa principale qualité. (page 8)
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Jacopo   27 novembre 2018
Kandinsky - Découvrons l'Art, Cercle d'Art de Serge Fauchereau
Dans ses écrits, Wassily Kandinsky a plusieurs fois affirmé que l'expérience fondamentale qui avait orienté toute sa vie avait été sa rencontre. en 1895, avec une peinture de Claude Monet représentant une meule de foin : ''Soudain, pour la première fois, je voyais un tableau. Ce fut le catalogue qui m'apprit qu'il s'agissait d'une meule. J'était incapable de le reconnaître.'' Le jeune homme en est bouleversé mais sans être capable d'en tirer aucune conclusion. Il décide qu'il sera peintre. Dès l'année suivante, il est à Munich, appliqué à étudier la technique picturale et à s'informer sur la peinture de son époque.
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raynald66   12 avril 2014
Picasso - Découvrons l'Art, Cercle d'Art de Serge Fauchereau
Guillaume Apollinaire est le premier à avoir expliqué le mouvement cubisme et ses implications : "l'objet réel ou en trompe l'oeil est appelé sans doute à jouer un rôle de plus en plus important. On peut peindre avec ce qu'on voudra, avec des pipes, des timbres-poste, des cartes postales ou à jouer, des candélabres, des morceaux de toile cirée, des faux cols, du papier peint, des journaux"
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Jacopo   22 novembre 2018
Picasso - Découvrons l'Art, Cercle d'Art de Serge Fauchereau
Six mille peintures, douze mille dessins, huit cent sculpture... témoignent de l'extraordinaire créativité de Picasso, de son aptitude à utiliser simultanément plusieurs langages sans se contredire, de sa capacité à toujours inventer, parce qu'il s'est trouvé constamment en état de défense à l'égard de ces choses extérieures, y compris de celles qu'il avait tirées de lui-même, disait André Breton.
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coco4649   09 janvier 2017
41 poètes américains d'aujourd'hui de Serge Fauchereau
Pour Georg Trakl





Ces mains cachent mon visage

dans un ciel devenu fournaise.



Mes poings s'ouvrent

devant un visage méprisé.



Tant de gens l'ont vaincu

que le monde est affamé.



O neige refusant d'être pétrie

par des mains enfantines



« O mon frère nous grimpons

les mains aveugles, vers minuit. »



p.241

David Shapiro, né le 02 janvier 1947



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Partemps   25 avril 2020
41 poètes américains d'aujourd'hui de Serge Fauchereau
Je ne suis pas un homme. Je ne peux pas gagner ma vie, acheter de nouvelles choses pour ma famille.

J'ai de l'acné et un petit peter.

Je ne suis pas un homme.

Je n'aime pas le football, la boxe et les voitures.

J'aime exprimer mes sentiments. J'aime même mettre mon bras autour de l'épaule de mon ami.

Je ne suis pas un homme.

Je ne jouerai pas le rôle qui m'est assigné - le rôle créé par Madison Avenue, Playboy, Hollywood et Oliver Cromwell. La télévision ne dicte pas mon comportement.

Je ne suis pas un homme.

Une fois, quand j'ai tiré sur un écureuil, j'ai juré de ne plus jamais tuer. J'ai abandonné la viande. La vue du sang me rend malade.

J'aime les fleurs.

Je ne suis pas un homme.

Je suis allé en prison pour avoir résisté au projet.

Je ne me bats pas quand de vrais hommes me battent et m'appellent queer. Je n'aime pas la violence.

Je ne suis pas un homme.

Je n'ai jamais violé une femme.

Je ne déteste pas les noirs. Je ne deviens pas émotif lorsque le drapeau est agité. Je ne pense pas que je devrais aimer l'Amérique ou la quitter. Je pense que je devrais en rire.





Je ne suis pas un homme. Je n'ai jamais eu le coup.



Je ne suis pas un homme. Playboy n'est pas mon magazine préféré.



Je ne suis pas un homme. Je pleure quand je suis malheureux.



Je ne suis pas un homme. Je ne me sens pas supérieure aux femmes.



Je ne suis pas un homme. Je ne porte pas de jockstrap.



Je ne suis pas un homme. J'écris de la poésie.



Je ne suis pas un homme. Je médite sur la paix et l'amour.



Je ne suis pas un homme. Je ne veux pas te détruire.



___________________________________________________________



Harold Norse vécut hors des États-Unis de 1954 à 1969, d'abord en Italie jusqu'en 1959 où il découvrit la pratique de la méditation bouddhiste. Il séjourna au Beat Hotel, rue Gît-le-Cœur à Paris avec d'autres membres de la Beat generation comme Allen Ginsberg, William Burroughs ou Gregory Corso, il expérimente alors la technique du cut-up. Il retourne s'installer aux États-Unis en 1969, à San Francisco, où il prend part aux revendications pour les droits civiques des homosexuels.



Nom de naissance Harold Norse



Naissance 6 juillet 1916



New York



Décès 8 juin 2009



San Francisco



Activité principale poète



Auteur



Langue d’écriture anglais



Mouvement Beat generation



Genres



Poésie, cut-up
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